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Le forum d'ABC de la langue française

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forum abclf » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Messages [ 801 à 838 sur 838 ]

Re : Quelques mots d'humour...

Quand on a fait le tour de la question on y répond sans détour.
Combien de navigateurs, lassés de faire le point, se sont mis à la pêche à la ligne ?
Il est beaucoup plus fréquent de croiser un petit touche-à-tout qu'un grand manitou.
La déprime devant une feuille blanche n'est souvent qu'une mauvaise impression.

Vous habitez chez vos marrants ?

Certaines dénominations de résidents des villes et villages de France prêtent à sourire, voire à rire quand on a envie de se fendre la pipe à Saint-Claude, à Fumay ou ailleurs. Et ce ne sont pas les administrées de Puteaux, les Putéoliennes, qui diront le contraire, elles qui sont bien loin d’arpenter en masse le trottoir les jours de grand vent. Voici donc quelques cas qui méritent le détour, parmi tant d’autres.
Dans la Marne il est bien connu que les habitants de Boult-sur-Suippe, les Bouquins, tirent facilement la couverture à eux et en font toute une histoire quand il s’agit de tourner la page.
En allant faire un tour du côté de Croisy-sur-Eure vous y croiserez inévitablement des Croisillons alors qu’à la Croix-Valmer, croyez-moi si vous voulez, vous n’y croiserez que des Croisiens.
A Boz, dans l’Ain, la légende raconte que le maire de la commune Jean-Jacques Marteau, qui ne l’était pas qu’à moitié, décida un jour que ses concitoyens deviendraient les Burhins et depuis ce nom est resté.
A Parfondru, dans le bas de l’Aisne, les habitants se font appeler les Paillefoins alors que c’est ballot mais nombre d’entre eux manquent de blé.
N’allez pas croire que les résidents de la commune de Le-Clapier dans l’Aveyron soient des Lapins alors que ce sont des Clapierois qui a priori ne se reproduisent pas beaucoup si on se fie au dernier recensement effectué.
Et pour achever ce mini-tour de France avant de débuter la Grande Boucle, les natifs de Bouille-Loretz dans les Deux-Sèvres se font appeler les Bouillavins, sans faire preuve d’un penchant plus marqué sur la bouteille que leurs compatriotes de Soullans en Vendée ou de Bourré dans le Loir-et-Cher.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Quand ça commence à bien faire c'est que le mal est déjà fait.
Avoir des idées noires en permanence, est-ce avoir de la suie dans les idées ?
Paradoxalement, plus les individus haussent le ton et moins ils s'entendent.
Avoir l'air emprunté n'est pas donné à tout le monde.

Bonne vacances !

Où passer ses vacances d’été est une interrogation existentielle revenant chaque année aussi inexorablement que l’impôt sur le revenu et les fantômes dans les châteaux des highlands écossais. A la mer, à la montagne, à la campagne, à Lille chez sa belle-mère, à Belle-Île en mer ? Il faut bien reconnaître que la réponse n’est pas simple même en éliminant rapidement l’option à Lille chez sa belle-mère, bien que n’ayant personnellement rien contre la ville de Lille, très agréable soit-dit en passant.
Les vacances à la mer possèdent de multiples atouts C’est vivifiant, joli, dépaysant. Source d’une agréable et pétillante promiscuité permettant de relire « cinq semaine en ballon » allongé entre deux baudruches gonflées à la bière tout en prenant un ballon de volley en pleine face et la poignée de sable qui va avec. Aucun lieu n’expose plus de viandes grillées au mère-carré, dont certaines ne passeraient pas un contrôle sanitaire sérieux, qu’une plage au mois d’août. Ce qui n’a jamais empêché les restaurants de front de mer d’allumer les clients déjà bien cuits, au risque de subir l’affront de se griller.
Les vacances à la montagne possèdent elles-aussi de multiples avantages C’est vivifiant, joli, dépaysant. Nul autre lieu ne permet de batifoler dans la fraicheur ouatée des nuages bas et d’évoluer avec la légèreté permise par des chaussures de scaphandrier et l’enchainement des raclettes sur des chemins à couper le souffle. Avec cette extraordinaire impression de commémorer l’ascension du Christ au mont Golgotha à chaque tentative ahanante de rapprochement des cieux.
Les vacances à la campagne ne manquent pas non plus d’attraits. C’est vivifiant, joli, dépaysant. Et des paysans à la campagne, ça ne manque pas. La campagne est partout où la ville n’est pas et souvent la vie n’est plus, et sans trop m’avancer, on la trouve aussi dans les endroits les plus reculés. Des lieux où le citadin goûte avec allégresse au chant du coq au lever du soleil, au joyeux tintement des cloches à l’heure de la sieste et au parfum à nul autre pareil du fumier à toute heure. Là, aucun risque de promiscuité, sauf peut-être avec les moustiques.
Mais quel que soit le choix effectué, n’oublions pas l’essentiel qui est de changer d’air, et l’air de rien, ce n’est pas rien. Et bonnes vacances quand même !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut accorder ses violons avant d'agir de concert.
Faire bonne contenance quand on est débordé, c'est compliqué.
J'ai voulu tromper mon ennui, l'ennui c'est que je me suis trompé.
Un être cher, ça n'a pas de prix.

Trip à la mode de Caen

-    Depuis le temps que tu me poses la question « c’est pour quand ta visite à Caen ? », j’ai décidé de lever le doute et le camp et de me rendre à Caen. Quand faut y aller, faut aller à Caen !
-    Et tu seras là quand ?
-    Quand j’aurai fait le tour de l’expo Lacan, rue Claude Decaen à Fécamp
-    Tu as mis du temps à te décider !
-    J’avais peur du quand-dira-t-on. Il paraît que le Caennais cancane, enfin c’est ce qui se raconte à Cannes
-    Depuis quand le Caennais cancane ? Un peu culottés ces Cannois qui n’hésitent pas à se lâcher sur Le Cannet après quelques canettes !
-    Laissons de côté les ragots ! Quand on est du premier décan du Cancer on ne s’arrête pas aux derniers cancans qu’on sert à Caen
-    Tu es devenu philosophe à force de lire Lacan
-    J’avais déjà lu Kant en revenant d’Alicante
-    Et alors, qu’en as-tu pensé ?
-    J’en suis revenu. Il fait frais à Caen ces temps-ci ?
-    C’est de plus en plus fréquent, il n’y a plus d’été
-    Tout fout le camp !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Qu’il existe des porte-paroles est bien la preuve que les mots sont lourds de sens.
Evitez d'arriver en avance si vous ne voulez pas être pris pour le premier venu.
L'existence d'un front de mer à Menton est un pied de nez à l'anatomie.
Pour faire reconnaître son addiction à un alcoolique il faut vraiment lui tirer les verres du nez.

Prises d’art

Que les frères Lumière aient été les premiers à remplir les salles obscures fut l‘éclair annonciateur d’un art nouveau. Le septième pour être précis. Un rêve était né déroulant le tapis rouge à des générations d’étoiles, a star is born et pas qu’une fois. Ces quelques tours de bobine furent la première approche d’un monde virtuel bien avant Windows et Fenêtre sur cour, la première traduction concrète du lien entre le cinéma et la vraie vie, dolce vita ou non.
En réalité depuis qu’un mécène a accepté de produire la superproduction de l’Humanité nous sommes tous acteurs du film notre vie, même si le rôle et le film sont loin de toujours mériter un prix d’interprétation à Cannes ou à Hollywood. Dans ce type de long-métrage le buffet froid est beaucoup plus fréquent que la grande bouffe. Mais comment voulez-vous crever l’écran si l’on vous demande d’arrêter votre cinéma quand vous multipliez les scènes ?
Et pourtant, nul besoin d’un dîner de cons pour qu’un parrain, je ne parle pas de mon oncle, joue les tontons flingueurs pour tenter de se retrouver sous les feux de la rampe. Film culte ou pas la vie est une grande illusion qui nous laisse à bout de souffle, un véritable film d’art et décès.
En attendant comme dirait la Terre, silence je tourne !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Parler pour ne rien dire, personnellement ça ne me dit rien.
Les ostéopathes sont les seuls que l'on ne blâme pas de faire fortune sur le dos des autres en les manipulant.
Entre ceux qui veulent mettre le paquet et ceux qui répètent de ne pas s'emballer, on ne nous fait pas de cadeaux.
Contre les mots qui dépassent la pensée, ayez l'esprit large.

Citius, altius, fortius !

Cinq ans depuis Rio 2016. Le pays du soleil levant a accouché aux forceps des 32èmes Olympiades pour cause d’ascension foudroyante d’un champion incontesté de l’emmerdement maximum. Cinq années pour ranimer la flamme d’un Olympisme qui a tendance à faiblir auprès des plus jeunes. Pour l’entretenir le CIO a ajouté au programme des Jeux de nouvelles épreuves telles que le surf, l’escalade, le skateboard, le baseball/softball et le basket 3x3, plus dans l’air du temps. Mais c’est jouer petit bras, il faut aller plus vite, plus haut, plus fort ! Créer des épreuves à faire passer l’inspecteur Derrick pour le seigneur des anneaux. La désaltérophilie en eaux vives, le lancer de pavés dans la mare, la boxe subaquatique, le lancer de pastèques réservé aux sportifs qui ont le melon, le sauté de repas pour les athlètes anorexiques. Avec un peu d’entraînement et d’esprit novateur il serait tout-à-fait possible de proposer du plongeon ascensionnel, de la lutte des classes, du saut en largeur ou du hockey sur place. Le jeu en vaut la chandelle et les Jeux nous devront une fière chandelle en cas de succès ! Que la démarche aboutisse ou pas, nous n’en ferons pas tout un plat même si, comme aimait à le répéter chaque soir le Baron Pierre de Coubertin, l’important est de partir souper.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

L'humour est une équation du second degré à laquelle certains ne peuvent se résoudre.
A force d'en avoir par-dessus la tête on finit par perdre pied.
Certains ont la bosse du travail et paradoxalement ce ne sont pas ceux que le boulot assomme.
- Vous avez le niveau CAP de coiffure ?
- Non, je n'ai que quelques lotions.

Salade grecque

Profitant que les Dieux sont retenus sur l’Olympe et bravant le risque que l’on m’envoie me faire voir chez les Grecs, je me propose de lever le voile sur certains d’entre eux et de rétablir enfin la vérité, nom de Dieu !
Hermès, messager des Dieux qui ne voyageait jamais sans son sac et son foulard et fut surtout l’inventeur du thermomètre à Mercure.
Diane, Déesse grecque de la chasse toujours accompagnée de deux chevaux, longtemps victime de médisants qui racontaient partout qu’une Diane n’était qu’une déesse au rabais.
Athena, fille de Zeus, qui fut la première à oser imposer le slip aux athlètes grecs inspirée par le retour d’Ulysse en petit bateau.
Cronos, consacré Dieu du temps depuis que les Romains s’étaient rendus compte que le temps Saturne
Vesta, Déesse du foyer ou feu domestique, première femme au foyer alors qu’elle vivait avec Vulcain, Dieu du feu destructeur qui lui avait déclaré sa flamme avant de mettre le feu à la baraque.
Perséphone, Déesse des enfers, dénommée ainsi car ses jugements sans appel étaient un enfer pour les autres.
Tartare, Dieu de la partie la plus sombre et la plus profonde des enfers, ça se bousculait à l’époque chez Lucifer, n’était pas du tout un Dieu aztèque, l’aztèque tartare à la sauce à la grecque n’ayant régné que beaucoup plus tard.
Je ne vous éclairerai pas plus sur le sujet de peur de m’attirer les foudres de Zeus, renommées pour être du tonnerre.

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Re : Quelques mots d'humour...

La dérision est une déraison qui a des raisons d'être.
Il est très difficile de ravaler sa rancune quand on ne mâche pas ses mots.
Ironie anatomique, quand on en vient aux mains on est mis à pied.
Pendant que certains s'époumonent, d'autres ne bronchent pas.

Passe-sport santé

Le Français est-il intrinsèquement sportif ? A l’heure où certains de nos compatriotes n’hésitent pas une seconde cinq dixièmes, enfoncés dans leur canapé une canette à la main, à traiter de feignant un coureur de 5000m éliminé en demi-finale des JO à un rythme qu’ils ne soutiendraient pas jusqu’au frigo sans se claquer l’ischio-jambier, il est légitime de se poser la question. Si les confinements et le développement des pistes cyclables ont conduit une frange de la population à se faire suer autrement qu’en restant figé devant les séries médico-policières de la TNT, il faut se rendre à l’évidence, la motivation printanière de beaucoup ne passe pas l’été et encore moins l’hiver. Quelques activités saisonnières ou sporadiques, à défaut d’être sport-addict, telles que le lancer de pavé sur les forces de l’ordre ou le sprint vers le dernier robot cuiseur multifonction en promo flash chez Lidl, permettent de faire illusion. D’autres disciplines telles que la lutte pour une place assise dans le métro ou le saut dans le Perche le week-end contribuent au maintien d’un semblant de forme chez le citadin non sélectionnable en équipe de France. Reconnaissons toutefois au sportif du dimanche l’excuse d’une tâche quotidienne harassante de commentateur sportif multisport le laissant sans forces au moment de délaisser ses charentaises pour des trainings. Au risque de surcharger les urgences dès les premières tentatives à jouer les flèches sur les pentes des Arcs ou les dauphins post-apéro à Palavas-les-Flots.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Paradoxalement beaucoup d'hommes sur Terre ne sont pas des hommes du Monde.
Quand on n'a rien de neuf à dire, c'est l'occasion de se taire.
J'ai toujours pensé que placer des personnalités au Père-Lachaise ne tenait pas debout.
Tenir le coup c'est bien beau mais jusqu'à quel heurt ?

Un chien de sa chienne

Cet été nous ayant globalement réservé un temps de chien, c’est le moment de prendre conscience que l’Homme depuis quelque temps y met du chien pour ressembler à son meilleur ami. Depuis l’irruption du virus à la vitesse d’un lévrier afghan mordu par une chauve-souris chinoise, nombreux sont ceux qui ont un mal de chien à garder un semblant de mordant, et je ne parle pas de ceux qui ont été malades comme des chiens. On raconte même qu’en Bavière des bergers allemands étaient aux abois après avoir appris que des Danois avaient été piqués. Beaucoup sont toujours dans le pâté et n’ont plus la moindre envie de visiter le Mont Canigou ou de se rendre chez les canidés canadiens de Terre-Neuve-et-Labrador. Seuls les mordus de la finance ont toujours les crocs et jappent d’impatience devant tout ce qui pourrait ressembler à un os à ronger ou une niche fiscale. Hors de question quand on a les dents longues de laisser sa part aux chiens en risquant de passer pour une truffe.
On peut dire que ce satané virus nous a réservé un chien de sa chienne. Tiens au fait, ironie des mots, si l’anagramme de chien est niche c’est aussi Chine. Que ça ne vous empêche pas d’aller chiner au marché aux puces.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

C'est le début de la fin est une expression qui n'a ni queue ni tête.
Jeter de la poudre aux yeux finit toujours par mettre le feu aux poudres.
Il est paradoxal qu'une anorexique puisse alimenter la chronique.
Le ridicule ne tue pas mais on se tue à l'éviter.

Réseaux sociaux ou de zozos ?

Les réseaux sociaux font beaucoup parler d’eux ces derniers temps. Il faut dire que la parole s’y propage à la vitesse de la lumière dans une fibre optique, que l’auteur de la parole soit lui-même une lumière ou juste un illuminé. Et c’est là que le bât blesse. Le réseau social est un formidable amplificateur de discussions du café du commerce ou du bistrot de la commère, dans lequel l’effet Larsen est supplanté par un effet Bébert autrement difficile à contenir. Les cons pressés y mettent le turbo, les messieurs Je-sais-tout qui ne savent pas grand-chose s’empressant de le faire savoir à toute la planète. La théorie surréaliste du complotiste démontrée de source sure par un astrochirurgien de renom, relayée par un journaliste scientifique de la revue Pif-le-Chien et confirmée par la coiffeuse de sa crémière, se répand chaque jour de façon aussi péremptoire que fulgurante auprès d’une armée de groupies qui applaudiraient des deux mains si l’une d’elles n’était pas bloquée sur la souris à liker le gourou. Mais ne soyons pas négatifs, les réseaux sociaux ne sont pas que le siège de fous à lier mais contribuent à booster le tissage de liens. Des liens virtuels, certes, mais permettant de rencontrer des individus hors du commun dont le talent ou l’empathie seraient restés anonymes, sans leur existence. Et le talent, l’empathie comme la connerie, même transitant par un monde virtuel, restent des valeurs aussi réelles qu’universelles.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Finir sur la paille quand on a du blé, c'est ballot !
Quand on ne fait pas dans la dentelle, on ferait souvent mieux de prendre sur soie.
Toutes choses égales par ailleurs, le vent d'autan n'a pas son égal. .
Je ne me souviens pas avoir déjà perdu la mémoire.

Click and collect

Les collectionneurs nous surprendront toujours. En voici quelques-uns pas piqués des hannetons extraits d’une collection inépuisable.
Le palatortaphile collectionne les pelles à tartes, ce n’est pas du gâteau mais c’est toujours moins encombrant que les tractopelles.
Le cucullaphile s’est spécialisé dans la cagoule. Des réunions de cucullaphiles corses sont parfois organisées dans le maquis. A ne pas confondre avec le cucul la praline qui collectionne les niaiseries.
L’émétoaérosagophile est particulier en ce sens qu’il amasse les sacs à vomi non utilisés, en privilégiant évidemment ceux ayant le meilleur rendu.
Le glandophile, contrairement aux apparences, ne collectionne pas les siestes mais les balles de frondes. Qu’il a tendance à payer avec un lance-pierre.
Le capsapyroenophile entasse les dessus de caisses à vin, alors que le cassesapipophile préfère les fonds de cercueils qu’il récupère à défunt personnel.
Le salcicophiliste, amateur d’étiquettes de saucissons, régulièrement pris pour une andouille par le sarkosypediphiliste, collectionneur de talonnettes, qui le prend de haut.
Le byrofibuliste, peut-être le plus attachant de tous, collectionnant les trombones de bureau, souvent par frustration de ne pas pouvoir jouer du trombone à la maison.
L’appertophiliste attiré par les ouvre-boîtes en tous genres alors que l’aperophiliste est lui focalisé sur les ouvre-bouteilles.
Je ne jetterai pas la pierre à tous ces accros, étant moi-même comme d’autres contaminés, un supersermonibusluderephile, autrement dit un collectionneur de jeux de mots.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai pensé à vous en entendant une publicité télévisée pour des plats de régime disant -- était-ce volontaire ou non ? -- que les problèmes de surpoids ne devaient pas être traités à la légère.

Re : Quelques mots d'humour...

Pour un sujet qui fâche, combien de verbes qui consolent ?
Difficile de compter sur quelqu'un qui ne nous calcule pas.
Les individus qui ont un avis bien tranché n'hésitent pas à vous couper la parole.
Paradoxalement la violence gratuite peut coûter très cher.

Rire quand même

En cette période de rentrée où le rire qui est le propre de l’Homme fait salement défaut, je pose sans rire la question, peut-on vivre sans rire ? Notons au passage que les Talibans y répondent en partie, interdisant le rire aux femmes afghanes qui de toute évidence n’ont plus une folle envie de s’esclaffer, ces tordus de non-rire leur rendant l’existence invivable. Laissons de côté les fondamentalistes et rappelons que fondamentalement le rire est un mouvement réflexe mobilisant des muscles faciaux, se traduisant par des sons plus ou moins aigus et des expirations saccadés, provoqué par le comique de certaines situations, l’humour sous toutes ses formes, les chatouillements, les déclarations de probité des politique et, plus rarement en agglomération, le léchage de la plante des pieds par une chèvre. Il y a donc largement de quoi se bidonner même si l’on n’est pas éleveur de biques dans le Larzac. Bien sûr le dérèglement climatique, les pandémies, les conflits armés et leurs cortèges de réfugiés, la faim dans le monde, la précarité, les rages de dents et les cors aux pieds n’incitent pas à l’hilarité générale. Que l’on éclate plus volontiers de rire dans un duplex du 8ème arrondissement de Paris que dans un abri de fortune au milieu des ruines de Mossoul est tout-à-fait compréhensible, ils ne connaissent pas Pierre Palmade à Mossoul. Mais face au pire, le rire est toujours là, couvant sous les heures sombres, prêt à jaillir pour rallumer la flamme. Tant qu’il y a de la vie, il y a du rire, et réciproquement comme l’aurait dit Pierre Dac. Et si mourir de rire n’était qu’un ultime pied de nez de l’hilarité à la létalité ?

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les individus qui ont réponse à tout devraient s'interroger.
Quand on paie les gens avec un lance-pierres, il ne faut pas s'étonner de se retrouver face à une fronde.
Autant la Loire peut être Atlantique, autant le loir est pacifique.
Un aliéné n'a dans la grande majorité des cas rien à voir avec un natif de l'Allier, à l’exception bien sûr de celui qui ne tourne pas rond à Moulins.

Les traditions sont-elles cuites ?

Les traditions ont toujours fait partie intégrante de notre existence, se perpétuant pour la plupart depuis des siècles. Certaines restent solidement implantées, d’autres s’éteignent doucement, d’autres encore ont fini par disparaître. Il devient par exemple de plus en plus rare de croiser une bretonne portant sa coiffe bigoudène rue de Rennes à Paris. On danse beaucoup moins la bourrée à Clermont-Ferrand alors qu’en parallèle on danse de plus en plus bourrés de Dunkerque à Toulouse, en passant par Strasbourg, ce qui soit dit en passant n’est pas le trajet traditionnel.
L’époque moyenâgeuse entre autres coutumes raffinées avait popularisé la tradition de griller les rousses (pour les blondes et les brunes ce fut pour plus tard et par paquets) assimilées alors à des sorcières. Tradition tombée en désuétude avec le développement des teintures capillaires qui avait anéanti les certitudes tirées par les cheveux des accusateurs. Même la corrida n’a plus la cote, les bouchers à l’arène devenant de plus en plus indigestes au fil des années. Bien sûr certaines traditions bien ancrées perdurent, telles que la dinde de Noël, la galette des rois ou les œufs de Pâques, mais là-encore la crise de foi nous guette.
Par bonheur la baguette tradition tient le coup en assumant l’héritage de la baguette française tout en étant traditionnellement plus chère. Tout comme le Loto du samedi et le Quinté+ du dimanche qui alimentent des cortèges de traditionnalistes du bar-tabac dont la ferveur ludique n’a d’égale que leur croyance en des gains divins, immortalisant ainsi la tradition du pigeon à plumer.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le paradoxe des feignants c'est de tout faire pour ne rien faire et ils le font bien.
On a tendance à mettre les pieds dans le plat quand on n'est pas dans son assiette.
Quand on regarde certaines notes, on comprend mieux pourquoi le haut de gamme est souvent hors de portée.
Pas de bruits qui courent sans histoires qui marchent.

Limites de la démesure

La tendance actuelle est à l’extrémisme, dans les paroles comme dans les actes. Des voix à sens inique s’élèvent de toutes parts, sans interdits. Le constat renouvelé que les discours mesurés ne font plus le poids ou ne sont plus de taille face aux certitudes outrancières de bateleurs vantant une camelote flattant les plus bas instincts de gogos réceptifs. Comme un goût rance qui masque les gourances de théories aussi fumeuses qu’incendiaires. L’audimat se mesurant à l’aune de la démesure, un débat sur la tolérance entre Gandhi et le Dalaï Lama ne ferait pas plus recette aujourd’hui qu’une rediffusion d’un épisode de Derrick chez les fans de Tik Tok. La culture de l’extrême gagne chaque jour du terrain, certains n’hésitant pas à affirmer qu’elle permet à l’Homme de progresser en dépassant ses limites. Méfions-nous quand même, on ne repousse pas impunément les limites de la bêtise, qui comme chacun sait en est dépourvue, sans pousser les gens à bout. Et l’extrême onction est un exemple d’extrémité qu’il est déconseillé d’outrepasser. Mieux vaut donc ne pas exagérer dans l’outrance même si j’ai bien peur que l’on ne soit pas près de voir le bout de l’extrémisme …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

L’audimat se mesurant à l’aune de la démesure, un débat sur la tolérance entre Gandhi et le Dalaï Lama ne ferait pas plus recette aujourd’hui qu’une rediffusion d’un épisode de Derrick chez les fans de Tik Tok.

Bravo, excellentissime !

elle est pas belle, la vie ?

Re : Quelques mots d'humour...

De deux choses l'une, soit la nuit ne porte pas conseil, soit les cons sont insomniaques.
Si vous avez du mal à vous plier aux règles, utilisez un mètre à ruban.
Un raté c'est un type qui n'en loupe pas une tout en ne réussissant jamais rien.
Heureusement que les murs ont des oreilles pour nous rapporter les bruits de couloirs.

Attention à la nouvelle vague !

Et c’est reparti pour une nouvelle vague. De Covid19 ? De gastro ? Non, de sondagite récidivante, mal profond identifié il y a plus de 80 ans déjà, qui n’a fait que s’étendre depuis en s’intensifiant à l’approche des échéances électorales. Ceci pouvant expliquer que les élections donnent des boutons à beaucoup. Et ça ne va pas en s’améliorant. On en est aujourd’hui à sonder les chances d’être élus de non-candidats déclarés s’ajoutant à pléthore de candidats déclarés, avec une marge d’erreur qui pourrait laisser entendre que l’échantillon représentatif consulté était réduit à la famille du sondeur, incluant deux nouveau-nés, une grand-mère sourde comme un pot et un grand-père sénile.
A ce train-là on est en droit de s’attendre à retrouver dans un prochain sondage les chances du boucher-charcutier de l’avenue de l’Hôtel de ville de la Motte-Beuvron et du quincailler de Montfroc d’accéder à l’Elysée en 2022. Un conseil, si un institut de sondage vous contacte par téléphone, précisez bien d’emblée que vous n’êtes pas candidat.
Les statistiques récentes montrent que plus on sonde et plus la fiabilité des sondages est contredite par la réalité des faits. L’enquête d’opinions s’apparente de plus en plus à de la voyance, à ceci près que la première est gratuite tout en valant pas plus le coût que la seconde.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

L'argent n'a peut-être pas d'odeur mais son absence se fait bien sentir.
On aurait dû commencer à se méfier quand les prénoms Prosper et Fortuné sont tombés en désuétude.
Paradoxalement, quand on en apprend de belles, elles ne sont pas jolies, jolies.
L'âme est malléable. La preuve en est que l'on peut très bien faire preuve de largeur d'esprit sans avoir la grosse tête.

La chance aux chanceux

La chance, la malchance, ça tient à rien, ou à trois fois rien qui est déjà quelque chose, comme disait Devos qui avait la chance d’être drôle. Il y a ceux qui ont de la chance au jeu et ceux qui jouent de malchance. On dit souvent que la chance finit par tourner, mais chez certains il est clair qu’elle n’en finit pas de leur tourner le dos. Si les chanceux sont nés sous une bonne étoile, les plus malchanceux ont l’impression d’avoir vu le jour sous un trou noir, une nuit sans Lune. Chez les abonnés à la scoumoune, il arrive même que le manque chronique de veine les conduisent en permanence à se faire du mauvais sang. Le pire étant qu’un malheur n’arrive jamais seul, comme aimait à le répéter Gustav Malher qui ne se déplaçait jamais sans sa femme. Ce qui ne l’empêchait pas, soit dit en passant, de composer avec un certain bonheur et très rarement au petit bonheur la chance. Mais il y a des limites à la malchance. A force de manquer de bol on finit inéluctablement par boire la tasse. En attendant que ça se tasse vous pouvez toujours espérer qu’un coup de pot survienne, sans que celui-ci prenne la forme d’un pot de fleurs chutant d’un balcon, juste après avoir changé de trottoir pour éviter de croiser un chat noir. Bonne chance quand même !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Beaucoup aspirent à souffler mais on ne les laisse pas respirer.
Il est évident que la police montée reste la mieux placée pour effectuer une descente.
Après avoir bénéficié d'un non-lieu, il est parti sans laisser d'adresse.
Même en prenant de la bouteille, beaucoup restent imbuvables.

Pourquoi tu tousses ?

La pandémie de Covid19 aurait-elle accru le nombre de Français hypocondriaques ? La psychose du virus s’est-elle répandue aussi rapidement que les médecins se sont échappés de leur cabinet pour envahir les plateaux télés ? Sans forcément voir le mal partout, j’en ai bien peur. Le déferlement continu des vagues de fake-news affirmant que le remède était plus nuisible que le mal est venu ajouter la peur du traitement à la hantise de la maladie. Au point d’instiller avec insistance dans certains esprits l’idée qu’il fallait être complètement malade pour préférer prévenir que guérir, comme un nouveau variant virulent du rhume des soins. Un terreau parfait pour cultiver les fleurs du mal, la poésie en moins. Ajoutons à cela la résurgence de maladies en sommeil depuis plusieurs années, comme la peste brune, l’explosion des discours à vous déclencher une crise d’eczéma plus rapidement qu’un banc de méduses, et la maladie d’amour qui court toujours. Ne nous étonnons donc pas que flotte dans l’air cette impression diffuse que le mal nous guette. Et si on ne réagit pas un peu, ça risque de vraiment faire mal. Dis, tonton, pourquoi tu tousses ?

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Excellent, comme toujours smile

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : Quelques mots d'humour...

Alco a écrit:

Excellent, comme toujours smile

C'est gentil mais je dirais plutôt "pas mal, comme souvent". C'est mon côté perfectionniste qui fonctionne à la perfection. smile

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Re : Quelques mots d'humour...

L’enigme que je viens de poster est un hommage a votre lien. Chapeau!

Re : Quelques mots d'humour...

Quand la crise couve, même les pontes marchent sur des œufs.
A vivre au-dessus de ses moyens, arrive un jour où il n'y a plus moyen que de survivre.
N'achetez jamais un produit que l'on vous propose à prix d'ami, c'est un leurre, l'amitié n'a pas de prix.
Refuser de se plier au bon vouloir des autres n'a jamais été une preuve de mauvaise volonté.

Optimisons le pessimisme

Le Monde se compose d’optimistes, de pessimistes, de pragmatiques indécrottables et d’individus moins radicalisés qui balancent au gré des événements entre les trois états. L’éternel optimiste voit du positif dans toutes les situations, balayant rapidement le négatif des choses, position qui s’avère problématique quand il faut brancher une batterie. C’est un adepte du « tout ce qui ne tue pas, rend plus fort ». Le pessimiste invétéré voit tout en noir et ne croit pas à la chance. Surtout quand il a perdu sa femme, son boulot, son permis et qu’à défaut du Quinté+ et du Loto, il n’a jamais gagné qu’un psoriasis récalcitrant et des verrues plantaires. Lui est plutôt un adepte du « tout ce qui ne tue pas, te détruit lentement et ne te loupera pas la prochaine fois ». Le pragmatique forcené ne voit pas tout en rose ni tout en noir mais sait que la vie s’amuse à nous en faire voir de toutes les couleurs. Il sait que ces notions de pessimisme et d’optimisme sont très dépendantes de la situation et de l’environnement. Par exemple, qu’une personne présente dans une pirogue en train de sombrer au milieu d’une mare infectée d’alligators fera preuve de beaucoup moins d’optimisme que les alligators eux-mêmes.
Et au bout du compte, comme le soulignait George Bernard Shaw qui n’avait pas froid aux yeux tout en étant pragmatique, autant les optimistes que les pessimistes contribuent à la société, l'optimiste invente l'avion, le pessimiste les parachutes.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Malgré ce que vous avez répondu récemment à Alco, je reprends son « Excellent, comme toujours ».
Toute petite réserve sur la forme : je préférerais peut-être dire d'un plan d'eau qu'il est infesté d'alligators.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement… (Nicolas BOILEAU). Si possible !

Re : Quelques mots d'humour...

Chover a écrit:

Malgré ce que vous avez répondu récemment à Alco, je reprends son « Excellent, comme toujours ».
Toute petite réserve sur la forme : je préférerais peut-être dire d'un plan d'eau qu'il est infesté d'alligators.

Tout-à-fait, c'est d'ailleurs ce que je voulais écrire mais la faute de frappe veillait, tapie dans l'ombre. smile
Et merci également pour l'encouragement.

Re : Quelques mots d'humour...

Il ne faut jamais désespérer, même un parachutiste antipathique est doté d'un système parasympathique.
Il suffit d'une langue de vipère pour que la conversation s'envenime.
Confondre des agresseurs présente un risque non négligeable d'erreur judiciaire.
Arrêtez de vous monter le bourrichon, faites-vous monter une bourriche !

Effets du logis

A l’heure où le sujet fait polémique, il est opportun de se poser la question : l’Homme et en particulier le Français est-il attaché à la maison individuelle comme le chien à sa niche ? L’Indien d’Amérique avec son tipi, l’Esquimau avec son igloo, le Mexicain avec sa pancho villa, Line Renaud avec sa cabane au Canada ou Bruno avec sa masure, tout porte à croire qu’il ne peut vivre sans toit même s’il peut très bien se passer de vous. Au 14ème siècle déjà, Jeanne d’Arc avait lancé le mouvement du chacun chez soi et les moutons seront bien gardés, cassant la baraque des Anglais à Orléans avant de retrouver son foyer à Rouen. Depuis, la flamme ne s’est pas éteinte pour autant, posséder son lopin de terre étant encore de nos jours majoritairement jugé préférable à vivre terré dans une cage à lapins, fusse à Villeneuve-la-Garenne. Demandez à un propriétaire de pavillon de le quitter pour une place en immeuble, il ne l’entendra pas de cette oreille. On ne se laisse pas priver du jour au lendemain du savoureux fumet dégagé par les merguez du voisin nostalgique de la locomotive à vapeur. Pas plus que du doux frémissement de la tondeuse et du taille-haie le samedi matin à l’aube, à l’heure où blanchit encore la campagne. Comme disait Henri Bâtisse, célèbre peintre en bâtiment, touche pas à mon cadre !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Quand ça commence à bien faire, c'est bien parti pour mal se terminer.
Installer un Kiloutou à proximité immédiate du Ventoux aurait semé la confusion.
La cheville ouvrière est une cheville qui n'a pas peur de se fouler.
Ce n'est pas parce que les murs ont des oreilles qu'il faut écouter aux portes.

T’as le choc de ne plus avoir de ticket

Le ticket de métro est moribond, le billet de banque, la pièce de monnaie vivent leurs dernières années. La dématérialisation des transactions est en marche et le virtuel devient une réalité brutale. On est passé en moins de 30 ans de « T’as le ticket choc » à « T’as le choc de ne plus avoir de ticket ». Le seul support matériel sera le smartphone qui deviendra le sésame du futur et pas seulement pour acheter chez Alibaba. Remplacer le blé, l’oseille par le sésame, si on avait dit ça aux Sarrasins, il n’y auraient pas cru. Non sans risque quand on y réfléchit un peu. Un problème de réseau ? Plus d’accès aux réseaux de transport. On oublie d’apporter son portable ? Plus d’accès au prêt-à-porter. Une carte Sim défectueuse ? Impossible de prendre un télésiège pour atteindre les sommets. Et même plus moyen d’aller au marché aux puces sans sa puce, le cafard nous guette ! Tous ces trous dans la raquette pourraient bien nous faire regretter les petits trous que faisait le poinçonneur des Lilas dans nos tickets en carton. Souhaitons pour conserver un soupçon de poésie dans cet univers numérique impitoyable qu’écrire des billets doux à une personne avec qui on a un ticket reste possible.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

C'est si bon !

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement… (Nicolas BOILEAU). Si possible !

Re : Quelques mots d'humour...

Quand on pense qu'il y a des coiffeurs qui ont du mal à boucler leurs fins de mois.
Paradoxalement quand ça commence à chauffer, mieux vaut arrêter les frais.
C'est toujours un peu la mort dans l'âme que l'on s'installe dans un lieu où il n'y a pas âme qui vive.
Les lois de la thermodynamique confirment qu'il est difficile de garder la tête froide quand on vous chauffe les oreilles.

Le cafard qui cherche à faire mouche

Sans aller jusqu’à affirmer qu’un chasseur n’est qu’un cafard qui cherche à faire mouche ou prétendre qu’il faille mobiliser la lie de la société pour sonner l’hallali, reconnaissons qu’il y a des raisons pour que la réputation de ces pratiquants saisonniers ait du plomb dans l’aile.
Il est vrai qu’il ne se passe pas un mois sans qu’un accident de cette activité dont la convivialité saisonnière n’est plus à prouver ne défraie la chronique et n’effraie les chroniqueurs. Un exemple parmi tant d’autres, Marcel D. qui tire sur René Lecerf qu’il avait pris pour un sanglier alors qu’il appelait toujours sa femme ma biche, c’est dire s’il s’apparentait plus au tireur des litres qu’au tireur d’élite.
Pour leur défense face aux victimes collatérales de leur sport, les chasseurs invoquent la confusion semée notamment par des individus circulant en lisière des zones de chasse en Jaguar avec des pumas aux pieds, ou par des nostalgiques qui roulent en 4L les jours de chasse à la tourterelle.
Le chasseur s’escrime, en général avec un fusil, à expliquer qu’il perpétue une tradition ancestrale. L’Homme de Cro-Magnon a survécu grâce à la chasse, il est donc logique que des millénaires plus tard, l’Homme de Kronenbourg continue de tirer pour lui rendre hommage, assurant ainsi la transition de l’Homme des cavernes à l’Homme des tavernes.
En dépit de sa mauvaise réputation, le chasseur s’accroche à sa tradition comme un oiseau à sa glu, donnant l’impression que s’il ne pouvait plus tirer à la chasse il serait bien emmerdé.
Car dans beaucoup de nos provinces, la chasse reste le divertissement principal des week-ends quand les jours raccourcissent. En concurrence avec le tour des centres commerciaux, passant du statut de pigeon ramier plombé par les grandes surfaces à celui plus valorisant de tireur de pigeons ramiers des grands espaces. Pourtant le jour est proche où le chasseur devra déposer les armes.
Je me permet de lui soumettre une solution de substitution. De tous les chasseurs, les seuls qui trouvent grâce à mes yeux sont ceux qui mitraillent les animaux avec un calibre 300mm, immortalisant au lieu de tuer, créant enfin une différence plus nette entre un bon chasseur et un mauvais chasseur. A bon entendeur …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Si vous écrivez une lettre sur du papier à carreaux, utilisez une enveloppe à fenêtre.
Poser un lapin est plus facile que soulever un lièvre mais c'est aussi le meilleur moyen pour que l'on vous tombe sur le râble.
On a du mal à gagner sa croûte quand on travaille pour une bouchée de pain.
Le plus triste est d'avoir le moral dans les chaussettes orphelines.
Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe.

Un Monde sans guerres

Une guerre se déclare mais une paix se signe au bas d’un document, comme tout bon contrat de concession funéraire. Prenons un exemple récent pour étayer le propos. Lorsque les Allemands sont arrivés à la frontière française en 1940, les garde-frontières leur ont demandé « Vous avez quelque chose à déclarer ? », obtenant pour toute réponse « Oui, la guerre ! », ce à quoi ils rétorquèrent «  C’est logique, vous pouvez passer ! », laissant libre-cours à l’introduction de la mode du pas de l’oie sur les Champs-Elysées. La guerre comme la bêtise humaine est universelle et intemporelle. Mais imaginons un peu que la guerre ne se déclare pas, qu’elle n’existe pas, qu’elle n’ait jamais existé, je sais, je suis un rêveur mais je ne suis pas le seul. C’est peu de dire que l’Histoire et la face du Monde en seraient chamboulées.
Les marchands de canons seraient des taverniers ou des bistrotiers, les fusils ne serviraient qu’à affuter des lames, la mitraille ne serait que de la menue monnaie et les boulets ne seraient que des emmerdeurs. Napoléon ne devrait sa célébrité qu’à son Code Civil, Abba n’aurait jamais gagné l’Eurovision avec Waterloo, les Grognards auraient été avenants, les Poilus se seraient rasés. Tolstoï aurait écrit « Paix », la Marseillaise serait une chanson d’Yves Montand, les monuments aux morts laisseraient leur place dans les villes et les villages. Les généraux perdraient leurs statues et les maréchaux leur statut sur les boulevards. Et surtout la guerre ne serait pas cette épée de Damoclès qui refuse obstinément de nous ficher la paix.
Mais attention, tout ne serait pas rose pour autant car cette réécriture idyllique de l’Histoire aurait son revers de médaille militaire : la perte dramatique de deux jours fériés chaque année.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Une petite merveille. Une magnifique imagination. Et « Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe » amène particulièrement bien « Un Monde sans guerres » !

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement… (Nicolas BOILEAU). Si possible !

Re : Quelques mots d'humour...

Merci et vive la paix !

Chover a écrit:

Une petite merveille. Une magnifique imagination. Et « Celui qui a plus d'une corde à son arc ferait mieux de jouer de la harpe » amène particulièrement bien « Un Monde sans guerres » !

832 Dernière modification par Pierre de Jade (22-11-2021 01:15:11)

Re : Quelques mots d'humour...

Il n'y a pas que sur les réseaux sociaux que des ânes sont suivis d'émules.
Le choriste procrastinateur croit beaucoup aux lendemains qui chantent.
Pousser quelqu'un à bout est le meilleur moyen pour qu'il en vienne à des extrémités.
Une bordée d'injures fait le lit de la grossièreté.

La différence entre un bon et un mauvais journaliste

Comme le bon chasseur du mauvais chasseur, comment différencier le bon journaliste du mauvais journaliste ? La question faisant de plus en plus débat, je me propose d’y répondre en prenant un exemple. Les journalistes devront traiter une rumeur venant des Vosges qui prétendrait qu’une bergère, appelons-la Jeanne, a entendu des voix venant du ciel lui annonçant qu’elle a été choisie pour sauver la France. Le mauvais journaliste va se précipiter sur place, sentant le buzz arriver, une femme qui entend des voix, qui sait mener des moutons et qui veut sauver la France, elle peut aller loin dans cette période de résurgence du nationalisme ! Il interroge l’entourage, la boulangère à qui elle achète tous les jours une baguette tradition pas trop cuite, le serveur du café de la gare qui a bien connu son beau-frère quand il faisait ses classes à Friedrichshafen, le voisin de la famille qui s’étonne qu’elle n’ait pas de copain à son âge, et une copine d’école qui trouve bizarre qu’elle entende des voix vu qu’au CM1 elle était dure d’oreille et que l’institutrice la plaçait au premier rang pour qu’elle entende. Fort de ces infos précieuses et muni de la photo de la bergère, de sa ferme et d’un mouton, il publie dans la foulée l’info sous le titre « La bergère qui pourrait griller tous les candidats. ». Le bon journaliste, lui, va se renseigner sur les sources de la rumeur, vérifier que celle-ci est fondée et n’est pas juste le fruit d’un ragot entre deux gigots chez le boucher de la Place de l’Eglise, interroger la bergère sur les circonstances de la perception des voix, s’assurer qu’elle n’ait pas confondu avec un discours de Zemmour sur la radio du berger du champ d’à côté, enquêter dans le village sur son profil et sa tendance à ne pas cracher sur le vin de paille. Et au bout du compte publier un entrefilet pour informer que cette rumeur n’était qu’un feu lui-aussi de paille. Malheureusement le traitement de l’info par le mauvais journaliste est beaucoup plus vendeur que celui du bon journaliste, qui peut donc aisément passer pour un mauvais journaliste d’un simple point de vue économique. Et comme dit le mauvais journaliste, il faut bien gagner sa croûte ! Malgré tout, même si les temps sont de plus en plus durs pour les bons journalistes, ce sont les seuls qui tentent de faire vivre la vérité, et c’est déjà un immense mérite !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

833 Dernière modification par Pierre de Jade (30-11-2021 01:59:15)

Re : Quelques mots d'humour...

On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.
Au cours d'une discussion à bâtons rompus, un ton cassant peut rapidement couper court à la conversation.
Si certaines remarques partent d'une bonne intention, la plupart des observations partent d'une bonne attention.
Le médecin qui prescrit un remède de cheval à un blaireau malade comme un chien a raté sa vocation de vétérinaire.
On peut tout-à-fait accorder une minute sans recourir à un accord d'heures.

Restons polis

A l’heure où beaucoup s’assoient sur la bienséance et où bientôt seuls les véhicules seront de courtoisie, sous condition que votre garagiste soit un tant soit peu aimable, la question du déclin de la politesse dans la société actuelle se pose. Sans remonter à l’époque des ronds de jambes et du baise-main, il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! », ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels tendus, notamment au volant, « Il avance ce connard, oui ou merde ! ». Sans oublier bien sûr les dérapages classiques de mal embouchés qui débouchaient bien les litres de gros rouge, le langage cru s’accommodant parfaitement des cuites. Aujourd’hui le langage ordurier s’est vulgarisé tout en s’enrichissant de nouvelles insultes dont certaines sont encore en cours d’approbation par l’Académie française, et le discourtois est partout. Il faut croire que plus l’éducation et la culture faiblissent, plus le malappris se développe. « Mange tes morts ! » par exemple est sorti de terre sans qu’aucune appétence pour le cannibalisme nécrophage ne se soit fait jour dans la société. Et une belle-mère est déjà indigeste vivante, alors imaginez un peu décédée. « Fils de pute ! » ou en langage SMS « FDP » tient aussi la corde depuis quelque temps déjà, laissant croire que péripatéticienne est l’activité en tête de liste des bourses de l’emploi, alors que c’est déjà suffisamment le bordel comme ça. La liste est longue mais par souci de ne pas alimenter l’impolitesse ambiante, j’en resterai là. Car reconnaissons-le, les grossiers commencent sérieusement à nous casser les burnes !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Magnifique.
Si je devais ne retenir qu'une phrase, peut-être :

On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.

Petite réserve pour ce passage :

il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! »,fa ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement… (Nicolas BOILEAU). Si possible !

Re : Quelques mots d'humour...

Chover a écrit:

Magnifique.
Si je devais ne retenir qu'une phrase, peut-être :

On ne parle pas assez de l'impact de la fonte des glaces sur l'avenir des encornets.

Petite réserve pour ce passage :

il fût un temps où la grossièreté n’accompagnait que les erreurs plus ou moins douloureuses, « putain, ça fait mal ! »,fa ou se manifestait par l’exacerbation de problèmes relationnels

Merci pour la remarque, j'ai corrigé cette faute de frappe ! smile

Re : Quelques mots d'humour...

On a beau arrêter une date, les jours continuent de courir.
La lumière vient souvent des individus à contre-courant.
Paradoxalement une absence totale de flair peut vous faire passer pour une truffe.
Le racisme c'est le rejet de la différence de nos semblables.

Voyage en Terre inconnue

Sommes-nous seuls dans l’Univers ? Existe-t-il une vie ailleurs ? Quand est-ce qu’on mange ? Autant de questions existentielles que l’on se pose tout au long de notre existence en levant les yeux au ciel.
Constatant que de plus en plus de Terriens n’ont plus de vie, il serait logique de retrouver de la vie ailleurs, même si je suis conscient que ce raisonnement n’ouvrirait pas les portes du Prix Nobel de Physique à son auteur. D’un simple point de vue statistique, moins agréable mais plus scientifique que le point de vue de l’Aiguille du Midi un jour de ciel bleu, il me paraît hautement improbable que nous soyons les seuls locataires de cet Univers infini. Le hasard faisant bien les choses, je ne peux pas croire qu’il se soit contenté de l’espèce humaine, ou à la rigueur au stade de prototype expérimental. Je suis persuadé qu’il existe des milliers voire des millions d’espèces vivant dans des galaxies inconnues, ne passant pas leurs journées à se battre pour un lopin de planète ou pour des problèmes de prédominance des créatures vertes sur les créatures bleues. Des êtres qui ne réagiraient pas face à l’émergence d’un virus en vidant les stocks alimentaires, des extraterrestres qui agiraient comme des Terriens extras. Mais ceux-là sont si éloignés de la Place de l’Etoile qu’il faudrait certainement voyager à une vitesse nettement supérieure à celle de la lumière pour les rencontrer. Beaucoup n’ayant pas encore la lumière à tous les étages, ce n’est pas pour demain. Et je ne suis pas sûr que si certaines de ces espèces ont déjà jeté un œil par chez nous, elles aient une envie folle de se faire refouler d’une planète où l’étranger local n’est déjà que très rarement accueilli en fanfare.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Toujours ce grand plaisir de vous lire.
Les considérations sur une très possible vie extra-terrestre imaginent presque toujours cette dernière au même stade ou à peu près au même stade que celui où en sont les êtres humains sur notre planète, ce qui m'étonne grandement. Rien n'empêche, me semble-t-il, qu'une lointaine planète connaisse actuellement ce qui s'est passé « chez nous » il y a plus de trois milliards d'années !

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement… (Nicolas BOILEAU). Si possible !

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Re : Quelques mots d'humour...

Chover a écrit:

Toujours ce grand plaisir de vous lire.
Les considérations sur une très possible vie extra-terrestre imaginent presque toujours cette dernière au même stade ou à peu près au même stade que celui où en sont les êtres humains sur notre planète, ce qui m'étonne grandement. Rien n'empêche, me semble-t-il, qu'une lointaine planète connaisse actuellement ce qui s'est passé « chez nous » il y a plus de trois milliards d'années !

Tout-à-fait !

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