rasibus

rasibus (tableau rapide)
rasibus Ras, à ras, au ras, au ras de ; ras (rempli à ras) ; totalement
fréquence 9

rasibus

& razibus

Définition

Ras, à ras, au ras, au ras de ; ras (rempli à ras) ; totalement

registre ancien : 9

Morphologie : -ibus, déclainaison (vrai ou faux latin)

Citations
1773 S'il faut que Fout-six-coups soit jamais abattu, / Les couilles je vous coupe au rasibus du cu source : 1773. Vasta - Reine de Bordelie
1662 Qu'en fermant il m'enferme un costé de cheveux. / Je ne le cele point, ma peur fut sans pareille, / Car la porte les prit razibus de l'oreille source : 1662. Le baron de la Crasse
1725 La bale me passa rasibus de l'oreille source : 1725. Le Vice puni, ou Cartouche, poëme
1891 Ça me démolit, moi, ces choses-là ! Ça me coupe mes moyens, rasibus source : 1891. Lidoire, dans Théâtre II
1911 tu ne me rediras plus ta méchante parole de tout à l'heure ?… –Laquelle, mon gros loup ? –Que j'avais… –Débourre… –Tu sais bien ce que tu m'as dit… […] –Ah ! oui… Que tu avais le bobolof à la fraîche… Pour sûr que non… Tu m'en as servi une tasse razibus… source : 1911. Le journal à Nénesse

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

RASIBUS, adv.


RASIBUS, adv.

Familier

A. 1. À ras, de tout près. Synon. à zéro. Savoir si, de même que jadis ceux de l'hébreu, les cheveux du Gall avaient été coupés rasibus? (CLADEL, Ompdrailles, 1879, p. 165). Il aurait l'air moins con s'il s'était carrément rasé le crâne rasibus (CAVANNA, Les Russkoffs, Caen, L.-O. Four, 1981, p. 46).

2. À ras bord, au niveau du bord. Parce que si t'as un quart qui tient juste un quart, pour qu' tu ayes un quart de jus, de vin, ou d'eau bénite ou d' n'importe quoi, i' faut qu'on l'emplisse rasibus et on l' fait jamais (BARBUSSE, Feu, 1916, p. 194).

B. Au fig.

1. [Marquant la proximité] La mère Fadet (...) demeurait tout au bout de la Joncière, rasibus du chemin qui descend au gué (SAND, Pte Fad., 1849, p. 67). 2. [Marquant l'immédiateté] La Durande est revenue! Les tempêtes ont beau avoir de la méchanceté, ça la leur coupe rasibus. Mes amis, je vous annonce qu'il n'y a plus de naufrages (HUGO, Travaill. mer, 1866, p. 421). 3. [Dans un cont. où qqc. est enlevé, dérobé ou détruit, marquant la totalité] Nous passons par un endroit que je te ferai dire. Vous tombez sur lui: pillé rasibus! (MÉRIMÉE, Carmen, 1845, p. 61). D'abord, à partir d'aujourd'hui, fini les permissions: macache, les permissions! rasibus, les permissions!... pas ce qui en tiendrait dans le coin de mon oeil! (COURTELINE, Train 8 h 47, 1888, III, 1, p. 220).

Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Fin XIVe s. (faire) rasibus « (couper) à ras » (EUSTACHE DESCHAMPS, OEuvres, éd. Queux de Saint-Hilaire, t. 6, p. 226); 2. fin XVe s. passer rasibus de « passer tout près, au ras de » (COMMYNES, Mém., éd. J. Calmette, t. 1, p. 30). Formé sur le lat. rasus « ras » à l'aide de la finale -ibus, de l'ablatif plur. de la 3e déclinaison lat. Fréq. abs. littér.: 12. Bbg. SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p. 359.

De ras, adj. (GR) / Formé sur le lat. rasus « ras » à l'aide de la finale -ibus, de l'ablatif plur. de la 3e déclinaison lat. (TLFi) / Plaisir verbel de la création (FrançoisPléiade) /

  • XVe (GR) / 1. Fin XIVe s. (faire) rasibus « (couper) à ras » (EUSTACHE DESCHAMPS, OEuvres, éd. Queux de Saint-Hilaire, t. 6, p. 226) ; 2. fin XVe s. passer rasibus de « passer tout près, au ras de » (COMMYNES, Mém., éd. J. Calmette, t. 1, p. 30) (TLFi) /

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