jaune

jaune (tableau rapide)
jaune Ouvrier non syndiqué, appartenant à un syndicat indépendant, syndicat indépendant ; traître social, casseur de grève ; ceux qui ne font pas grève ; mauvais collègue, trop proche du patron, servile
date 1899
fréquence 11

jaune

& Jaune ; parti jaune

n., adj.

Définition

Ouvrier non syndiqué, appartenant à un syndicat indépendant, syndicat indépendant ; traître social, casseur de grève ; ceux qui ne font pas grève ; mauvais collègue, trop proche du patron, servile

registre ancien : 7 registre moderne : 6

Usage : ouvrier

16175_le_jaune.jpg: 860x782, 203k (06 septembre 2019 à 22h44)

Citations
1935 Le vieux invite Ropars à entrer dans le rouf. L'entretien se prolonge, Ropars ne veut pas se dégonfler. Je l'espère encore. Mais quand le matelot réapparaît, il nous apprend sa défection d'un hochement de tête. Masson descend à nouveau, appelle Merlin, Merlin va se faire chambrer, et le parti jaune s'augmente d'une unité. source : 1935. Mer Noire
1979 Enfoirés ! Jaunes ! Vous n'avez pas de couilles au cul ! source : 1979. On y va pas, on y court ! (Prolo)
1955 Où perche le bureau de placement ? –Réservé aux syndiqués, dit-il. Les jaunes se débrouillent tout seuls source : 1955. La nuit de Saint-Germain-des-Prés (Les nouveaux mystères de Paris, 6e arrondissement)
1950 C'est le même jour [de grève générale], si je ne me trompe, qu'un autobus piloté par un « jaune » est entré dans un café de la place des Victoires, ce qui n'a pas déplu aux grévistes. source : 1950. Monsieur Paul
2006 Aux yeux de leurs collègues, les récompensés seraient tous des pistonnés. Plutôt que de passer pour des « jaunes », les bénéficiaires de la prime préfèrent le plus souvent la reverser dans une cagnotte du service qui sert à organiser les « pots ». source : 2006. Place Beauvau - La face cachée de la police
1939 Bietry, le président des Jaunes, c'est-à-dire des syndicats ouvriers indépendants, veut l'accession des ouvriers à la propriété par le travail associé [1906] source : 1939. Journal de l'abbé Mugnier (1879-1939)
1947 Le Populaire, par contre, invective « les jaunes » communistes source : 1947. Mon journal dans la drôle de paix
1978 Nous avons parmi nous des mouchards […] et surtout le syndicat maison, la C.F.T., un ramassis de briseurs de grèves et de truqueurs d'élections. Ce syndicat jaune est l'enfant chéri de la direction source : 1978. L'établi
1978 un tract que nous avions ronéotypé la veille. C'était une dénonciation violente de la C.F.T., le syndicat jaune, dont les hommes de main venaient encore de s'illustrer par un tabassage de militants à la porte de Javel. source : 1978. L'établi

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

JAUNE, adj., adv. et subst. Syndicats jaunes. [P. oppos. aux syndicats rouges liés aux thèses socialistes de la lutte des classes] Syndicats qui arboraient pour insigne un gland jaune et un genêt et défendaient un type d'action fondé sur la collaboration avec la classe dirigeante (cf. JAURÈS, Ét. soc., 1901, p. 88). Auj. [Pour les syndicats grévistes] Syndicat opposé à une grève, à une action revendicative. Étymol. et Hist. 5. 1901 syndicat jaune (d'apr. ESN.). 1899 « ouvrier appartenant à un syndicat jaune » (d'apr. ESN.) (tlfi:jaune)

Organisations syndicales créées en 1899 (contre les syndicats ouvriers) dont l'insigne était un genêt et un gland jaune (GR) / P. oppos. aux syndicats rouges liés aux thèses socialistes de la lutte des classes ; syndicats qui arboraient pour insigne un gland jaune et un genêt (TLFi) /

  • Jaune (membre d'un syndicat jaune) 1899 ; syndicats jaunes 1901 d'après ESN (GR) / 1906 (gb) / Cité dans (TLFi) avec réf. à Jaurès, Ét. soc., 1901, p. 88 ; (TLFi) précise : 1901 syndicat jaune (ESN) ; 1899 « ouvrier appartenant à un syndicat jaune » ( ESN) /

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