ALEXIS Paul (Trublot)

nom: Alexis prénom: Paul pseudo: Trublot né_à: mort_à: né_en: mort_en:

Outre son amitié avec Zola, Alexis est un peu connu dans l'histoire de l'argot pour ses chroniques publiées dans le Cri du peuple, sous le sobriquet de Trublot. Zola n'aimait guère. Dans la nécrologie qu'il consacre à l'un de ses correspondants, Alexis motive ainsi les raisons de son choix stylistique : « Devinez à quel point la réception de ces missives [argotiques, celles envoyées par Bec-Salé] devait remplir de joie le nommé “Trublot” qui, désireux de troubler certaines digestions, avait eu l'idée de recourir à l'emploi de ces vocables canailles dont l'effet de consternation sur les sots est autrement certain que l'épouvante de ces loques criardes qu'on pend dans les arbres fruitiers afin de faire peur aux moineaux. » Alexis évoque aussi ses connaissances limitées en argot : « Tout en reproduisant dans ses À Minuit les fragments publiables de ces “babillardes”, Trublot s'instruisait. N'ayant guère le loisir d'aller recueillir sur place, dans les bons endroits, les mots de “dictionnaire de la langue verte” sans cesse transformé, il avait trouvé dans Bec-Salé un précieux initiateur. Cet infatigable correspondant lui apprit par exemple qu'un alpag' est une jaquette ; le falzar, le pantalon ; un paxon, un paquet ; mon poteau, mon ami ; tandis qu'un wagon signifie un vilain monsieur ; que larantqué vaut quarante sous ; que les railles sont aux cognes ce que les mouchards sont aux sergots ; que si le père est le dab, la mère est la dabe, et ainsi de suite. »

Bibliographie répertoriée

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