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ABC de la langue française : forums » Parler pour ne rien dire » Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

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Messages [ 101 à 125 sur 279 ]

101 Dernière modification par éponymie (04-03-2016 21:42:24)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

L'Albert Robida auteur du Vieux paris de l'expo de 1900, nous gratifie d'un dessin du Chateau Rouge en 1895, dans son Paris de siècle en siècle, c'est à la page 328. mais tout préoccupé qu'il est du mythe de la belle Gabrielle, il ne nomme pas notre cabaret et mentionne seulement le "dernier des bouges".

Mais il faudrait aussi explorer son Coeur de Paris qui en est une version différente.

P.S.: dans une recherche, tout est affaire de mot-clés et "vieux paris" ouvre une impressionnante série de pistes à explorer et permet de découvrir de nouvelles images. La balade à la recherche du Chateau Rouge réserve encore des surprises.

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Finalement, ce Chateau-rouge, à en juger par la documentation le concernant, fut connu, et peut-être fréquenté, par beaucoup de monde, si ce n'est du beau monde. Je n'ai pas assez suivi pour deviner si Victor Hugo aurait pu le connaître, mais c'est fou comme il fait penser à la Cour des miracles. Pardon pour l'ânerie que je viens certainement de dire.

Fille légère ne peut bêcher.

103 Dernière modification par éponymie (05-03-2016 09:04:04)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Sur la fin il représentait la cour des miracles comme le Vieux Paris de l'expo représentait le Paris disparu. Entre son exil à Jersey et sa mort, je ne crois pas qu'Hugo y  ait jamais mis les pieds. Il est parti un petit peu avant que le troquet ne devienne fréquentable par d'autres personnes que des aventuriers aventureux.

Mais la lecture des faits divers du quartier, et de la rue en particulier, dans les années 60 et 70 fait effectivemment penser à la cour des miracles. Et c'était déjà ainsi avant son exil quand la Guillotine n'existait probablement pas encore.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Abel Boyer a écrit:

Comme vous le savez, Wikipedia est une encyclopédie à laquelle chacun peut contribuer, ne serait-ce qu'en corrigeant les fautes d'orthographe. Ce sera plus utile de le faire directement sur leur site que de signaler la faute, évidente, ici.


Ce n'est pas une faute d'orthographe, mais de syntaxe : le complément essentiel de lieu est repris de redondante façon par un (inutile) anaphorique. C'est amusant, on croirait une chanson populaire.

Pour la date, les quatre derniers chiffres sont deux appels de note suscrits en petits caractères dans l'original. Le copié-collé les a transformés.

Lez copié/collé aurait dû, soit importer le texte de la note, soit effacer ces chiffres parasites.
Ici encore, l'occasion de rigoler était trop belle pour la laisser perdre en ces temps moroses.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

P'tit prof a écrit:

Lez copié/collé aurait dû, soit importer le texte de la note, soit effacer ces chiffres parasites.

Bien sûr, dans un monde idéal, on a le temps de se relire !

106 Dernière modification par éponymie (05-03-2016 15:04:33)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Puisque vous prenez le temps de vous y cherchez les puces, nous pouvons aussi supposer que vous  lisez ce fil. C'est gentil. Merci smile

http://www.ec-verville-mennecy.ac-versailles.fr/IMG/gif/bagarre_village_gaulois.gif

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Un triste épisode en aout 1872 :

http://img4.hostingpics.net/pics/629499187208151.jpg
http://img4.hostingpics.net/pics/842459187208152.jpg

Le propriétaire de l'époque s'appelait Antoine Trichard, il fera faillite moins d'un an plus tard, en mai 1873 (ici le Rappel publie la cessation de paiement, la faillite l'est par le Journal des  débats politiques et littéraires) :

http://img4.hostingpics.net/pics/58005618730521Cessationdepaiement.jpg

Quand au fameux monsieur Cadoux, il n'aura pas été propriétaire longtemps et vendra sa moitié de l'établissement entre le 7 et le 10 décembre 1878 à un monsieur Debrabant :

http://img4.hostingpics.net/pics/67410018781212venteCadoux.jpg

Le père  Trollier entrera donc en scène quelque part entre 1873 et 1883.

108 Dernière modification par éponymie (17-03-2016 10:25:41)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Bibliographie de tous les textes cités traitant du Château Rouge et de son quartier, je commençais à avoir du mal à m'y retrouver :

  • 1848, 30 juin : Journal des débats, message 110, officier tué devant le 57 rue Galande lors des journées de juin

  • 1860 : Les dessous de Paris, Alfred Delvau, message 75, description du quartier

  • 1869 : Paris, ses organes, sa fonction et sa vie, Maxime du Camp, message 76, mention de la Guillotine

  • 1869, 27 juin : Journal des débats, message 110, reprise de l'article du Journal des débats du 30 juin 1848

  • 1872, 15 aout : Le XIXe, message 107, décès au cabaret, sans mention du nom

  • 1873, 17 mai : Journal des débats politiques et littéraires, message 107, faillite du propriétaire Trichard

  • 1875, 23 février : Le Petit Journal, Quelques gargottes, message 87, mention du Château de la Guillotine avec brève description

  • 1876 : Les mystères du nouveau Paris, Fortuné du Boisgobey, message 76, mention de la Guillotine

  • 1878, 25 octobre : Le Gaulois, message 85, mention du Château-Rouge

  • 1878, 12 décembre :  Archives commerciales de la France, message 107, passage de propriété de Cadoux à Debrabant

  • 1879, 11 aout : Le Figaro, Le cabaret de la rue Galande, Albert Wolff, message 111, description du Château-Rouge

  • 1880, 14 juin : Le Petit Parisien, message 112, blessure de Debrabant lors d'une rixe

  • 1881 : Revue des deux mondes, La misère à Paris, comte Othenin d’Haussonville, message 75, description du quartier et brève description du Château-Rouge

  • 1882 : Paris horrible et Paris original, Georges Grison, message 67, description du Château-Rouge

  • 1883 : Bouche cousue, Fortuné du Boisgobey, message 76, mention de la Guillotine

  • 1883 : Paris Étrange, Louis Barron, message 64, description de la salle du Sénat du Château-Rouge

  • 1883, 11 septembre : Le Figaro, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du Château-Rouge

  • 1883, 12 septembre : La Lanterne, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du "Théâtre-Rouge"

  • 1883, 13 septembre : Le Radical, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du "Théâtre-Rouge"

  • 1883, 1er décembre : Archives commerciales, message 112, passage de propriété de la veuve Debrabant au père Trolliet

  • 1885, 6 janvier : Le cri du peuple, Ferdinand Chastan, message 60, article jugé outrageux par les fils Ballerich

  • 1885, 4 juin : Le Matin,  message 69, rafle de la police au Château-Rouge

  • 1885, 7 juin : Le Petit Parisien  message 83, mention de la légende (notoriété) récente du Château-Rouge

  • 1886 : Grande encyclopédie - inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, Volume 8, message 84, mention du Château-Rouge et de son ancien nom “La Guillotine”

  • 1889 : Nuits à Paris - Notes sur une ville, Rodolphe Darzens, message 59, message 121, description du Château-Rouge

  • 1889 : Le magasin pittoresque, V.C. Tabur, message 28, brève description du Château-Rouge

  • 1889 : L'illustration, 2 gravures, message 63, message 89, salle des morts et salle réservée aux femmes

  • 1891 (édité en 1895) : Journal des Goncourts, tome 8e, message 63, mention de Huysmans et de Lorrain et de leur connaissance du Château-Rouge

  • 1893 : Le chansonnier populaire Aristide Bruant, Oscar Méténier, message 37, Méténier “édite” une chanson sur Montparnasse sur une table du Château-Rouge (épisode qui remonterait à avant 1885)

  • 1893 : Buveurs  d'âmes, Jean Lorrain, message 122, Un soir qu'il neigeait, nouvelle

  • 1895 : Paris de siècle en siècle, Albert Robida, message 101, brève mention du Château-Rouge, dernier des bouges, avec dessin

  • 1897 : La mendicité, Georges Berry, message 39, première description détaillée des fresques du Château-Rouge

  • 1898 (réédité en 1901) : La Bièvre, les Gobelins, saint Séverin, Huysmans, message 8message 97, mention des dessins bucoliques de la seconde salle du basmessage 63, les différentes salles, Pierre Trollier, les dessins de la salle au premier étage (la salle des morts), messages 65 et 66, les nuits au Château-Rouge et ses clients; les femmes et les fêtes qui dégénèrent, message 68, les rixes au Château-Rouge, message 94, rue Galande et Château-Rouge,

  • 1898, 30 septembre : Le Matin , Victor de Cottens, message 70, l'enfer de pacotille du quartier Saint-Séverin pour touristes fortunés

  • 1899, 6 mai : Le Monde Illustré, message 113, annonce de la démolition du Château-Rouge et description

  • 1899, 12 juin : Le Gaulois, message 71, ce qui sera conservé du Château-Rouge

  • 1899 : Revue des revues, volume XXIX, Au pays de Misère, les bouges de Paris, Frédéric Loliée, message 78, description d'une scène de visite au Château-Rouge des touristes fortunés

  • 1900 : Mémoires, Rossignol, message 58, brève mention des peintures murales et du fait qu'elles sont récentes

  • 1900 : L'ami des monuments et des arts, numéro 81 message 92, exposition de la commission municipale du vieux Paris au pavillon de la ville de Paris de l'exposition universelle de 1900, photographies ou reproductions du Château-Rouge présentées

  • 1900 : Exposition universelle de 1900 – le Vieux Paris, guide message 93

  • 1909, 10 janvier : La Vie Illustrée,  message 83, un peintre Peuvrier inconnu, auteur possible des fresques du Père Lunette (également auteur au moins de la peinture de la Guillotine du Château-Rouge ?)

  • 2012 : L'invention du vieux Paris, Ruth Fiori message 93

Les sites et blogs, on en croise énormément dans les recherches, peu sont cités  (il faut attendre le message 94 de glop pour voir citer l'inévitable Autour du père Tanguy par exemple) :

Les 3 cartes postales :

Je ne fais pas un rèpertoire de toutes les photos et dessins...

Je signale que Vidocq dans ses mémoires de 1844 parle d'un bouge de la rue Galande qui s'appelle le Drapeau Tricolore. Je n'en ai pas trouvé trace.

109 Dernière modification par éponymie (06-03-2016 17:20:30)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Et un autre nom encore, après la Guillotine et le Château de la Guillotine, voici le Théâtre Rouge. C'est en septembre 1883 dans deux articles, un de la Lanterne du 12 septembre, l'autre du Radical du lendemain. Nouvelles recherches en perspective.

http://img4.hostingpics.net/pics/31092318830912assassinatLaLanterne.jpg

http://img4.hostingpics.net/pics/52907818830913assassinatLeradical.jpg

Toutefois dans le Figaro du 11 :

http://img4.hostingpics.net/pics/40241518830911LeFigaro.jpg

Décidément,il semble que c'est bien l'affaire Ballerich de 1884 qui contribuera à faire connaitre de tous le nom du Château Rouge.

110 Dernière modification par éponymie (07-03-2016 20:59:02)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Le futur Château Rouge fut témoin de l'Histoire le 24 juin 1848, lors des journées de juin réprimées dans le sang par la toute jeune IIe République, le Figaro en fait le récit 21 ans plus tard :

http://img15.hostingpics.net/pics/95755518690627LeFigaro.jpg

Le récit est repris du Journal des Débats du 30 juin 1848.

111 Dernière modification par éponymie (07-03-2016 11:35:34)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Et voici dès 1879 la plus ancienne description détaillée que je connaisse de notre estaminet. Elle est d'Albert Wolff et devait faire partie d'un ouvrage en préparation que je n'ai pas encore retrouvé. C'est dans le Figaro du 11 aout 1879.

Le propriétaire y est qualifié de mannezingue (variante de malzingue), le mot désigne tant l'établissement que son propriétaire. On a l'impression à en lire la description qu'il s'agit déjà du père Trollier. Ce qui n'est pas incompatible avec ce que nous savons des changements de propriété.

Wolff semble dire que l'ètablissement remonte au début des années 40 (les Mystères de Paris, d'Eugène Sue), rappelons qu'en 1844, dans les Vrais mystères de Paris, Vidocq parle du Drapeau tricolore de la rue Galande. Wolff précise également combien le monde de la Maub' est inconnu aux Parisiens.

J'ai hésité à publier la photo de l'article qui prend 3 colonnes à la Une et me semblait un peu gros à afficher. Si ça doit poser un problème pour ABC, je le retire. Il me semble que les conditions d'utilisation de la BNF sont respectées.

Il est consultable sur Gallica ICI.

http://img15.hostingpics.net/pics/53922818790811leFigaro.jpg

Une semaine plus tard, le Figaro publiera un article sur le père Lunette.

112

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

On a l'impression à en lire la description qu'il s'agit déjà du père Trollier. Ce qui n'est pas incompatible avec ce que nous savons des changements de propriété.

Hé bien non. Monsieur Debrabant (j'ai failli croire que père Trollier était un surnom) n'aura été propriétaire que 5 ans au maximum, il aura connu son lot de déboires comme ici en 1880 :

http://img15.hostingpics.net/pics/15455418800614LePetitParisien.jpg

Espérons pour lui qu'ìl est mort dans son lit : le 1er décembre 1883, c'est sa veuve qui vend le troquet et c'est le père Trolliet qui devient - enfin - propriétaire. C'est donc lui qui connaitra les grands-ducs :

http://img15.hostingpics.net/pics/27287018840224Archivescommerciales.jpg

Les propriétaires successifs depuis au moins le début des années 70 sont donc Trichard, Cadoux, Debrabant et Trolliet.

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

glop (message 97) a écrit:

Ces salles que nous avons vues sont peuplées de birbes ; celle où dorment, au rez-de-chaussée, les ivrognes et qui est connue sous le nom de salle des Morts, une sorte de cave abjecte et noire, et surtout remplie, elle aussi, par de vielles gens ; quant aux jeunes, ils s’entassent dans le seconde salle en bas, peinte de paysages dont le dessin balbutie et dont les couleurs divaguent ; ils représentent des prairies, un clocher d’église, une rivière, un pont sur lequel s’avance une noce

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1 … f165.image

J'ai la réponse, il s'agit apparemment d'un état ultérieur du cabaret avec des peintures dans une autre salle que celle de la guillotine, la grande salle, qui n'ont probablement pas été jugée dignes d'un souvenir photographique avant destruction (raisons politiques ?). Voici ce qu'en dit le Monde Illustré du 6 mai 1899 :

http://img15.hostingpics.net/pics/76811018990506LeMondeIllustr.jpg

Et je pourrais bien avoir une autre réponse : regardez le numéro sur le tonneau, il semble que ce soit un numéro d'archive et que lit-on ? 1792, ça ne vous rappelle rien ?

Et les représentations de forçats en Nouvelle-Calédonie, là où tant de communards ont été exilés...

Il va falloir que je remette à jour la "bibliographie". ces deux derniers jours ont été particulièrement riches en trouvailles.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

Le propriétaire y est qualifié de mannezingue (variante de malzingue), le mot désigne tant l'établissement que son propriétaire.

À ma grande surprise, le mot est même dans le TLF :
http://www.cnrtl.fr/definition/mannezingue

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Inversement, j'ignorais totalement malzingue si mannezingue m'est familier probablement par Zola.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

116

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Ce n'est pas  Eugène Sue qui a contribué à répandre ce type de vocabulaire avec l'immense succès de ses Mystères de Paris ?

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Pas ce mot, mais d'autres oui, comme pipelet ou chourineur.

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Effectivement, je ne faisais que me fier à la référence du TLF  - 1844 mannezingue (Dict. arg. «Myst. Paris», p. 30) - qui n'est pas bonne. L'ouvrage est sur Gallica mais point de mannezingue à la page 30, ni ailleurs (la recherche en mode texte sur le site du projet Gutenberg ne donne rien non plus).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74272s/f5.image

119

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

Et voici dès 1879 la plus ancienne description détaillée que je connaisse de notre estaminet. Elle est d'Albert Wolff et devait faire partie d'un ouvrage en préparation que je n'ai pas encore retrouvé. C'est dans le Figaro du 11 aout 1879.

L'article de Wikipédia sur Wolff pointe sur des pdf de Gallica sur lesquels la recherche ne fonctionne pas. L'ouvrage en question date de  1885 : L'écume de Paris (page 29)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k215332q/f38.image

mais la Lanterne le (re-)cite en entier dès son numéro du 14 décembre 1884 (pages 1 et 2). Bien évidemment, l'affaire Ballerich y est pour quelque chose.

120

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

mais la Lanterne le (re-)cite en entier dès son numéro du 14 décembre 1884 (pages 1 et 2). Bien évidemment, l'affaire Ballerich y est pour quelque chose.

L'affaire Ballerich (ou de la rue de Grenelle) y sera pour quelque chose - c'est bien le passage sur le Château Rouge qui est intégralement cité par la Lanterne - mais la première recension de l'ouvrage de Wolff date du 10 octobre 1884 dans la Presse. Et ne parlait pas du tout de la rue Galande.

Je pense que c'est la coïncidence de la sortie de l'ouvrage de Wolff et de l'assassinat de Mme Ballerich (le 27 novembre 1884) qui a lancé la légende du Château Rouge, a fixé définitivement le nom parmi les journalistes et du coup parmi les Parisiens et fait de l'article de Wolff le prototype de tout ce qui sera publié ensuite sur le cabaret, alors qu'il était passé relativement inaperçu 5 ans auparavant.

Pierre Trolliet, cité comme "M. T..." avant l'Affaire, finira par devenir le "père Trollier". Lui qui ne devait pas diférer beaucoup de son prédécesseur Debrabant ("M. D..." dans les articles), vivant commodément et presque bourgeoisement sur la misère des autres, deviendra comparse de la mise en scène de sa gargotte. J'ai toute une batterie d'articles en besace mais je veux finir de remanier la "bibliographie" avant d'en publier une sélection.

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Un lien vers le chapitre de Nuits à Paris de Rodolphe Darzens dont mercattore parlait dans son message 59. D'où je suis, je ne vois pas le contenu de son lien.

https://archive.org/stream/nuitsparis00 … 2/mode/2up

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Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Le Château Rouge dans le décor de cette nouvelle de Jean Lorrain (1893) qui nous présente un potentiel Jack l'Éventreur, un mari souteneur inconscient et une malheureuse moitié terrorisée (pp. 174-185). On s'y croirait.

https://archive.org/stream/buveursdmes0 … 4/mode/2up

Un petit peu d'argot à traduire.

123 Dernière modification par éponymie (26-03-2016 17:56:53)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Dans le supplément littéraire du dimanche du Figaro du 7 mars 1885, tout un article sur les garnis permettant de passer la nuit pour quelques sous. C'est aux pages 38 et 39, histoire de se plonger dans l'ambiance de l'époque :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2 … quot;.zoom

La  bibliographie du message 108 est mise à jour sans l'année cruciale 1884, pour ce faire il faudra copier le tout dans un nouveau message, je le ferai si on tourne la page smile

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Bonjour,

Quelle belle moisson !

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Sur le Chateau-Rouge, je m'aperçois que plusieurs documents ont encore disparu. Je les ai en sauvegarde, mais puis-je les replacer dans les messages originaux et comment ? Merci.

Messages [ 101 à 125 sur 279 ]

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