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Girofle largue

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Titre : Girofle largue
Auteur :
Date :
NbEditions :
EnLigne : 1837 (Gall.)
NbMots :
Mots clés : source ; arg
Type :
Contributeurs : gb
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Girofle largue

Texte

Un voleur déclare son amour à la femme qu'il aime.

Girofle largue,
Depuis le reluit où j'ai gambillé avec tézigue et remouché tes châsses et ta frime d'altèque, le dardant a coqué le rifle dans mon palpitant, qui n'aquige plus que pour tézigue ; je ne roupille que poitou ; je paumerai la sorbonne si ton palpitant ne fade pas les sentimens du mien.
Le reluit et la sorgue je ne rembroque que tézigue, et si tu ne me prends à la bonne, tu m'allumeras bientôt caner.

Aimable femme,
Depuis le jour où j'ai dansé avec toi et vu tes jolis yeux et ta mine piquante, l'amour a mis le feu dans mon coeur, qui ne bat plus que pour toi ; je ne dors plus, enfin, je perdrai la tête si ton coeur ne partage pas les sentimens du mien.
Le jour et la nuit je ne vois que toi, et, si tu ne m'aimes, tu me verras bientôt mourir.

Sources et opinions

  • Première apparition de ce bref texte dans la préface de Vidocq aux Voleurs (première édition en 1836). S'inscrit dans une préface lardée de documents argotiques divers (poésies et chansons, correspondance, parodies).
  • Le texte, bien connu des argotiers, est souvent reproduit.
  • Existe dans une version très différente (« Chouette largue, Depuis que je t'ai dégotée au grand guinche du Vieux-Chêne et que la veine a voulu que j'en mouille avec tes niasses, je n'peux pas m'passer à la sorgue, je n'tortore plus, le coup du guindale ne va plus » ; cf. 1881. Chouette largue [lettre d'amour en argot])


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