matrone

matrone ■ Femme d'un certain âge ; épouse autoritaire ; femme grossière? ; ■ (spécialement) maquerelle, tenancière d'une maison de prostitution
fréquence 9
synonyme maquerelle, sous-maîtresse

matrone

n.f.

■ Femme d'un certain âge ; épouse autoritaire ; femme grossière? ; ■ (spécialement) maquerelle, tenancière d'une maison de prostitution

registre ancien : 3 registre moderne : 3

Usage : prostitution

1889 Oh ! la délicieuse petite fente ! Et je laisserais à un goujat, ou à quelque matrone, cette primeur sans seconde ! source : 1889. Après le bal. Pièce en un acte et deux tableaux (dans Théâtre naturaliste)
2008 Le Laurel [le mari], c'est une vraie carpette devant sa matrone. source : 2008. Kiffer sa race
1961 Des rabatteurs, des portiers de cabaret qui promettent le « cinéma cochon » à leurs clients, de vieilles matrones à la retraite sans pension, sont du nombre. source : 1961. L'hydre aux mille têtes
1961 En général, toutes ces filles sont assez jolies alors que leurs consoeurs des rues voisines de la Saint-Jean sont des matrones qui ne trouvent pas facilement preneur. source : 1961. L'hydre aux mille têtes
1914 Ils la nomment tous, au village, la vecchia (la vieille), tant sa naissance a devancé celle des plus mûres matrones et des vieillards les plus comblés d'ans. source : 1914. Orlandina, la vecchia, dans Racaille et parias
1815 Matrones. Terme reçu qu'on a substitué à un mot moins honnête. Il y a des matrones de plusieurs sortes. Les filles entretenues du plus haut rang ont leurs matrones qui les accompagnent partout. C'est une dame de compagnie pour les actrices renommées, ainsi que pour les danseuses ; c'est une nourrice et une entrepreneuse pour les filles pauvres, ou pour ces beautés vagabondes qui vont de spectacles en spectacles chercher des aventures, c'est-à-dire, des soupers. source : 1815. Le Palais-Royal ou les Filles en bonne fortune
1815 Les Filles qui sont chez des Matrones, et que ces femmes habillent et nourrissent, sont obligées de remettre à ces misérables, l'argent qu'elles reçoivent des hommes, auxquels elles accordent leurs faveurs ; mais elles employent toutes les ruses possibles pour dérober quelques pièces de monnaie à l'avidité des matrones qui n'entendent pas raison sur ce point-là. source : 1815. Le Palais-Royal ou les Filles en bonne fortune

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