Définition de : quand-est-ce ?

quand-est-ce ? (tableau rapide)
quand-est-ce ? Bienvenue que paie un ouvrier nouvellement embauché dans un atelier
fréquence 005

quand-est-ce ?

& quand est-ce ; quantès ? ; quantés ?

Définition

Bienvenue que paie un ouvrier nouvellement embauché dans un atelier

registre moderne :

Usage : ouvrier

Citations
1895 Il n'est plus qu'un vestige, à Paris, de ces fêtes de métier ou d'atelier, c'est le Quand est-ce ? Quand « l'embauche » a clos le chômage, que les ateliers se remplissent, va-t-on se remettre au travail comme cela, tout de go, sans fêter les nouveaux ?… À d'autres ! Et, un peu partout, s'élève le même cri : « Quand est-ce ? » Du matin au soir, à chaque fois qu'apparaît un camarade nouvellement entré à l'atelier, l'un des anciens, d'une voix tour à tour aiguë ou traînante, l'accueille par l'inévitable question. Ou bien, sur son passage, on laisse tomber un outil spécial, différent dans chaque métier, et le bruit de cette chute, comme l'apostrophe de tout à l'heure, rappelle à l'embauché que les frères de l'atelier attendent qu'il leur paie sa bienvenue. […] Il faut qu'il s'exécute, et dans la huitaine ! sinon le loustic de la bande ne se gênerait pas pour le houspiller : « Eh ! camarade, tu ne fais pas ton quand est-ce ? t'es rien moche ! » source : 1895. En plein faubourg
1895 Autrefois, le « quand est-ce ? » réunissait autour de la même table tous les ouvriers d'un même atelier. Mais l'indifférence s'est glissée parmi les travailleurs, l'égoïsme a creusé de profondes divisions – l'argent s'est fait rare ! Dès lors, le « quand est-ce ? » est devenu plus modeste : maintenant, seuls sont invités dans l'atelier les camarades de la partie, soit une huitaine, une douzaine au plus. Il y a encore dix ans, c'était une fête d'importance ; il était tout au moins de tradition que l'embauché offrît une gibelotte. Les temps sont durs ! La fête ne consiste plus qu'à boire, à l'atelier ou à l'estaminet, une demi-douzaine de litres de vin, tout en chantant quelques refrais ; cérémonie qui se reproduit quand l'ouvrier quitte l'atelier : ce sont alors les camarades qui lui paient la « conduite ». Pauvre « quand est-ce ? » Joie des ateliers, profit des cabaretiers, chaque jour jette sur lui l'oubli : bientôt, il disparaîtra tout à fait, à moins que les compagnons du bâtiment n'en maintiennent la tradition, par respect pour la légende qui les dépeint si gais, si boute-en-train source : 1895. En plein faubourg
1870 Pas plan, je suis du quand-est-ce de la Truffe qui a été embauché hier dans mon équipe source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
1870 je t'attends lundi, nous écornerons le quand-est-ce source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Tant qu'il n'a pas satisfait à la coutume ses camarades lui demandent quantès (VIR) / Quand est-ce que tu payes ta bienvenue, ton embauchage ? s'est résumé par quand est-ce ? (POUL 138) /

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