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Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

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forum abclf » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Messages [ 651 à 700 sur 716 ]

Re : Quelques mots d'humour...

Curieusement depuis que l'on ne trouve plus de clémentines sous le sapin les pépins s'accumulent.
C'est sûrement par nostalgie de l'école que certains se font un devoir de donner des leçons.
Un auxiliaire de vie peut-il être et avoir été ?
Faire de l'esprit c'est un peu perdre la tête.

Un vœu ça trompe énormément

Alors que l’échéance approche, il n’est pas inutile de rappeler que la traditionnelle séance des vœux du soir de la Saint-Sylvestre donne souvent lieu à des vœux pieux qui, comme leur nom l’indique, se plantent allègrement par la suite. En voici un florilège.
1er janvier 1431, Charles VII à Jeanne d’Arc : «  Cette année face aux Anglais tu porteras haut et fort nos oriflammes ! ».
1er janvier 1793, Marie-Antoinette à son mari : « Ne fais pas la tête Louis, faisons contre mauvaise fortune bon cœur, c’est la nouvelle année et on n’y coupera  pas ! ».
1er janvier 1912, sa famille à Jacques Futrelle, écrivain passager du Titanic : «  Vogue la galère et surtout la santé ! ».
1er janvier 1914, Raymond Poincaré, Président de la République, à tous les Français : « Je vous souhaite une année pleine de joies et de paix ! ».
1er janvier 1955, Elia Kazan à James Dean : « Cette année pour toi c’est la voie royale, plus rien ne pourra t’arrêter ! ».
1er janvier 1963, Jackie à son mari John : « Allez cette année c’est sûr, je t’offre une petite virée en amoureux à Dallas et on s’éclate ! ».
1er janvier 1981, Anne-Aymone Giscard d’Estaing à son mari : «  Je te souhaite un heureux second septennat et que Mitterrand tourne définitivement le dos à la politique ! ».

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La méprise est une erreur qui n’est jamais aussi grande que le mépris.
Il suffit de jeter un œil sur les kiosques à journaux pour constater que certaines manchettes donnent des boutons.
Les individus qui traitent les femmes de grues ont vraiment été mal élevés.
Les bruits qui courent ne font pas toujours des ragots qui marchent, enfin c'est ce qui se dit.

Prenez place !

Le mot place a comme chacun sait sa place dans le dictionnaire, tout comme le mot lieu mais pas au même endroit. Comme tous les autres mots d’ailleurs ou d’ici mais ce n’est pas le lieu pour en parler et la place me manque. Soit dit en passant il ne viendrait à l’idée d’aucune personne sensée de positionner le mot lieu en lieu et place du mot place sous peine de faire l’objet de remarques déplacées à son endroit.
Plus l’individu se situe en haut lieu moins il a envie de perdre sa place, d’où sa réticence à partir à la chasse ou à la pêche au lieu. N’essayez pas de la lui prendre, il vous remettra aussitôt en place. Encore faut-il savoir laquelle quand on connaît les difficultés pour trouver sa place dans la société, un lieu-commun depuis longtemps sur la place publique. Jules Verne ne disait pas autre chose quand il prédisait le manque de place sur Terre dans les années à venir alors que l’on trouvait déjà vingt mille lieues sous les mers à son époque.
Mais que les accusés n’accusent pas le coup, il y a encore de la place pour les non-lieux.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On commence par tolérer l'inacceptable et on finit par accepter l'intolérable, et réciproquement comme aurait dit Pierre Dac.
Quand on connaît des mots sur le bout des doigts, on ne les a pas sur le bout de la langue.
Beaucoup espèrent des lendemains qui chantent mais le chœur n'y est pas.
Brûler d'impatience conduit souvent à griller la politesse.

Nouvelles petites annonces

Développeur un peu enveloppé recherche programme pour garder la ligne.
Recherche interprète ayant de l'esprit pour traduire les pensées.
Collectionneur en manque de Monnet vend sur un coup de sang tableaux d’Eugène Boudin.
Responsable d’une équipe de veilleurs de nuit ne voyant plus le jour recherche collaborateurs pour ne pas se retrouver à la veille de son dernier jour.
Auteur de pièces en trois actes recherche trois pièces sur les hauteurs de Lacq.
Faits divers : un joueur invétéré arrêté par la police pour vol à la roulette. Tout porte à croire qu’il travaille en sous-main pour un bandit manchot.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Nous sommes à des années-lumière d'une humanité éclairée.
Le bénéfice du doute n'a jamais empêché la faillite de la confiance.
Paraître vieux jeu a toujours été un jeu d'enfant.
Dans un champ de vision on cultive des iris ou des lentilles ?

Choisir ses vacances c’est du boulot

Chaque début d’année c’est toujours la même histoire, la recherche de lieux de vacances n’est pas une sinécure sauf dans les cas où la destination d’une ville de cure se dessine avec évidence.
Et ce n’est pas la prolifération des offres low-cost ou last-minute qui va nous simplifier le travail. Un œil avisé pourra facilement dénicher pour une bouchée de riz un séjour d’une semaine en Thaïlande en hôtel 5 étoiles pendant la période des moussons, voyage compris de deux jours en charter avec embarquement à Amsterdam et escale à Moscou. C’est toujours le principe des soldes, vous croyez faire l’affaire du siècle et en réalité vous payez moins cher ce qui ne vaut pas plus. Mais les prix cassés ne sont pas la seule source de casse-tête, le réchauffement climatique en est une autre. L’éventail des offres s’élargit. On peut désormais pratiquer le shopping en surf ou kayak dans les rues de nombreuses villes, se baigner au cercle polaire arctique et prendre une glace avec les esquimaux locaux avant qu’elle ne fonde, passer une semaine en Californie à jouer à alerte incendie à Malibu, les nouvelles activités ludiques se multiplient à une allure proche de celle des gains des actionnaires du CAC40.Et je ne parle pas des classiques propositions de visites des sites historiques telles que les Pyramides d’Egypte, la Grande Muraille de Chine, l’Acropole, la tombe de Johnny ou les Ronds-Points français. Non vraiment choisir ses vacances c’est du boulot.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a un temps pour tout mais on n'a pas tout notre temps.
Une plaisanterie de caniveau est une faute d'égout.
C'est paradoxalement quand on nous met la pression que l'on finit par manquer d'air.
Nous vivons dans un monde où plus la population se multiplie, plus les gens se divisent.

Faits d’hiver

Les journalistes font la Une ces temps-ci et parfois bien avant d’avoir terminé leur papier. Un vent de défiance souffle sur la profession et on n’hésite pas à les traiter de vendus à l’heure où paradoxalement les journaux ont du mal à se vendre. Certains excités du bulbe vont même jusqu’à leur coller une manchette avec le secret espoir de faire les gros titres.
Si on se met à vouloir brûler des gens sous le simple prétexte qu’ils aient rédigé des brûlots, la démocratie ne va pas tarder à sentir la Russie, pardon, le roussi. Avec de tels extrémistes l’information se retrouverait sans tarder à l’article de la mort.
C’est injuste pour une grande majorité d’entre eux qui s’acharnent à couper et recouper les informations et contribuent ainsi à perpétuer la tradition des coupures de presse. Toutes les rédactions ne travaillent pas sous la dictée et beaucoup de journalistes rendraient leur carte de presse s’ils n’avaient pas toutes les cartes en main pour traiter des sujets qui fâchent. Prenons la liberté de soutenir la presse, le temps presse pour qu’elle conserve sa liberté.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

L'erreur est humaine, c'est un fait, mais on se demande parfois si l'humain n'est pas une erreur.
Ne jamais dire à une femme enveloppée qu'elle est grosse, elle risquerait de se mettre en boule.
Paradoxalement il y a une foule de gens qui se croient seuls au monde.
Restons optimistes, il est tout à fait possible de faire bonne figure quand on a une sale gueule.

Rosbeef or not rosbeef ?

Le combat entre les viandards et les végans est lancé et bien parti pour finir en boucherie. Les positions sont si tranchées que les belligérants sont incapables de tailler sereinement le bout de gras. D’un côté les traditionnalistes de la bidoche fidèles à leur foie et pour qui la selle d’agneau relève du Saint-Siège, de l’autre les adorateurs du Dieu Tofu, épeautres du quinoa sauvage, brandissant le salsifis comme crucifix pour que le monde en prenne de la graine. C’est sans issue, les premiers ne laisseront jamais filer leur faux-filet et refuseront toujours de tourner le dos au tournedos, les seconds n’accepteront la côte rôtie qu’en verre à pied, fût-elle produit par un beauf bourguignon, et s’opposeront avec les forces qui leur restent à l’envahissement des Tartares avant le dessert.
L’objectif des végans est louable en soi mais reconnaissons qu’il présente des inconvénients majeurs pour l’art culinaire et la gastronomie française. Par exemple, si vous ôtez les produits issus d’animaux des cailles farcies au foie gras, il ne restera qu’une bonne farce qui alimentera les moqueries à défaut de nourrir les convives. Mais comme on dit tous les goûts sont dans la nature et le principal est de garder la frite avec ou sans steak.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On ne sort jamais grandi en rabaissant les autres.
Quand une entreprise prend l'eau, sa liquidation coule de source.
Si vous voulez vraiment arrêter de fumer, il ne faut pas mégoter.
A l'impassible nul n'est tenu très longtemps.

Aie confiance

Peut-on encore faire confiance à un homme d’état ? En l’état on ne peut pas prétendre que la confiance règne sauf à ne pas être dans son état normal. Les multiples mises en examen de responsables politiques ne concourent pas à leur attribuer un diplôme d’intégrité. Nombreux sont les électeurs persuadés qu’ils sont beaucoup plus véreux que tournés vers eux, faisant leur le slogan rien pour tous, tout pour eux. Ce serait malhonnête si j’ose dire de réduire l’homme d’état à l’élu corrompu, rongé par la tentation de l’argent facile et cette lancinante question existentielle : lobby or not lobby ? On occulterait ainsi la soif du pouvoir, cette motivation première du gouvernant, qui ne faiblit pas en prenant de la bouteille. Avec au bout du compte toujours les mêmes qui trinquent. Reconnaissons sans l’excuser qu’être pourvu d’un égo démesuré n’est pas le meilleur atout pour mettre en place des mesures égalitaires. Alors tous pourris ? Evidemment non, quelques irréductibles incorruptibles motivés par le seul intérêt commun peuvent encore être observés dans certaines régions reculées de France mais ils font malheureusement partie des espèces à sauver d’une disparition prochaine.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut de l'esprit pour avoir de l'humour mais il faut surtout garder l'humour à l'esprit.
Le fond du problème de l'économie est que la monnaie est courante alors que l'inflation peut être galopante.
Il faut toujours se méfier des paroles en l'air, certains mots ont des retombées.
Il y a un paradoxe dans le fait d'être sans cesse obligé d'arrondir les angles alors que la Terre est ronde .

Quand ça tourne mal

Ne croyez pas que ce soit simple de se rendre à Tournai. L’an dernier je voulais rendre visite à Elvire, une amie qui avec ses courbes faisait tourner les têtes pendant ses études de droit. C’est mon droit non ? Je suis donc parti de Tournan où personne ne m’attendait pour prendre tout droit vers le Nord pour ne pas le perdre. Les choses se sont compliquées en arrivant à Houdain. A l’entrée de la ville, je demande mon chemin à un habitant du coin qui se trouvait fort logiquement à l’angle d’une rue, il me conseille de contourner la ville et comme un con je tourne. Et je peux vous assurer que lorsque ça tourne en haut de Houdain, vous êtes mal barrés. En effet, la route était barrée et comme je ne connaissais pas l’endroit j’ai pris la route d’Anvers au lieu de tourner vers Tournai. M’apercevant de ma méprise mon sang n’a fait qu’un tour et ma voiture l’a suivi pour reprendre le droit chemin. Pour couronner le tout j’arrive enfin à Tournai et là je trouve Elvire toute retournée à cause de son lait qui avait tourné. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.
Cette histoire m’a rappelé que tout jeune déjà je ne voulais pas filer droit et que j’avais passé quelque temps dans une maison de redressement rue Lecourbe après une virée du côté de la Maltournée qui avait mal tourné.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les gens qui sont partants pour tout et qui n'arrivent à rien n'ont vraiment aucun sens de l'orientation.
Paradoxalement le plagiat en poésie n'est pas piqué des vers.
Pour vous rendre à l'évidence, au carrefour de la réflexion prenez l'avenue de la logique, vous ne pouvez pas vous tromper, elle est à sens unique.
Si les revenus des personnes âgées continuent de baisser nous n'aurons bientôt plus les doyens.

A l’impôt cible, tous tenus

Bien avant l’arrivée de l’impôt sur le revenu, l’impôt revenait déjà régulièrement. De l’Antiquité au Moyen-âge la levée de l’impôt ne faisait pas un pli contrairement à la levée du courrier, tout en se révélant facteur de craintes que l’on pourrait qualifier de patentes tellement il était risqué d’essayer de s’en affranchir. Il fût un temps où les petits devaient payer la taille avec peu de moyens, le tour de taille apparaissant déjà comme un sujet de préoccupation pour nos concitoyens alors que la famine sévissait beaucoup plus que le combiné Big Mac –Frites – Coca, ce dernier n’ayant manifesté son pouvoir dévastateur que bien longtemps après la chute de l’Ancien Régime.
Autant l’Homme rechigne rarement à être mis à contribution pour payer un pot, à l’exception de l’amnésique radin qui oublie l’existence de son portefeuille, autant payer l’impôt lui donne la déplorable impression de se tuer à la taxe. On peut sans aucun doute affirmer qu’il est de naissance et d’essence sourd à l’impôt et ce n’est pas la multiplication des prélèvements obligatoires qui lui fera entendre raison. Je vais donc m’arrêter là de peur d’être taxé sur la valeur ajoutée, ce qui vous en conviendrez ne vaut pas le coût.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

L'absence de compliments peut vite devenir critique.
Les gens qui ont toujours réponse à tout ne se posent jamais de questions.
Quand on commence à tutoyer les sommets, on ne vous voit plus.
Les statistiques montrent que de nos jours les femmes sont beaucoup plus lentes à trouver l'époux.

Vive la ville !

On ne mesure jamais assez la chance que l’on a de vivre en ville. Pas de coq enroué pour tuer dans l’œuf nos velléités de grasse matinée les pattes dans le fumier, le coq, pas nous, mais le chant mélodieux du camion-benne terrassant l’ordure aux premières lueurs de l’aube. En ville point de fumier, si l’on excepte celui qui laisse son chien se soulager devant l’entrée de votre immeuble. Rien ne remplace ce parfum enivrant de dioxyde de carbone délicatement relevé de cette petite touche d’ozone qui fait son charme et que l’on ne retrouve dans aucune forêt des Vosges ou du Jura, je vous le jure. On se rend joyeusement sur son lieu de travail en véhicule personnel et pas une journée ne se passe sans un coup de klaxon amical de l’un, un petit geste du bras ou du doigt de l’autre, témoignant d’un esprit de camaraderie que l’on ne retrouve que chez les moines trappistes et les bonzes amis, et encore, lorsqu’ils sont bien lunés. Et ne parlons pas de cette admirable proximité, pour ne pas dire promiscuité, qui fait notre bonheur quotidien dans les transports en commun, ces lieux uniques où l’on sent la chaleur humaine transpirer tout en arrivant à bons pores. Franchement si on devait organiser un vote, je ferais campagne pour la ville.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il est absurde de faire porter le chapeau à celui qui a perdu la tête.
Je voulais devenir chanteur mais j'ai vite déchanté, ce n'était pas ma voix.
Quand un peuple se soulève, il faut s'attendre à des retombées.
Il est compliqué de tisser des liens avec des gens qui n'entravent rien.

Des mots aux abonnés absents

L’irruption de l’informatique nomade dans la vie courante a notablement modifié la communication entre les individus. Les émoticônes ont instauré un nouveau langage des signes à faire passer les utilisateurs de smartphones pour des sourds-muets. Le langage rapide, introduit par les textos et autres SMS, est entré dans le langage courant au pas de course. On assiste ainsi à un retour vers nos lointaines origines, à la version 1.0 du langage de nos ancêtres préhistoriques construit sur des onomatopées et grognements en tous genres, l’homme des cavernes ayant laissé place à l’homme des petites lucarnes, pas beaucoup plus éclairé. L’essor du langage numérique a porté sans mot dire un rude coup à l’écrit, sans compter les effets collatéraux sur l’orthographe avec un correcteur automatique sur lequel on ne peut vraiment pas compter. Au point que déchiffrer un message aurait été source de spleen pour Baudelaire alors que Victor Hugo n’aurait pas manqué de traiter son auteur de misérable, effaré par de telles contemplations. On en arrive au paradoxe que plus les gens passent de temps en ligne, moins ils arrivent à aligner deux mots sans faute. Franchement pas LOL et pas beaucoup plus MDR.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Depuis le temps qu'on soutient mordicus, il n'a toujours pas été élu
Quand on ne s'entend plus, mieux vaut ne plus se parler pour éviter les dialogues de sourds.
Passer une année en seconde reste quand même à cette heure le plus beau pied-de-nez au temps qui passe.
On écrit des lettres enflammées et on se retrouve à fonder un foyer.

Secrets d’auteurs

Les auteurs sont souvent des individus qui ne se livrent qu’à l’écrit et qui se retrouvent vite à l’ouvrage lorsqu’il s’agit de parler d’eux. Je m’en vais combler cette lacune pour quelques-uns d’entre eux.
Jean-Jacques Rousseau qui était beaucoup plus suisse que Stéphane Bern et pas plus douanier qu’imbécile, a fini par écrire son contrat social en rêvant pendant ses promenades en solitaire.
Charles Baudelaire, grand poète mais piètre horticulteur, célèbre pour avoir eu du mal avec les fleurs contrairement à Jean Racine qui, s’il avait vécu à notre époque, serait parvenu comme une fleur à devenir un génie de la Hifi.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, longtemps lassé d’être pris pour un tartuffe et un malade imaginaire par les femmes savantes et de supporter leurs fourberies d’escarpins, devenu un bourgeois gentilhomme un peu misanthrope en n’étant pas avare de ses efforts.
Jean de la Fontaine, conteur très affable dont les écrits coulaient de source et dont la vocation était apparue après avoir reçu une lettre d’un corbeau.
René Descartes, mathématicien et philosophe qui avait plus d’un atout dans son jeu et voulait toujours avoir raison sur la méthode.
Alfred de Musset, poète du 19ème, que l’on croisait de temps à autres à la patinoire des Buttes-Chaumont mais qui ne badinait jamais avec l’amour.
Stendhal, célèbre daltonien qui s’est distingué avec le Rouge et le Noir mais qui était incapable de distinguer le vert du bleu.
Guillaume Apollinaire, autre poète né à Rome qui ne se refusait jamais un petit vers près du pont Mirabeau avant de se noyer dans ses Alcools.
Quant à Marcel Pagnol, peu savent qu’il écrivit sa célèbre trilogie après s’être retrouvé Fanny lors d’une partie de pétanque sur le Vieux Port avec ses copains d’enfance Marius et César.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Quand la femme s'épile, l'homme s'efface.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : Quelques mots d'humour...

L'humour est une équation du second degré impossible à résoudre par des esprits du premier degré.
Comme dirait un hépatique qui a gardé la foi, il faut que jaunisse se passe.
Ma voisine espagnole a récolté une amende pour tapas nocturnes.
Je préfère un rire d'arrière-cour à un sourire de façade.

Bon pour rester mauvais

L’Homme est-il bon ? Cette question métaphysique que nombre de cannibales vivant à l’époque de Kant se posaient avant de passer à table, reste d’actualité à l’époque de Bernard-Henri Lévy qui est à la philosophie ce que le cheeseburger est à la gastronomie. On peut sérieusement en douter tellement les faits démontrent que l’Homme ne rate pas une occasion d’emmerder ses semblables, surtout s’ils sont différents. Toutes les occasions sont bonnes pour être mauvais. Et paradoxalement l’Homme devient mauvais pour des histoires de pouvoir et de biens, de possession de biens pour être précis, car on n’est jamais assez précis comme le rappelait Charles-Félicien Tissot en terminant sa première montre à gousset le 2 février 1860 à 15h12. Une peau de bête, un âne, un petit bout de terrain, une frontière imaginaire, un Dieu non moins imaginaire, une place de parking, une zone de pêche, une queue de poisson, tout est prétexte à chercher des poux dans la tête des autres et peu importe qu’ils soient chauves. Certains illuminés ont bien tenté d’inverser la tendance en prônant la paix entre les Hommes, aimez-vous les uns les autres, aime ton prochain comme toi-même, mais au regard du résultat on peut aisément en déduire que l’Homme ne s’aime pas beaucoup et qu’il n’est pas encore près de se foutre la paix.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Plutôt que de viser la paix éternelle, si on se contentait d'une paix durable ?
Paradoxalement, prendre son temps donne l'impression de le perdre.
Vous avez remarqué qu'une femme enceinte est toujours très entourée ? D'où son nom.
Les critiques gratuites finissent toujours par se payer.

Rumeur aux petits oignons

•    N’écoutez pas les mauvaises langues, cette recette peut très bien être une réussite avec une rumeur de bonne qualité
•    On en trouvait facilement il y a quelques années chez Félix Potin au rayon poissonnerie, près des beaux bars. Aujourd’hui c’est grâce au bouche à oreille que l’on déniche les plus beaux spécimens
•    Une fois dégotée la bonne rumeur, récupérez deux bottes d’oignons, les bottes allant toujours par paires, l’oignon faisant la force de la rumeur
•    Comme il est facile d’en faire tout un plat, placez la rumeur dedans
•    Ajoutez un peu de sel et saupoudrez de levure, une rumeur qui manque de sel ne sera pas relevée
•    Laissez mijoter à feu doux pendant le temps qu’il faut et dans le même temps occupez-vous de vos oignons, la rumeur s’occupant des oignons des autres
•     Vérifiez que la rumeur gonfle bien en touillant à intervalles réguliers pour qu’elle occupe tout l’espace, sans vous laisser distraire par les bruits du couloir
•     Lorsque l’ampleur souhaitée a été atteinte, elle est prête à desservir
•     N’oubliez pas d’ajouter les oignons, une rumeur sans oignons est à pleurer
•     Présentez-la sur un lit de salades pour rehausser son goût, la salade s’accommode très bien de la rumeur
•    Accompagnez le tout d’une bonne bouteille de Château Ragot, un bon cru qui aidera à faire passer la rumeur

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La voiture sans chauffeur, le train sans conducteur, le supermarché sans caissières, le restaurant sans serveurs, et bientôt la mer sans îles, l'avion sans ailes et le monde sans hommes.
Une mer ne sera jamais aussi démontée qu'une belle-mère peut être remontée.
Quand on a une dent contre quelqu'un mieux vaut prendre le mal à la racine pour éviter qu'une succession d'amalgames finissent par nous plomber.
Les jeunes envieux vieillissent très mal.

En passant par Vitré

L’autre jour je pars de chez mon ami Patrick, de Vaires sur Marne, pour me diriger vers Vitré. En passant par Verrières, j’en profite pour faire un détour par le meilleur marchand de glaces de la région situé près de la miroiterie. Car il faut bien le dire ses glaces reflètent un vrai savoir-faire et se démarquent nettement des glaces de Bry qui ne cassent rien. Je repars de Verrières et à peine ai-je eu le temps de déclamer quelques vers que j’arrive aux portes de Vitré. Juste à temps pour entamer une partie de pétanque avec des copains vitriers et là, vous me croirez si vous voulez, mais j’ai fait un carreau qui les a laissés de glace, il faut les comprendre, ils en voient tous les jours. Le maire de Vitré célèbre dans la région pour sa transparence, quoique moins connu que la mer de glace, est venu nous serrer la main. Il s’était fait connaître quelques années plus tôt en nettoyant la baie de Morlaix. On a tous finis au bar et quelques verres plus tard beaucoup avaient les yeux vitreux même Robert, une véritable armoire à glace qui d’habitude tient bien le verre. Mais c’est la tradition chez les Vitréens, tout finit toujours autour d’un verre.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les gens partants pour tout et qui n'arrivent à rien n'ont vraiment aucun sens de l'orientation.
Le dégoût est là où la nausée abonde.
Dans la vie quand on n'a pas de pot il faut avoir du bol, sinon on boit la tasse.
Elle s'était mariée avec un bon parti et un jour il est parti pour de bon.

Les racines du boulot

Dès son plus jeune âge l’Homme est soumis à ce commandement loin d’être divin : tu devras travailler pour gagner ta vie. Une injonction traumatisante pour une espèce naturellement encline à écouter les cigales plutôt qu’à imiter les fourmis. Car il faut bien se rendre à l’évidence à défaut de se rendre à l’ennemi, beaucoup n’ont pas la bosse du travail et il y a du boulot pour les faire bosser. Alors que les plus enthousiastes ne rechignent pas à entreprendre les douze travaux d’Hercule, d’autres reculent devant un travail dans un kebab turc. Il faut dire qu’on y bosse fort. Certains parmi les plus dubitatifs face aux bienfaits présumés du travail vous diront que chercher à gagner sa vie peut parfois conduire à la perdre. D’ailleurs comme disait Coluche, s’il y a une médecine du travail c’est bien que le travail est une maladie, non ? Mais c’est un fait reconnu, on ne peut pas avoir l’argent du labeur sans le labeur, que l’on soit ou non le mari de la crémière. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, métier dont l’avenir reste toutefois incertain, mais le principal comme aimait à le rappeler Steve Jobs, c’est d’en trouver un. L’ironie du sort s’en mêlant, ne pas en trouver finit par vous travailler. Je vous laisse, le travail m’appelle.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La vie est faite de compromis et de cons qui promettent.
Un mot de travers suffit pour se quitter en mauvais terme.
Le pire des paradoxes est que l'on puisse atteindre des sommets dans la bassesse.
Je ne supporte pas le saké, ça me donne des renvois.

Le fayot fait toujours recette

Le fayot est une espèce aussi vieille que l’Homo Sapiens dont la faculté d’expansion et la ténacité n’ont rien à envier au chiendent et à la bêtise dans son état le plus fondamental. Là où le pouvoir s’installe, le fayot se répand à la vitesse d’un pet sur une toile cirée. Tout comme l’encenseur n’a pas attendu l’arrivée de l’élévateur pour monter en charge, le lèche-botte ne recule pas devant le mocassin Weston ou l’escarpin Louboutin. Le fayot s’apparente à la mouche à merde dans sa capacité à jouer avec plus ou moins de talent le lèche-cul sans tourner autour du pot. De tous temps, le courtisan, le flagorneur, sont passés maîtres dans le maniement de la brosse à reluire, s’extasiant devant l’insignifiant, minaudant devant l’insipide, s’enthousiasmant devant le néant avec des élans dignes de ceux de l’astronome devant un trou noir. Le groupe de fayots, autrefois appelé la cour avant la disparition des concierges, est encore plus redoutable. Ses membres redoublant de mièvrerie, de ricanements complaisants et de langage sirupeux face à la concurrence féroce, transformant la table du repas en table à louanger dans l’espoir de récolter un jour le fruit de leurs flatteries. L’extinction de la secte des adorateurs n’est vraiment pas à l’ordre du jour et l’avenir de l’espèce est assurée. Pour le fayot la fin des haricots n’est pas pour demain.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, un ciel de traîne s'accompagne souvent de précipitations.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : Quelques mots d'humour...

Il ne faut rien laisser au hasard, il le prend tout seul.
Écoutez le silence, il vous parle sans maudire.
Difficile de se porter comme un charme quand on a trop de bouleau.
Le véritable progressiste est celui qui ne recule devant aucune avancée.

Vive les mots !

Sans mots l’Homme serait bien embêté. Pour s’en convaincre il suffit de constater la gêne de celui qui cherche ses mots. Ecrire une lettre sans mots serait aussi stupide que d’écrire un mot sans lettres, le cachet de la poste ne faisant absolument pas foi.
Finis les abus de langages, les gros mots, les mots doux, les mots de travers, les mots d’excuses, les mots plus hauts que les autres, les mots passants dans les livres et les livres de Maupassant. Larousse ne serait qu’une femme avec des points comme ce n’est pas permis et le Petit Robert ne serait au mieux qu’un petit Saint. Il nous faudrait parler sans rien dire alors que les mots nous permettent de parler pour ne rien dire, trouver d’autres voies de communication, parler avec les mains, méthode expérimentée avec un certain succès par les Italiens mais qui, si elle s’était généralisée, aurait fait passer les manchots pour des muets. La parole pourrait être remplacée par des grognements, des sifflements, des cris, autre méthode expérimentée cette fois par l’Homme de Cro-Magnon et les supporters italiens ou pas, mais reconnaissons-le dont les nuances s’éloignent sensiblement de celles des rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau. En conclusion, estimons-nous heureux d’avoir des mots, même avec le voisin, car mieux vaut être en mauvais termes que de mettre un terme aux mots. C’est le mot de la fin.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il n'y a jamais trop d'art pour bien faire.
Si on vous met en joue à Menton, je vous déconseille de faire front.
Je ne connais aucune voyante qui cherche à passer inaperçue.
Ne dites pas à un pêcheur qu'il cherche à noyer le poisson, il va prendre la mouche.

A dada sur mon bidet

Depuis que l’Homme a décidé de ne plus avoir les deux pieds dans le même sabot, il voue une passion galopante pour la race chevaline. Il faut dire que bien avant l’arrivée d’Afflelou, lassé de sa grotte qu’il ne pouvait plus voir en peinture rupestre, il a ménagé sa monture pour voyager loin.
Sans son coursier favori, le manège de l’Histoire n’aurait pas tourné dans le même sens. Point de chevalerie et des preux chevaliers qui vont avec, tout juste aurions-nous eu droit à des histoires de cochonnerie si le porc avait remplacé le destrier, les porcs épiques supplantant les sports hippiques. Les tournois du moyen-âge auraient laissé place à des duels de perchistes ou à des joutes nautiques mais à l’époque ils n’étaient pas assez à Sète pour se contenter d’eau. La police montée serait redescendue et les cavaliers en auraient été réduits à entrer dans la danse. Une telle absence d’équidés aurait été ressentie comme une injustice et sans pur-sang il ne fait aucun doute qu’il aurait manqué quelque chose. Mais comme on dit à Vincennes, le cheval est toujours à l’arrivée et un pour tous tous bourrin !
A dada sur mon bidet, prout, prout cadet.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

C'est bien d'être un artiste engagé encore faut-il trouver du boulot.
On commence par tailler la bavette et on se retrouve à manger le morceau. On finit toujours par se mettre à table.
Il est déconseillé de se lever du pied gauche pour élever un pied-droit.
Une belle-mère à déjeuner c'est souvent la mer à boire.

Blabla car

Le langage de l’homme a beaucoup évolué depuis l’irruption de la bagnole sur les grands boulevards, et pas seulement dans le style fleuri du « Eh connard, t’avances ? » qui depuis Richelieu a peu de chances de vous conduire aux portes de l’Académie française. Le vocabulaire de tous les jours carbure beaucoup à l’essence malgré l’augmentation du prix à la pompe. Augmenter le prix des pompes n’arrangerait pas le problème mais là n’est pas la question. Un écart de conduite et vous êtes mis à l’amende, difficile de ne pas respecter les codes de la société sans tomber dans le panneau. Tout non-sens est interdit et je ne parle pas du contresens qui par définition va à l’encontre du bon sens. On croise bien quelques rentre-dedans mais mieux vaut se garer pour éviter la sortie de route. Vous arguerez que les difficultés de circulation ont largement précédé le moteur à explosion chez les cardiaques et que les bouchons sur les grandes artères ne se limitaient pas au cœur de Paris. Certes, mais ça ne m’empêchera pas d’embrayer sur les problèmes de direction qui peuvent mal tourner. Sachant que monter dans les tours conduit au surrégime, il est préférable de mettre les freins pour prévenir tout emballement. Je coupe donc le contact là-dessus

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les gens qui mènent une vie sans histoires ne se la racontent pas.
On consomme, on consomme, mais on est loin de se trouver dans une satiété de consommation.
Le pessimiste pense que le calme précède la tempête, l'optimiste pense que la tempête précède le calme, le réaliste ne pense pas, il achète un ciré.
A force d'être rabaissé et de ne pas se sentir à la hauteur, on finit par devenir mal élevé.

Petites annonces

Spécialiste des instruments à cordes recherche morceaux de musique de chanvre.
Dentiste passionné par son métier recherche pour sa retraite palais proche de l’Isle-Adam.
Anticonformiste recherche chaussures montantes pour descendre les poubelles.
Madeleine, banquière ayant bons fonds, cherche financier pour partager durablement le gâteau.
Gérant d’un magasin de cycle dans la difficulté échangerait pignons de roue contre pignon sur rue.
Voyante extra-lucide sur son avenir propose extras pour l’assurer.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le vote à bulletins secrets c'est porter au pouvoir des gens qui ne font pas ce qu'ils disent par des gens qui ne disent pas ce qu'ils font.
On commence par s'emmêler les crayons et on finit avec une mine défaite.
On peut camper sur ses positions mais on risque fort de rester dans l'attente.
C'est certainement parce que la vie est magique qu'elle nous joue des tours.

Rire de rien avec tout le monde

On ne peut plus rien dire. A peine évoqués les sujets sont déjà tabous. Au moins à l’époque des Desproges, Coluche et consorts, on pouvait se lâcher sans crainte de se faire lyncher. Ce temps est révolu. Imaginez le tollé aujourd’hui si un romancier pris la main dans le sac avouait qu’il avait fait appel à un noir africain prénommé Mamadou pour écrire son bouquin et déclarait « c’est vrai, Mamadou est mon nègre». Et je ne vous dis pas s’il l’avait payé au noir. Qu’un Clermontois ne se hasarde pas à déclarer qu’au niveau pingrerie un auvergnat vaut deux juifs sous peine d’être vilipendé par l’Amicale des Ecossais de France, sans toutefois être attaqué en justice, un sou est un sou. A éviter également les plaisanteries sur les culs-de-jatte qui ne marchent plus du tout et celles sur les manchots vous exposant à un risque majeur de vous faire tomber dessus à bras raccourcis. Pas de dérapages sur les petits, les gros, les femmes, les Belges, et encore moins sur les petites grosses de Bruxelles. Toute tentative d’humour sur les aveugles serait mal vue, et sur les sourds serait source de malentendus. Ne vous aventurez pas à déclarer comme Sacha Guitry « Si la femme était bonne, Dieu en aurait une », sous peine de vous mettre à dos une armée de harpies féministes prêtes à vous arracher les yeux et de Femen aux seins nus protestant contre votre sexisme ostentatoire. On ne peut même pas rire sur les végans sans risquer une boucherie, c’est dire. Une petite vanne sur les papillons nains des Nouvelles-Hébrides semble toutefois encore possible, l’association de protection de cette espèce se trouvant à ma connaissance toujours à l’état larvaire. Mieux vaut en rire.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il a voulu retourner l'opinion, l'opinion lui a tourné le dos.
Si ça se trouve, tout n'est pas perdu.
Je connais un type qui aime tellement l'ordre qu'il passe pour un dérangé.
J'ai essayé de discuter avec un diplomate sur la ligne Paris-Brest et bien je peux vous assurer que ce n'est pas du gâteau.

Venons-en aux fêtes

L’Homme fait la fête depuis aussi longtemps qu’il fait sa fête à ses congénères. Cette manifestation réitérée d’une joie exubérante et tapageuse aussi éphémère qu’une lueur d’humanité dans le regard d’un extrémiste religieux est-elle bien raisonnable ? Par exemple cette manie de fêter l’arrivée d’un nouveau-né qui au mieux risque d’anéantir votre sommeil, votre patience et votre compte en banque et au pire votre réputation paraît tout-à-fait inconsidérée. Et je ne vous parle pas de l’inconscience d’Alois et Klara Hitler qui ont joyeusement fêté la naissance de leur fils Adolf en buvant du schnaps, ajoutant l’indécence au mauvais goût. Fêter chaque nouvelle année et chaque nouvelle bougie sur le gâteau, revient à célébrer avec insistance les passages aux barrières de péage de l’autoroute qui mène à la mort en sombrant dans une extase hébétée confinant au coma éthylique. Et ces fêtes de mariage ou des invités ne gagnant pas à être connus vous imposent des chansons d’un ridicule côtoyant l’indigence, dont les refrains font passer Patrick Sébastien pour un chanteur à texte, et n’hésitent pas à enchainer avec des danses mêlant chenilles et canards à vous faire douter du bien-fondé de la théorie de l’évolution. On s’étonne qu’après ça, la moitié des mariés divorcent de leur moitié… Seule la fête annuelle de l’andouille trouve grâce à mes yeux en étant la seule à annoncer la couleur.
Force est de constater que d’une manière générale la fête n’élève pas l’Homme mais lui remonte le moral et le taux d’alcoolémie. Quand on sait qu’une sale défaite est l’holorime d’une salle des fêtes, la méfiance devrait néanmoins être de mise. Sur ce je vous laisse, j’ai mon anniversaire à fêter.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Entre les gens qui ne disent pas ce qu'ils pensent et ceux qui ne pensent pas ce qu'ils disent, je m'autorise à penser qu'ils feraient mieux de ne rien dire.
Les gens qui refusent de partager finissent par diviser.
Quand on manie la langue de bois, on ferait mieux de stère.
Je n'ai jamais compris l’utilisation du mot soupirant alors que le gars n'est pas encore marié.

Vins sur vins

Le Français pourrait-il vivre sans vin ? Je précise à dessein le Français et non l’Homme en général, les indigènes d’Amazonie et de l’Ile de Pâques pour ne citer qu’eux se passant très bien du Châteauneuf du Pape récoltant millésime 2016. Et se passant également très bien du Pape, de son vin de messe, et de tout ce qui peut rapidement nous saouler. Le Français se passe dans l’ensemble lui-aussi très bien du Pape mais ne renie pas une foi fervente en Saint-Emilion, Saint-Joseph ou Saint-Julien. Comme quoi dans le domaine des crus, mieux vaut s’adresser à ses saints qu’au Bon Dieu, ce dernier conservant toutes fois, pardon, toutefois, son statut de grand cru au bénéfice du nombre de ses croyants. Il est vrai que dans nos contrées les vins se sont multipliés au fil des siècles plus rapidement que les pains au point de générer des embouteillages dans les régions où les vignes se marchent sur les pieds. Hélas, cet engouement vinicole autorise certains adeptes à ne pas faire la différence entre un vin de table en cubitainer de 2018 et un Gevrey Chambertin 1er cru de 1996, soulignant un peu plus une déplorable perte de valeurs qui m’incite à m’en rejeter un derrière la cravate. Les canons au bar de Navarone ou d’ailleurs ne sortent pas tous des meilleurs fûts. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse comme le soulignait Musset qui ne crachait pas sur le Morgon quand il ne se tapait pas George Sand, peut-être mais il y a des limites. Avouons tout de même que de qualité supérieure ou de qualité à déboucher les sanitaires, l’absence de vins laisserait la gastronomie française en carafe et plongerait les œnologues dans un profond dégoût. Car pour paraphraser Pierre Dac, le vin d’ici vaudra toujours plus que l’eau de là.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Un bruit qui court c'est souvent une rumeur qui marche.
Contrairement au bourgeon le bourgeois n'est pas là pour vous faire des fleurs.
On ne peut pas se complaire à plaire aux cons.
Le deuxième regard est une façon d'y voir plus clair en voyant double.

Les congés sous un autre angle

Les congés payés sont ces moments merveilleux où le salarié est payé à ne rien faire tout en étant en bonne santé, lui permettant ainsi de goûter aux joies du farniente en se glissant le temps des vacances dans la peau d’un député européen moyen dont l’assiduité au travail n’est plus à démontrer. Malgré cet avantage indéniable on rencontrera toujours des individus qui paieraient pour éviter les congés, par peur de devoir repeindre les toilettes ou d’aménager les combles sous les injonctions d’un conjoint totalement imperméable aux dispositions du Code du Travail. Ces derniers restent néanmoins minoritaires face à tous ceux qui s’en paient pendant leurs vacances. Notez pourtant que ces congés ne sont pas sans risques. Combien n’ont pas croisé au détour d’une serviette sur une plage bondée, la peau déjà rougie à feu vif suintante de crème haute-protection du collègue de bureau plus bedonnant que bidonnant, expert en plaisanteries de corps de garde qui ne font plus rire depuis l’armistice de 1945 les soldats du 5ème régiment d’artillerie de Metz, c’est dire. Certaines promiscuités sont plus difficiles à vivre que d’autres, confirmant s’il en était besoin qu’il arrive que nos congés payés puissent nous coûter.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut battre le fier pendant qu'il est sot.
J’ai voulu assister à une réunion des Alcooliques Anonymes mais la salle était bourrée.
Beaucoup craignent que la mer monte, personnellement je crains plutôt que ma belle-mère descende.
C'est un paradoxe mais plus le vin est bon, plus il nous met l'eau à la bouche.

Plateau de fromages

Manger du fromage ne signifie pas être à l’abri des mots, Brie de Meaux ou pas, je m’en vais vous le compter par le menu :
Le Comté, le fromage qui compte en étant loin de la Somme.
L’Emmenthal, qui vous donne la mémoire des trous.
L’Epoisses, vous avez de la chance d’en avoir.
Le Bleu, le fromage qui vaut le coup.
Le Chaussée aux Moines, inspiré de l’odeur de sainteté des moines qui se déchaussent.
L’Abondance, son absence provoque un manque.
La Tomme, qui se marie très bien avec les champignons.
Le Vieux Lille, avec lui vous ne perdez pas le Nord, vous le sentez venir.
Le Salers pour les travailleurs, car il est bien connu que toute peine mérite Salers.
Le Banon, le fromage qui ne se refuse pas.
Le Caillebotte, pour ceux qui peuvent voir le fromage en peinture.
Le Maroilles, pour les dyslexiques qui font les marioles.
Et si vous n’aimez pas le fromage, il faut de tout pour faire un monde, vous pourrez toujours me rétorquer comme à l’école « ferme ta boîte à camembert ! ».

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Paradoxalement, plus on nous mène en bateau, moins on arrive à bon port.
Ne rien laisser paraître de ses sentiments c'est mission impassible.
Il m'arrive de lire des textes tellement creux qu'ils n'ont aucun fond.
Mieux vaut trouver une véritable échappatoire que de s'encombrer de faux-fuyants.

Quelques lignes sur un point

Le point est un mot tellement utilisé dans le langage commun que l’on n’a pas hésité à en faire un magazine, c’est dire à quel point il marque les esprits.
A la longue faire le point peut fatiguer. On ne compte plus les navigateurs qui, lassés de le faire en permanence, se sont mis à la pêche à la ligne. Certains préfèrent en découdre avec les points, droits ou en zig-zag, plutôt que d’en découdre d’un crochet du poing droit et d’avoir recours aux points de suture.
On peut bien tenter de suspendre les points mais il en reste toujours trois. Qu’ils soient forts ou qu’ils soient faibles, on ne peut y échapper. Vous arrivez en retard on vous rappelle la ponctualité, vous êtes à l’heure vous arrivez à point nommé. Je m’arrête sur ce point pour rappeler qu’on nomme de plus en plus les ronds-points, allant jusqu’à en nommer certains rond-point Raymond Poincaré au mépris des règles les plus élémentaires de la géométrie. Non contents d’opposer quotidiennement des points de vue, nous nous cherchons des points communs pour ne pas laisser prédominer les points de divergence qui nous laissent mal en point.
Je cherchais un point marquant pour terminer en point d’orgue mais certaines chutes ne tombant pas à point, je me contenterais de citer cette mise au point de Pierre Dac : le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l'un de l'autre. Un point c’est tout.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La Provence ce n'est pas chantons sous la pluie mais santons sous le soleil.
Tomber sous le charme est toujours plus agréable que chuter comme un gland.
Si la conversation vous rase, coupez court.
On peut très bien faire bonne impression en n'étant pas du toner.

Livre échange

Changez une lettre aux mots vivre et libre et vous obtenez livre. Un hasard ? Je ne crois pas. Le livre a toujours été un instrument de liberté, de savoir, parfois de propagande, véhiculant toutes les émotions sans lesquelles la vie serait mortelle avant l’heure. Sans en faire des tomes, il n’est pas inutile de rappeler que le livre trouve ses racines dans l’arbre qui, bonne pâte, lui a réservé ses meilleures feuilles en laissant à l’auteur le soin de se casser le tronc. Ceci expliquant sans doute que le livre soit enraciné dans notre culture et qu’il soit impossible de ne pas réussir à dénicher un ouvrage qui nous branche. Plus l’auteur met du cœur à l’ouvrage et plus l’ouvrage nous tient à cœur. On a beau tourner la dernière page, l’histoire poursuit son chemin en laissant à notre imaginaire le soin d’y donner suite. La magie du livre c’est Huis clos qui nous ouvre des portes, les misérables qui nous enrichissent, l’étranger qui nous devient familier, c’est ne pas avoir la sensation de perdre son temps à la recherche du temps perdu, c’est croire aux fables sans passer pour un tartuffe. Son souffle c’est le souffle de la vie et ce n’est pas Frédéric Mistral qui nous démentira. Je vous le dis, on ne badine pas avec l’amour du livre.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Merci Pierre de Jade.

Avec nos pensées nous créons le monde. Bouddha

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a un temps pour tout mais on n'a plus le temps de rien.
L'avenir se conjugue à l'imparfait du futur et aux impératifs du conditionnel.
Il faut savoir peser ses mots et éviter d'en faire des tonnes.
J'ai toujours trouvé bizarres les gens qui ne sont pas curieux.

Argent content ?

Quand on observe les dégâts causés par l’argent depuis des lustres on en vient à se demander si l’âge d’or de l’humanité ne remonterait pas à l’époque où il ne circulait pas, soit bien avant l’âge de bronze. Nul besoin de frapper la monnaie pour frapper la population au porte-monnaie, puisque toutes les formes de monnaies d’échange ont existé au cours des âges. Les Aztèques commerçaient avec des fèves de cacao, avec un nombre croissant d’acheteurs et de vendeurs à se retrouver chocolat après les transactions. Les Romains et des peuplades africaines utilisaient le sel pour saler certaines additions, donnant naissance plusieurs siècles plus tard à l’expression « toute peine mérite salière ». L’argent a pris de plus en plus de valeur au fil du temps, passant de la bourse ou la vie des bandits de grands chemins à la vie de la Bourse des magouilleurs à grande échelle. Plus les années ont passé et plus les lois de la chimie ont été mises à mal, la concentration de l’argent permettant à certains de rouler sur l’or et de se faire des couilles du même métal. De l’avare on a fait une pièce, comme s’il n’en avait pas déjà assez. Les Picsous devenant de plus en plus Dingos se sont multipliés et ont rapidement muté en Rapetous. La mécanique s’emballe et cent balles ça ne vaut plus grand-chose. A ce rythme-là, l’argent va finir par régler le compte de l’Homme. Fait-il toujours le bonheur ? On est même plus très sûrs qu’il fasse celui des riches.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut faire face à ses obligations que tourner le dos à sa liberté.
Si on vous accuse de parler comme un livre, ne laissez rien paraître.
Combien de qualités nous font défaut ?
Suivre quelqu'un les yeux fermés reste le meilleur moyen de se casser la gueule.

Bruits de box

Les vénérables et traditionnels bruits de couloirs et autres bruits de chiottes ont passé la surmultipliée depuis les réseaux sociaux et le haut débit. Même plus le temps de sortir des chiottes que le bruit a déjà fait le tour du monde. Et si l’argent n’a pas d’odeur, le bruit peut facilement sentir mauvais. Le bruit on ne le voit pas venir mais on le sent passer. L’essentiel est de faire le buzz, et le buzz c’est tout aussi bien le bruit de l’abeille qui fait son miel que celui de la mouche à merde. Contrairement au suppositoire, plus le bruit est gros, mieux il passe. Et comme au cinéma, plus les acteurs sont célèbres et plus le succès a des chances d’être au rendez-vous. Annoncer qu’un ministre a tapé dans les caisses de l’Etat se propagera beaucoup plus vite que s’il s’agissait de Robert Dupont domicilié avenue Roger Salengro à Villetaneuse pris la main dans le sac à chaparder deux canettes de bière au Carrefour de Deuil-la-Barre. Un ministre occupant un HLM à Villetaneuse pris à voler des canettes dans un Carrefour du 93 aurait peu de chances de réussite, les gens sont cons mais tout de même. Comment séparer le bon grain de l’ivraie et l’intox du dire vrai ? Commencer par tourner sept fois la souris sur le tapis avant de retweeter l’info, recouper l’info avant qu’elle ne découpe les personnages concernés, vérifier les sources avant qu’elles ne les noient. Car pour en revenir aux mouches, une fois pris dans la Toile, il est difficile de s’en sortir …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il ne faut pas se mentir, le mensonge est partout.
Conseil canicule : si vous êtes en nage, buvez la tasse.
L'amour n'a pas de frontières mais il a des limites.
Certains dorment du sommeil du juste et d'autres veulent juste dormir.

Un climat un peu olé olé

Plus de doutes possibles, le climat a perdu le Nord. Cette semaine il a fait plus chaud à Paris qu’à Madrid depuis plus d’un siècle et Dieu sait que cette ville en a connu des moments chauds sur la période. Aux dernières nouvelles, la Mairie de Paris envisagerait de réactiver les arènes de Lutèce pour y organiser des corridas. Réaction des Madrilènes : ils y vont franco les Parisiens ! Reste le côté logistique à régler, l’élevage du taureau de combat dans les plaines de la Brie demeurant à ce stade aussi répandu que celui du manchot empereur dans les plaines andalouses. Les thermomètres s’envolent vers Mercure et les météorologues doivent revoir leurs instruments de mesure, une hécatombe à grande échelle ayant été constatée chez les grenouilles vertes. Bientôt les oliviers de Maubeuge seront aussi célèbres que le clair de Lune de Malaga et les citronniers de Dunkerque verront leur renommée dépasser sans coup férir celle des activités portuaires d’Alicante. On pourrait parallèlement observer dans un avenir proche que le nombre d’orangers à Paris dépasse celui des Parisiens à Orange en été. Peut-être même que dans le cas où le phénomène s’amplifierait, les Cherbourgeois (les habitants de Cherbourg, pas ceux de Neuilly sur Seine) finiraient par se passer d’un pull pour faire leur marché au mois d’août. Souhaitons que nous n’en arrivions pas à de telles extrémités…

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On a tort d'écouter ceux qui refusent d'entendre raison.
Les gens qui restent de glace devant une meringue, pour moi ça reste un mystère.
Etonnants tous ces gens qui évoquent leur jeune temps en parlant du bon vieux temps.
Ceux qui font la manche pour traverser l'Atlantique n'ont aucun sens de l'orientation.

Pianiste dans un piano-bar vend piano pour passer plus de temps au bar.
Banquier breton recherche poste sur la côte pour montrer son intérêt pour les embruns à long terme.
Imprimeur à la retraite recherche port pour jeter l’encre.
Capricorne échangerait corne de brume contre soleil de Capri.
Faits divers : à la Croix-Valmer un cruciverbiste s’est fait renverser à un croisement par un individu qui semble-t-il avait une case de vide. Encore sous le choc et allongé sur une grille d’aération, il ne trouvait plus ses mots.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! ;

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a ceux qui parlent pour ne rien dire et ceux qui n'ont rien à dire et qui en parlent.
Les rides sont des traits tirés sur la jeunesse.
Le plus triste c'est le nombre d'artistes engagés qui ne trouvent pas de boulot.
Il y a des mots qui dépassent la pensée et des pensées qui aident à dépasser les maux.

L’Alsacien

L’Alsacien est fier et orgueilleux. Il faut dire qu’il a dû en combattre des envahisseurs depuis l’Antiquité, probablement attirés d’après les historiens Gault et Millau par le fumet de la Flamekuche ou du Baeckeoffe. Résister n’a pas toujours été du Kougelhopf pour lui, du gâteau devrais-je dire, contrairement à l’Alsacienne pour qui ce fut longtemps du biscuit. De ses origines alémaniques il a conservé des noms propres très chantants mais difficiles à prononcer par un bègue de Liège.
L’Alsacien a la passion du décor, il met des fleurs aux fenêtres et des cigognes sur le toit. Il ne fait pas l’inverse pour éviter d’avoir à arroser les cigognes qui sont bien assez grandes comme ça. C’est un véritable culte qui entoure ces oiseaux et les critiquer vous conduirait droit à la prise de bec. Une légende tenace née à Landau un jour où les convives avaient sérieusement biberonné au Gewurztraminer raconte que ce sont les cigognes qui apportent les bébés, légende contredite par les sages-femmes de la région, sauf par Odile qui ne crachait pas sur un petit ballon d’Alsace.
L’Alsacien est joueur. Il est capable de se faire mousser en mettant des licornes en bouteille, de vous déclencher un tour de Rhin en mettant la Bas-Rhin au-dessus du Haut-Rhin et de vous cacher une petite France dans une grande ville. Il n’hésitera pas une seconde à vous faire marcher à Noël sur l’air des lampions et le parfum mêlé du vin chaud, des épices et de la choucroute royale, dans des décors à vous redonner foi (gras de préférence) en l’existence du Père-Noël.
Allez le rencontrer dans son univers, où tout semble sorti d’un tableau de maître, et je ne parle pas de Maître Kanter, où les colombages tutoient les vignes, les enseignes vous racontent des histoires, le passé ne vieillit pas et le rêve devient réalité au détour d’une rue. Vous ne le regretterez pas.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai dit à mon miroir qu'il ne renvoyait pas une bonne image, il s'est permis de me faire une réflexion.
Je connais des jeunes qui voulaient absolument aller au bout du monde. Depuis ils en sont revenus.
Quand on n'a jamais de pot c'est rapidement la déconfiture.
Quand on passe le plus clair de son temps à ruminer des idées noires, il est clair que l'on commence à sombrer.

Le Québécois

Le Québécois est fier et orgueilleux. Ses origines françaises n’y sont pas étrangères. Il est en général beaucoup moins froid que ses hivers, des hivers à faire marrer le grizzly, cailler le caribou et geler les gosses, un vrai de temps de chien qui trouve ses origines dans le débarquement de Jean Cabot en 1497 sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador. On se doute qu’à l’époque les autochtones étaient autant aux abois en voyant approcher les navires qu’un loup en écoutant Garou.
Le Québécois est haut en couleurs comme les rives du Saint-Laurent à l’automne, aussi chamarrées que les collections printemps-été d’Yves Saint-Laurent. Son langage ne l’est pas moins, recyclant le vieux pour faire du neuf, puisant ses racines depuis la Nouvelle France dans le vieux français. Au pays de Gilles Vigneault on a de l’énergie à revendre et il est plus courant de rencontrer un Québécois avec de la broue dans le toupet qu’un Québécois assis sur son steak à cogner des clous.
Le Québécois aime les grands espaces, les forêts et les lacs à perte de vue. Un cliché qui a la vie dure le montre en bûcheron revêtu d’une chemise à carreaux et d’une tuque. Mais en réalité combien en scient pendant que Robert charge le bois en fredonnant « je reviendrai à Montréal pour trouver un job où je n’aurai pas à me fendre autant le cul » ?
Il a un sens aigu de la dérision et adore faire son orignal, pardon son original, je me suis laissé emporter par mon élan, n’hésitant pas à assister à un match de hockey avec un castor sur la tête pour faire rire les ratons-laveurs. Une chose est sure, on ne s’ennuie jamais avec lui, et surtout le Québec on y revient toujours pour écouter le vent de la mer se briser comme un grand cheval sur les remparts blancs de l'hiver (merci Robert).

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai voulu me présenter au concours l'Epine, on m'a envoyé sur les roses.
J’ai une rage de Dante, c'est comme une rage de dents mais là c'est vraiment l'enfer.
Mieux vaut avoir un ami avocat que des ennemis jurés.
Il ne faut pas s'étonner d'avoir des trous de mémoires avec toutes ces idées qui nous traversent l'esprit.

Le Belge

Le Belge est fier et orgueilleux. De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves disait Jules César avant de se faire trucider par Brutus, un brave garçon quoique beaucoup moins belge que son homonyme gérant d’une baraque à frites sur la plage d’Ostende.
A l’exception de Jacques Brel préférant la valse à mille temps, le Belge ne dédaigne pas les flonflons, la valse-musette et l’accordéon. Qu’il se prénomme Léopold, Albert ou Philippe, dès qu’un carnaval se profile il devient le roi de la fête et se prend pour un Gilles. Il est rare qu’il attende le jour de la kermesse ou du carnaval pour descendre les bières aussi facilement qu’Eddy Merckx montait les cols. Il ne faut pas donc pas s’étonner que le Manneken n’arrête pas de pisser.
Le Belge a le sens de l’humour. Il adore raconter des histoires et pas qu’une fois. Ce ne sont pas Hergé, Franquin et Devos qui vous diraient le contraire s’ils n’avaient pas été terrassés par la mort subite. Si vous cherchez à le connaître vous constaterez que l’habitant du Brabant n’est pas barbant et le Flamand rarement rosse.
Son pays, bien que peuplé en partie de Wallons n’est pas très vallonné, mais il n’en fait pas tout un plat pour autant. Ou alors avec des frites qu’il sert grasses mais toujours avec grâce et un peu de Celte en l’honneur de ses lointains ancêtres qui avaient la patate.
N’hésitez pas de prendre le train pour aller faire un passage à Nivelles et d’aller mettre un pied à Gand pour vous souvenir plus tard comme il fût joli l’Escaut quand il Tournai avant de repartir à l’Anvers.
A tantôt !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Question non existentielle ... mais quand même :

Si par les pets de dame Oclaisse, la vie ne tient réellement qu'à un fil ... serait ce donc que ce dernier soit un string ?

Re : Quelques mots d'humour...

C'est fou ces gens qui se croient plus intelligents que tout le monde alors qu'il est déjà difficile de ne pas être plus con que certains.
A force de refuser d'aborder les problèmes de fond, on finit par plonger.
Les démentis des mensonges ne sont pas toujours des vérités.
C'est dommage tous ces gens qui ont une idée derrière la tête, à peu de choses près ils l'avaient à l'esprit.

Le Suisse

Le Suisse est fier et orgueilleux. C’est un montagnard qui ne manque pas de coffre, une qualité lui permettant de remporter régulièrement la mise dans les courses de fonds et sur les cours quand il s’appelle Roger. Il a parfois le cor des Alpes à ses pieds et toujours les sommets des Alpes au-dessus la tête.
Son pays présente la particularité d’être découpé en cantons et en général quand on aime on ne compte pas, sauf le Suisse qui aime les comptes et ne s’en laisse pas conter lorsque la Bourse est en berne à Zurich.
Rappelons à cet égard que ses banques ont une telle renommée qu’il n’est pas rare que de gros bonnets aillent planquer leurs sous dans le Tessin.
Le Suisse a quatre langues, avantage le rendant d’une efficacité redoutable pour coller les timbres mais lui compliquant la tâche pour les tenir, les langues pas les timbres, et conserver sa neutralité historique.
L’une de ses traditions les plus célèbres consistait à faire des trous dans les pommes à l’aide d’une arbalète. Cette tradition qui se transmettait de père en fils quand le père savait viser est tombée en désuétude avec l’avènement du couteau suisse. Aujourd’hui le Suisse se contente de faire des trous dans le fromage, sauf à Gruyère, les plus célèbres d’entre eux ne se trouvant pas à Bâle mais dans l’Emmental. Il apprécie tellement le fromage que lorsque l’hiver arrive, il passe avec aisance de la neige fondue à la raclette.
On dit souvent que le Suisse prend son temps, c’est faux il le mesure et comme il a le sens de l’humour, il le met en boîte.
Si vous avez un peu de temps, passez lui faire un petit coucou, il a toujours un peu de chocolat de côté et vous constaterez que le Valais le Vaud bien.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Je préfère regarder le rêve ici que la réalité en face.
Les aspirations des uns font les exaspérations des autres.
Face à un problème il y a ceux qui démarrent au quart de tour, ceux qui font demi-tour et ceux qui ont déjà fait le tour de la question.
Avec le temps on fait plus facilement de vieux sots que de vieux os.

Voyages en terre trop connue

Montaigne qui ne prenait pas le train n’hésitait pas à déclarer à qui voulait l’entendre que les voyages forment la jeunesse. Si cinq siècles plus tard il avait dû prendre chaque jour son train de banlieue à Gare du Nord, nul doute qu’il aurait ajouté que les voyages font vieillir avant l’heure. Il aurait pu constater que les joies du transport ne nous transportaient pas de joie et que la vie du rail était plutôt duraille. Qui n’a pas connu les rames bondées ne peut s’imaginer le quotidien du galérien francilien, attendant fébrilement sur un quai balayé par un vent mauvais d’entrer en mêlée face à une première ligne au regard aussi glaçant que celui des All Black pendant le Haka. Les cons pressés ne sont malheureusement pas les seuls à être compressés. Cette faculté d’élasticité dont fait preuve le corps humain pour s’empiler toujours plus nombreux dans une boîte métallique de dimension finie n’a d’égale que celle d’un aoûtien pour s’insérer sur la plage de Fréjus. Avec cette promiscuité sudorifique qui même sur la ligne 5 entre Bobigny et Place d’Italie ne rappelle que d’assez loin le n°5 de chez Chanel. Chaque jour qui passe est une nouvelle étape sur le chemin de Croix-de-Chavaux s’apparentant à un pèlerinage vers Saint-Jacques de Composté en robe de Bure-sur-Yvette

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le problème avec les paroles en l'air ce sont les retombées.
La preuve que trop de travail nuit est que l'on finit par ne plus voir le jour.
Il faut éviter de parler comme un livre quand on n'est pas à la page.
Tout le monde n'a pas les capacités de se contenir face aux débordements.

L’Espagnol

S’il en est un qui est fier et orgueilleux c’est bien l’Espagnol. On peut même affirmer sans risque de se tromper qu’il a le sang chaud nourri au gaspacho, ceci expliquant que l’Espagne est un pays où les ibères ne sont en général pas froids.
Au cours de sa longue histoire, il a dû affronter des vagues d’envahisseurs venant du Nord comme du Sud, des Wisigoths aux Arabes en passant par les Vandales qui ne respectent rien, qui ont fini par le rendre allergique aux anti-Hispaniques.
Si la France a eu De Gaulle, l’Espagne de Charles n’en a eu Quint. Elle n’a pourtant pas hésité à y aller Franco en restaurant la monarchie, permettant ainsi à tous de voir la Reine sans se rendre à la corrida.
Peintre, l’Espagnol a souvent été pris en flagrant Dali de non-conformisme, ne rechignant pas à faire passer des montres molles pour des Pablo de maître ou à se faire appeler Le Greco quand il n’est pas plus grec que Miro était malvoyant.
L’Espagnol est très croyant. Dans des temps reculés, il traversait même l’Atlantique pour aller évangéliser à coups d’épées les indigènes d’Amérique du Sud qui ne faisaient pas leur ce proverbe andalous « les peuplades des terres conquises t’adorent », saignant l’Aztèque qui ne goûtait pas les tortillas. De ces voyages tourmentés il a conservé un amour immodéré pour la viande saignante qu’il a perpétué en embrochant des taureaux, une attitude pour le moins olé-olé.
Mais ne vous y trompez pas, l’Espagnol est très accueillant et aussi chaleureux que le climat de Séville au mois d’août. Allez donc faire la bombe à Grenade pour vous en assurer !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

En vieillissant on perd son innocence mais on ne trouve pas toujours un bon avocat.
Qui peut le plus peut le moins mais quand on n'en peut plus, on en fait moins.
Tourner en rond en permanence n'a aucun sens.
Les statistiques montrent que dès la classe de CP l'élève dépasse le mètre.

Le cirque des jeux

Panem et circenses, du pain et des jeux, expression latine traduisant bien combien le grand cirque des jeux a planté son chapiteau pour longtemps, du Colisée romain de l’époque Jules César au bar-PMU de la gare de Bécon-les-Bruyères de l’époque Tonio la scoumoune.
Le jeu est une maladie virale d’abord inoffensive dans la première partie de la vie mais devenant rapidement contagieuse passée l’adolescence. Dans sa phase paradoxale la maladie engendre des envies irrépressibles de grattage et de tirage suivies de phases dépressives post-traumatiques. Il lui arrive souvent d’avoir les boules en tirant les mauvais numéros. A l’âge adulte, le contaminé joue à tout. Il joue au Loto, au Tiercé, au Poker, à la roulette, au bandit manchot, parie en ligne et finit par jouer au con en jouant sa chemise. C’est même dans ce dernier jeu qu’il a le plus de chances de rafler la mise bien que la concurrence soit rude. Quand la maladie devient incurable, il lui arrive même d’aller faire ses courses à Casino. Le joueur mu par l’espoir et l’appât du gain n’hésite pas à s’en remettre totalement au hasard, certain qu’il fasse bien les choses. Bien que n’ayant pas toute sa raison il n’a pas tout à fait tort, l’espoir faisant vivre la Française des Jeux qui est gagnante chaque semaine et ce n’est pas par hasard.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

694

Re : Quelques mots d'humour...

C'est l'histoire d'un zoophile qui rentre dans un bar smile

695 Dernière modification par Pierre de Jade (29-09-2019 19:45:00)

Re : Quelques mots d'humour...

Si on laissait plus souvent la parole aux muets, on entendrait moins de conneries.
Avoir une mine défaite est un signe de bonne santé pour un défaitiste.
Il est frustrant de faire lever la pâte du pain pour qu'en fin de compte il finisse rassis.
De voir autant de cons primés, ça me rend malade.

Tralala itou

La cérémonie est partout. On célèbre même un inconnu et pas seulement le membre d’un groupe de comiques, pour peu qu’il dorme sur place à la belle Etoile. Chez nous, dès qu’il s’agit de tralala, on connaît la musique et les paroles qui vont avec. Tout est prétexte à monter en épingle le moindre événement dont l’importance est parfois loin d’égaler celles de l’armistice du 8 mai 1945 ou de la perte de la première dent de Louis XIV le 15 octobre 1643 au coucher du roi soleil. On en arrive à célébrer n’importe qui et n’importe quoi. Combien de malhonnêtes ont épinglé une décoration sur le revers du col d’une fripouille sous le seul motif qu’elle totalisait moins de mises en examen qu’eux-mêmes ?
Prenez les départs en retraite par exemple. Impossible d’échapper aux logorrhées aussi lénifiantes que faussement dithyrambiques extraites des tréfonds de carrière par l’historien de service, déroulées face à une assemblée partagée entre la somnolence polie et le repérage discret de la pole-position pour remporter la course vers les canapés au foie gras.
La dérive peut aller jusqu’à organiser des cérémonies de remises de récompenses au meilleur producteur de saucisses de Montbéliard en présence de la Préfète du Doubs qui est pourtant loin d’être un boudin.
Reconnaissons qu’il faut faire preuve d’un certain sens de la démesure pour célébrer en grandes pompes des individus qui bien souvent sont dans leurs petits souliers.
Jacques Chirac est mort mais on n’est pas près d’arrêter les chichis.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Si le mouton est un animal à poil laineux, l'homme est un mouton un poil haineux.
Une hirondelle ne fait peut-être pas le printemps mais elle fait sur le capot de ma voiture.
Il n'est pas surprenant que des gens qui ne sont pas du coin soient perdus dans le Centre.
Marcher droit évite qu'on nous attende au tournant.

La bête humaine

Au lendemain de la journée mondiale des animaux il est légitime de se poser à nouveau cette question pas aussi bête qu’elle en a l’air, l’Homme est-il un animal comme un autre ? Je pose la question après avoir entendu un homme traiter sa femme de grosse truie devant une charcuterie, ce qui lui conférait indéniablement le statut de porc avec une forte présomption de présence d’un ADN marqué par un héritage génétique d’âne bâté. On se demande si la théorie présentant l’Homme comme celui qui s’est démarqué du monde animal en développant le langage parlé et le raisonnement n’a pas été échafaudée uniquement pour faire marrer les perroquets, très souvent plus malins que certaines buses humaines.
Est-il vraiment supérieur aux autres ? le doute est permis quand on nous répète qu’untel est rusé comme un renard ou que tel autre est malin comme un singe, d’autant plus si on ajoute qu’il peut être con comme un balai, le balai n’étant même pas un animal contrairement aux moutons qu’il balaie.
Pour en rajouter dans l’ambiguïté, certains poussent le mimétisme jusqu’à se transformer en oiseau de nuit faisant la tournée des grands ducs, quitte à y laisser des plumes.
Reconnaissons toutefois qu’avoir la chair de poule quand il fait un froid de canard n’est pas donné au premier zèbre venu. Et quel reptile peut se prévaloir de posséder une langue de vipère en feignantant comme une couleuvre devant un film des Monty Python ?
Le fait qu’à ce jour aucun poisson rouge n’ait réussi à démentir la théorie de la relativité d’Einstein permet à l’Homme de se considérer au-dessus du lot. On trouvera certes toujours des individus qui chercheront à noyer le poisson en se faisant appeler Serge Lama ou Edith Piaf mais ceux-là ne trompent personne, sauf à être doté d’une cervelle de moineau ou d’une tête de linotte.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Porter une chemisette en été c'est facile mais en hiver c'est une autre paire de manches.
Ce n'est pas parce qu'une personne vous affirme qu'elle est du cru qu'il faut la croire.
Une table de multiplication n'a pas grand intérêt si on ne multiplie pas les chaises.
Même quand on n'attend plus rien on peut s'attendre à tout.

Fleur de Pau

Dimanche dernier je me décide à rendre visite à mon amie Fleur native de Pau et demeurant à Fontenay-aux-Roses. Un beau brin de femme cette Fleur, avec un superbe grain de peau, mais qui malheureusement a souvent les nerfs à fleur de peau. Le genre de femme que l’on ne va pas voir la fleur au fusil.
Je pars de chez moi aux Lilas avec la ferme intention de lui acheter une fleur en pot. Manque de pot les fleuristes ouverts le dimanche ne fleurissent pas aux Lilas. J’ai compris que les soucis allaient fleurir après avoir fait trois fois choux-blanc. Par chance j’ai fini par en trouver un près du Jardin des Plantes qui m’a fait une fleur en me servant alors qu’il était en train de fermer boutique. J’arrive donc comme une fleur chez Fleur avec ma fleur en pot et une heure de retard. La patience n’étant pas ce qu’elle cultive le mieux, elle me cueille d’entrée par un « C’est à cette heure-ci qu’on arrive ?  Tu sais que les retardataires me donnent des boutons !». Je lui explique que j’ai eu du mal à trouver un fleuriste, elle me répond « Tu n’avais qu’à m’apporter des bonbons parce que les fleurs c’est périssable ». Alors là c’était le bouquet ! J’ai bien cru qu’elle me prenait pour une brèle, elle qui ne voyait que par les fleurs, qui après le bac s’était orienté vers l’horticulture pour devenir jardinière. J’étais à deux doigts de l’envoyer sur les roses et de la planter là. Mais non, elle plaisantait et tout a fini par s’arranger autour d’un pot.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Écrire en éthylique c'est comme écrire en italique mais avec un penchant pour l'alcool.
Ceux qui changent d'avis comme de chemise pourront toujours repasser.
Lever le pied en permanence, ça ne peut pas marcher.
Inutile de vous prendre pour le nombril du monde, vous finirez par faire un bide.

Bouchers à l’arène

A l’heure où des personnalités viennent de cosigner une tribune pas piquée des banderilles volant au secours de la corrida en vantant son côté artistique, il me paraît salutaire d’éclairer leur propos. Tout comme un chef étoilé mitonnant avec soin son bœuf bourguignon, le boucher à l’arène embrochant en public un représentant de la race taurine après l’avoir savamment cuisiné, peut tout-à-fait représenter une forme d’art culinaire pour un public un peu toqué. Certes, une majorité beaucoup moins olé-olé se dégagerait pour orienter le polichinelle à paillettes faisant office de garçon-boucher vers une participation au concours du plus beau steak saignant du comice agricole de Villebœuf-les-Encornés. Sous réserve bien sûr que le jury assez traditionnaliste ne le plante pas là, rebelle à un accoutrement digne du bal masqué de Génisse-les-Foix, le village d’à-côté. Reconnaissons toutefois que cette issue fâcherait beaucoup les vampires par procuration installés confortablement sur les gradins de l’arène, grignotant du pop-corn en ne touchant plus terre face à ces cornes populaires qui finiront par baisser pavillon et lacérer le sable rouge. C’est la tradition ! clament-ils d’une même voix. Sans doute, mais d’époques révolues, de celles où dans l’arène on applaudissait des gladiateurs s’embrochant gaiement et où l’on donnait à manger des chrétiens aux lions. Cette dernière tradition a d’ailleurs fait long-feu, la nourriture faisant office d’étouffe-chrétiens, les lions devenaient malades.
Il n’est donc que temps pour agir de même avec le carnage de ces nobles fiers à cornes lassés de devoir subir des coups en vache, la magie des taureaux n’ayant aucunement besoin de la tauromachie pour opérer.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le problème de prendre de la bouteille c'est qu'un rien finit par nous saouler.
Même s'il n'a pas inventé la poudre, un individu peut facilement être éméché après plusieurs canons.
Combien aspirent à souffler un peu ?
A trop faire ceinture on finit par être à cran.

Bébêtes show

L’interdiction des animaux dans les cirques paraît inéluctable à court ou moyen terme. Mais the show must go on comme on dit à Rome après quelques verres de Chianti. Car les animaux ne sont pas près d’arrêter leur cirque sans nul besoin d’un chapiteau pour se donner en spectacle.
Ces quelques exemples suffiront à confirmer mes propos et à éviter de me faire passer pour une buse.
Le requin-marteau et le poisson-scie qui n’hésitent pas à faire la planche pour amuser les marins, très utiles par ailleurs pour monter une étagère.
Le loup-Garou, espèce très répandue au Québec, présentant la particularité d’hurler également le jour.
Le chiendent, chien allant jusqu’à se nourrir de mauvaises herbes tellement il a les crocs en permanence.
Le rat-caille, très commun aux abords des grandes agglomérations, ayant tendance à se terrer et à s’envoler rapidement en présence de poulets.
La morue-turi qui te salue tant elle aime faire son cirque avant de mourir.
Le loup-phoque qui fait marrer les pingouins et applaudir les manchots.
Le python-rocheux, celui-là il faut s’accrocher pour le voir serpenter vers les sommets tellement il est feignant comme une couleuvre avec une forte tendance à rester planté là.
Le concombre de mer, qui est partout où la mer se trouve, sinon il s’appellerait concombre de terre qui n’est pas un animal contrairement au cornichon que l’on peut rencontrer dans un bus ou au guichet d’un bureau de la sécurité sociale. Si on vous raconte qu’il n’est visible que sur les côtes de la Macédoine, n’écoutez pas ce sont des salades.
J’aurais pu également citer le Zaglossus Bruijni et le Chlamydophore tronqué, que personne ne connaît mais dont le seul nom est un spectacle.
Si vous avez déjà observé une biche-volante accompagnant son cerf-volant et des éléphants roses poursuivant une licorne, arrêtez le Chianti et consultez un médecin.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La Toussaint, ce jour où l'on s'obstine à acheter des chrysanthèmes alors qu'une pensée suffirait.
Quand on est triste à mourir, on n'est pas drôle à vivre.
Au Vatican ils ont tellement d'argent qu'ils ont des gardes suisses.
Entre ceux qui mettent les pouces et ceux qui ne lèvent pas le petit doigt, les avancées majeures ne sont pas pour deux mains.

Tabac sans moi

Début de l’opération mois sans tabac le 1er novembre car il faut bien reconnaître qu’il y a du boulot pour arrêter d’aller aux taffes. Un mois qui ne fera pas un tabac auprès des accros à la clope qui le qualifieront de vaste fumisterie tout en refusant d’admettre que fumer c’est se consumer. Fumer tue, c’est écrit sur les paquets. La preuve en est, les cigarettes sont vendues en cartouches pour mieux vous des cendres, pardon, vous descendre. La marque Bastos vous incite même ouvertement à tirer dessus. Passer son temps à aspirer conduit inexorablement à expirer avant l’heure. Et ce n’est pas du chiqué. Avec le goudron contenu dans les poumons des 15 millions de fumeurs français il y aurait de quoi rénover la totalité de la route entre Fumel et Brûlon. Il est certes difficile de rompre avec certaines blondes et les brunes ne comptent pas pour des prunes. L’addiction aux Gauloises est même révélatrice d’une nostalgie historique bien ancrée chez certains de nos compatriotes qui rechignent à passer aux Camel ou aux Gitanes. Mais ça vaut le coup et le coût de mettre le paquet pour rejeter les paquets. S’il y a un sujet sur lequel il ne faut pas mégotter c’est bien celui-là.
Un premier succès sera acquis quand on constatera une baisse du nombre d’individus en fin de vie choisissant de se faire incinérer pour être sûrs de fumer une dernière fois.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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