Définition de : morticole

morticole n.

Définition

(péj.) Médecin ; embaumeur

fréquence : 008
registre ancien : 5

synonyme : médecin usage : Argot de la santé et de la médecine

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1901.

1906 1911 1918 1921 1945 1947 1979 1981

Citations

  • 1932 elles attendent jusqu'au lendemain l'heure de passer la visite… Alors, gare à celles dont les cartes ne sont pas en règle ou qui ont contrevenu à l'obligation formelle de se présenter, au jour et à l'heure, devant le « morticole » de la maison. Elles « en auront pour quat'jours de Saint-Lago » d'où leur nom de « filles de quatre jours », pendant lesquels elles maudiront les « bourr's des moeurs » en inscrivant sur tous les murs les trois lettres fatidiques M.A.V. (mort aux vaches). source : 1932. Le pourrissoir
  • 1906 Dame ! une congestion, vous savez, on ne sait jamais. Si les sinapismes ne prenaient pas, faites appel à un morticole, n'importe lequel… (Méprisante.) ils se valent tous. source : 1906. Dans un fauteuil
  • 1945 le morticole veut bien vous conseiller de prendre, après le repas, une petite pincée de bicarbonate. source : 1945. Mon journal depuis la Libération
  • 1918 le verdict des morticoles allemands était suffisant source : 1918. Loin de la rifflette

<4 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

MORTICOLE, subst. masc. Péj. et fam. [P. allus. au roman satirique de Léon Daudet, Les Morticoles] Médecin qui est réputé faire mourir les malades plutôt que les guérir ; en partic., mandarin de Faculté caractérisé par l'amour de l'argent, des titres honorifiques. (Ds Nouv. Lar. ill.-Lar. Lang. fr., Rob.). − (...) Emmenez-moi, Renaud! Je sens en moi une force à étonner le monde! (Ma grandiloquence ne le décide pas). − Mais non, ma Claudine, le morticole t'a dit: « Pas avant dimanche » (Colette,Cl. ménage,1902, p. 249). Blessée par quelque morticole, elle avait dû se résigner à ne jamais avoir d'enfant (Genevoix, Avent. en nous,1952, p.205): armand: (...) Vite! Vite! Place au sinistre morticole! isabelle: Armand! armand: Eh bien? Ce n'est pas une injure: c'est le mot propre! Demande à ton frère (...). thierry, souriant: C'est vrai que ça s'applique assez bien à ce pauvre docteur Tricot. isabelle: Pourquoi donc? armand: Tu ne connais pas sa spécialité? Il ne fait plus autre chose que de constater les décès, pour la mairie de son arrondissement. Martin du G.,Taciturne,1932, I, 6, p.1257. Prononc.: [mɔ ʀtikɔl]. Étymol. et Hist. 1901 épithète injurieuse appliquée aux médecins (Nouv. Lar. ill.). Du titre du roman de Léon Daudet, Les Morticoles [mot comp. du lat. mors, mortis «mort» et de l'élém. suff. -cole*] (1894), où le mot désigne des maniaques de la médecine, habitants de la Morticolie, pays imaginaire administré par des médecins. (TLFi) /

  • 1901 (TLFi) /

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