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Le français reste une grande langue internationale mais décline relativement face à l'anglais et à la puissance des Etats-Unis. Nombreuses interventions politiques et institutionnelles pour le soutenir à l'étranger et le réformer en France

XXe siècle

1900

  • Création d'une chaire d'histoire de la langue française à la Sorbonne

1901

26.02.1901

  • Arrêté ministériel de Georges Leygues concernant la simplification orthographique, notamment le participe passé (influence de Ferdinand Brunot ; plus ou moins accord de l'Académie française) : échec mais pour la première fois l'autorité publique accepte l'idée de tolérances orthographiques ; l'arrêté ne sera jamais vraiment appliqué.

1902

  • Fin de l'obligation de composer une thèse latine à côté de la thèse principale pour le doctorat en lettres
  • Leçons de grammaire bretonne de F. Vallée
  • Gilliéron et Edmont : Atlas linguistique de la France (ALF) ; 1920 cartes pour 638 communes mais ne comprend pas toutes les zones linguistiques à l'origine (exit le celtique, le basque, etc.) (-1910) ; questionnaire de plus de 1400 interrogations ; Atlas linguistique de la Corse paraît de 1914 à 1923 : 786 cartes. Mettent en valeur l'importance des voies de communication comme la vallée du Rhône dans la diffusion linguistique.

1905

  • Ferdinand Brunot : premier volume de l'Histoire de la langue française, des origines à 1900 (-1943) ; 10 tomes, 19 volumes. Il avait déjà participé à L'Histoire de la langue et de la littérature française, des origines à 1900, de Petit de Julleville
  • Ferdinand Brunot : Lettre ouverte à Monsieur le ministre de l'Instruction publique sur la réforme de l'orthographe
  • Paul Meyer [ou Mayer?] : Pour la simplification de notre orthographe, Delagrave
  • Mistral reçoit le prix Nobel

1907

  • Importantes manifestations des vignerons méridionaux (800000 personnes à Montpellier le 9 juin) : nombreuses pancartes en langue régionale : les Félibres, à cause de Mistral, ne suivent pas le mouvement : se contentent de sympathiser

1909

  • Intervention de Paul Guieysse (député de Lorient) et al. en faveur langue bretonne

1910

  • Intervention du marquis de l'Estourbeillon (député) et al. en faveur de la langue bretonne
  • abbé Cl. Vincent : Le péril de la langue française. Dictionnaire raisonné des principales locutions et prononciations vicieuses et des principaux néologismes

1911

  • Création du premier Parti Nationaliste Breton
  • Création d'une Société nationale pour la défense du génie français et la protection de la langue française contre les mots étrangers, les néologismes inutiles et toutes les transformations qui la menacent
  • Parution d'une plaquette intitulée : Le péril de la syntaxe et la crise de l'orthographe (crise de l'orthographe comme conséquence du déclin politique et militaire de la France)
  • Création à la Sorbonne des Archives de la Parole (F. Brunot)

1914-1918

  • La première guerre mondiale porte un coup très dur aux langues régionales : saignée parmi les locuteurs, mélange des hommes, apprentissage sur le tas de la langue française qu'on ne quitte pas nécessairement si on survit

1916

  • Ferdinand de Saussure : Cours de linguistique générale (CLG) ; posthume, Saussure étant mort en 1913 : l'ouvrage est rédigé d'après par Bally et Séchehaye d'après les notes de ses élèves. C'est le second moment scientifique de la linguistique ; il ouvre la voie au structuralisme et met provisoirement fin à l'étude linguistique de type dix-neuvièmiste de la langue (envisagée alors en termes d'histoire et d'évolution) : la langue est envisagée en termes de synchronie (exit l'histoire) et de système (Saussure n'emploie pas le terme de structure : il faut attendre les recherches des linguistes de l'école de Prague, vers 1930, pour que cet objet d'étude se diffuse). Primat du descr1ptivisme et de la mise en relation des éléments.

1919

  • Intervention de Maurice Bouilloux-Lafont en faveur de la langue bretonne
  • Lancement de Breiz Atao [Bretagne toujours] par l'UJB (à l'origine du Parti Autonomiste Breton des années 1927-1931 et ensuite du Parti Nationaliste Breton après 1931 : une partie du mouvement joue la carte nazie durant la guerre : Mordrel est le plus connu)
  • Perbosc et Estieu, instituteurs, fondent L'escola occitana

28.06.1919

  • Signature, dans la galerie des glaces de Versailles, du traité de paix avec l'Allemagne : le texte est établi en français et en anglais, les deux langues faisant foi ; le français perd son privilège.

1920 (vers)

  • Comité d'action en faveur de la langue d'oc à l'école

1920

  • Bauche : Le langage populaire [1] ; argot

1923

  • Bonnafous et Anglade fondent la Liga per la lenga d'oc a l'escola

1924

  • Intervention du marquis Pierre Trémintin (député) en faveur de la langue bretonne (-1925)

1925

  • Edmond Huguet, Dictionnaire du XVIe siècle (-1967), 7 vol.

1926

  • Intervention d'Inizan en faveur de la langue bretonne
  • Collegi d'Occitania

1927

  • Création du Parti Autonomiste Breton (-1931) ; mouvance Breiz Atao ; passera au nationalisme dur avec le départ des modérés
  • Estieu et Salvat : Collège d'Occitanie
  • Ferdinand Brunot : La pensée et la langue
  • Charles Beaulieux : Histoire de l'orthographe, des origines au milieu du 16e siècle
  • Larousse du XXe siècle (-1933)

1928

  • Réforme de l'orthographe en Turquie (Mustapha Kémal) : adoption alphabet latin, changement des noms : nationalisme et modernisme (-1934)
  • Premier Congrès International des Linguistes (La Haye), initié par Meillet qui domine la linguistique française à ce moment.

1929

  • Frei : La grammaire des fautes
  • Cercle linguistique de Prague (Jakobson, Karcevsky, Troubetzkoy) : Travaux, I ; diffusent le terme de structure avec des travaux consacrés à la phonologie et aux phonèmes.

1930

  • Société des études occitanes (Alibert) : promotion d'une orthographe unificatrice (différente de celle proposée par Mistral)
  • Jules Ronjat : Grammaire istorique des parlers provençaux modernes (4 vol., 1930, 32, 37, 41 ; posthumes : Ronjat † en 1925)

1931

  • Societet d'Estudios Occitans

1932

  • Bloch et von Wartburg : Dictionnaire étymologique de la langue française
  • Académie française : Grammaire (officielle, peut-être rédigée par Abel Hermant - ou Camille Aymonier qui a fait une réponse aux critiques - mais personne n'a revendiqué sa paternité et l'Académie ne l'a pas vraiment défendue) ; grand succès de librairie ; éreintée par Ferdinand Brunot et par Baudry de Saunier

1933

  • d'Artrey crée la revue Le Français Moderne (Dauzat la dirige ; elle prend le relais de la revue de Clédat : rev. de philolo. fr.)
  • Création de la revue Ar Falz [La Faucille] par l'instituteur communiste, 'l'instituteur rouge', Yann Sohier (revue pédagogique ; concurrence au clergé pour le breton : c'est aussi la langue des opprimés)
  • Bloomfield : Language ; le classique de la linguistique américaine

1935

  • 8e édition du Dictionnaire de l'Académie française (A-H : 1932 ; H-Z : 1935) ; décevant (rare innovation - contestable - : on note le rétablissement du e muet étymologique dans certains noms en -ment, type dévouement). «Après une gestation de plus d'un demi-siècle, elle semble l'immobilisme même, effaçant même les timides essais de libéralisation de l'usage qui caractérisait la précédente édition» (Catach).

1936

  • Pierre Tremintin, député du Finistère: Proposition de loi en faveur des langues régionales (breton : possibilité de bilinguisme dans l'enseignement). Adoptée à l'unanimité, elle sera enterrée
  • Maurice Grevisse : Le bon usage (1ère éd. ; très nombreuses rééd., succès). Contrairement à ce que le titre pourrait indiquer, la position de Grevisse est plutôt ouverte, rendant compte des évolutions de la langue et révisant ses appréciations au fur et à mesure des rééditions, selon l'usage, voire les usages.
  • Création Association internationale pour les études phonologiques
  • Il y a en France plus de 2 millions d'étrangers (700000 Italiens, 500000 Polonais, 250000 Espagnols)

1937

  • Brunot, Dauzat et Thérive fondent l'Office de la langue française, composé d'hommes de lettres, de journalistes, de linguistes ; présidé par Brunot puis par Valéry. Il disparaîtra avant de réapparaître dans l'Office du vocabulaire française (1957)

1938

  • Mort de Ferdinand Brunot (né en 1860, devenu doyen de la Sorbonne)

1939

  • Propositions sur réforme orthographe de Dauzat et Damourette (1940) dans le Français Moderne
  • CNRS créé par Daladier
  • Gougenheim : Système grammatical de la langue française ; analyse structurale

1941

  • Jérôme Carcopino, autorise les cours de basque, de breton, de flamand, et d'occitan, en dehors du temps scolaire.

30.06.1941

  • décret du Maréchal Pétain crée la Province de Bretagne (mais, sous la pression de la Ch. de commerce nantaise, sans la Loire-Inférieure).

1945

  • Paul Robert commence ce qui sera son Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française (DAALF ; achèvement : 28 juin 1964). Dans la lignée de Littré, qu'il modernise (nouveaux mots, nouvelles citations, etc) ; plutôt littéraire. Le plus important est l'organisation des articles : d'après plan étymologique, modernisée par le FEW et le Dictionnaire général.
  • Bled : 1ère éd. des cours d'orthographe
  • Institut d'Etudes Occitanes (IEO) ; trouve son origine dans un groupe de résistants, en 1943

1948

  • commission Langevin-Wallon pour réforme de l'orthographe : échec

1949

  • Joseph Hanse : Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques

1950

  • Création du Comité d'étude et de liason des intérêts bretons (CELIB)
  • 700000 vrais bretonnants (F. Bourvil)

1951

  • Création de la Société du nouveau Littré (pour l'édition du 'Robert').
  • Loi Deixonne : elle est issue d'un texte (de Deixonne) présenté le 15 juillet 1949 devant l'AN en réponse aux exigences de plusieurs députés plaidant en faveur de l'enseignement des langues régionales. Largement adopté le 30 décembre, ce texte est attaqué par le Conseil de la République (M. Lamousse) : conclusion, la version finalement votée est moins engagée que l'original. Noter que cette loi est motivée autant par la défense des langues régionales que par la défense du français (argument rhétorique ?), celles-là devant faciliter l'enseignement de celle-ci. Quant au fond, s'il y a de fait reconnaissance (limitative) de l'existence de certaines langues régionales (pas toutes : occitan, basque, catalan, breton et plus tard corse -1974 (décret Fontanet)- et tahitien -1981-), la loi se contente de permettre, quand la situation le justifie et le permet, un enseignement facultatif

1952

  • Charles Beaulieux : Lettre ouverte au ministre (pour réforme orthographe)
  • Beslais 1 (ou 1953?): projet officiel de réforme de l'orthographe : échec

1953

  • Albert Dauzat : Projet de conciliation (à propos de la réforme de l'orthographe)

1954

  • Gougenheim et Sauvageot : Le français fondamental ; pour le construire, ils utilisent une méthode nouvelle pour l'époque : l'enregistrement des conversations : ils visent donc le 'français parlé' donc peu légitime.

1955

  • Marcel Cohen : Français élémentaire ? Non ! ; critique du projet et argumentation idéologique (communiste).
  • Clovis Brunel : Plus anciennes chartes en langue provençale (le premier volume a paru en 1926) : 541 chartes occitanes avant 1200.

1957

  • Création Mouvement pour l'organisation de la Bretagne (MOB)

1958

  • Lévi-Strauss : Anthropologie structurale ; grand succès, entre au Collège de France l'année suivante

1959

  • Notion de 'planification linguistique' (language planning) apparaît sous la plume de Einar Haugen ; elle sera reprise et développée par Joshua Fishman
  • Notion de 'diglossie' apparaît sous la plume de Ferguson ; s'applique à l'origine à la situation de sociétés ayant une langue différenciée aux fonctions séparées, une forme élevée et une forme commune. Notion se développe avec Fishman (1976) pour désigner les sociétés avec plusieurs langues aux statuts différents.
  • Parti Nationaliste Occitan (PNO) ; nationaliste
  • Création du Centre de recherche et de diffusion du français (CREDIF) : s'intéresse surtout au FLE ; fin en 1996

1960

  • Création à Nancy du Centre de recherches pour un Trésor de la langue française, dirigé par Paul Imbs, conçu comme un laboratoire de documentation lexicologique complétant l'inventaire général de la langue française (IGLF) et le Centre d'études du vocabulaire français (dirigé par Bernard Quemada) et comme un organisme de recherche dont la mission est de préparer et de rédiger un dictionnaire historique de la langue française.
  • Création de la SELF († 1968) par Chevalier, Dubois, Mitterrand
  • Académie des Sciences souhaite une 'réforme prudente de l'orthographe'

1961

  • Création à l'université de Montréal de l'association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF).
  • grève de Decazeville : implication de militants de l'IEO

1962

  • Création du Conseil national de défense des langues et cultures régionales
  • Création du Comité occitan d'études et d'action avec Robert Lafont pour président ; deviendra Lutte Occitane (1969)

1964

  • Lancement de l'idée de la francophonie par quelques chefs d'état africains (Senghor, Bourguiba) ; France peu intéressée au début. Création du Haut Conseil de la Langue française (de Gaulle)
  • Première émission de télévision en breton : 60 sec. chaque vendredi soir.
  • Etiemble, Parlez-vous franglais ?

1965

  • Beslais 2 : Rapport général sur les modalités d'une simplification éventuelle de l'orthographe ; c'est le résultat du travail de 5 ans de la commission nommée par le ministre Paye
  • La linguistique : premier numéro de la revue de Martinet

1966

  • Création Union démocratique bretonne

31.03.1966

  • Décret portant création du Haut Comité pour la défense et l'expansion de la langue française († 1983)

1967

  • Création de l'Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF)
  • Créaton du Conseil international de la langue française (CILF)
  • R. Thimonnier : Le système graphique du français ; calcul d'une réforme minimal ; appuis officiels
  • Dictionnaire du français contemporain : résolument moderne (très ouvert aux mots nouveaux ; reflet du lexique contemporain)

1968

  • Explosion des publications consacrées à la sociolinguistique
  • Enquête fait apparaître existence de personnes ne parlant que le dialecte lorrain en Lorraine

1969

  • Lagane, Guilbert et Niobey : Dictionnaire de la langue française (4 vol., Larousse) : volonté de modernisme (sciences et techniques)
  • Fondée en 1903 dans le Pays Basque espagnol, les Ikastolak prennent pied en France
  • Fondation de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) : à destination des pays francophones
  • Création à Londres du Minority Rights Group (rapports)
  • Langue française : premier numéro de la revue
  • Claire Blanche-Benveniste et André Chervel : L'orthographe ; plaident pour réforme
  • Création de Lutte Occitane qui prend la suite du COEA (toujours avec Lafont) (gauchistes) ; leur slogan deviendra : VVAP : Volem viure al pais

1970

  • Le Trésor du breton parlé, 4 vol., Jules Gros (->1990)
  • Création Agence de coopération culturelle et technique (Niamey) : regroupe 25 pays francophones
  • Création après mai 68 du parti Lutte Occitane sur les bases du Comité occitan d'études et d'actions

1971

  • TLF : Paul Imbs, Bernard Quemada, dir., Trésor de la langue française. 16 vol. (-1994)
  • Premier magazine télévisé en breton : Breiz o veva (15 min. tous les 15 j.)
  • Robert Lafont : Décoloniser la France

1972

  • 80000 locuteurs pour le basque en France.

01.1972

  • Le décret du 7 janvier 1972 relatif à l'enrichissement de la langue française, crée des commissions ministérielles de terminologie pour l'enrichissement du vocabulaire français.

10.1972

  • Lors du procès de FLB devant la Cour de sûreté de l'état, Yves Gourdès refuse de parler le français et réclame un interprète français-breton. Refus quand l'accusé sait le français.

1973

  • Henriette Walter et André Martinet publient Le dictionnaire de la prononciation française dans son usage réel. Donnent plusieurs prononciations pour près d'un mot sur cinq et remet en cause le mythe de l'unité de la prononciation du français.

1974

  • Robert Lafont : La revendication occitane

16.01.1974

  • Décret pour l'application de la loi Deixonne et de la loi Haby au corse

1975

11.07.1975

  • Loi Haby relative à l'enseignement, art. 12 : 'Un enseignement des langues et cultures régionales peut être dispensé tout au long de la scolarité'.

31.12.1975

  • Loi Bas-Lauriol relative à l'emploi de la langue française en France ; ne fait pas théoriquement préjudice aux langues régionales

1976

  • Création de la première école maternelle en catalan à Perpignan (Bressola)

1977

  • Loi 101 du Québec, 'Charte de la langue française' : affirme l'unilinguisme du Québec
  • Arrêté Haby sur orthographe (arrêté du 28.12.1976, JO du 09.02.1977) : tolérances grammaticales et orthographiques aux concours ; dans la lignée de Thimonnier
  • Le Petit Robert : 2e édition fait entrer de nombreux belgicismes, canadianismes et helvétismes

1978

  • Charte culturelle de la Bretagne (signée par Giscard d'Estaing, la région et les 5 conseils génraux parmi lesquels celui de Loire-Atlantique)
  • Création des écoles Diwan sur le modèle des ikastolak basques

1979

  • Histoire d'Occitanie (Armengaud, Lafont et al.) : une somme

1980

  • Pour Tahiti, officialisation de la langue locale au même titre que la langue française

25.06.1980

  • Ratification par la France du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966 (*) avec une réserve sur l'art. 27 visant les minorités linguistiques ; argument français : il n'existe pas de minorités en France

1981

  • Création de la licence de breton
  • 110 Propositions de Mitterrand : n° 54 envisage création d'un département basque ; n° 56 affirme que 'les langues et cultures minoritaires seront respectées et enseignées'.
  • Marguerite Yourcenar est la première femme reçue à l'Académie française (et il y a eu des luttes) ; Jacqueline de Romilly sera la deuxième femme (1989)
  • Il y a en France plus de 1,5 millions d'étrangers (Algériens, Marocains, Tunisiens et Turcs)

12.05.1981

  • Décret pour l'application de la loi Deixonne et de loi Haby au tahitien

1982

  • Institut culturel de Bretagne

02.03.1982

  • Lois portant sur le statut particulier de la région de Corse

21.06.1982

  • circulaire Savary : programme enseignement des langues et des cultures régionales (non énumérées)

29.07.1982

  • Loi donne pour mission au service public de télévision de soutenir l'expression des langues et cultures régionales (art. 5) : régionalisation de FR3

1984

  • Création du CAPES de breton (-1985)
  • Yvette Roudy crée commission de terminologie Groult pour la féminisation des noms de métier (comme au Québec)
  • Création à Dublin du Bureau européen pour les langues les moins répandues (eblul)
  • Création de TV5 Monde (En 2010 : c'est la plus ancienne chaîne du réseau câblé. Elle est diffusée sur 18 satellites et 6000 réseaux câblés. La chaîne émet dans 202 pays et revendique plus de 25 millions de téléspectateurs par jour. TV5 est la seule expérience de ce type où une télévision généraliste est organisée et soutenue par plusieurs gouvernements. TV5 offre des émissions en langue française auprès de plus de 176 millions de foyers, 24 heures sur 24, ce qui en fait l'un des 3 plus grands réseaux mondiaux de télévision, aux côtés de MTV et de CNN. La TV rassemble des chaînes européennes de langue française (France Télévisions, l'INA, Arte France, RFO, la RTBF pour la Belgique et la TSR pour la Suisse), ainsi que le consortium de télévision Radio-Canada et Télé-Québec. Source : http://www.tsr.ch(valider les liens))

1985

02.1985

  • La revue Lire et Bernard Pivot créent un championnat d'orthographe médiatique

1986

02.1986

  • Conférence sur la francophonie à Paris

1987

  • Création du Centre de Terminologie et de Néologie (CTN)

09.1987

  • Conférence sur la francophonie à Québec

1989

  • Par décret du 2 juin 1989, création du Conseil supérieur de la langue française et de la Délégation générale à la langue française, en remplacement du Commissariat général et du Comité consultatif de la langue française institués en 1984. La DGLF, rattachée au premier ministre à sa création passe au ministère de la culture en 1994.
    Soyons clairs. La langue appartient à ses usagers, car elle n'est vivante que s'ils en usent. L'État n'a pas à légiférer sur la langue elle-même. Mais les usagers de la langue n'étant pas organisés en tant que tels, le gouvernement juge bon de consulter votre Conseil sur ces retouches pour pouvoir faire à l'ensemble des usagers des propositions qu'ils puissent reprendre collectivement ; de sorte que si évolution il y a, elle ne soit pas individuelle, mais générale. (Installation du CSLF, 24 oct. 1989, discours du Premier min. Michel Rocard).
  • Création du DEUG de breton (Rennes et Brest)
  • Jacques Leconte, Philippe Cibois, J.-C. Barbarant, Michel Masson : Que vive l'orthographe ! : lance la guerre de l'orthographe (mauvaise foi des médias qui agitent les spectre du phonétisme cf. Le Figaro)

1990

  • Projet de loi du socialiste Y. Dollo favorable aux langues régionales

06.12.1990

  • Rectifications [et non réforme : ne pas effrayer] orthographiques publiées dans le JO après accord à l'unanimité de l'Académie française (elles sont le résultat des cogitations du CSLF, d'un comité d'experts et de l'Académie française) ; chose rare, cette réforme a été décidée au niveau politique (et pas limitée à l'Éducation nationale), par le Premier ministre de l'époque, Michel Rocard [2].

1991

17.01.1991

  • Académie française, critiquée, confirme (mollement) son accord en ce qui concerne les rectifications orthographiques

23.08.1991

  • Réforme de l'orthographe à l'étranger : décret révisant l'orthographe du portugais (pour 7 pays !)

1992

  • La loi constitutionnelle du 15 juin 1992 pose le principe que « la langue de la République est le français ».

1993

02.01.1993

  • circulaire du Premier ministre concernant la réforme de l'orthographe : « Ces rectifications seront soumises à l'épreuve de l'usage et et ne contiennent aucune disposition de caractère obligatoire ».

1996

03.07.1996

  • décret du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française(valider les liens) : « il est créé une commission générale et des commissions spécialisées de terminologie et de néologie » (pour la francisation et la diffusion des termes « notamment dans la vie économique, les travaux scientifiques et les activités techniques et juridiques »).