Passer au contenu du forum

forum abclf

Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

Remise en l'état – que j'espère durable – du forum, suite aux modifications faites par l'hébergeur.

forum abclf » Pratiques linguistiques » Les bizarreries de la langue francaise

Pages 1

Répondre

Flux RSS du sujet

Messages [ 22 ]

1 Dernière modification par pfinn60 (21-10-2020 19:30:25)

Sujet : Les bizarreries de la langue francaise

Merci Chover.

2

Re : Les bizarreries de la langue francaise

https://beariscool.blogspot.com/2018/02 … caise.html

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Profusion trompeuse. On peut résumer ça en trois "bizarreries" :

1- les finales non amuïes
2- la marque verbale de la troisième personne du pluriel
3- le "ti" prononcé [si]

Ils auraient pu essayer d'en rajouter... Dans la mesure où c'est possible.

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Il y a bien aussi - au passage - le "en" qui transcrit deux nasales différentes mais on  ne peut pas l'utiliser pour ce petit jeu je pense.

5

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Les poules du couvent couvent
Dans la Sarthe, les anciens prononcent le verbe comme le nom (en Wallonie aussi), et cela rime avec le vent.

6 Dernière modification par Chover (22-10-2020 10:09:35)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

J'apprends que le t de « vit », membre viril, n'est pas prononcé. Lisant sous votre lien, pfinn60, « je vis ces vis », je m'apprêtais à tort à ajouter « le vit qu'il vit ».
Sur les réseaux sociaux, les partisans du tout anglais considèrent facilement que cette sorte de publication apporte de l'eau à leur moulin. Ils oublient, par exemple, les cinq graphies rendant /i/ ou /i:/ outre-Manche : to be, être, sheep, mouton, sea, mer, ship, navire, myth, mythe. Ou les différentes prononciations du digramme ea dans la langue de Shakespeare : /ɛ/, /ei/, /ɛə/, /i:/, /iə/ (mon dictionnaire anglais-français).
Mais je digresse...

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Une quatrième catégorie de bizzarerie consisterait à exploiter les recommandations de 1990 sur la suppression des accents circonflexes sur les i et les u (du style "Ne sachant à quel fut se fier, il fut tout marri de ne pouvoir s'orienter dans la forêt"). Mais je ne trouve pas encore d'homographe non homophone.

8

Re : Les bizarreries de la langue francaise

éponymie a écrit:

les recommandations de 1990 sur la suppression des accents circonflexes sur les i et les u (du style "Ne sachant à quel fut se fier, il fut tout marri de ne pouvoir s'orienter dans la forêt").

Vous ne voulez bien sûr pas dire que les recommandations de 1990 prévoiraient la suppression de l'accent circonflexe sur tous les i et u :

... l’accent circonflexe. En réalité, ce dernier serait facultatif sur les « i » et les « u », mais demeurerait sur les « a » et « o ». En outre, il resterait employé dans d’autres cas :

Au passé simple : nous suivîmes, nous voulûmes, nous aimâmes ; vous suivîtes, vous voulûtes, vous aimâtes…
À l’imparfait du subjonctif (troisième personne du singulier) : qu’il suivît, qu’il voulût, qu’il aimât…
Au plus-que-parfait du subjonctif : qu’il eût suivi, il eût voulu, qu’il eût aimé…
Lorsqu’il apporte une distinction de sens utile : dû, jeûne, mûr, sûr… Dès lors que l’enlever créerait une confusion de sens entre deux mots (« mûr » et « mur », par exemple).

(Le Monde du 4 février 2016).

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Cherchez donc un peu sur le forum ce que j'ai pu écrire sur le sujet... Non, bien sûr, je ne voulais pas dire ce que vous semblez dire que j'ai dit. Mais je l'ai dit trop vite, ces cas n'entrant pas dans la réflexion de ce fil.

Ceci dit, on pourrait supprimer l'accent sur toutes les premières personnes du pluriel du passé simple (y compris sur les a). Les propositions de 1990 ne le disent pas mais je le dis. Tout en précisant que je ne compte pas faire de redites sur le sujet. Pas de digression non plus.

Et, quoi qu'il en soit, l'accent circonflexe seul ne permettra jamais de déterminer un homographe (une fois l'accent supprimé) non homophone. Nous retournons aux trois cas précédents. Je n'avais pas assez réfléchi.

Un vrai quatrième cas de figure (les consonnes finales prononcées amuïes devant une.consonne) qui aussi un cas particulier puisque nous avons un seul et même mot :

"Les oranges sont huit, pour huit personnes".

Fonctionne à tout coup aussi pour six et dix.

10

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Excusez-moi, éponymie. J'aurais dû formuler différemment et ne pas commencer mon intervention par « Vous ne voulez bien sûr pas dire que... », qu'on peut effectivement comprendre comme une manière ironique d'exprimer un doute sur vos connaissances. S'adressant en réalité à tous, cette remarque était à prendre strictement au sens propre, au premier degré.

11 Dernière modification par Chover (22-10-2020 18:45:04)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

éponymie a écrit:

Un vrai quatrième cas de figure (les consonnes finales prononcées amuïes devant une consonne) qui représente aussi un cas particulier puisque nous avons un seul et même mot :
"Les oranges sont huit, pour huit personnes".

« Vingt » subit le sort inverse dans la bouche de certaines personnes, qui peuvent prononcer son t en l'absence de nom postposé, nonobstant la norme.

12 Dernière modification par éponymie (22-10-2020 18:58:24)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Excusé, pardonné et absous.

J'en ai un autre :

"le chef nous a préparé un chef d'œuvre"

Re : Les bizarreries de la langue francaise

On peut aussi s'étonner des différences de prononciation entre un os, des os, un œuf, des œufs, etc.

14 Dernière modification par Lévine (23-10-2020 16:28:28)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

C'est logique : dans œuf/œufs, par exemple, le v de ovum, devenu final, est passé à -f et s'est maintenu (cf. nef < navem) ; devant le -s du pluriel on comprend bien qu'il se soit amuï, et la loi de position à modifié ensuite le timbre de la voyelle.

Plutôt que de "bizarrerie" de la langue française, surtout à l'écrit d'ailleurs, je souhaiterais qu'on parlât d'originalité.

C'est comme couvent et couvent : voyelle atone dans un cas, le a du latin cubant est passé au e sourd avant la nasalisation ; en revanche, dans l'autre, la voyelle accentuée de co(n)ventum s'est maintenue, et la nasalisation a pu s'opérer. Inutile de dire que la graphie -ent du verbe est étymologique (et fort ancienne).

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

15

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Jean a acheté un nouveau jean.

16

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Jean, comme Gabin ou comme Seberg ? wink

17

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Sylvain B a écrit:

Jean, comme Gabin ou comme Seberg ? wink

Jean Gabin smile

18 Dernière modification par éponymie (24-10-2020 08:58:39)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Veine anglo-saxonne également pour

le jet est à un jet de pierre de l'aéroport

mais c'est le cas de figure numéro un, le Jean/jean est infiniment mieux trouvé.

19 Dernière modification par éponymie (24-10-2020 09:30:30)

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Cinquième cas de figure (ou sixième si nous comptons les emprunts), les anciennes conventions d'écriture maintenues, wikipédia dans son article sur les homographes nous souffle un grand classique :

nous nous oignons d'oignon

Les toponymes et patronymes pourraient s'avérer une veine. Je pense au h chez les méridionaux qui concurrençait les graphies classiques "LH" pour "ILL" et "GH" pour GN". En cherchant bien, on pourrait trouver quelque chose.

20

Re : Les bizarreries de la langue francaise

éponymie a écrit:

Veine anglo-saxonne également pour

le jet est à un jet de pierre de l'aéroport

mais c'est le cas de figure numéro un, le Jean/jean est infiniment mieux trouvé.

Merci éponymie.

21

Re : Les bizarreries de la langue francaise

https://www.casimages.com/i/201026121226286828.jpg.html

Re : Les bizarreries de la langue francaise

Pas mal !

Messages [ 22 ]

Pages 1

Répondre

forum abclf » Pratiques linguistiques » Les bizarreries de la langue francaise