Définition de : arcasineur

arcasineur & arcassineur n.

Définition

■ Voleur au trésor caché, celui qui monte un arcat, celui qui écrit des « lettres de Jérusalem », détenu qui écrit des lettres pour escroquer ; ■ mendiant, mendiant à domicile

fréquence : 010
registre ancien : 10 registre moderne :

synonyme : mendiant, clochard, gueux, escroc famille : arca- usage : mendiant, mendicité, gueuserie

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1836.

1836 1872 1877 1882 1889 1894 1896 1900 1901 1919

Citations

  • 1882 L'arcasineur, qui forme l'élite de la mendicité, a souvent des procédés d'une ingéniosité remarquable. L'arcasineur n'est pas le premier venu. Il ne pleure pas pour un sou. Il lui faut mieux que ça. Il demande – pardon, il accepte – une aumône source : 1882. Paris horrible & Paris original

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

ARCASIN, ARCASIEN, ARCASINEUR, subst. masc. Argot A.− Arcasineur (plus rarement arcasin). Escroc pratiquant la mendicité à domicile ou par lettres appelées ,,arcats`` ou ,,lettres de Jérusalem`` (France 1907) : 1. ... l'audace des arcasineurs est si grande, qu'ils ne craignent pas de s'adresser à des individus qui doivent (...) connaître leurs us et coutumes; cela est si vrai, qu'un arcasineur m'adressa (...) la lettre suivante : Toulon, le 14 novembre 1835... F. Vidocq, Les Voleurs, 1836, p. 246. 2. Un joli arcasineur, c'est « l'homme aux bandes » [qui mendie suivant la bande du journal que reçoit sa victime, ici républicain, là monarchiste]. G. Grison, Paris horrible et Paris original,1882, p. 8. B.− Arcasien. Faux camarade. 3. Arcasien ou susseur ou lézard. − Mauvais camarade, faux camarade. [Raspail], Réforme pénitentiaire, lettres sur les prisons de Paris, 1835, p. 2. Faire l'arcasien. Faire le malin : 4. [L'ex-forçat] : ça n'est pas bien d'avoir voulu faire l'arcasien [le malin] avec de bons camarades ! P. Féval, Le Fils du diable, 1847, p. 64. ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1835 arg. arcasien, supra; 2. 1836 id. arcasien/arcasineur (F. Vidocq, Voleurs, I, 7 : Arcasien, arcasineur sm. Celui qui écrit des lettres de Jérusalem); 1907, arcasin « id. », France; d'où 1847 faire l'arcasien « faire le malin », supra. Dér. de [lettre] arcasienne arg. « lettre de Jérusalem » c.-à-d. « lettre de détenu faisant espérer, en échange de quelques subsides, la découverte et la possession d'un trésor » (1835, Esn., s.v. Arcasienne) qui, étant donné son sens, remonte prob. au lat. arca (arche*) pris soit au sens de « coffre » (d'où la not. de « trésor ») soit au sens de « prison, cellule », par l'intermédiaire d'une lang. rom. où le [k] s'est maintenu. Cf. esp. et port. arcaz « coffre ». L'hyp. d'une dér. de arcasse* littéralement « celui qui monte une arcasse, un bateau » (Sain, Sources Arg. t. 2, p. 272) ne semble acceptable ni sémantiquement (arcasse n'ayant jamais eu le sens de « escroquerie, supercherie ») ni phonétiquement (le son [z] intervocalique étant inexpliqué) ; la forme arcasin est dér. de arcasien avec changement de suff.; arcasineur est dér. de arcasin ou plutôt, en raison de la difficulté chronol., dér. de arcasienne avec modification du rad.; suff. -eur2*. STAT. − Fréq. abs. littér. : 1. BBG. − Esn. 1966. − France 1907. − Larch. 1880. − Larch. Suppl. 1880. − La Rue 1954. (tlfi:arcasineur) /

Le picard a arcassier, trompeur, malin (Esnault1919)

  • 1836, Vidocq

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