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ABC de la langue française : forums » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Re : Quelques mots d'humour...

Entre les gens qui ne disent pas ce qu'ils pensent et ceux qui ne pensent pas ce qu'ils disent, je m'autorise à penser qu'ils feraient mieux de ne rien dire.
Les gens qui refusent de partager finissent par diviser.
Quand on manie la langue de bois, on ferait mieux de stère.
Je n'ai jamais compris l’utilisation du mot soupirant alors que le gars n'est pas encore marié.

Vins sur vins

Le Français pourrait-il vivre sans vin ? Je précise à dessein le Français et non l’Homme en général, les indigènes d’Amazonie et de l’Ile de Pâques pour ne citer qu’eux se passant très bien du Châteauneuf du Pape récoltant millésime 2016. Et se passant également très bien du Pape, de son vin de messe, et de tout ce qui peut rapidement nous saouler. Le Français se passe dans l’ensemble lui-aussi très bien du Pape mais ne renie pas une foi fervente en Saint-Emilion, Saint-Joseph ou Saint-Julien. Comme quoi dans le domaine des crus, mieux vaut s’adresser à ses saints qu’au Bon Dieu, ce dernier conservant toutes fois, pardon, toutefois, son statut de grand cru au bénéfice du nombre de ses croyants. Il est vrai que dans nos contrées les vins se sont multipliés au fil des siècles plus rapidement que les pains au point de générer des embouteillages dans les régions où les vignes se marchent sur les pieds. Hélas, cet engouement vinicole autorise certains adeptes à ne pas faire la différence entre un vin de table en cubitainer de 2018 et un Gevrey Chambertin 1er cru de 1996, soulignant un peu plus une déplorable perte de valeurs qui m’incite à m’en rejeter un derrière la cravate. Les canons au bar de Navarone ou d’ailleurs ne sortent pas tous des meilleurs fûts. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse comme le soulignait Musset qui ne crachait pas sur le Morgon quand il ne se tapait pas George Sand, peut-être mais il y a des limites. Avouons tout de même que de qualité supérieure ou de qualité à déboucher les sanitaires, l’absence de vins laisserait la gastronomie française en carafe et plongerait les œnologues dans un profond dégoût. Car pour paraphraser Pierre Dac, le vin d’ici vaudra toujours plus que l’eau de là.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Un bruit qui court c'est souvent une rumeur qui marche.
Contrairement au bourgeon le bourgeois n'est pas là pour vous faire des fleurs.
On ne peut pas se complaire à plaire aux cons.
Le deuxième regard est une façon d'y voir plus clair en voyant double.

Les congés sous un autre angle

Les congés payés sont ces moments merveilleux où le salarié est payé à ne rien faire tout en étant en bonne santé, lui permettant ainsi de goûter aux joies du farniente en se glissant le temps des vacances dans la peau d’un député européen moyen dont l’assiduité au travail n’est plus à démontrer. Malgré cet avantage indéniable on rencontrera toujours des individus qui paieraient pour éviter les congés, par peur de devoir repeindre les toilettes ou d’aménager les combles sous les injonctions d’un conjoint totalement imperméable aux dispositions du Code du Travail. Ces derniers restent néanmoins minoritaires face à tous ceux qui s’en paient pendant leurs vacances. Notez pourtant que ces congés ne sont pas sans risques. Combien n’ont pas croisé au détour d’une serviette sur une plage bondée, la peau déjà rougie à feu vif suintante de crème haute-protection du collègue de bureau plus bedonnant que bidonnant, expert en plaisanteries de corps de garde qui ne font plus rire depuis l’armistice de 1945 les soldats du 5ème régiment d’artillerie de Metz, c’est dire. Certaines promiscuités sont plus difficiles à vivre que d’autres, confirmant s’il en était besoin qu’il arrive que nos congés payés puissent nous coûter.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut battre le fier pendant qu'il est sot.
J’ai voulu assister à une réunion des Alcooliques Anonymes mais la salle était bourrée.
Beaucoup craignent que la mer monte, personnellement je crains plutôt que ma belle-mère descende.
C'est un paradoxe mais plus le vin est bon, plus il nous met l'eau à la bouche.

Plateau de fromages

Manger du fromage ne signifie pas être à l’abri des mots, Brie de Meaux ou pas, je m’en vais vous le compter par le menu :
Le Comté, le fromage qui compte en étant loin de la Somme.
L’Emmenthal, qui vous donne la mémoire des trous.
L’Epoisses, vous avez de la chance d’en avoir.
Le Bleu, le fromage qui vaut le coup.
Le Chaussée aux Moines, inspiré de l’odeur de sainteté des moines qui se déchaussent.
L’Abondance, son absence provoque un manque.
La Tomme, qui se marie très bien avec les champignons.
Le Vieux Lille, avec lui vous ne perdez pas le Nord, vous le sentez venir.
Le Salers pour les travailleurs, car il est bien connu que toute peine mérite Salers.
Le Banon, le fromage qui ne se refuse pas.
Le Caillebotte, pour ceux qui peuvent voir le fromage en peinture.
Le Maroilles, pour les dyslexiques qui font les marioles.
Et si vous n’aimez pas le fromage, il faut de tout pour faire un monde, vous pourrez toujours me rétorquer comme à l’école « ferme ta boîte à camembert ! ».

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Paradoxalement, plus on nous mène en bateau, moins on arrive à bon port.
Ne rien laisser paraître de ses sentiments c'est mission impassible.
Il m'arrive de lire des textes tellement creux qu'ils n'ont aucun fond.
Mieux vaut trouver une véritable échappatoire que de s'encombrer de faux-fuyants.

Quelques lignes sur un point

Le point est un mot tellement utilisé dans le langage commun que l’on n’a pas hésité à en faire un magazine, c’est dire à quel point il marque les esprits.
A la longue faire le point peut fatiguer. On ne compte plus les navigateurs qui, lassés de le faire en permanence, se sont mis à la pêche à la ligne. Certains préfèrent en découdre avec les points, droits ou en zig-zag, plutôt que d’en découdre d’un crochet du poing droit et d’avoir recours aux points de suture.
On peut bien tenter de suspendre les points mais il en reste toujours trois. Qu’ils soient forts ou qu’ils soient faibles, on ne peut y échapper. Vous arrivez en retard on vous rappelle la ponctualité, vous êtes à l’heure vous arrivez à point nommé. Je m’arrête sur ce point pour rappeler qu’on nomme de plus en plus les ronds-points, allant jusqu’à en nommer certains rond-point Raymond Poincaré au mépris des règles les plus élémentaires de la géométrie. Non contents d’opposer quotidiennement des points de vue, nous nous cherchons des points communs pour ne pas laisser prédominer les points de divergence qui nous laissent mal en point.
Je cherchais un point marquant pour terminer en point d’orgue mais certaines chutes ne tombant pas à point, je me contenterais de citer cette mise au point de Pierre Dac : le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l'un de l'autre. Un point c’est tout.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La Provence ce n'est pas chantons sous la pluie mais santons sous le soleil.
Tomber sous le charme est toujours plus agréable que chuter comme un gland.
Si la conversation vous rase, coupez court.
On peut très bien faire bonne impression en n'étant pas du toner.

Livre échange

Changez une lettre aux mots vivre et libre et vous obtenez livre. Un hasard ? Je ne crois pas. Le livre a toujours été un instrument de liberté, de savoir, parfois de propagande, véhiculant toutes les émotions sans lesquelles la vie serait mortelle avant l’heure. Sans en faire des tomes, il n’est pas inutile de rappeler que le livre trouve ses racines dans l’arbre qui, bonne pâte, lui a réservé ses meilleures feuilles en laissant à l’auteur le soin de se casser le tronc. Ceci expliquant sans doute que le livre soit enraciné dans notre culture et qu’il soit impossible de ne pas réussir à dénicher un ouvrage qui nous branche. Plus l’auteur met du cœur à l’ouvrage et plus l’ouvrage nous tient à cœur. On a beau tourner la dernière page, l’histoire poursuit son chemin en laissant à notre imaginaire le soin d’y donner suite. La magie du livre c’est Huis clos qui nous ouvre des portes, les misérables qui nous enrichissent, l’étranger qui nous devient familier, c’est ne pas avoir la sensation de perdre son temps à la recherche du temps perdu, c’est croire aux fables sans passer pour un tartuffe. Son souffle c’est le souffle de la vie et ce n’est pas Frédéric Mistral qui nous démentira. Je vous le dis, on ne badine pas avec l’amour du livre.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Merci Pierre de Jade.

Avec nos pensées nous créons le monde. Bouddha

Re : Quelques mots d'humour...

Il y a un temps pour tout mais on n'a plus le temps de rien.
L'avenir se conjugue à l'imparfait du futur et aux impératifs du conditionnel.
Il faut savoir peser ses mots et éviter d'en faire des tonnes.
J'ai toujours trouvé bizarres les gens qui ne sont pas curieux.

Argent content ?

Quand on observe les dégâts causés par l’argent depuis des lustres on en vient à se demander si l’âge d’or de l’humanité ne remonterait pas à l’époque où il ne circulait pas, soit bien avant l’âge de bronze. Nul besoin de frapper la monnaie pour frapper la population au porte-monnaie, puisque toutes les formes de monnaies d’échange ont existé au cours des âges. Les Aztèques commerçaient avec des fèves de cacao, avec un nombre croissant d’acheteurs et de vendeurs à se retrouver chocolat après les transactions. Les Romains et des peuplades africaines utilisaient le sel pour saler certaines additions, donnant naissance plusieurs siècles plus tard à l’expression « toute peine mérite salière ». L’argent a pris de plus en plus de valeur au fil du temps, passant de la bourse ou la vie des bandits de grands chemins à la vie de la Bourse des magouilleurs à grande échelle. Plus les années ont passé et plus les lois de la chimie ont été mises à mal, la concentration de l’argent permettant à certains de rouler sur l’or et de se faire des couilles du même métal. De l’avare on a fait une pièce, comme s’il n’en avait pas déjà assez. Les Picsous devenant de plus en plus Dingos se sont multipliés et ont rapidement muté en Rapetous. La mécanique s’emballe et cent balles ça ne vaut plus grand-chose. A ce rythme-là, l’argent va finir par régler le compte de l’Homme. Fait-il toujours le bonheur ? On est même plus très sûrs qu’il fasse celui des riches.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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