Définition de : couillonner

couillonner (tableau rapide)
couillonner ■ Se moquer, plaisanter ; < ■ tromper, duper, mentir, berner ; (agacer?)
synonyme railler, se moquer, duper, arnaquer, tromper, escroquer
fréquence 012

couillonner

& couyonner ; couïonner ; se laisser couillonner ; se faire couillonner

v.tr.

Définition

■ Se moquer, plaisanter ; < ■ tromper, duper, mentir, berner ; (agacer?)

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : railler, se moquer, duper, arnaquer, tromper, escroquer

Citations
1875 Choisissez bel homme, très polissonnes, très cochonnes. –Ah ! que je me fous de choisir. Pour ça une vaut l'autre. –C'est égal, choisissez mon beau blond, prenez Rapahële. –Prenez Fatma. –Prenez Blondinette. –Très polissonnes, très cochonnes. –Que ça m'est égal, itérativement. –Eh ! tu nous couillonnes ! –Oh ! non vu que les femmes elles ne sont pas subreptibres de la couillonnade subséquemment. source : 1875. À la Feuille de rose, Maison turque
1953 Tu les as drôlement bien couillonnés avec ta longue robe blanche ! c'est bien. source : 1953. Misère du matin
1790 Après en avoir pris lecture je m'écriai Révérend dom Jean-foutre, je voudrois bien te connoître, tu veux me couillonner dans ta feuille, eh ! source : 1790. La bouillie pour les chats
1952 À force de se couillonner l'un l'autre, on en oubliait qu'on était suivi, chacun se caressant à l'illusion que l'autre seul était visé source : 1952. Une fille du tonnerre
1968 Elle essayait de me mettre en confiance. Mais je n'étais pas le moins du monde décidé à me laisser couillonner ! source : 1968. Le terminus des prétentieux
1979 Le type qui se fait coller deux ou trois fois dans un diagnostic, si on l'établit à l'autopsie, il se fait plus couillonner après source : 1979. Morgue - Enquête sur le cadavre et ses usages
1911 « Sale rosse ! […] ce n'est pas amiteux, tu sais, ce que tu fais là : de charrier un pauvre diable dans le pétrin […] » –« Bon ! […] Alors, quoi, il n'y a plus moyen de couïonner ! […] » source : 1911. Le journal à Nénesse

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

COUILLONNER, verbe trans. Tromper, duper, attraper. Vous trouvez que c'est drôle de s'apercevoir qu'on s'est fait couillonner toute sa vie ? (Sartre, Jeux sont faits, 1947, p. 62). − Emploi abs. Dire ou faire des couillonnades. Voyons ! sacré nom de dieu ! Ne couillonne pas, un peu de lyrisme, docteur ! (Flaub., Corresp.,1861, p. 276). Prononc. et Orth. : [kujɔne], (je) couillonne [kujɔn]. Cf. couillon. Étymol. et Hist. I. 1564 raisins couillonnez « qui a la forme d'un couillon » (Rabelais, V, 33 ds Hug.). II. 1. 1855 couillonner intrans. « se montrer poltron » (Flaub., Corresp., p. 193); 2. 1887 trans. « se moquer de quelqu'un, l'abuser » (Hogier-Grison, Hommes de proie, Le Monde où l'on flibuste, p. 926). 3. 1675 coïonner « traiter quelqu'un en coïon » (Widerhold, Nouv. dict. fr.-all. et all.-fr. ds FEW t. 2, p. 890 b); 1690 coyonner (Fur.), encore ds Lar. 20eavec renvoi à couillonner. I dér. de couillon*, suff. -é*. II dér. de couillon*, coïon, dés. -er. Fréq. abs. littér. Couillonné : 4. Bbg. Guiraud (P.). Mél. d'étymol. arg. Cah. lexicol. 1970, t. 16, p. 70. (tlfi:couillonner) /

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