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Revue du sujet (plus récents en tête)

282

Le Dico de Bob consacre un article aux Mémoires de Rossignol :
http://www.languefrancaise.net/Source/3980

281

Au sujet de la remise des corps à la Faculté de médecine après l’exécution des condamnés à mort (pour Paris).

Si le corps de l’exécuté n’était pas réclamé par la famille la Faculté le réclamait. Ce n’était pas un droit inscrit dans la loi mais un usage admis, et la Faculté le tenait fermement. Mais elle ne pouvait recevoir le corps qu’après son inhumation et son exhumation, obligatoires de par la loi.  En fait, le cercueil était jeté dans une fosse, puis rapidement remonté après avoir reçu quelques pelletées de terre. De même, si la famille réclamait le corps une inhumation devait être faite avant de le lui remettre.

Une première. Le 28 décembre 1888, était décapité, devant la Grande-Roquette, le supposé Luis Fédérico Stanislas Prado Linska y Castillon, dit Prado.
Avant d’être conduit à la guillotine il demanda à l’abbé Faure, aumônier de la Grande Roquette, accompagnant les condamnés à mort jusqu’au supplice, que son corps ne soit pas livré à la dissection de la Faculté de médecine. L’abbé le lui promit. Au cimetière d’Ivry parisien (94), il transmit au représentant de la Faculté (en l’occurrence Paul Poirier) la volonté de Prado. Devant les protestations de Poirier, Goron, chef de la sûreté, intervint énergiquement pour appuyer l’abbé. A contrecœur, la Faculté accepta  Mais peu de temps après, elle protesta auprès du Préfet de police de Paris, demandant la remise du corps. Elle se heurta à un refus.
Quatre ans auparavant, le condamné à mort Michel Campi, dit « l’assassin sans nom » (il ne fut jamais identifié) avait expressément demandé à ne pas de ne pas être autopsié après son exécution. Sa demande était restée sans effet.

Après Prado, il fut beaucoup plus difficile à la Faculté de médecine d’obtenir la remise des corps des exécutés qui avaient demandé à ne pas être autopsiés, l’affaire des portefeuilles ayant suffisamment échaudée la sûreté parisienne.

280

Les mémoires de Rossignol, fameux policier de la sûreté parisienne (évoqué antérieurement sur ce fil), ont été rééditées en janvier 2018. L’intérêt de cette réédition est de pouvoir se procurer le livre à un prix raisonnable et les commentaires ajoutés sont intéressants.
Ce livre est préfacé par Charles Diaz, actuellement Contrôleur général de la police nationale et auteur de plusieurs ouvrages sur la police (La fabuleuse histoire des grands flics de légende, L’épopée des Brigades du Tigre etc.).

https://zupimages.net/up/18/43/x7rt.jpg


Policier émérite, Gustave Rossignol a été loué par sa hiérarchie, ses collègues, la presse, mais en 1887, il a été l’acteur d’une affaire qui a éclaboussé le service de la sûreté parisienne.
Dans son ouvrage La  Police de sûreté en 1889, Horace Valbel dresse le parcours et le portrait de divers agents de la sûreté, notamment celui de Gustave Rossignol. Mais il occulte le rôle du policier dans cette affaire.
A cette époque, le service de sûreté était dirigée par Ernest Taylor, chef de service, et François-Marie Goron, sous-chef. Ce dernier avait commencé une collection d’objets ayant pour thème la criminalité. Auparavant,  Gustave Macé, également chef de la sûreté, avait établi une collection sur le même thème. Elle donnera naissance à un livre édité en 1890 : Mon Musée criminel. G. Charpentier et Cie, éditeurs. 34 planches de photographies hors-texte (ouvrage souvent onéreux). Lisible sur gallica : ICI

(Les collections de Macé et Goron ont enrichi le Musée de la Préfecture de police de Paris, (4 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, Paris 5ème. 3ème étage) crée par le Préfet de police Louis Lépine, en 1909).

(*) Mareuil Éditions, Paris. 384p. Broché.


https://zupimages.net/up/18/43/26i8.jpg

Ernest Taylor (1839-1908)  - François-Marie Goron (1847-1933)


31 août 1887. Henri Pranzini, auteur d’un crime particulièrement atroce qui marqua fortement les consciences de l’époque, même internationalement, le « Triple crime de la rue Montaigne) » est guillotiné à Paris devant le dépôt des condamnés (dite prison de la Grande Roquette ).
Extrait des Souvenirs de Rossignol :
je n’assistais pas à l’exécution, mais le lendemain j’allais voir Gondinet, garçon d’amphithéâtre à l’Ecole pratique. Le corps de Pranzini s’y trouvait encore. L’autopsie avait été faite.
De retour au bureau, je dis à M. Goron :
— Je viens de voir le corps de Pranzini.
Lui, collectionneur, me répond
:
— Je n’ai rien de lui. Je voudrais bien avoir quelque chose, ne serait-ce qu’un bouton de son pantalon sic

(*) Pour le journal  La Lanterne c’est Ernest Taylor qui est le responsable :
« Le plus coupable — nous allons dire — l’unique coupable est M. Taylor. C’est sur son ordre précis que Rossignol s’est entendu avec Gondinet ».   
(La Lanterne du 23/09, n°3807)

Rossignol se rendit de nouveau chez Gondinet et lui demanda s’il était possible d’avoir un souvenir de Pranzini, ne fut-ce qu’un bouton. Le garçon lui aurait répondu :
Non, le pantalon et la chemise ont été emportés à l’annexe. Prends donc un morceau de peau et fais-en faire un portefeuille.
Rossignol : « l’idée me sembla originale, je pris un morceau, qui était le coté gauche de la poitrine ; je fis retirer la chair et la graisse, ne gardant que la peau »

Il effectua lui-même la préparation de la peau : dégraissage, passage à l’alun, assouplissement (des heures avec ses mains !). Il alla ensuite la porter chez un maroquinier et lui demanda d’en faire deux porte-cartes. Ensuite, il les offrit à M. Goron et à M. Taylor qui, selon Rossignol, n’avait rien demandé mais accepta le présent.
Après la fabrication des porte-cartes quelle raison poussa Rossignol à indiquer au maroquinier leur matière, la provenance, le nom de Pranzini ? L’information fuita. L’étincelle fut déclenchée par le journal Le Figaro (n° 257, du 14/09/1887). On pouvait lire, relégué en page 5, sous la rubrique « nouvelles diverses », un court article, non signé, intitulé LA PEAU DE PRANZINI.
Il relatait la venue de Rossignol (sans le nommer), chez le maroquinier, sa demande de fabrication des porte-cartes etc. L’auteur de l’article était Georges Grison, journaliste de faits-divers et écrivain, qui s’intéressait aux condamnés à mort et aux exécutions capitales.
(de Georges Grison, voir le message 67 où il évoque le Château-Rouge dans son ouvrage Paris horrible et Paris original (1882).

D’autres journaux commencèrent à prendre de l’intérêt pour cette affaire, notamment La Lanterne, et publièrent des informations de plus en plus fournies (parfois, avec des inexactitudes).
Le Figaro, pourtant à l’origine de sa divulgation, s’en tint ensuite en marge, le journaliste Georges Grison regrettant de l’avoir dévoilée !
Rapidement, le doyen de la Faculté de médecine de Paris ouvrit une enquête. Le futur chef des travaux pratiques d’anatomie, Paul Poirier, fut soupçonné. A son grand dam.
Le 23/09, on pouvait lire dans le quotidien La Lanterne (n°3806), bien visible sous le bandeau de la première page

https://zupimages.net/up/19/01/fkur.jpg

Source: Gallica.bnf.fr

Charles Mazeau, ministre de la Justice, ouvrit une information pour déterminer les responsabilités. Au sein du gouvernement Rouvier, le ministre de l’Instruction publique, Eugène Spuller, demanda la révocation de Taylor, Goron, Godinet.
Fin septembre, Rossignol fut convoqué chez le juge d’instruction Vasseur. Après interrogatoire, il fut inculpé de violation de sépulture.
Rossignol : « Il n’y a pas eu de violation de sépulture, vous devez confondre violation de sépulture et détournement de débris anatomiques. Je n’ai rien déterré. J’ai pris à terre. »
Le juge me demanda de lui faire un rapport sur les faits et je ne paru plus à l’instruction.
Je lui dis en m’en allant :
« Mais les porte-cartes que vous avez saisis vont se promener un de ces jours dans la poche de l’un ou l’autre
. »
—  Non pas, me répondit-il.
Et en effet, il fit venir le Sous-chef de la sûreté, et en présence du procureur de la République, il brûla les porte-cartes. »

Pour contrer le retentissement que prenait cette affaire la sûreté utilisa un joker : le 9 octobre, parurent en première page du quotidien Le XIXème siècle plusieurs articles surmontée d’un titre en lettres géantes :
LE SCANDALE DU MINISTERE DE LA GUERRE.
Le journal était bien renseigné, et pour cause : il obtenait des informations par la sûreté. Depuis un certain temps elle avait constitué un dossier (1) sur les agissements suspects de personnalités politiques et de hauts gradés militaires. Le nom de Wilson (2), gendre du président de la République Jules Grévy, y figurait.
De ce fait, la sûreté obtenait une diversion en informant ce quotidien d’un scandale beaucoup plus important que l’affaire des portefeuilles.

(1) Scandale des décorations. Le Président Jules Grévy fut contraint de démissionner en décembre 1887.
(2) En février 1888, Daniel Wilson sera condamné à deux ans de prison et cinq ans de privation de ses droits civiques puis, après appel, acquitté lors  deuxième procès.
Suite à l’affaire des porte-cartes, Ernest Taylor fut déplacé et remplacé par Jean-Marie Goron.

Rossignol :
« Pendant mes dix-neuf années à la Sûreté, j’ai arrêté ou participé à l’arrestation de 2000 voleurs, je n’ai jamais encouru de punition, quoique, d’ailleurs, j’en ai souvent mérité.
Ma fiche porte dix-neuf gratifications pour zèle et intelligence dans le service, arrestations de malfaiteurs dangereux, actes de courage
.
- J’ai eu cinquante-trois jours de congé pendant ma carrière.
- Un plongeon dans la Seine m’a couté une bronchite.
- J’ai dans la peau huit coups de couteau ou poignard(*), contusions et plaies contuses ; les ecchymoses et morsures ne sont pas à compter. »

(*) Blessures faites par l’anarchiste Clément Duval lors de son arrestation par Rossignol, en octobre 1886.

Duval : Condamné à la peine de mort le 12/01/1887.
Peine commuée en travaux forcés à perpétuité par le Président Jules Grévy, le 22/02/1887.
Transporté en Guyane. Nombreuses tentatives d’évasion.
Evasion réussie le 14/04/1901.
Réfugié aux Etats-Unis jusqu’à son décès, en 1935.

279

Nous y sommes : les images de Hostingpics ont disparu. Concernant bonne partie de celles que j'ai postées, le source entre parenthèses permet de retrouver l'original (s'il s'agit du musée Carnavalet ou de Gallica, pas de problème, s'il s'agit d'autres sites, certaines images ont disparu).

J'ai toujours les originaux dans ma réserve, si on me donne l'autorisation de modifier les messages, je pourrais remédier, sinon ce fil sera l'occasion de méditer sur la caducité de nos ouvrages lol

https://i.123fleurs.com/18/images/produits/couronne-fleurs-roses-memoire-550x550-25377.jpg

278

En ce qui concerne le blog Le mateur de nouilles : il est de nouveau visible, avec ce lien https://arnaudl.github.io/parisenconstruction/

277

éponymie, un salut pour la biblio.
En marge du Château Rouge, à signaler la disparition du blog Le mateur de nouilles (que nous avions évoqué). C'est grand dommage.
Bernard Vassor, qui animait le très intéressant blog Autour du père Tanguy est décédé en juin 2016. Contrairement au mateur, son blog restera visible sur le net.

276

Je profite du changement de page pour publier la biblio à jour. Si ce fil meurt, qu'il présente bien au moins.

Textes (en vert) et documents (en bleu) cités traitant du Château Rouge et de son quartier, tous les messages sont cliquables pour se ballader dans le fil.

  • 1624, 28 septembre : acte notarié, archives nationales, message 175, contrat de mariage d'Hélène la Maire demeurant  rue Galande à l'enseigne de la bannière de France

  • 1769 : Les Fastes du Gout, ou Les Nouveautés du jour, message 242, Louis-Marin Bonnet, peintre dessinateur et graveur réside au futur numéro 57 de 1767 à 1772

  • 1848, 30 juin : Journal des débats, message 110, officier tué devant le 57 rue Galande lors des journées de juin

  • 1850-1867 : plan de Paris en 1380 – feuille X, Albert Lenoir, message 241, maison de la Bannière de France

  • 1851  : dessin, Léon Leymonnerye, message 224, numéros 57 à 65 de la rue Galande, première illustration connue de l'entrée du numéro 57

  • 1859 : possible année d'ouverture du cabaret, message 243

  • 1860 : Les dessous de Paris, Alfred Delvau, message 75, description du quartier

  • 1865-1868  : 2 photographies, Charles Marville, message 177, message 248, premières photos connues de la rue Galande, l'une prise de le rue du Petit-ont avec une partie de l'immeuble du numéro 57, l'autre depuis la place Maubert où l'on voit bien le cabaret  en agrandissant l'image

  • 1865 : Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III: De la Rue des Postes à l'impasse des peintres, M. Lefeuve, message 133, le 57 rue Galande et Gabrielle d'Estrées

  • 1869 : Paris, ses organes, sa fonction et sa vie, volume III paru en 1872, Maxime du Camp, message 25, message 76, message 203, mention de la Guillotine au chapitre sur la prostitution et première description dans le chapitre sur les malfaiteurs (le perron et les trois salles du rez-de-chaussée)

  • 1869, 27 juin : Journal des débats, message 110, reprise de l'article du Journal des débats du 30 juin 1848

  • 1872, 15 aout : Le XIXe, message 107, décès au cabaret, sans mention du nom

  • 1873, 17 mai : Journal des débats politiques et littéraires, message 107, faillite du propriétaire Trichard

  • 1875, 23 février : Le Petit Journal, Quelques gargottes, message 87, mention du Château de la Guillotine avec brève description

  • 1876 : Les mystères du nouveau Paris, Fortuné du Boisgobey, message 76, mention de la Guillotine

  • 1877  : dessin, Léon Leymonnerye, message 209, numéros 57 et 59 de la rue Galande

  • 1878  : dessin, Jules-Adolphe Chauvet, message 176, entrée du numéro 57 et première cour, avec commentaire au crayon, première mention du nom Château-Rouge (dessin et commentaire)

  • 1878, 25 octobre : Le Gaulois, message 85, mention du Château-Rouge

  • 1878, 12 décembre :  Archives commerciales de la France, message 107, passage de propriété de Cadoux à Debrabant

  • 1879, 11 aout : Le Figaro, Le cabaret de la rue Galande, Albert Wolff, message 111, description du Château-Rouge

  • 1880, 14 juin : Le Petit Parisien, message 112, blessure de Debrabant lors d'une rixe

  • 1881 : Revue des deux mondes, La misère à Paris, comte Othenin d’Haussonville, message 75, description du quartier et brève description du Château-Rouge

  • 1882 : Paris horrible et Paris original, Georges Grison, message 67, description du Château-Rouge, message 128, fac-similé couverture originale

  • 1882 : La vie à Paris, article du 12 avril, Jules Claretie, message 133, visite avec Rossignol, salle du sénat contigüe à la grande salle, Debrabant parle de Gabrielle d'Estrées

  • 1882 : Paris pittoresque, A. de Champeaux et F.E. Adam, (paru en 1883), eau-forte, Lucien Marcellin Gautier, message 215, message 256, rue Galande

  • 1883 : Bouche cousue, Fortuné du Boisgobey, message 76, mention de la Guillotine

  • 1883 : Paris Étrange, Louis Barron, message 64, message 164, description de la salle du Sénat du Château-Rouge

  • 1883, 11 septembre : Le Figaro, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du Château-Rouge

  • 1883, 12 septembre : La Lanterne, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du "Théâtre-Rouge"

  • 1883, 13 septembre : Le Radical, message 109, découverte d'un cadavre dans la cour du "Théâtre-Rouge"

  • 1883, 1er décembre : Archives commerciales, message 112, passage de propriété de la veuve Debrabant au père Trolliet

  • 1884, 17 janvier : Le Figaro, message 137, rixe au Chateau-Rouge

  • 1884, 31 octobre : La Presse, message 137, recension de l'écume de Paris de Wolff sans allusion particulière au Chateau Rouge

  • 1884, 2 novembre : Les Annales politiques et litérraires, message 137, reprise de l'article de Wolff de 1879

  • 1884, 30 novembre : Le Radical, message 138, assassinat de madame Ballerich

  • 1884, 1er décembre : La Presse, message 138, arrestation des premiers suspects

  • 1884, 9 décembre : La Justice, message 138, arrestation de Gamahut

  • 1884, 14 décembre : La Presse, message 138, agression contre Trolliet, grièvement blessé

  • 1884, 14 décembre : La lanterne, message 119, message 137reprise de l'article de Wolff de 1879

  • 1884, 15 décembre : Le Temps, message 138, aveux de Gamahut

  • 1884, 28 décembre : 2 dessins, Henri Meyer, message 151, arrestation de Gamahutmessage 139, message 144, message 146, Gamahut devant le cadavre de sa victime

  • 1885 : Lécume de Paris, Wolff message 119, message 137, ouvrage publiant les anciens articles de Wolff

  • 1885, 7 mars : Le Figaro, supplément littéraire du dimanche, les chambrées à la nuit, Pierre Mazerollle, message 123, article sur les garnis parisiens

  • 1885, 6 janvier : Le cri du peuple, Ferdinand Chastan, message 60, article jugé outrageux par les fils Ballerich

  • 1885, 4 juin : Le Matin,  message 69, rafle de la police au Château-Rouge

  • 1885, 7 juin : Le Petit Parisien  message 83, mention de la légende (notoriété) récente du Château-Rouge

  • 1886 : dessin, lavis d'encre brune, Amand Gautier, message 256, rue Galande à rapprocher de l'eau forte de Lucien Marcellin Gautier de 1882

  • 1886, 18 novembre : Le Voleur Illustré  message 149, portrait de Rossignol, dessin

  • 1886 : Grande encyclopédie - inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, Volume 8, message 84, mention du Château-Rouge et de son ancien nom “La Guillotine”

  • 1887 : La police parisienne, un joli monde, Gustave Macé, message 169, brève description de la salle principale

  • 1887 : Paris escarpe – réponse à M. Macé, Charles Virmaitre, message 179, mention du Château-Rouge

  • 1888 : Grand Dictionnaire Universel, tome 17, Pierre Larousse, message 249, article assez complet sur le Château-Rouge

  • 1889 : L'église St. Julien-le-Pauvre : d'après les historiens et des documents inédits tirés des archives de l'Assistance publique, Armand Le Brun, message 241, les enseignes de la rue Galande au XIVe, le plan de Lenoir, la maison de la Bannière de France

  • 1889 : Nuits à Paris - Notes sur une ville, Rodolphe Darzens, message 59, message 121, description du Château-Rouge. À  noter le dessin représentant Gamahut soulevant des haltères à la page 229

  • 1889 : Le chemin du crime, Hugues le Roux, message 132, brève description du Château-Rouge, salle des morts, salle de retirance, allusion aux deux premières salles

  • 1889 : La police de sureté en 1889, Horace Valbel, message 167, chapitre consacré au brigadier Rossignol

  • 1889 : Le magasin pittoresque, V.C. Tabur, message 28, brève description du Château-Rouge

  • 1889 : L'illustration, 2 gravures, message 63, message 128, salle des morts message 89, coin réservé aux femmes

  • 1889-1895 : Dans la rue, Aristide Bruant, messages 266 à 269, mention du Château Rouge dans “À la place Maubert”

  • 1890 : Paris et ses merveilles, L. Huard message 169, brève description des deux premières salles

  • 1890 : Paris, 450 dessins inédits d'après nature, dessin, Auguste Vitu message 89, les hôtes du Château Rouge

  • 1891, 2 mai : La France Illustrée, gravure sur bois, message 79, vue du Château-Rouge et d'une partie de la rue Galande

  • 1891, 18 novembre : Le petit journal, message 169, les grands-ducs font une incursion au Château-Rouge

  • 1891 (édité en 1895) : Journal des Goncourts, tome 8e, message 63, mention de Huysmans et de Lorrain et de leur connaissance du Château-Rouge

  • 1892 : Paysages parisiens, heures et saisons, Émile Goudeau, eau-forte, Auguste Lepère, message 256, la cour du Château-Rouge

  • 1892, 15 juin : LaRevue Illustrée, message 196, chapitre sur Jaume, comment il appris l'identité de l'assassin de madame Ballerich, les travestissements de Jaume

  • 1893 : Topographie historique du vieux Paris, Oscar Méténier, message 172, plan et texte qui auront probablement permis à Huysmans d'acssocier le Château-Rouge à la maison de la Bannière de France (enseigne)

  • 1893 : Le chansonnier populaire Aristide Bruant, Oscar Méténier, message 37, Méténier “édite” une chanson sur Montparnasse sur une table du Château-Rouge (épisode qui remonterait à avant 1885)

  • 1893 : Les rumeurs de Paris, Édouard de Perrodil,  message 183, chanson, Au Château-Rouge

  • 1893 : Buveurs  d'âmes, Jean Lorrain, message 122, Un soir qu'il neigeait, nouvelle

  • 1893, 31 mars (édité de nouveau en 1897) : rapport sur la mendicité, Georges Berry,  message 39, message 147, message 264, première description détaillée des fresques du Château Rouge

  • 1893, 18 octobre : Le matin, festivités franco-russes,  message 264, évocation par madame Trolliet de la visite des Grands-Ducs deux ans auparavan

  • 1894 : dessin, Jules-Adolphe Chauvet, message 66, message 128, entrée du Château Rouge

  • 1895 : About Paris, Richard Harding Davis, dessin Charles Dana Gibson, message 245, deux buveurs dans une salle du Château Rouge

  • 1895 : Paris de siècle en siècle, Albert Robida, message 101, brève mention du Château-Rouge, dernier des bouges, message 207, entrée du Château-Rouge et immeubles voisins

  • 1895 : dessin, Henri Chapelle, message 215, 59 rue Galande et entrée Château-Rouge

  • 1898 au moins, un tirage en 1901 (musée Carnavalet): Escalier de l'ancienne maison du Château-Rouge, rue Galande, Auguste Lepère message 155, estampe reproduisant l'escalier du bâtiment de la cour principale

  • 1898 rue Galande, Union photographique française, message 174, message 208, entrée du Château-Rouge

  • 1898 : dessin, F. Séguin, message 215, perron du Château-Rouge, message 224, vue de la grande salle, coin des femmes, dans le petit salon, message 265, un coin de la grande salle

  • 1898 (réédité en 1901) : La Bièvre, les Gobelins, saint Séverin, Huysmans, message 8message 97, message 153, mention des dessins bucoliques de la seconde salle du basmessage 63, les différentes salles, Pierre Trollier, les dessins de la salle au premier étage (la salle des morts), messages 65 et 66, les nuits au Château-Rouge et ses clients; les femmes et les fêtes qui dégénèrent, message 68, les rixes au Château-Rouge, message 94, rue Galande et Château-Rouge. À noter, dans l'édition de 1901, une illustration de la grande salle, page 101, l'estampe d'Auguste Lepère, page 93, les masures derrière le Château-Rouge, page 139

  • 1898, 7 avril : procès verbal de la commission du vieux Paris, compte-rendu de la visite effectuée dans le quartier, message 155, description de l'immeuble du 57, rue Galande

  • 1898, 29 aout : Le Matin , Les bouges, Solness, message 148, l'enfer de pacotille du quartier Saint-Séverin pour touristes fortunés, la salle des morts

  • 1898, 30 septembre : Le Matin , Victor de Cottens, message 70, l'enfer de pacotille du quartier Saint-Séverin pour touristes fortunés, mention de la salle des cadavres

  • 1898, 12 décembre : Le Gaulois, la fin de la rue Galande, message 170, message 263, annonce de la démolition du Château-Rouge, mention de l'ouverture en 1859, de la salle appelée la Guillotine d'après la fresque, anecdote sur la visite des Grands-Ducs

  • 1898, 14 décembre : L'univers,  message 262, annonce de la démolition du Château-Rouge, mention de l'ouverture en 1859, de la salle appelée la Guillotine d'après la fresque

  • 1899, 24 avril : La Presse, Paris qui s'en va,un bouge célèbre, Émile Lapaix message 143, annonce de la démolition du Château-Rouge et visite et brève description de deux salles du rez-de-chaussée, dont celle des peintures murales et du premier étage

  • 1899, 30 avril : L'intransigeant, la rue Galande,  message 260, annonce de la démolition du Château-Rouge, mention de l'ouverture en 1859, de la salle appelée la Guillotine d'après la fresque, anecdote sur la visite des Grands-Ducs

  • 1899, 6 mai : Le Monde Illustré, message 113, annonce de la démolition du Château-Rouge et description

  • 1899, 7 mai : L'hebdomadaire Illustré, message 189, annonce de la démolition du Château-Rouge, description et mention des décorastions des trois salles

  • 1899, 9 au 16 mai : L'orchestre, la chanson de la semaine,  message 260, chanson sur la fin du Château-Rouge

  • 1899, 19 juin : Le Gaulois, message 71, ce qui sera conservé du Château-Rouge

  • 1899, 23 septembre : Lécho du public, message 193, réponse à un lecteur sur le dénonciateur de Gamahut (Pierre Trolliet)

  • 1899 : L'amour à Paris : nouveaux mémoires , Marie-François Goron, message 262, brève histoire du Château Rouge, de sa clientèle, de l'opérette “La légion étrangère”

  • 1899, août  : les salles du Château-Rouge, message 35, message 74, message 128, 6 photographies, message 145, salle des peintures murales, message 150, détail de la peinture des figures

  • 1899 : crayon noir et aquarelle, Auguste Lepère, message 179, salle principale

  • 1899  : 2 dessins (étude et version définitive), Edgar Chahine, message 224, message 240, Au Château-Rouge

  • 1899 : Revue des revues, volume XXIX, Au pays de Misère, les bouges de Paris, Frédéric Loliée, illustré par Seguin (cf. 1898), message 78, message 144, message 147, message 149, message 265, description d'une scène de visite au Château-Rouge des touristes fortunés

  • 1899 : photographies, Eugène Atget  message 6, message 62, entrée du Château Rouge, message 62, cour du Château Rouge, message 77, rue Galande avant la démolition du Château Rouge, message 128, rue Galande avant la démolition du Château Rouge, vue rapprochée, message 174, rue Galande avant la démolition du Château Rouge, message 219, rue Galande avant la démolition du Château Rouge et après celle de l'immeuble du 55

  • 1900 : 2 photographies, Eugène Atget  message 77, rue Galande après la démolition du Château Rouge

  • 1900 : Mémoires, Rossignol, message 58, brève mention des peintures murales et du fait qu'elles sont récentes, message 235, description détaillée du Château-Rouge,

  • 1900 : dessin, Léon Lepeltier, message 267, Château Rouge démoli

  • 1900 : L'ami des monuments et des arts, numéro 81 message 92, exposition de la commission municipale du vieux Paris au pavillon de la ville de Paris de l'exposition universelle de 1900, photographies ou reproductions du Château-Rouge présentées

  • 1900 : Exposition universelle de 1900 – le Vieux Paris, guide message 93

  • 1901 : Le monde moderne, Paris qui s'en va, Constant de Tours,  message 243, indique 1859 comme étant l'année d'ouverture du cabaret et parle de la fresque de la guillotine, illustré par deux des trois dessins de Séguin et par deux dessins de Leverd

  • 1901 : Dictionnaire d'argot, Rossignol message 150, couverture illustrée par Weber

  • 1901, 2 septembre : annonce message 142, ventes de 40.000 cartes postales “reproduction authentique des peintures murales du Château Rouge”

  • 1905 : La tournée des Grands-Ducs, Jean Lorrain,  message 230, mention du petit Château-Rouge au numéro 59

  • 1906 : photographie, Eugène Atget message 128, message 136, message 128, message 233, petit Château Rouge

  • 1909, 10 janvier : La Vie Illustrée,  message 83, un peintre Peuvrier inconnu, auteur possible des fresques du Père Lunette (également auteur au moins de la peinture de la Guillotine du Château-Rouge ?)

  • 1912 (enregistrée en) : À la place Maubert, Aristide Bruant,  message 13, chanson

  • 1927 : La chanson de ma vie - Mes mémoires , Yvette Guibert,  message 186, description de sa célèbre visite au Château-Rouge vers la fin des années 80

  • 1979 : Dictionnaire biographique des médecins en France au moyen âge, Ernest Wickersheime,  message 173, une maison à l'enseigne de la bannière de France en 1522

  • 2012 : L'invention du vieux Paris, Ruth Fiori message 93

Les sites et blogs, on en croise énormément dans les recherches, peu sont cités  (il faut attendre le message 94 de glop pour voir citer l'inévitable Autour du père Tanguy par exemple) :

Les 3 cartes postales d'une série datant de 1900, produite à l'occasion de l'exposition universelle Et reproduisant – très mal – les peintures murales du Château Rouge :

Il faudrait aussi revoir le message 165 (différentes descriptions du cabaret).
P.S.: merci de signaler les erreurs de lien et les documents manquants.

Auguste Vitu (1823 – 1891) : Paris, 450 dessins inédits d'après nature

275

J'ai ouvert un fil spécifique dans lequel je demande aussi la possibilité de modifier d'ancien message pour pointer sur d'autres URL. On ne va pas se passer d'images.

274

Ah, merci Abel Boyer et d'orénavant il n'est plus possible de poster des images.

273

Attention ! Beaucoup d'illustrations et de documents vont disparaître de ce fil. En effet, l'hébergeur Hosting Pics, beaucoup utilisé ici, a annoncé sa fermeture. Les images resteront encore en ligne quelques mois, au mieux, mais il serait prudent de préparer une migration. Mais quel boulot ! Bien entendu, cela ne concerne pas que ce fil !



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