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Revue du sujet (plus récents en tête)

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Chover a écrit:

Magnifique.
Si je devais ne retenir qu'une phrase, peut-être :

On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.

Petite réserve pour ce passage :

il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! »,fa ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels

Merci pour la remarque, j'ai corrigé cette faute de frappe ! smile

834

Magnifique.
Si je devais ne retenir qu'une phrase, peut-être :

On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.

Petite réserve pour ce passage :

il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! »,fa ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels

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On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.
Au cours d'une discussion à bâtons rompus, un ton cassant peut rapidement couper court à la conversation.
Si certaines remarques partent d'une bonne intention, la plupart des observations partent d'une bonne attention.
Le médecin qui prescrit un remède de cheval à un blaireau malade comme un chien a raté sa vocation de vétérinaire.
On peut tout-à-fait accorder une minute sans recourir à un accord d'heures.

Restons polis

A l’heure où beaucoup s’assoient sur la bienséance et où bientôt seuls les véhicules seront de courtoisie, sous condition que votre garagiste soit un tant soit peu aimable, la question du déclin de la politesse dans la société actuelle se pose. Sans remonter à l’époque des ronds de jambes et du baise-main, il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! », ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels tendus, notamment au volant, « Il avance ce connard, oui ou merde ! ». Sans oublier bien sûr les dérapages classiques de mal embouchés qui débouchaient bien les litres de gros rouge, le langage cru s’accommodant parfaitement des cuites. Aujourd’hui le langage ordurier s’est vulgarisé tout en s’enrichissant de nouvelles insultes dont certaines sont encore en cours d’approbation par l’Académie française, et le discourtois est partout. Il faut croire que plus l’éducation et la culture faiblissent, plus le malappris se développe. « Mange tes morts ! » par exemple est sorti de terre sans qu’aucune appétence pour le cannibalisme nécrophage ne se soit fait jour dans la société. Et une belle-mère est déjà indigeste vivante, alors imaginez un peu décédée. « Fils de pute ! » ou en langage SMS « FDP » tient aussi la corde depuis quelque temps déjà, laissant croire que péripatéticienne est l’activité en tête de liste des bourses de l’emploi, alors que c’est déjà suffisamment le bordel comme ça. La liste est longue mais par souci de ne pas alimenter l’impolitesse ambiante, j’en resterai là. Car reconnaissons-le, les grossiers commencent sérieusement à nous casser les burnes !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

832

Il n'y a pas que sur les réseaux sociaux que des ânes sont suivis d'émules.
Le choriste procrastinateur croit beaucoup aux lendemains qui chantent.
Pousser quelqu'un à bout est le meilleur moyen pour qu'il en vienne à des extrémités.
Une bordée d'injures fait le lit de la grossièreté.

La différence entre un bon et un mauvais journaliste

Comme le bon chasseur du mauvais chasseur, comment différencier le bon journaliste du mauvais journaliste ? La question faisant de plus en plus débat, je me propose d’y répondre en prenant un exemple. Les journalistes devront traiter une rumeur venant des Vosges qui prétendrait qu’une bergère, appelons-la Jeanne, a entendu des voix venant du ciel lui annonçant qu’elle a été choisie pour sauver la France. Le mauvais journaliste va se précipiter sur place, sentant le buzz arriver, une femme qui entend des voix, qui sait mener des moutons et qui veut sauver la France, elle peut aller loin dans cette période de résurgence du nationalisme ! Il interroge l’entourage, la boulangère à qui elle achète tous les jours une baguette tradition pas trop cuite, le serveur du café de la gare qui a bien connu son beau-frère quand il faisait ses classes à Friedrichshafen, le voisin de la famille qui s’étonne qu’elle n’ait pas de copain à son âge, et une copine d’école qui trouve bizarre qu’elle entende des voix vu qu’au CM1 elle était dure d’oreille et que l’institutrice la plaçait au premier rang pour qu’elle entende. Fort de ces infos précieuses et muni de la photo de la bergère, de sa ferme et d’un mouton, il publie dans la foulée l’info sous le titre « La bergère qui pourrait griller tous les candidats. ». Le bon journaliste, lui, va se renseigner sur les sources de la rumeur, vérifier que celle-ci est fondée et n’est pas juste le fruit d’un ragot entre deux gigots chez le boucher de la Place de l’Eglise, interroger la bergère sur les circonstances de la perception des voix, s’assurer qu’elle n’ait pas confondu avec un discours de Zemmour sur la radio du berger du champ d’à côté, enquêter dans le village sur son profil et sa tendance à ne pas cracher sur le vin de paille. Et au bout du compte publier un entrefilet pour informer que cette rumeur n’était qu’un feu lui-aussi de paille. Malheureusement le traitement de l’info par le mauvais journaliste est beaucoup plus vendeur que celui du bon journaliste, qui peut donc aisément passer pour un mauvais journaliste d’un simple point de vue économique. Et comme dit le mauvais journaliste, il faut bien gagner sa croûte ! Malgré tout, même si les temps sont de plus en plus durs pour les bons journalistes, ce sont les seuls qui tentent de faire vivre la vérité, et c’est déjà un immense mérite !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Merci et vive la paix !

Chover a écrit:

Une petite merveille. Une magnifique imagination. Et « Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe » amène particulièrement bien « Un Monde sans guerres » !

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Une petite merveille. Une magnifique imagination. Et « Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe » amène particulièrement bien « Un Monde sans guerres » !

829

Si vous écrivez une lettre sur du papier à carreaux, utilisez une enveloppe à fenêtre.
Poser un lapin est plus facile que soulever un lièvre mais c'est aussi le meilleur moyen pour que l'on vous tombe sur le râble.
On a du mal à gagner sa croûte quand on travaille pour une bouchée de pain.
Le plus triste est d'avoir le moral dans les chaussettes orphelines.
Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe.

Un Monde sans guerres

Une guerre se déclare mais une paix se signe au bas d’un document, comme tout bon contrat de concession funéraire. Prenons un exemple récent pour étayer le propos. Lorsque les Allemands sont arrivés à la frontière française en 1940, les garde-frontières leur ont demandé « Vous avez quelque chose à déclarer ? », obtenant pour toute réponse « Oui, la guerre ! », ce à quoi ils rétorquèrent «  C’est logique, vous pouvez passer ! », laissant libre-cours à l’introduction de la mode du pas de l’oie sur les Champs-Elysées. La guerre comme la bêtise humaine est universelle et intemporelle. Mais imaginons un peu que la guerre ne se déclare pas, qu’elle n’existe pas, qu’elle n’ait jamais existé, je sais, je suis un rêveur mais je ne suis pas le seul. C’est peu de dire que l’Histoire et la face du Monde en seraient chamboulées.
Les marchands de canons seraient des taverniers ou des bistrotiers, les fusils ne serviraient qu’à affuter des lames, la mitraille ne serait que de la menue monnaie et les boulets ne seraient que des emmerdeurs. Napoléon ne devrait sa célébrité qu’à son Code Civil, Abba n’aurait jamais gagné l’Eurovision avec Waterloo, les Grognards auraient été avenants, les Poilus se seraient rasés. Tolstoï aurait écrit « Paix », la Marseillaise serait une chanson d’Yves Montand, les monuments aux morts laisseraient leur place dans les villes et les villages. Les généraux perdraient leurs statues et les maréchaux leur statut sur les boulevards. Et surtout la guerre ne serait pas cette épée de Damoclès qui refuse obstinément de nous ficher la paix.
Mais attention, tout ne serait pas rose pour autant car cette réécriture idyllique de l’Histoire aurait son revers de médaille militaire : la perte dramatique de deux jours fériés chaque année.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

828

Quand on pense qu'il y a des coiffeurs qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.
Paradoxalement quand ça commence à chauffer, mieux vaut arrêter les frais.
C'est toujours un peu la mort dans l'âme que l'on s'installe dans un lieu où il n'y a pas âme qui vive.
Les lois de la thermodynamique confirment qu'il est difficile de garder la tête froide quand on vous chauffe les oreilles.

Le cafard qui cherche à faire mouche

Sans aller jusqu’à affirmer qu’un chasseur n’est qu’un cafard qui cherche à faire mouche ou prétendre qu’il faille mobiliser la lie de la société pour sonner l’hallali, reconnaissons qu’il y a des raisons pour que la réputation de ces pratiquants saisonniers ait du plomb dans l’aile.
Il est vrai qu’il ne se passe pas un mois sans qu’un accident de cette activité dont la convivialité saisonnière n’est plus à prouver ne défraie la chronique et n’effraie les chroniqueurs. Un exemple parmi tant d’autres, Marcel D. qui tire sur René Lecerf qu’il avait pris pour un sanglier alors qu’il appelait toujours sa femme ma biche, c’est dire s’il s’apparentait plus au tireur des litres qu’au tireur d’élite.
Pour leur défense face aux victimes collatérales de leur sport, les chasseurs invoquent la confusion semée notamment par des individus circulant en lisière des zones de chasse en Jaguar avec des pumas aux pieds, ou par des nostalgiques qui roulent en 4L les jours de chasse à la tourterelle.
Le chasseur s’escrime, en général avec un fusil, à expliquer qu’il perpétue une tradition ancestrale. L’Homme de Cro-Magnon a survécu grâce à la chasse, il est donc logique que des millénaires plus tard, l’Homme de Kronenbourg continue de tirer pour lui rendre hommage, assurant ainsi la transition de l’Homme des cavernes à l’Homme des tavernes.
En dépit de sa mauvaise réputation, le chasseur s’accroche à sa tradition comme un oiseau à sa glu, donnant l’impression que s’il ne pouvait plus tirer à la chasse il serait bien emmerdé.
Car dans beaucoup de nos provinces, la chasse reste le divertissement principal des week-ends quand les jours raccourcissent. En concurrence avec le tour des centres commerciaux, passant du statut de pigeon ramier plombé par les grandes surfaces à celui plus valorisant de tireur de pigeons ramiers des grands espaces. Pourtant le jour est proche où le chasseur devra déposer les armes.
Je me permet de lui soumettre une solution de substitution. De tous les chasseurs, les seuls qui trouvent grâce à mes yeux sont ceux qui mitraillent les animaux avec un calibre 300mm, immortalisant au lieu de tuer, créant enfin une différence plus nette entre un bon chasseur et un mauvais chasseur. A bon entendeur …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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C'est si bon !

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Quand ça commence à bien faire, c'est bien parti pour mal se terminer.
Installer un Kiloutou à proximité immédiate du Ventoux aurait semé la confusion.
La cheville ouvrière est une cheville qui n'a pas peur de se fouler.
Ce n'est pas parce que les murs ont des oreilles qu'il faut écouter aux portes.

T’as le choc de ne plus avoir de ticket

Le ticket de métro est moribond, le billet de banque, la pièce de monnaie vivent leurs dernières années. La dématérialisation des transactions est en marche et le virtuel devient une réalité brutale. On est passé en moins de 30 ans de « T’as le ticket choc » à « T’as le choc de ne plus avoir de ticket ». Le seul support matériel sera le smartphone qui deviendra le sésame du futur et pas seulement pour acheter chez Alibaba. Remplacer le blé, l’oseille par le sésame, si on avait dit ça aux Sarrasins, il n’y auraient pas cru. Non sans risque quand on y réfléchit un peu. Un problème de réseau ? Plus d’accès aux réseaux de transport. On oublie d’apporter son portable ? Plus d’accès au prêt-à-porter. Une carte Sim défectueuse ? Impossible de prendre un télésiège pour atteindre les sommets. Et même plus moyen d’aller au marché aux puces sans sa puce, le cafard nous guette ! Tous ces trous dans la raquette pourraient bien nous faire regretter les petits trous que faisait le poinçonneur des Lilas dans nos tickets en carton. Souhaitons pour conserver un soupçon de poésie dans cet univers numérique impitoyable qu’écrire des billets doux à une personne avec qui on a un ticket reste possible.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink