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ABC de la langue française : forums » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Re : Quelques mots d'humour...

Entre les gens qui ne disent pas ce qu'ils pensent et ceux qui ne pensent pas ce qu'ils disent, je m'autorise à penser qu'ils feraient mieux de ne rien dire.
Les gens qui refusent de partager finissent par diviser.
Quand on manie la langue de bois, on ferait mieux de stère.
Je n'ai jamais compris l’utilisation du mot soupirant alors que le gars n'est pas encore marié.

Vins sur vins

Le Français pourrait-il vivre sans vin ? Je précise à dessein le Français et non l’Homme en général, les indigènes d’Amazonie et de l’Ile de Pâques pour ne citer qu’eux se passant très bien du Châteauneuf du Pape récoltant millésime 2016. Et se passant également très bien du Pape, de son vin de messe, et de tout ce qui peut rapidement nous saouler. Le Français se passe dans l’ensemble lui-aussi très bien du Pape mais ne renie pas une foi fervente en Saint-Emilion, Saint-Joseph ou Saint-Julien. Comme quoi dans le domaine des crus, mieux vaut s’adresser à ses saints qu’au Bon Dieu, ce dernier conservant toutes fois, pardon, toutefois, son statut de grand cru au bénéfice du nombre de ses croyants. Il est vrai que dans nos contrées les vins se sont multipliés au fil des siècles plus rapidement que les pains au point de générer des embouteillages dans les régions où les vignes se marchent sur les pieds. Hélas, cet engouement vinicole autorise certains adeptes à ne pas faire la différence entre un vin de table en cubitainer de 2018 et un Gevrey Chambertin 1er cru de 1996, soulignant un peu plus une déplorable perte de valeurs qui m’incite à m’en rejeter un derrière la cravate. Les canons au bar de Navarone ou d’ailleurs ne sortent pas tous des meilleurs fûts. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse comme le soulignait Musset qui ne crachait pas sur le Morgon quand il ne se tapait pas George Sand, peut-être mais il y a des limites. Avouons tout de même que de qualité supérieure ou de qualité à déboucher les sanitaires, l’absence de vins laisserait la gastronomie française en carafe et plongerait les œnologues dans un profond dégoût. Car pour paraphraser Pierre Dac, le vin d’ici vaudra toujours plus que l’eau de là.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Un bruit qui court c'est souvent une rumeur qui marche.
Contrairement au bourgeon le bourgeois n'est pas là pour vous faire des fleurs.
On ne peut pas se complaire à plaire aux cons.
Le deuxième regard est une façon d'y voir plus clair en voyant double.

Les congés sous un autre angle

Les congés payés sont ces moments merveilleux où le salarié est payé à ne rien faire tout en étant en bonne santé, lui permettant ainsi de goûter aux joies du farniente en se glissant le temps des vacances dans la peau d’un député européen moyen dont l’assiduité au travail n’est plus à démontrer. Malgré cet avantage indéniable on rencontrera toujours des individus qui paieraient pour éviter les congés, par peur de devoir repeindre les toilettes ou d’aménager les combles sous les injonctions d’un conjoint totalement imperméable aux dispositions du Code du Travail. Ces derniers restent néanmoins minoritaires face à tous ceux qui s’en paient pendant leurs vacances. Notez pourtant que ces congés ne sont pas sans risques. Combien n’ont pas croisé au détour d’une serviette sur une plage bondée, la peau déjà rougie à feu vif suintante de crème haute-protection du collègue de bureau plus bedonnant que bidonnant, expert en plaisanteries de corps de garde qui ne font plus rire depuis l’armistice de 1945 les soldats du 5ème régiment d’artillerie de Metz, c’est dire. Certaines promiscuités sont plus difficiles à vivre que d’autres, confirmant s’il en était besoin qu’il arrive que nos congés payés puissent nous coûter.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut battre le fier pendant qu'il est sot.
J’ai voulu assister à une réunion des Alcooliques Anonymes mais la salle était bourrée.
Beaucoup craignent que la mer monte, personnellement je crains plutôt que ma belle-mère descende.
C'est un paradoxe mais plus le vin est bon, plus il nous met l'eau à la bouche.

Plateau de fromages

Manger du fromage ne signifie pas être à l’abri des mots, Brie de Meaux ou pas, je m’en vais vous le compter par le menu :
Le Comté, le fromage qui compte en étant loin de la Somme.
L’Emmenthal, qui vous donne la mémoire des trous.
L’Epoisses, vous avez de la chance d’en avoir.
Le Bleu, le fromage qui vaut le coup.
Le Chaussée aux Moines, inspiré de l’odeur de sainteté des moines qui se déchaussent.
L’Abondance, son absence provoque un manque.
La Tomme, qui se marie très bien avec les champignons.
Le Vieux Lille, avec lui vous ne perdez pas le Nord, vous le sentez venir.
Le Salers pour les travailleurs, car il est bien connu que toute peine mérite Salers.
Le Banon, le fromage qui ne se refuse pas.
Le Caillebotte, pour ceux qui peuvent voir le fromage en peinture.
Le Maroilles, pour les dyslexiques qui font les marioles.
Et si vous n’aimez pas le fromage, il faut de tout pour faire un monde, vous pourrez toujours me rétorquer comme à l’école « ferme ta boîte à camembert ! ».

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Paradoxalement, plus on nous mène en bateau, moins on arrive à bon port.
Ne rien laisser paraître de ses sentiments c'est mission impassible.
Il m'arrive de lire des textes tellement creux qu'ils n'ont aucun fond.
Mieux vaut trouver une véritable échappatoire que de s'encombrer de faux-fuyants.

Quelques lignes sur un point

Le point est un mot tellement utilisé dans le langage commun que l’on n’a pas hésité à en faire un magazine, c’est dire à quel point il marque les esprits.
A la longue faire le point peut fatiguer. On ne compte plus les navigateurs qui, lassés de le faire en permanence, se sont mis à la pêche à la ligne. Certains préfèrent en découdre avec les points, droits ou en zig-zag, plutôt que d’en découdre d’un crochet du poing droit et d’avoir recours aux points de suture.
On peut bien tenter de suspendre les points mais il en reste toujours trois. Qu’ils soient forts ou qu’ils soient faibles, on ne peut y échapper. Vous arrivez en retard on vous rappelle la ponctualité, vous êtes à l’heure vous arrivez à point nommé. Je m’arrête sur ce point pour rappeler qu’on nomme de plus en plus les ronds-points, allant jusqu’à en nommer certains rond-point Raymond Poincaré au mépris des règles les plus élémentaires de la géométrie. Non contents d’opposer quotidiennement des points de vue, nous nous cherchons des points communs pour ne pas laisser prédominer les points de divergence qui nous laissent mal en point.
Je cherchais un point marquant pour terminer en point d’orgue mais certaines chutes ne tombant pas à point, je me contenterais de citer cette mise au point de Pierre Dac : le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l'un de l'autre. Un point c’est tout.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La Provence ce n'est pas chantons sous la pluie mais santons sous le soleil.
Tomber sous le charme est toujours plus agréable que chuter comme un gland.
Si la conversation vous rase, coupez court.
On peut très bien faire bonne impression en n'étant pas du toner.

Livre échange

Changez une lettre aux mots vivre et libre et vous obtenez livre. Un hasard ? Je ne crois pas. Le livre a toujours été un instrument de liberté, de savoir, parfois de propagande, véhiculant toutes les émotions sans lesquelles la vie serait mortelle avant l’heure. Sans en faire des tomes, il n’est pas inutile de rappeler que le livre trouve ses racines dans l’arbre qui, bonne pâte, lui a réservé ses meilleures feuilles en laissant à l’auteur le soin de se casser le tronc. Ceci expliquant sans doute que le livre soit enraciné dans notre culture et qu’il soit impossible de ne pas réussir à dénicher un ouvrage qui nous branche. Plus l’auteur met du cœur à l’ouvrage et plus l’ouvrage nous tient à cœur. On a beau tourner la dernière page, l’histoire poursuit son chemin en laissant à notre imaginaire le soin d’y donner suite. La magie du livre c’est Huis clos qui nous ouvre des portes, les misérables qui nous enrichissent, l’étranger qui nous devient familier, c’est ne pas avoir la sensation de perdre son temps à la recherche du temps perdu, c’est croire aux fables sans passer pour un tartuffe. Son souffle c’est le souffle de la vie et ce n’est pas Frédéric Mistral qui nous démentira. Je vous le dis, on ne badine pas avec l’amour du livre.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Merci Pierre de Jade.

Avec nos pensées nous créons le monde. Bouddha

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a un temps pour tout mais on n'a plus le temps de rien.
L'avenir se conjugue à l'imparfait du futur et aux impératifs du conditionnel.
Il faut savoir peser ses mots et éviter d'en faire des tonnes.
J'ai toujours trouvé bizarres les gens qui ne sont pas curieux.

Argent content ?

Quand on observe les dégâts causés par l’argent depuis des lustres on en vient à se demander si l’âge d’or de l’humanité ne remonterait pas à l’époque où il ne circulait pas, soit bien avant l’âge de bronze. Nul besoin de frapper la monnaie pour frapper la population au porte-monnaie, puisque toutes les formes de monnaies d’échange ont existé au cours des âges. Les Aztèques commerçaient avec des fèves de cacao, avec un nombre croissant d’acheteurs et de vendeurs à se retrouver chocolat après les transactions. Les Romains et des peuplades africaines utilisaient le sel pour saler certaines additions, donnant naissance plusieurs siècles plus tard à l’expression « toute peine mérite salière ». L’argent a pris de plus en plus de valeur au fil du temps, passant de la bourse ou la vie des bandits de grands chemins à la vie de la Bourse des magouilleurs à grande échelle. Plus les années ont passé et plus les lois de la chimie ont été mises à mal, la concentration de l’argent permettant à certains de rouler sur l’or et de se faire des couilles du même métal. De l’avare on a fait une pièce, comme s’il n’en avait pas déjà assez. Les Picsous devenant de plus en plus Dingos se sont multipliés et ont rapidement muté en Rapetous. La mécanique s’emballe et cent balles ça ne vaut plus grand-chose. A ce rythme-là, l’argent va finir par régler le compte de l’Homme. Fait-il toujours le bonheur ? On est même plus très sûrs qu’il fasse celui des riches.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut faire face à ses obligations que tourner le dos à sa liberté.
Si on vous accuse de parler comme un livre, ne laissez rien paraître.
Combien de qualités nous font défaut ?
Suivre quelqu'un les yeux fermés reste le meilleur moyen de se casser la gueule.

Bruits de box

Les vénérables et traditionnels bruits de couloirs et autres bruits de chiottes ont passé la surmultipliée depuis les réseaux sociaux et le haut débit. Même plus le temps de sortir des chiottes que le bruit a déjà fait le tour du monde. Et si l’argent n’a pas d’odeur, le bruit peut facilement sentir mauvais. Le bruit on ne le voit pas venir mais on le sent passer. L’essentiel est de faire le buzz, et le buzz c’est tout aussi bien le bruit de l’abeille qui fait son miel que celui de la mouche à merde. Contrairement au suppositoire, plus le bruit est gros, mieux il passe. Et comme au cinéma, plus les acteurs sont célèbres et plus le succès a des chances d’être au rendez-vous. Annoncer qu’un ministre a tapé dans les caisses de l’Etat se propagera beaucoup plus vite que s’il s’agissait de Robert Dupont domicilié avenue Roger Salengro à Villetaneuse pris la main dans le sac à chaparder deux canettes de bière au Carrefour de Deuil-la-Barre. Un ministre occupant un HLM à Villetaneuse pris à voler des canettes dans un Carrefour du 93 aurait peu de chances de réussite, les gens sont cons mais tout de même. Comment séparer le bon grain de l’ivraie et l’intox du dire vrai ? Commencer par tourner sept fois la souris sur le tapis avant de retweeter l’info, recouper l’info avant qu’elle ne découpe les personnages concernés, vérifier les sources avant qu’elles ne les noient. Car pour en revenir aux mouches, une fois pris dans la Toile, il est difficile de s’en sortir …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il ne faut pas se mentir, le mensonge est partout.
Conseil canicule : si vous êtes en nage, buvez la tasse.
L'amour n'a pas de frontières mais il a des limites.
Certains dorment du sommeil du juste et d'autres veulent juste dormir.

Un climat un peu olé olé

Plus de doutes possibles, le climat a perdu le Nord. Cette semaine il a fait plus chaud à Paris qu’à Madrid depuis plus d’un siècle et Dieu sait que cette ville en a connu des moments chauds sur la période. Aux dernières nouvelles, la Mairie de Paris envisagerait de réactiver les arènes de Lutèce pour y organiser des corridas. Réaction des Madrilènes : ils y vont franco les Parisiens ! Reste le côté logistique à régler, l’élevage du taureau de combat dans les plaines de la Brie demeurant à ce stade aussi répandu que celui du manchot empereur dans les plaines andalouses. Les thermomètres s’envolent vers Mercure et les météorologues doivent revoir leurs instruments de mesure, une hécatombe à grande échelle ayant été constatée chez les grenouilles vertes. Bientôt les oliviers de Maubeuge seront aussi célèbres que le clair de Lune de Malaga et les citronniers de Dunkerque verront leur renommée dépasser sans coup férir celle des activités portuaires d’Alicante. On pourrait parallèlement observer dans un avenir proche que le nombre d’orangers à Paris dépasse celui des Parisiens à Orange en été. Peut-être même que dans le cas où le phénomène s’amplifierait, les Cherbourgeois (les habitants de Cherbourg, pas ceux de Neuilly sur Seine) finiraient par se passer d’un pull pour faire leur marché au mois d’août. Souhaitons que nous n’en arrivions pas à de telles extrémités…

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On a tort d'écouter ceux qui refusent d'entendre raison.
Les gens qui restent de glace devant une meringue, pour moi ça reste un mystère.
Etonnants tous ces gens qui évoquent leur jeune temps en parlant du bon vieux temps.
Ceux qui font la manche pour traverser l'Atlantique n'ont aucun sens de l'orientation.

Pianiste dans un piano-bar vend piano pour passer plus de temps au bar.
Banquier breton recherche poste sur la côte pour montrer son intérêt pour les embruns à long terme.
Imprimeur à la retraite recherche port pour jeter l’encre.
Capricorne échangerait corne de brume contre soleil de Capri.
Faits divers : à la Croix-Valmer un cruciverbiste s’est fait renverser à un croisement par un individu qui semble-t-il avait une case de vide. Encore sous le choc et allongé sur une grille d’aération, il ne trouvait plus ses mots.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! ;

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a ceux qui parlent pour ne rien dire et ceux qui n'ont rien à dire et qui en parlent.
Les rides sont des traits tirés sur la jeunesse.
Le plus triste c'est le nombre d'artistes engagés qui ne trouvent pas de boulot.
Il y a des mots qui dépassent la pensée et des pensées qui aident à dépasser les maux.

L’Alsacien

L’Alsacien est fier et orgueilleux. Il faut dire qu’il a dû en combattre des envahisseurs depuis l’Antiquité, probablement attirés d’après les historiens Gault et Millau par le fumet de la Flamekuche ou du Baeckeoffe. Résister n’a pas toujours été du Kougelhopf pour lui, du gâteau devrais-je dire, contrairement à l’Alsacienne pour qui ce fut longtemps du biscuit. De ses origines alémaniques il a conservé des noms propres très chantants mais difficiles à prononcer par un bègue de Liège.
L’Alsacien a la passion du décor, il met des fleurs aux fenêtres et des cigognes sur le toit. Il ne fait pas l’inverse pour éviter d’avoir à arroser les cigognes qui sont bien assez grandes comme ça. C’est un véritable culte qui entoure ces oiseaux et les critiquer vous conduirait droit à la prise de bec. Une légende tenace née à Landau un jour où les convives avaient sérieusement biberonné au Gewurztraminer raconte que ce sont les cigognes qui apportent les bébés, légende contredite par les sages-femmes de la région, sauf par Odile qui ne crachait pas sur un petit ballon d’Alsace.
L’Alsacien est joueur. Il est capable de se faire mousser en mettant des licornes en bouteille, de vous déclencher un tour de Rhin en mettant la Bas-Rhin au-dessus du Haut-Rhin et de vous cacher une petite France dans une grande ville. Il n’hésitera pas une seconde à vous faire marcher à Noël sur l’air des lampions et le parfum mêlé du vin chaud, des épices et de la choucroute royale, dans des décors à vous redonner foi (gras de préférence) en l’existence du Père-Noël.
Allez le rencontrer dans son univers, où tout semble sorti d’un tableau de maître, et je ne parle pas de Maître Kanter, où les colombages tutoient les vignes, les enseignes vous racontent des histoires, le passé ne vieillit pas et le rêve devient réalité au détour d’une rue. Vous ne le regretterez pas.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai dit à mon miroir qu'il ne renvoyait pas une bonne image, il s'est permis de me faire une réflexion.
Je connais des jeunes qui voulaient absolument aller au bout du monde. Depuis ils en sont revenus.
Quand on n'a jamais de pot c'est rapidement la déconfiture.
Quand on passe le plus clair de son temps à ruminer des idées noires, il est clair que l'on commence à sombrer.

Le Québécois

Le Québécois est fier et orgueilleux. Ses origines françaises n’y sont pas étrangères. Il est en général beaucoup moins froid que ses hivers, des hivers à faire marrer le grizzly, cailler le caribou et geler les gosses, un vrai de temps de chien qui trouve ses origines dans le débarquement de Jean Cabot en 1497 sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador. On se doute qu’à l’époque les autochtones étaient autant aux abois en voyant approcher les navires qu’un loup en écoutant Garou.
Le Québécois est haut en couleurs comme les rives du Saint-Laurent à l’automne, aussi chamarrées que les collections printemps-été d’Yves Saint-Laurent. Son langage ne l’est pas moins, recyclant le vieux pour faire du neuf, puisant ses racines depuis la Nouvelle France dans le vieux français. Au pays de Gilles Vigneault on a de l’énergie à revendre et il est plus courant de rencontrer un Québécois avec de la broue dans le toupet qu’un Québécois assis sur son steak à cogner des clous.
Le Québécois aime les grands espaces, les forêts et les lacs à perte de vue. Un cliché qui a la vie dure le montre en bûcheron revêtu d’une chemise à carreaux et d’une tuque. Mais en réalité combien en scient pendant que Robert charge le bois en fredonnant « je reviendrai à Montréal pour trouver un job où je n’aurai pas à me fendre autant le cul » ?
Il a un sens aigu de la dérision et adore faire son orignal, pardon son original, je me suis laissé emporter par mon élan, n’hésitant pas à assister à un match de hockey avec un castor sur la tête pour faire rire les ratons-laveurs. Une chose est sure, on ne s’ennuie jamais avec lui, et surtout le Québec on y revient toujours pour écouter le vent de la mer se briser comme un grand cheval sur les remparts blancs de l'hiver (merci Robert).

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai voulu me présenter au concours l'Epine, on m'a envoyé sur les roses.
J’ai une rage de Dante, c'est comme une rage de dents mais là c'est vraiment l'enfer.
Mieux vaut avoir un ami avocat que des ennemis jurés.
Il ne faut pas s'étonner d'avoir des trous de mémoires avec toutes ces idées qui nous traversent l'esprit.

Le Belge

Le Belge est fier et orgueilleux. De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves disait Jules César avant de se faire trucider par Brutus, un brave garçon quoique beaucoup moins belge que son homonyme gérant d’une baraque à frites sur la plage d’Ostende.
A l’exception de Jacques Brel préférant la valse à mille temps, le Belge ne dédaigne pas les flonflons, la valse-musette et l’accordéon. Qu’il se prénomme Léopold, Albert ou Philippe, dès qu’un carnaval se profile il devient le roi de la fête et se prend pour un Gilles. Il est rare qu’il attende le jour de la kermesse ou du carnaval pour descendre les bières aussi facilement qu’Eddy Merckx montait les cols. Il ne faut pas donc pas s’étonner que le Manneken n’arrête pas de pisser.
Le Belge a le sens de l’humour. Il adore raconter des histoires et pas qu’une fois. Ce ne sont pas Hergé, Franquin et Devos qui vous diraient le contraire s’ils n’avaient pas été terrassés par la mort subite. Si vous cherchez à le connaître vous constaterez que l’habitant du Brabant n’est pas barbant et le Flamand rarement rosse.
Son pays, bien que peuplé en partie de Wallons n’est pas très vallonné, mais il n’en fait pas tout un plat pour autant. Ou alors avec des frites qu’il sert grasses mais toujours avec grâce et un peu de Celte en l’honneur de ses lointains ancêtres qui avaient la patate.
N’hésitez pas de prendre le train pour aller faire un passage à Nivelles et d’aller mettre un pied à Gand pour vous souvenir plus tard comme il fût joli l’Escaut quand il Tournai avant de repartir à l’Anvers.
A tantôt !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Question non existentielle ... mais quand même :

Si par les pets de dame Oclaisse, la vie ne tient réellement qu'à un fil ... serait ce donc que ce dernier soit un string ?

Re : Quelques mots d'humour...

C'est fou ces gens qui se croient plus intelligents que tout le monde alors qu'il est déjà difficile de ne pas être plus con que certains.
A force de refuser d'aborder les problèmes de fond, on finit par plonger.
Les démentis des mensonges ne sont pas toujours des vérités.
C'est dommage tous ces gens qui ont une idée derrière la tête, à peu de choses près ils l'avaient à l'esprit.

Le Suisse

Le Suisse est fier et orgueilleux. C’est un montagnard qui ne manque pas de coffre, une qualité lui permettant de remporter régulièrement la mise dans les courses de fonds et sur les cours quand il s’appelle Roger. Il a parfois le cor des Alpes à ses pieds et toujours les sommets des Alpes au-dessus la tête.
Son pays présente la particularité d’être découpé en cantons et en général quand on aime on ne compte pas, sauf le Suisse qui aime les comptes et ne s’en laisse pas conter lorsque la Bourse est en berne à Zurich.
Rappelons à cet égard que ses banques ont une telle renommée qu’il n’est pas rare que de gros bonnets aillent planquer leurs sous dans le Tessin.
Le Suisse a quatre langues, avantage le rendant d’une efficacité redoutable pour coller les timbres mais lui compliquant la tâche pour les tenir, les langues pas les timbres, et conserver sa neutralité historique.
L’une de ses traditions les plus célèbres consistait à faire des trous dans les pommes à l’aide d’une arbalète. Cette tradition qui se transmettait de père en fils quand le père savait viser est tombée en désuétude avec l’avènement du couteau suisse. Aujourd’hui le Suisse se contente de faire des trous dans le fromage, sauf à Gruyère, les plus célèbres d’entre eux ne se trouvant pas à Bâle mais dans l’Emmental. Il apprécie tellement le fromage que lorsque l’hiver arrive, il passe avec aisance de la neige fondue à la raclette.
On dit souvent que le Suisse prend son temps, c’est faux il le mesure et comme il a le sens de l’humour, il le met en boîte.
Si vous avez un peu de temps, passez lui faire un petit coucou, il a toujours un peu de chocolat de côté et vous constaterez que le Valais le Vaud bien.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Je préfère regarder le rêve ici que la réalité en face.
Les aspirations des uns font les exaspérations des autres.
Face à un problème il y a ceux qui démarrent au quart de tour, ceux qui font demi-tour et ceux qui ont déjà fait le tour de la question.
Avec le temps on fait plus facilement de vieux sots que de vieux os.

Voyages en terre trop connue

Montaigne qui ne prenait pas le train n’hésitait pas à déclarer à qui voulait l’entendre que les voyages forment la jeunesse. Si cinq siècles plus tard il avait dû prendre chaque jour son train de banlieue à Gare du Nord, nul doute qu’il aurait ajouté que les voyages font vieillir avant l’heure. Il aurait pu constater que les joies du transport ne nous transportaient pas de joie et que la vie du rail était plutôt duraille. Qui n’a pas connu les rames bondées ne peut s’imaginer le quotidien du galérien francilien, attendant fébrilement sur un quai balayé par un vent mauvais d’entrer en mêlée face à une première ligne au regard aussi glaçant que celui des All Black pendant le Haka. Les cons pressés ne sont malheureusement pas les seuls à être compressés. Cette faculté d’élasticité dont fait preuve le corps humain pour s’empiler toujours plus nombreux dans une boîte métallique de dimension finie n’a d’égale que celle d’un aoûtien pour s’insérer sur la plage de Fréjus. Avec cette promiscuité sudorifique qui même sur la ligne 5 entre Bobigny et Place d’Italie ne rappelle que d’assez loin le n°5 de chez Chanel. Chaque jour qui passe est une nouvelle étape sur le chemin de Croix-de-Chavaux s’apparentant à un pèlerinage vers Saint-Jacques de Composté en robe de Bure-sur-Yvette

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le problème avec les paroles en l'air ce sont les retombées.
La preuve que trop de travail nuit est que l'on finit par ne plus voir le jour.
Il faut éviter de parler comme un livre quand on n'est pas à la page.
Tout le monde n'a pas les capacités de se contenir face aux débordements.

L’Espagnol

S’il en est un qui est fier et orgueilleux c’est bien l’Espagnol. On peut même affirmer sans risque de se tromper qu’il a le sang chaud nourri au gaspacho, ceci expliquant que l’Espagne est un pays où les ibères ne sont en général pas froids.
Au cours de sa longue histoire, il a dû affronter des vagues d’envahisseurs venant du Nord comme du Sud, des Wisigoths aux Arabes en passant par les Vandales qui ne respectent rien, qui ont fini par le rendre allergique aux anti-Hispaniques.
Si la France a eu De Gaulle, l’Espagne de Charles n’en a eu Quint. Elle n’a pourtant pas hésité à y aller Franco en restaurant la monarchie, permettant ainsi à tous de voir la Reine sans se rendre à la corrida.
Peintre, l’Espagnol a souvent été pris en flagrant Dali de non-conformisme, ne rechignant pas à faire passer des montres molles pour des Pablo de maître ou à se faire appeler Le Greco quand il n’est pas plus grec que Miro était malvoyant.
L’Espagnol est très croyant. Dans des temps reculés, il traversait même l’Atlantique pour aller évangéliser à coups d’épées les indigènes d’Amérique du Sud qui ne faisaient pas leur ce proverbe andalous « les peuplades des terres conquises t’adorent », saignant l’Aztèque qui ne goûtait pas les tortillas. De ces voyages tourmentés il a conservé un amour immodéré pour la viande saignante qu’il a perpétué en embrochant des taureaux, une attitude pour le moins olé-olé.
Mais ne vous y trompez pas, l’Espagnol est très accueillant et aussi chaleureux que le climat de Séville au mois d’août. Allez donc faire la bombe à Grenade pour vous en assurer !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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