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définition : piquer un macadam

piquer un macadam
Se blesser volontairement au travail pour se mettre à l'assurance, simuler un accident du travail, simuler un accident du travail (par chute)

Citations
  • 1957 pour m'aider je lui ai fait piquer un macadam. Comme ça, personne s'étonne de son absence source : 1957. Du riffifi chez les femmes
  • 1993 les curieux d'histoire populaire du 13e retrouveront de fortes similitudes entre les descriptions de René Michaud (J'avais vingt ans […]) et celles du père de Nestor Burma […] voir aussi ce que disent ces deux auteurs sur la façon de piquer un macadam source : 1993. Le gendarme des barrières
  • 1988 Je vivotais. Je travaillais comme manoeuvre de-ci de-là, en piquant des macadams. « Piquer un macadam », beaucoup d'anars ne vivaient que de ça. C'était un petit truandage pas tellement méchant. On se faisait embaucher dans une boîte, et, au bout d'un jour ou deux, on allait aux chiottes, on se frottait la peau du bras au papier de verre. Ensuite on transbahutait un objet quelconque, sac de ciment, caisse, pièce de bois, et on faisait semblant de tomber : –Oohhhh !!! Dans tout l'atelier, c'étaient aussitôt des cris : –Il s'est fait mal, il s'est fait mal ! Beaucoup d'ouvriers étaient d'ailleurs complices, ils comprenaient tout de suite de quoi il s'agissait. Pour le contremaître, qui n'était pas dupe non plus, c'était simple : –Qu'est-ce que c'est ? Allez ! Dehors ! À l'assurance ! J'embaucherai quelqu'un de valide. Il se trouvait toujours parmi les ouvriers quelqu'un qui vous glissait la carte d'un docteur spécialisé dans les accidents du travail. Il y avait dans ce temps-là à Paris des officines médicales assez spéciales, dont l'enseigne portait en lettres rouges sur fond blanc « Accidents du travail ». Les costumes des infirmières n'étaient peut-être pas d'une propreté éclatante. Quant aux pansements, ce qui avait servi à l'un ne servait peut-être pas à l'autre, mais pas loin. Le docteur, qui touchait trois francs par jour de l'assurance, vous en colloquait royalement un. La Sécurité sociale n'existait pas, les patrons s'assuraient auprès de maisons privées : l'Abeille, la Providence… Le docteur marquait sur la fiche « visite tous les jours » et disait au gars : –Reviens me voir dans dix jours. Pendant ce temps, le type se faisait embaucher ailleurs chez un patron assuré dans une autre maison, et hop, un autre macadam. Les mariolles en piquaient même un troisième et passaient leurs journées à ne rien faire, avec trois demi-salaires. source : 1988. La vache enragée
  • 1988 Je me disais : « Monsieur Potier doit avoir une mauvaise opinion de moi. À peine me fait-il entrer dans sa boîte que je pique à l'assurance. Il va croire que je l'ai fait exprès, que je suis un professionnel du macadam. » source : 1988. La vache enragée
  • 1988 Ce qui a tué ce genre d'escroquerie (macadam, officines médicales douteuses), ça a été l'assurance sociale en 1930. source : 1988. La vache enragée
  • 1988 Il y avait là un copain breton, vaguement navigateur, Dargy, qui travaillait surtout dans le bâtiment et était spécialiste des macadams. Un jour, il me dit : –Écoute, je crois pouvoir monter une combine formidable. On devrait s'associer à plusieurs pour piquer des macadams et se constituer un magot afin d'acheter un bateau. source : 1988. La vache enragée

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Chronologie et sources

pour rappel : Pas cité dans (GR) /
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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

1957 1957 1981 1981 1988 1993 2002

Compléments