ESNAULT Gaston 1874-1971

nom: Esnault prénom: Gaston pseudo: né_à: Brest mort_à: Boulogne-Billancourt né_en: 1874-10-30 mort_en: 1971-09-17 pro: professeur, bibliothécaire mc: Esnault

Notice biographique

Les éléments de la version de départ sont empruntés à http://fr.wikipedia.org.

Gaston Auguste Esnault est un professeur de l’enseignement secondaire, agrégé de l'Université, et un lexicographe et spécialiste de linguistique et de littérature qui a publié des études savantes sur l’argot en France, d’une part, et sur la langue bretonne et la littérature bretonne, d’autre part. Né à Brest le 31 [ou le 30?] octobre 1874, il est décédé à Boulogne-Billancourt, le 17 septembre 1971.

Son père, Paul Marie Adolphe Esnault, pharmacien venu de Rennes, avait épousé Adeline Émilie Sophie Yve-Plessis, dont il eut deux enfants, Gaston et une fille posthume, Yvonne. Orphelin de père à 13 ans en 1888, Gaston fut, l’année suivante, confié à sa grand-mère maternelle, épouse d’un officier de marine. La grand-mère, Marie Herveline Yve-Plessis, née Petit, de religion protestante comme l’était son petit-fils, baptisée au temple protestant de Brest, jouissait d’une grande aisance financière et possédait beaucoup de biens immobiliers dans la ville.

Gaston Esnault fit de brillantes études aux lycées de Brest (1892-1893), puis de Rennes (1893-1894) et partit en classe de Lettres supérieures au Lycée Charlemagne à Paris (1894-1895) sous la houlette de son oncle, Robert-Charles Yve-Plessis, publiciste, puis conservateur à la Bibliothèque de l’Arsenal, et passionné par l’argot.

Préparant un livre de bibliographie de l’argot, il demanda à son neveu âgé de 26 ans trois contributions (bécane, bougie, bourrique), mais surtout une préface qui prit la forme d’un dialogue, entre Hylas et Jean, le premier donnant le point de vue de Gaston Esnault qui fait siennes les idées de quelques prédécesseurs dont Marcel Schwob.

Pendant ses études, Gaston Esnault fréquente les milieux bretons de Paris et est parmi les fondateurs de l’association des étudiants brittophones de Paris, le Jabadao. En même temps, il s'engage à gauche dans le Parti socialiste unifié et écrit dans le journal L’Action en 1903 et 1904 des articles de politique extérieure et d’autres où il se montre anticlérical. Dans sa correspondance, il marquera assez souvent ses oppositions à la plus grande partie du mouvement breton qu’il jugeait trop à droite.

Il ne réussit pas à entrer à l’École normale supérieure de Paris, mais obtient la licence de philosophie en 1897, puis est reçu au septième rang à l’agrégation de grammaire en 1909.

Pour poursuivre ses études et pouvoir se marier, il enseigne de 1901 à 1905 à l’École alsacienne. Il réussit à entrer dans l’enseignement public à la rentrée de 1905 et exerce à Meaux comme maître d'études, puis à Reims en 1907.

Il fera une carrière de professeur de grammaire, successivement, dans les lycées de Meaux, Reims, Châtillon, Compiègne, d’Alençon et de Nantes, puis à Paris, dans les lycées Charles-Rollin et Janson-de-Sailly où il achève sa carrière en 1936.

En 1906, il épouse Joséphine Marie Gadreau, fille de Jean Prosper Gadreau, un ancien imprimeur brestois, qu’il avait connue dans les milieux bretons de Paris. Les parents de la future mariée exigèrent la conversion du jeune protestant pour que soit célébré un mariage catholique.

Il voulut refuser cependant un baptême catholique à leur unique enfant, avant de céder devant le danger de mort, laquelle intervint peu après. Pendant la guerre, qu’il fit dans les tranchées, il portait un papier exprimant sa volonté de bénéficier des services d’un pasteur protestant, s’il était en danger de mort.

Il termina sa vie à Paris dans le 16ème arrondissement et décéda le 17 septembre 1971 à l'hôpital Ambroise Paré, à Boulogne-Billancourt. Il est enterré au cimetière de Neuilly-sur-Seine.

Sources biographiques

Images

gaston-esnault-carte-identite-archives-finistere-fr.jpg: 595x932, 133k (17 avril 2015 à 23h44)

Bibliographie répertoriée

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