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forum abclf » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

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Messages [ 751 à 792 sur 792 ]

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut faire preuve d'une certaine souplesse pour rebondir quand on vous laisse tomber.
Les gens trop regardants sont souvent mal vus.
C'est fou le nombre de types qui ne se font pas prier pour se prendre pour des dieux.
Il est logique que certains l'aient mauvaise quand on ne les a pas à la bonne.

Pour vivre heureux vivons masqués !

Ne nous voilons pas la face, le masque est en passe de devenir l’accessoire essentiel de cette mémorable année 2020. Le port du masque s’est emballé dans un gigantesque bal masqué. Mesdames et messieurs Entrez dans la danse pour éviter les contredanses ! A y regarder de plus près mais à plus d’un mètre, ce masque présente d’autres avantages que celui d’éviter de se faire asperger de salive mortifère. Toutes les mimiques, tous les rictus vous sont désormais permis au boulot, notamment le lundi suite à la question rituelle du comment ça va. Vous pouvez vous permettre de ne plus sourire bêtement aux plaisanteries aussi vaseuses qu’itératives de vos supérieurs. Si vous avez de l’acné, le nez rouge ou les dents jaunes, plus de problème. Il vous est même possible de bayer aux corneilles sans vous faire voler dans les plumes. Finie la corvée de bises pour les femmes dont la probabilité d’embrasser un sosie de Tom Cruise sur leur lieu de travail avoisine celle d’échapper au Covid-19 après avoir assisté à un meeting de Donald Trump. L’économie de rouge à lèvres constitue un autre avantage notable pour bon nombre de femmes, le retour de bâton étant pour les enseignes de cosmétique dont les gérants font la tête derrière leur masque. Malgré tous ces avantages et j’en oublie sûrement, je ne vous cacherai pas que l’obligation prolongée au-delà du raisonnable de porter cet ornement risquerait de devenir virale alors que le vaccin contre un tel virus n’est pas pour demain, d’après plusieurs Professeurs émérites diplômés de BFM-TV.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

752 Dernière modification par pfinn60 (30-08-2020 23:39:58)

Re : Quelques mots d'humour...

smile

Re : Quelques mots d'humour...

A vaincre sans péril, on s'évite beaucoup d'emmerdements.
Il faut de tout pour faire un monde et beaucoup se font un monde de tout.
Le courrier qui n'arrive pas, ce sont des choses qui arrivent.
Paradoxalement un voleur qui se fait prendre ne l'a pas volé.

Pour tout vous dire

Dire est un mot qui parle à tout le monde, enfin c’est ce qui se dit. Et ne me répondez pas je ne vous le fais pas dire, ce serait parler pour ne rien dire. Et ne rien dire fait parler, c’est vous dire à quel point ce mot est parlant. Vous me direz, il n’est pas bon de trop parler et toute vérité n’est pas toujours bonne à dire. C’est vrai, on pourrait en dire des choses sur le parler-vrai, encore faudrait-il avoir son franc-parler. Mais attention, on peut très facilement se faire maudire pour un mot dit avec franchise. Car il faut bien le dire, dire du mal des autres est une pratique vieille comme le monde. Bien sûr si vous avez donné votre parole de ne rien dire, ne dites rien. Quand on n’a qu’une parole il n’y a fort logiquement rien à redire, tenez-vous le pour dit.
Je n’en pense pas moins mais je n’en dirai pas plus pour éviter les on-dit, ça va sans dire mais ça va toujours mieux en le disant.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Certains silences font plus de bruit que l'écrit.
A force de suivre les consignes à la lettre on finit par prendre le pli.
C'est triste mais ceux qui sont obligés de tendre la main n'ont jamais le bras long.
Quand un funambule fait son numéro, il ne faut pas s'étonner qu'il n'y ait que lui au bout du fil.

Moteur, ça tourne !

Ne tournons pas autour du pot, vous aurez sans doute remarqué, sauf à ne pas avoir les yeux en face des routes, la prolifération des ronds-points sur notre réseau routier national. On en voit à tous les carrefours. Et ça ne date pas d’hier, le premier d’entre eux appelé à l’époque carrefour de giration ayant vu le jour en 1906 Place de l’Etoile. Une manière originale de faire le tour de l’Arc en suivant les flèches. A noter pour l’anecdote que cette invention n’a pas empêché Poincaré de devenir Président de la République 7 ans plus tard. Au début de leur histoire, on installait les ronds-points dans les villes, certainement pour répondre à une inclination plus marquée des citadins à tourner en rond. Plus tard dans les années 60-70 c’est une forte hausse du nombre de rencontres fortuites entre véhicules motorisés lors des croisements de voies hors agglomérations qui a accéléré le déploiement de ces carrefours giratoires. Il faut bien dire que ces contacts avaient très mal tourné. Et depuis c’est l’explosion, ils poussent comme des promotions chez Carrefour, un rond-point peut même en cacher un autre. Les paysagistes redoublant d’une créativité pas toujours du meilleur goût pour les aménager, au point que l’automobiliste moyen se demande parfois s’il n’y aurait pas quelque chose qui ne tournerait pas rond chez eux.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Si vous ne savez plus où donner de la tête, gardez-la sur les épaules.
Je n'ai jamais compris le principe de la pêche à la mouche, c'est quand même plus simple avec une tapette.
L'ironie du sort est qu'une mise en demeure puisse conduire à l'expulsion du domicile.
Rien ne nous met plus en boule que de nous faire rouler.

A votre santé !

La question cruciale posée par ce virus est comment concilier l’Economie et la Santé, sans envoyer les deux en réanimation. Le Pouvoir s’expose à se retrouver un jour à la Santé s’il privilégie la première au détriment de la seconde mais il risque d’envoyer tout le pays aux urgences s’il fait l’inverse alors qu’elles sont déjà saturées.
Le travail c’est la santé et ne rien faire c’est la conserver comme le chantait Henri Salvador qui avait la santé, des économies, un cheval et un grand chapeau. On ne peut pas faire l’économie de sa santé mais trop s’économiser nuit à nos économies, et au bout du compte à l’Economie. Et quand on sait que la santé de l’Economie est essentielle si l’on veut garder sa santé et ses économies…
Ce dilemme est déjà bien présent chez nos concitoyens, partagés entre ceux que le travail rend malade et ceux qui se rendent malades rien qu’à  l’idée de ne pas trouver de boulot.
C’est évidemment un problème qui ne date pas d’hier mais dont on sent la viralité monter alors que le vaccin qui permettrait de l’éradiquer n’est pas pour demain selon les experts médico-médiatiques.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Même si elle n'a parfois aucun sens prenez la vie du bon côté.
Quand on n’a rien à dire on trouve toujours à redire.
J'avais un copain à l'école qui additionnait les retenues parce qu'il ne savait pas faire une addition.
Mieux vaut regarder de la faïence de Gien que se regarder en chiens de faïence.

Incroyable mais vrai

Depuis ses origines l’Homme a besoin de croire. Et je vous prie de croire qu’il ne s’est pas fait prier pour se créer une multitude de motifs pour lui permettre de répondre à ce besoin vital, en commençant par des Dieux à ne plus savoir qu’en vénérer. Dès qu’un phénomène le dépassait, il y avait un Dieu derrière. Il est même incroyable qu’un Dieu des cons n’ait pas émergé mais ses nombreux adeptes potentiels étant forcément cons, ils n’y ont pas pensé.
L’inconvénient majeur de ce besoin inextinguible est que l’abus de croyance est le meilleur moyen de se laisser abuser. A trop croire on devient facilement crédule et on finit par croire tout et n’importe quoi. Contrairement à ce que disait Pierre Dac, j’observe que certains croient plus en l’au-delà qu’au vin d’ici, qui ne doit donc pas être un grand cru mais un Châteauneuf-du-Pape bouchonné. On peut également constater qu’il est facile de faire croire à des individus qui ne tournent pas rond que la Terre est plate ou que les inégalités vont se réduire. Et dans certains cas extrêmes il arrive qu’une foule prenne pour argent comptant l’hypothèse qu’un nuage radioactif puisse être francophile et s’arrêter à la frontière pour ne pas polluer le Munster alsacien et la Tome savoyarde. Ou qu’un âne soit un jour Président des Etats-Unis mais là nous sombrons dans une croyance frisant l’adoration de gourou. On a beau croire que ce qu’on voit, il arrive de plus en plus souvent que l’on ait du mal à y croire tellement l’incroyable devient réalité.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Tomber sous le charme peut présenter l'avantage de ne pas passer pour un gland.
Quand on n'est pas dans son assiette on a tendance à mettre les pieds dans le plat.
Certains mènent si bien leur barque qu'ils peuvent vous mener en bateau.
Si les bras de mer n'avaient pas existé, on n'aurait jamais entendu parler de la Manche.

On ne coupe pas aux séparatismes

Le mot séparatisme n’a pas attendu le projet de loi sur ce thème pour occuper le devant de la scène. On peut même affirmer sans risquer de se tromper que ce sujet divise et génère des avis bien tranchés. Le séparatisme est partout, on ne peut pas y couper. Et la distanciation sociale liée au virus n’est pas faite pour rapprocher. Même l’atome fissionne plus facilement qu’il ne fusionne, c’est vous dire à quel point c’est un sujet explosif. On va jusqu’à le trouver au sein d’une même religion. Entre catholiques intégristes et réformateurs, la rupture est si nette que l’on peut parler de catho-schisme. Idem entre les musulmans intégristes et les autres, entre lesquels le Coran est coupé. Et même chose entre juifs ultra-orthodoxes et modernistes, entretenant des relations assez éloignées du grand pardon. Il est partout je vous dis. Une scission a récemment eu lieu au sein de la communauté des cracheurs de noyaux d’olives, les partisans du lancer de noyaux d’olives vertes refusant de participer aux épreuves avec les tenants du lancer de noyaux d’olives noires pour de sombres histoires de couleur de peau. Et ne parlons pas du séparatisme régional entre les intégristes de la chocolatine et les irréductibles du pain au chocolat pour lesquels c’est loin d’être du gâteau. A se demander si le Monde n’est pas embarqué dans une perpétuelle guerre de sécession.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Pierre de Jade a écrit:

Tomber sous le charme peut présenter l'avantage de ne pas passer pour un gland.

Si seulement !

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

J'arrive toujours à l'heure mais c'est rarement la bonne.
Etre en mauvais termes est un bon début pour mettre fin à une relation.
Le vent peut vous rendre fou, surtout si vous êtes un peu cinglé.
Certains jours on est tellement à plat qu'on se dégonfle rien qu'à l'idée de prendre l'air.

Des métiers d’avenir

Les temps changent, les métiers aussi. La preuve en est qu’il devient de plus en plus difficile de dénicher des offres d’emploi de rémouleur, allumeur de réverbères, vitrier, bougnat ou maréchal-ferrant sur les réseaux sociaux professionnels ou à Pôle-Emploi. Le travail de bourreau a depuis longtemps été remplacé par des bourreaux de travail. Quelques journalistes maintiennent encore en vie par nostalgie le métier de cireur de chaussures. Mais quels seront les métiers de demain ? Je vous en livre ici un florilège non exhaustif, n’ayant aucun avenir dans le métier de voyant.
Psychologue de robots, métier en devenir pour répondre à l’explosion du nombre de systèmes robotisés surexploités, lassés d’être constamment aux pièces, de passer pour les hommes à tout faire et d’être rabaissés à une simple intelligence artificielle.
Clone de cirque, métier réservé aux comiques qui savent se multiplier pour amuser la galerie, de vraies bêtes de scène destinées à remplacer les numéros de dompteurs d’animaux en voie de disparition.
Chauffeur de taxi volant Jet7 (et non Jet27 qui n’inspirerait pas confiance aux passagers), transporteur de haut-niveau réservé dans un premier temps à la jet set.
Imprimeur 4D, beaucoup plus avancé sur son temps que l’imprimeur 3D, il imprime tout en trouvant toujours de l’espace à temps
Concepteur d’éponges anti-débordements, répondant par la commercialisation d’éponges géantes à une demande pressante de limitation de l’effet des crues et tsunamis de plus en plus dévastateurs. Pour les débordements lors des manifestations, les chercheurs se cassent encore la tête sans succès.
Fabriquant de brise-lames anti-virus, spécialisé dans le créneau de la lutte contre les infections virales en cassant la 1ère et la 2ème vague.
Boucher d’insectes, remplaçant à terme le boucher classique, qui vous initiera au steak de libellule, au rôti de grillon ou au sauté de sauterelle.
J’en passe et pas forcément des meilleurs. Le plus difficile n’étant pas d’imaginer les métiers d’avenir mais de trouver un métier à l’avenir.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Vivre c'est respirer à fond et expirer le plus tard possible.
C'est fou tous ces gens qui se prennent pour le nombril du monde et qui enchaînent les bides.
Il est inutile d'essayer de monter en épingle des choses qui ne valent pas un clou.
Quand on vous met à pied c'est rarement pour vous faire marcher.

Changement d’air

L’air a beau être de plus en plus vicié, le nombre de Terriens qui ne manquent pas d’air augmente chaque jour. Et l’air de rien, ce ne sont pas des paroles en l’air. N’essayez pas de changer d’air pour y échapper, c’est partout la même rengaine, pour ne pas dire le même air. Que vous ayez l’air chouette à Malibu, l’air hautain à Autun ou l’air niais à Liernais, vous y trouverez toujours des types pour vous le pomper.
Vous pouvez vous évader vers les sommets pour prendre un bon bol d’air en attendant que ça se tasse, vous aurez toutes les chances de croiser la route d’un brasseur d’air capable de prendre de grands airs pour se faire mousser. Je vous le dis, on ne peut rien y faire, c’est dans l’air du temps. Rejoindre le désert saharien où seuls les nomades errent avec leurs dromadaires ? Pourquoi pas, vous éviterez les chameaux. Mais rien ne vous assure de ne pas rencontrer votre boss qui sans être vraiment un chameau en a tout l’air. Avouez que ça ne serait vraiment pas de bol.
On peut tenter de prendre de la hauteur, on n’évite pas le mal de l’air.
La meilleure des solutions est de tout faire pour se regonfler le moral, car mieux vaut avoir l’air comprimé que l’air déprimé comme le disait Edouard Michelin qui n’a jamais manqué d’air. Et dans tous les cas, il faut se dire que l’on n’arrivera seul ni à changer l’air, ni à changer d’ère et que bientôt on ne changera même plus d’heure.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Que les choses soient claires, je refuse de voir tout en noir.
Mes nouvelles chaussures me vont comme un gant, ça valait le coup que je fasse des pieds et des mains pour les trouver.
Les nouveaux-nés sont ingrats. On leur donne le jour et ils nous prennent les nuits.
Et le bilan carbone des gens qui vont constamment au charbon, on en parle ?

Avec un peu de chance

On ne peut pas affirmer que le hasard fasse toujours bien les choses mais il ne fait aucun doute qu’il est un maître de l’humour noir. L’ironie du sort est un ressort du burlesque exploité de longue date par les comiques, et il y a de quoi. Quand un paysagiste se fait fracturer le crâne par une jardinière tombée d’un rebord de fenêtre, avouez que ce n’est pas de pot et que le hasard est joueur et n’est pas là pour nous faire des fleurs. On pourrait même croire qu’il a un petit côté pervers quand on connaît l’histoire de ce joueur américain qui avait touché le jackpot au loto et qui mourut 3 semaines plus tard. De quoi avoir les boules. Et que penser de la déveine de ce Parisien victime d’une rupture de la carotide sur une grande artère de la Capitale alors qu’il allait donner son sang ? On en a le cœur qui saigne. On dit souvent que la chance tourne mais elle nous joue plutôt des tours de cochon et nous fait tourner en bourrique. Et n’essayez pas de lui forcer la main, ça ne marchera pas, même du pied gauche dans la merde. L’exemple du joggeur qui ne sortait jamais sans sa patte de lapin porte-bonheur abattu par un chasseur qui l’avait pris pour un lièvre en est une démonstration éclatante. Avec un peu de chance on peut juste espérer éviter les coups du sort… et d’alimenter à ses dépens le répertoire du burlesque.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Pas facile de garder bonne contenance quand on en a ras-le-bol.
Quitte à tomber en carafe, autant que ce soit avec un grand cru.
C'est lorsqu'on nous prend de haut que le bât blesse.
La persistance des idées noires relève d'une certaine suie dans les idées.

Comme une odeur de renfermé

On confine, on déconfine, on reconfine. Un scénario qui me rappelle la période du service militaire avec les permissions qui nous libéraient temporairement avant chaque retour en caserne. L’affluence dans la gare le dimanche soir, les sacs remplis de gâteaux et de chocolat, le PQ on avait ce qu’il faut sur place, heureusement d’ailleurs parce que les journées étaient chiantes. Nous étions un peu les soldats d’une fausse guerre contre de faux ennemis, à ne pas confondre avec les linguistes qui mènent une vraie guerre contre les faux-amis. Aujourd’hui c’est une vraie guerre contre un ennemi invisible mais qui nous emmerde vraiment, d’où la ruée sur le PQ. Pour la ruée sur les pâtes je n’ai pas vraiment d’explications, ce n’est pas parce qu’on achète des cannellonis qu’on évite de caner au lit. On nous dit que cet ennemi sournois vient de Chine, que les jeunes s’en tapent parce qu’ils se sentent hors d’atteinte. C’est donc le retour du fameux péril jeune mais avec quasiment plus un pékin dehors. On se retrouve ainsi tous ou presque prisonniers, avec cette impression de se faire entuber même en étant asymptomatique, à attendre la prochaine permission de sortie. Beaucoup ont déjà les boules, il ne reste plus qu’à attendre la quille.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut avoir son avenir entre les mains que son passé sur les bras.
Il est plus facile d'être un homme avec des états d'âme que d'avoir l'âme d'un homme d'Etat.
Le problème quand on a réponse à tout est qu'on a le temps de se questionner sur rien.
Bien tourner ses phrases ne peut pas se limiter à les terminer par un rond-point.

Lettre au Père-Noël

Mon cher Père Noël,

Le Noël de cette année, je te le dis d’emblée, ne va pas être un cadeau. Ni pour toi, ni pour nous. Nous ne sommes qu’en novembre mais beaucoup en ont déjà plein la hotte alors même qu’ils ne croient plus en toi, et n’hésitent plus à s’adresser à Amazon pour qui c’est Noël tous les jours. On sent bien qu’avec ce virus qui traîne, on risque fort d’être marrons pour la dinde en famille. Et pour la crèche on va devoir virer un ou deux rois mages si on ne veut pas risquer de refiler cette saloperie au petit et se retrouver à jumeler Noël avec le Vendredi Saint. De ton côté, tu ne vas pas être à la fête non plus. Il va falloir te faire tester avant de partir, d’autant que tu fais partie des personnes à risques, plus de 65 ans avec un embonpoint évident et un début de diabète à force de taper dans les boîtes de chocolats. Le plus difficile va être de trouver un centre de dépistage dans le Grand Nord pour te délivrer le certificat prouvant que tu n’es pas à l’arctique de la mort. Sans lui tu ne passeras pas les frontières et tu t’exposeras à une mise en quarantaine qui repousserait ta livraison de cadeaux en janvier Un coup à passer pour un clown, déjà qu’avec ta tenue … Tu peux aussi faire une croix sur tes extras en grandes surfaces, le Père-Noël n’ayant pas été retenu parmi les produits de première nécessité. Un dernier mot, n’oublie pas ton masque, du gel qui ne doit pas manquer par chez toi, ta dérogation pour les zones sous couvre-feu qui ne manquent pas par chez nous, et ne viens pas avec six rennes attelés à ton traîneau, les gens sont déjà assez alarmés comme ça.
C’est avec une certaine retenue que je te souhaite tout de même un joyeux Noël.

Avec mes amitiés,
                            Pierre de Jade (France)

PS : merci de me livrer un masque FFP2 de Zorro pour mon fils et une panoplie de Barbie réanimatrice pour ma fille.
PS (suite) : Alice Coffin demande pourquoi c’est toujours un Père-Noël et jamais une Mère-Noël, mais on s’en fout.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

A trop se mettre martel en tête, on finit par devenir complètement marteau.
Marcher du feu de Dieu n'est possible que parce que Dieu et Dieu font qu'âtre.
Ne pas pouvoir en placer une conduit inéluctablement à des réflexions déplacées.
Je devais étendre du linge mais, lessivé, j'ai laissé choir.

C’est un complot !

Le complot est partout. A croire qu’une congrégation de complotistes fomente secrètement et insidieusement un complot mondial contre le rationalisme. Nous nous trouvons face à une évolution technologique du métier de bonimenteur, passé de la toile des parapluies à la toile d’Internet pour nous vendre tout et surtout n’importe quoi. Approchez, approchez messieurs-dames, ne manquez pas la nouvelle potion miracle du Dr Charles Attant, diplômé de CNews et BFM-TV, expert reconnu par son père, qui va vous expliquer comment une nanopuce 5G subtilement intégrée dans un vaccin risque de vous faire pousser des antennes sans vous gratter.
Ils sont partout, je vous dis. Ceux qui affirment que le réchauffement climatique et la fonte des glaces ont été programmés par les grands groupes mondiaux de la glace à emporter, en nous demandant de nous interroger : à qui profite la crème ? Les complotistes planétologues qui soutiennent que la Terre est plate, n’hésitant pas à passer pour des cons platistes ne tournant pas rond. D’autres qui perpétuent l’hypothèse que le Père-Noël n’a jamais existé et qu’il n’est qu’un agent au service des multinationales de la confiserie et de l’industrie du jouet.
Le complotiste va jusqu’à s’imaginer que si sa belle-mère l’invite à déjeuner c’est pour tenter de l’empoisonner alors que c’est stupide, elle l’empoisonne toute l’année. Ce qui démontre bien que s’il y a con dans complotiste ce n’est pas un hasard, enfin il paraît …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Sans le vent la girouette n'a vraiment aucun sens.
Quand rien ne va c'est le moment de jouer son va-tout.
Il est plus facile pour une femme de porter un fichu que de supporter un raté.
Le matin j'ai du mal à me mettre en train, ça tombe bien je prends le bus.

L’année folle

Sartre nous avait prévenus, l’enfermement rend fou, avec ou sans les autres, même s’il faut bien reconnaître que tous les fous ne sont pas enfermés. Le ministre de la Santé l’a confirmé cette semaine en déclarant que la santé mentale des Français en avait pris un coup sur l’entonnoir avec ces deux confinements. Le virus s’accrochant avec la même hargne que Trump à son bureau ovale, il ne faut pas s’étonner que beaucoup soient bons pour aller se faire soigner en compagnie de l’Economie, qui de son côté en a pris un sérieux coup sur la dette. Certains déclareront qu’il n’y a pas de fumée sans feu et que nombreux sont ceux qui ont perdu la tête sans assistance islamiste en s’agglutinant sur les plages, dans l’espoir que le masque de plongée et le tuba éloigneraient pour toujours le masque à oxygène et l’intubé. Cette année est démente je vous dis, c’est la première fois que l’on soupçonne une vague de déferler à partir de la plage ! Le monde fou aux terrasses de café en a rajouté une souche, pardon, une couche, généralisant peu à peu les clusters qui allaient nous faire trinquer à la rentrée. Une sorte de remake de l’attaque du Général Custer contre les Sudistes lors de la guerre de Sécession, mais cette fois tous azimuts. Ne commettons pas le sacrilège de négliger l’impact des rassemblements religieux de quelques pas très sains d’esprit, moments de communion à la suite desquels le virus ne s’est pas fait prier pour activer la confirmation de l’épidémie. Ajoutez à ce tableau une succession d’informations contradictoires sur l’ennemi et la meilleure stratégie pour le vaincre, distillées par une armée de docteurs yes et de docteurs no sans le moindre James Bond pour nous sauver, et la tendance à la hausse du nombre de givrés avec ou sans gel hydroalcoolique s’explique aisément.
Si 1920 a lancé les années de folle insouciance, on se souviendra de 2020 comme d’une année folle qui aura causé bien des soucis. Mais après être restés longtemps sans sortir, on finira bien par s’en sortir, non ?

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Ne jetez pas la pierre aux esprits frondeurs !
Ne pas se fouler au boulot, est-ce faire une entorse au contrat de travail ?
Il est plus honnête d'y mettre du sien que d'y mettre du leurre.
Le meilleur moyen de ne pas accepter de se mettre au diapason est de refuser de rester la.

Un moment d’égarement

Les occasions de se distraire étant plutôt rares ces temps-ci, je vais vous parler des distraits. Il existe deux sortes de distraits, le distrait occasionnel et le distrait de naissance. Le premier est celui à qui il arrive de fermer la porte de son appartement avec les clés restées à l’intérieur, de porter des chaussettes dépareillées ou d’oublier sa belle-mère sur une aire d’autoroute. On peut parler dans ces cas-là de moments d’absence, surtout dans le cas de la belle-mère. Le second est bien malgré lui une source inépuisable de gags, ce n’est pas Pierre Richard qui me contredira, n’hésitant pas à mettre à l’honneur les comiques de répétition et de situation. Avec une constance forçant le respect il oublie ses clés à l’intérieur, porte régulièrement des chaussettes dépareillées, perd son portefeuille plus souvent qu’un ministre et zappe l’anniversaire de sa belle-mère. A noter que dans ce dernier cas, l’aspect comique fait rarement un tabac auprès de la personne concernée. Si être constamment dans la lune est souvent un désastre, ce côté distrayant du distrait incurable nous conduit à ne pas systématiquement lui faire porter le chapeau d’avoir perdu la tête. Sur ces mots je vous laisse, j’ai perdu le fil et je ne me souviens plus où je l’ai rangé …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On a tout à gagner à croire que rien n'est perdu.
On hésite à faire confiance à l'avenir quand on sait que par le passé il n'a pas toujours répondu présent.
Il est difficile de s'entendre avec des gens qui n'ont aucune parole.
Les effusions n'ont jamais été ma tasse de thé.

Pas du gâteau

Aujourd’hui je vais vous parler de deux sœurs, Charlotte et Madeleine. Deux sœurs très différentes l’une de l’autre, permettant d’affirmer sans risquer de se tromper qu’elles ne sortaient pas du même moule. Alors que Charlotte est souvent aux fraises, pour ne pas dire dans les choux, Madeleine est vive comme l’éclair à en laisser baba plus d’un. Charlotte est mariée à un Bavarois à brioche, comme tout bon Munichois levé à la bière, financier de son état et donc très loin d’être un mendiant. Madeleine installée en Bretagne vit avec un diplomate congolais, un homme merveilleux qui ne cale pas devant quatre Paris-Brest par semaine pour venir la voir. Un homme simple qui malgré sa situation ne fait pas de chichis, allant jusqu’à recevoir ses invités en chaussons dans son appartement de la rue Saint-Honoré. Madeleine est journaliste au Télégramme de Brest. Elle écrit ses papiers sans fard et n’hésite pas à y aller au flan pour obtenir un scoop. Son enthousiasme débordant la conduisant parfois à de tels excès de prolixité que ses collègues du journal la surnomment Madame mille-feuilles. De son côté sa sœur Charlotte, beaucoup plus discrète, ne faisait pas mystère qu’elle serait certainement entrée dans les ordres pour devenir religieuse si elle n’avait pas rencontré son Bavarois dans une pâtisserie près de l’Opéra. Son destin aurait sans doute pris une autre voie si un sacristain s’était trouvé sur place ce jour-là. Celui de sa sœur également si elle n’avait pas croisé la route d’un beurré nantais au volant d’un semi-remorque de transport de galettes St Michel, qui la laissa aplatie comme une crêpe. La morale de cette histoire ? La vie n’est pas toujours du gâteau…

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

768 Dernière modification par vh (14-12-2020 19:39:18)

Re : Quelques mots d'humour...

L'abandon des transports publics ne mène pas qu'au vide dans le métro.
https://img.20mn.fr/fNkH1LdhQX-v_qfO2ysiFA/120x78_des-passagers-masques-dans-le-metro-a-paris-illustration.jpg

Re : Quelques mots d'humour...

A trop faire lanterner on finit toujours par se faire allumer.
Mieux vaut faire face à une mer démontée qu'à une belle-mère remontée, ça dure moins longtemps.
Dans une discussion sans intérêt, mieux vaut ne pas en placer une.
J'ai dit à ma pendule qu'elle avait fait son temps et depuis elle est remontée contre moi.

Esprit de Noël

Ah le fameux esprit de Noël, on le vante chaque année pendant cette période sacrée où le bœuf prend place dans la crèche et la dinde dans le four, et non l’inverse sauf si vous avez un grand four. Mais en y réfléchissant un peu, devrait-on vraiment se vanter de le vanter ? Commençons par la crèche. Est-ce vraiment raisonnable d’y laisser un nouveau-né nu sur la paille, en plein courant d’air, sans respecter les règles les plus élémentaires d’hygiène (on y trouve même des moutons c’est vous dire que le ménage n’a pas été fait depuis des lustres) au risque de lui faire attraper au mieux une bronchite et au pire une maladie nosocomiale ? Un coup à rendre la religion contagieuse. Passons au Père-Noël. On fait trimer de nuit en période de grand froid une personne âgée sans aucun respect des conventions collectives dans le seul but de faire des cadeaux à des jeunes qui pour la grande majorité n’ont même pas commencé à bosser, où est la morale dans cette histoire ? Ne parlons pas de la concurrence déloyale envers Amazon avec des frais de transports non facturés. Ni de la maltraitance animale, lorsque des rennes sont contraints de se coltiner des milliers de kilomètres dans des conditions inhumaines (c’est normal ce sont des bêtes) conduits par un vieillard sénile qui une fois sur deux se goure en lisant son GPS. Et je ne parlerai pas de « mon beau sapin roi des forêts » dont la destinée s’apparente à celle de Louis XVI pour ne pas faire preuve d’un mauvais esprit excessif. Joyeux Noël quand même !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Plusieurs pays d'Europe ont connu des diètes sous l'Ancien Régime.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : Quelques mots d'humour...

Difficile de respirer l'intelligence quand on a l'air con.
Se battre pour la paix est toujours de bonne guerre.
En l'absence d'avis éclairé, je vous conseille de la mettre en veilleuse.
Ne jamais réussir à démêler le vrai du faux est un vrai défaut.

Mots de tête

Quand il ne fait pas le cochon pendu, la tête forme la partie supérieure de l’être humain bien que n’atteignant pas des sommets chez bon nombre des représentants de l’espèce. Elle forme aussi la partie supérieure du kakapo de Nouvelle-Zélande ou du lémurien de Madagascar mais là n’est pas la question, quoique le lémurien excelle dans la position du cochon pendu. Ce positionnement supérieur fait qu’on l’appelle aussi le chef, malgré le fait maintes fois avéré que certains chefs refusent de porter le chapeau sauf s’il s’agit d’un couvre-chef. On appelle grosses têtes ceux qui n’associent pas systématiquement Maxwell à une marque de café et Descartes à la belote, ce qui ne leur confère pas pour autant le droit d’attraper la grosse tête. On les trouve en général dans les Grandes Ecoles ou à la Radio, même si dans ce dernier cas il s’agit souvent de grandes gueules. On peut aussi se faire faire une grosse tête par d’autres voies, en raillant par exemple la coiffure de la femme d’un spécialiste de Boxe Thaï, mais le côté éphémère de la chose ne vaut vraiment pas le coup. Les fortes têtes, à ne pas confondre avec les grosses, sont beaucoup plus portées à n’en faire qu’à la leur et à devenir les têtes de Turcs de chefs qui en ont par-dessus la tête. Les têtes en l’air pourraient s’avérer des concurrents sérieux pour l’obtention de ce statut de tête de Turc mais s’en sortent bien en la perdant souvent. Une chose est sure, quand on ne sait plus où donner de la tête mieux vaut l’avoir sur les épaules pour ne pas risquer de la perdre.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les salades il vaut mieux les égoutter que les écouter.
Je ne peux pas laisser dire que je ne laisse pas parler les autres.
Il faut de tout pour faire un monde mais on n'est pas obligé de se faire un monde de tout.
Le respect de l'autre se perd de jours en jours. Cette nuit, à minuit, les gens hurlaient et tapaient sur les murs comme un soir de Saint-Sylvestre. Je ne m'entendais même plus jouer du saxo.

Des lendemains qui déchantent

Il est un fait certain que la tradition des lendemains de fêtes de fin d’année ne faiblit pas et que le nombre de ses victimes recensées reste proche de celui des perdants au Loto.
Année après année, dinde aux marrons après dinde aux marrons, bûche à la crème pâtissière après bûche à la crème… j’arrête là ça remonte déjà, elle ne se dément pas. Les membres les plus dévots du club des festoyeurs associés passent par l’opération conjointe du Saint-Esprit et du Champagne Saint-Sauveur de la foi fervente au foie cyanosé, la digestion du Châteauneuf-du-Pape et de ses disciples n’étant pas sans rappeler l’ascension du Golgotha par la face Nord et sans télé-saint-siège.
Après avoir mis ses chaussures sous le sapin, il est logique d’être à côté de ses pompes me direz-vous, mais de là à ne plus savoir où l’on crèche, c’est un coup à passer pour des illuminés auprès de la Congrégation des sœurs de Saint-Joseph, le Saint pas le pinard. Les échanges verbaux de la veille, déjà empreints d’une incohérence éthylique indéniable dans le feu de l’action, se perdent dans les méandres d’une mémoire anesthésiée. On ne sait plus vraiment si le coronavirus a été importé de Chine par les gilets jaunes pour éliminer les vieux qui votent Macron, à moins que ce ne soit l’inverse, ou si Donald Trump est le meilleur Président des USA ou le meilleur comique américain depuis Buster Keaton.
La leçon à retenir de cette tradition ancestrale ? Il faut toujours se méfier des bûches, elles donnent la gueule de bois.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Plus le temps passe et plus je me demande si le citoyen bêta n'a pas remplacé le citoyen lambda.
Avoir la mémoire courte c'est à la longue ne plus se souvenir de rien.
Il ne faut surtout pas croire qu'un langage cru accroît la crédibilité.
La vie est une équation à plusieurs inconnues qu'il vaut mieux se résoudre à prendre au second degré.

Du neuf avec des vœux

Après une année dont les vœux d’inauguration ont tourné au fiasco complet, et pas seulement pour Pierre Cardin et Diego Maradona, une année qu’il aurait été souhaitable de ne pas souhaiter voire de zapper pour passer directement à la suivante, je prends le risque inconsidéré de vous en injecter une nouvelle dose bien conscient toutefois que plus de la moitié d’entre vous est réfractaire à la vaccination, d’après un sondage récent de BFM-TV pas piqué des hannetons. Pour 2021, je souhaite donc :

•    Que l’on restaure aux restaurateurs le droit de restaurer,
•    Que cette histoire de bars fermés ne se termine pas en queue de poisson,
•    Que les stations de ski remontent la pente,
•    Que les comédiens brûlent à nouveau les planches et enflamment le public,
•    Que la dernière séance ne soit pas qu’un lointain souvenir,
•    Aux tourneurs et aux acteurs, même laids, de tourner,
•    A Donald Trump de trouver un bon psychiatre, un bon coiffeur et un bon déménageur pour le 20 janvier,
•    A Joe Biden de ne pas faire un bide et de casser la baraque à défaut de surclasser Barack,
•    Au climat de ne pas faire des siennes et à Sienne de conserver son climat,
•    Qu’une chauve-souris ne morde pas un canard du côté de Zhengzhou pour nous offrir un canardovirus, merci on a déjà donné.

Et surtout à toutes et à tous que l’amour et l’humour soient plus forts que la haine et la bêtise, et que les complotistes et les platistes arrêtent de perdre la boule ! ça sent encore le fiasco …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

ET BONNE ANNEE A TOUTES ET A TOUS ! smile

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut se rendre à l'évidence, il est beaucoup plus facile d'être atteint par la graisse que touché par la grâce.
Il est toujours plus facile de se mouiller quand on a déjà un caractère bien trempé.
Etre de l'étoffe des héros augmente sensiblement la probabilité de se retrouver un jour dans de beaux draps.
Pour percer dans un domaine il ne suffit pas d'être de mèche avec un type qui a déjà fait son trou.

Le sportif malgré lui

A y regarder de près, bon nombre de disciplines sportives trouvent leur pendant dans la vie de tous les jours, et je ne parle pas de la marche, du vélo ou du cracher de noyau de cerise. En voici des exemples.
La pétanque : quand la scoumoune se pointe, il n’est pas toujours facile de s’en tirer et on a rapidement les boules en pensant finir sur le carreau.
L’aviron : nombreux sont les Parisiens qui ont déjà attendu une rame à Avron.
Le lancer de disque : il arrive fréquemment que des mélomanes jettent le disque de reprise des succès de Barbara par Patrick Bruel.
Le papillon dauphin : on peut apercevoir des papillons-dauphins dans la vie quotidienne, mais paradoxalement il ne faut pas boire que de l’eau tout en fréquentant les bars.
Le water-polo : certainement l’une des activités les plus pratiquées, qui n’a jamais été aux waters en polo ?
Le hockey sur gazon : très en vogue en été après les barbecues auprès des adeptes sujets à des problèmes digestifs. On dit alors qu’il ne vaut mieux pas leur chercher des crosses sous peine de se faire renvoyer dans nos buts.
Le basket-ball : activité réservée aux personnes composant le haut du panier, n’hésitant pas à se renvoyer la balle et à prendre parfois le risque de rester trop longtemps dans le racket.
Il serait facile d’en trouver d’autres mais il faudra attendre la réouverture des salles de sport. Sportez-vous bien !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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Re : Quelques mots d'humour...

Pierre de Jade a écrit:

Il faut se rendre à l'évidence, il est beaucoup plus facile d'être atteint par la graisse que touché par la grâce.
Il est toujours plus facile de se mouiller quand on a déjà un caractère bien trempé.
Etre de l'étoffe des héros augmente sensiblement la probabilité de se retrouver un jour dans de beaux draps.
Pour percer dans un domaine il ne suffit pas d'être de mèche avec un type qui a déjà fait son trou.

Bravo ! J'aime bien la deuxième et la quatrième.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

Re : Quelques mots d'humour...

La raréfaction des neiges éternelles a fait fondre ma foi en l'éternité.
Mieux vaut avoir une voix éraillée que dérailler sur une voie.
Ceux qui n'ont pas le sens du partage ont tendance à diviser.
Je suis toujours rasé de près, je n'ai pas le bras assez long pour me raser de loin.

Mesures et démesure

L’Homme n’est pas toujours d’une nature très mesurée mais taraudé par un besoin illimité de références, il mesure à tours de bras. Il est si à cheval sur le sujet qu’il lui faut des étalons partout, et s’il vient à en manquer un c’est au triple galop qu’il prend des mesures pour que la situation ne traine pas en longueur. Il mesure tout, le temps, la masse, la longueur, la distance, les angles, la vitesse, l’âge du capitaine et la taille du képi du général. Victor Hugo était même à deux doigts d’écrire un roman sur le sujet qu’il aurait intitulé Les Mesurables. La mesure n’est pas toujours aisée, l’Homme pèsera plus facilement un poulet de Bresse ou une truffe noire du Périgord que ses mots ou le pour et le contre. Et cela malgré une sensible évolution de la balance au fil des années qui ne dénonce plus son voisin aux Allemands depuis 1945. Les instruments de mesure se perfectionnent sans cesse. On mesure aujourd’hui en années-lumière les distances entre les astres alors qu’il n’y a pas si longtemps le Roi Soleil mesurait à quel point il n’était pas entouré que par des lumières.
Le progrès technologique ne permet toutefois pas de mesurer jusqu’où il est possible de se faire avoir dans les grandes largeurs et s’avère parfois être un instrument de démesure. Il arrive même que l’élève dépasse le mètre en respectant les règles, c’est dire …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On vit une époque formidable où l'on peut commander du chocolat sur une tablette.
Il faut vivre sur une autre planète pour affirmer qu'une chute sans gravité soit possible.
L'Univers est en pleine expansion mais il se trouvera toujours des témoins pour se rétracter.
Paradoxalement beaucoup en suent pour ne rien laisser transpirer.

Jamais en retard pour être râleur

L’émoi unanime qui a suivi l’annonce du décès de Jean-Pierre Bacri cette semaine, illustre représentant du râleur français sur petit et grand écran, démontre à quel point le citoyen de l’hexagone s’identifiait au personnage rebelle et ronchon. Et oui, au risque d’en faire renâcler certains, le Français est un râleur invétéré. Depuis toujours il est porté à en faire trop quand il commence à en avoir assez. Le Français est versatile. Il est capable de trancher la tête d’un roi et d’une reine qui incitait le peuple à manger de la brioche et de continuer à fêter les rois en mangeant de la galette. Il est un grand fan du jeu du ni-oui mais-non. Il vous élève un jour sur un piédestal pour le lendemain vous redescendre à coups de pieds au culte. Il ramène constamment sa fraise sur tous les sujets sans que l’on puisse retirer les fruits de ses salades. Je ne contredirai pas qu’apporter la contradiction fait avancer les choses, mais reconnaissons que le casse-pied notoire prenant continuellement le contre-pied entrave singulièrement la marche en avant. S’il est plus facile d’être critique qu’auteur on peut tout-à-fait être à la fois critique et auteur me direz-vous, mais en tant qu’auteur ça vous met dans une situation critique. Ne râlez pas, c’est du Devos. L’esprit de contradiction constructif d’accord, mais l’opposition permanente c’est donner raison à Lamartine qui un jour où il se sentait d’humeur bougonne a déclaré « la critique est la puissance des impuissants ».

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

La Terre est bipolaire, comment voulez-vous que ses habitants ne soient pas lunatiques ?
Une idée m'a traversé l'esprit, mais comme ce n'était pas une idée fixe elle a fait son chemin.
Victime d'un torticolis on a du mal à ne pas accuser le cou.
Je n'ai jamais compris la logique des mises à jour qui s'effectuaient la nuit.

Eau de vie

L’arrivée de la course à la voile en solitaire du Vendée Globe vient à point pour nous rappeler que l’Homme est un navigateur sur l’océan de son existence, son périple n’étant pas toujours trimaran qu’il l’ait débuté ou non sur optimist.
Son histoire prend sa source, si j’ose dire, plongé dans la mère et son débarquement s’effectue à marée basse, après une perte d’eau assez logique à cet instant, la mère finissant toujours le travail totalement vidée. C’est donc à cette occasion à peu près le seul moment de sa vie où une perte importante de liquide ne l’obligera pas à se remettre à flot.
Mais il ne reste pas à quai très longtemps car rapidement il doit se jeter à l’eau. Il navigue, il rame, il est au creux de la vague, il galère, il n’arrive pas toujours à bon port, il reste en rade, parfois comme Piaf il se laisse porter par la houle qui le traîne et l’entraîne, il lui arrive hélas de sombrer en cas de dépression trop marquée mais aussi de couler des jours heureux. La météo ne lui est pas toujours clémente et une mer d’huile peut à tout moment tourner au vinaigre. Il peut de temps à autres être trahi par les apparences, une belle-mère pouvant se démonter et tempêter en moins de temps qu’il n’en faut pour mettre les voiles.
Il traverse la quarantaine rugissante, la cinquantaine hurlante, la soixantaine ronchonnante et commence à beaucoup moins la ramener à partir de la quatre-vingtaine pour parfois terminer par la centaine murmurante.
Et lorsque son tour du monde touche à sa fin, s’il est croyant il jette l’ancre dans le port de la Sainte Trinité et s’il ne l’est pas il vient s’échouer sur la plage de l’éternité …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Quand on n'a pas le moral on déprime et quand on n'a pas de morale on opprime.
Ceux qui passent leur temps à faire des réflexions feraient mieux de se regarder dans une glace.
Il faut excuser la pluie de tomber aussi fréquemment, elle est toujours dans les nuages.
L'économie se laisse mener en bas taux.

Montée à crue

Force est de constater que les cours d’eau sortent de leur lit en confondant vitesse et précipitations alors que le salarié peine de plus en plus à sortir du sien, qu’il soit tombé ou non de la dernière pluie.
Les fleuves gonflés n’hésitent pas à charrier mais l’absence de vannes efficaces fait rapidement tomber à l’eau leurs effets comiques. Alors que la population est déjà submergée de mauvaises nouvelles, voilà que ces longs fleuves pas tranquilles viennent nous pourrir la vie et le papier peint en inondant nos plaines, qui, comme leur nom l’indique, n’attendaient déjà qu’une goutte d’eau pour déborder de vase. Et tout porte à croire que le réchauffement climatique nous fera boire la tasse de plus en plus souvent, que les bars soient ouverts ou non. Et ceci en dépit des divagations de bas étiage et de moins en moins crues des adeptes de la secte des négationnistes du réchauffement, se retrouvant heureusement emportées par le flot des critiques et le courant de la raison.
Alors que quelques-uns épargnent pour se payer un piano à queue, ces débordements aqueux n’épargnent rien ni personne. Il arrive même que l’eau, sournoise, noie les vignes. Couper le vin avec de l’eau ce n’est déjà pas très catholique mais transformer le vin en eau là ce n’est pas Dieu possible. Pour absorber ces excédents j’ai bien peur qu’à court terme il ne reste que le recours aux éponges. Car comme le disait Alphonse Allais qui éclusait plus qu’il n’épongeait, si la mer ne déborde pas c'est parce que la Providence, dans sa sagesse, y a placé aussi des éponges.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

On peut étouffer un rire mais on ne pourra jamais bâillonner l'humour.
Brasser de l'air pour se faire mousser est aussi productif que pisser dans un violon dans l’espoir d’entendre les quatre saisons de Vivaldi.
Paradoxalement l'ambiance devient électrique quand le courant ne passe plus.
En cas de danger mieux vaut savoir détaler qu'étaler son savoir.

Rien ne change, tout change.

On ne pourra rien y changer mais tout change à longueur de temps. Le changement c’est tout le temps et le temps, très joueur à ses heures perdues, ne se prive pas de changer nous obligeant ainsi à nous changer.
On change de conjoint, de boulot, de vie, de direction, de métro, d’heure, d’avis comme de chemise, de ministres, de chaussettes.
Rien ne dure mais rien ne se perd, rien ne se crée et tout se transforme comme disait Lavoisier qui n’a pas duré et à qui j’aurais bien demandé en quoi s’étaient transformées les clés de mon bureau perdues l’an dernier.
Il y a bien des agents de change mais ils sont rapidement pris de cours et chez eux, juste pour emmerder Lavoisier, on y perd toujours un peu.
Vous trouverez toujours des individus qui vous affirmeront le contraire et qu’en vingt ans vous n’avez pas changé, mais ceux-là n’ont pas pris conscience que leur vision déclinait à vue d’œil ou n’ont pas changé de lunettes.
A chaque fraction de seconde dans l’immensité de l’Univers une évolution se fait jour, un trou noir dans une galaxie lointaine, un point noir sur l’autoroute du soleil ou sur le menton de ma belle-sœur.
On a beau avoir peur du changement il faut se faire une raison, tout a une durée de vie limitée. Même les secrétaires perpétuels de l’Académie Française ne durent pas, mais eu égard à leur réputation et contrairement au Saint-Nectaire fermier, on n’a jamais pensé à indiquer dessus une date de péremption.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Il n'est jamais facile de faire le premier pas, on n'est pas du tout certain que ça va marcher.
J'ai beau dresser ma table depuis des années, elle refuse toujours de se débarrasser toute seule.
On perd vite le fil d'une histoire mal ficelée.
Mieux vaut détourner la conversation avant qu'elle ne tourne mal.

En corps des mots

La langue française fourmille d’expressions idiomatiques relatives au corps humain qui, prises au pied de la lettre, pourraient nous conduire chez le kiné dans le meilleur des cas. En voici quelques-unes commentées au pied levé à défaut de le faire haut la main.
Parler à cœur ouvert en laissant l’aorte ouverte ne vous laisse que très peu de chances de ne pas attraper la crève.
Avoir les yeux plus gros que le ventre vous interdira de faire de l’œil sans risquer de systématiquement faire un bide.
Si certains ont de manière évidente le compas dans l’œil au point que ça en crève les yeux, de pas l’avoir du tout peut finir par vous coûter les yeux de la tête.
Travailler d’arrache-pied à ne plus savoir où donner de la tête est un pied de nez au bon sens, à se demander si on ne marche pas sur la tête.
Si vous avez le cœur sur la main et que vous êtes toujours prêt à donner un coup de main, attention aux coups de cœur qui vous feraient perdre la tête.
Avoir la grosse tête et les chevilles qui enflent, hormis l’esthétisme très discutable de la situation, risque fortement de casser les pieds voire de gonfler vos proches en plus de vous donner un mal fou à enfiler bonnets et chaussures.
On notera enfin cette bizarrerie organique se caractérisant par des oreilles qui sifflent quand on vous casse du sucre sur le dos. Et si par hasard vous avez les oreilles qui traînent à cet instant, il y a toutes les chances que la chose vous reste en travers de la gorge en plus d’avoir les oreilles sales.
Allez je tourne les talons sans tourner de l’œil avant que ça ne tourne mal et que vous en ayez par-dessus la tête.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Les bras de mer sont quand même bien utiles pour jouer au golfe.
Que l’on soit du 1er, du 2ème ou du 3ème décan, on peut très bien être le dernier des cons.
La perte de repères s'est accélérée quand on a cessé de tolérer les maisons de tolérance et fermé les maisons closes.
Je dormirais bien à la belle étoile mais je ne sais jamais laquelle choisir.

Le temps de l’Espace

L’expédition martienne de la NASA tourne une nouvelle page de la conquête de l’Espace et nous offre un voyage interplanétaire dans une période où les voyages internationaux deviennent aussi rares que les éclipses du soleil.
Nous n’en sommes à l’heure actuelle qu’au stade du voyage virtuel mais les vols habités sont pour demain, alors que les vols dans les habitations font déjà partie de notre univers. Les premiers contrairement aux seconds ne seront pas à la portée de tout le monde. En effet, si être dans la lune peut vous coûter cher, voyager dans l’espace vous coûtera une somme astronomique.
Pendant que la majorité des Terriens franciliens se sentent plus concernés par la hausse du prix de la crème–dessert Mamie Nova au Carrefour de Créteil-Soleil que par l’expansion de l’Univers et l’explosion des supernovas sur la Voie Lactée, quelques professeurs Tournesol observent, calculent, fouillent des satellites de Jupiter jusqu’aux confins de la galaxie GN-z11 pour préparer ces voyages et surtout tenter de comprendre l’incompréhensible. Et bien qu’en connaissant un rayon sur le sujet, ils sont encore à des années-lumière d’y parvenir. Ils ont le mérite de nous ouvrir les cieux sur les orbites, eux qui ont les yeux bien en face des trous noirs.
D’autres plus modestes et plus proches d'Houdini que d'Einstein essaient d’expliquer l’impact de l’entrée de Saturne dans la maison 12 sur la réussite des prochaines amours de Colette de Halley, née avenue de l’Observatoire à Meudon, Capricorne ascendant Scorpion et descendant sans traîner son compte courant, laissant les précédents beaucoup plus sérieux s’intéresser aux géantes rouges et aux naines blanches. Avoir la tête dans les étoiles empêche parfois de garder les pieds sur Terre.
En attendant Mars arrive, alors bon voyage !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Mieux vaut faire mauvaise impression qu'une bonne dépression.
De fil en aiguille il est possible de monter en épingle un scénario totalement décousu.
Il n'est pas facile de faire front quand on perd la face.
Il faut faire preuve d'une certaine droiture pour reconnaitre ses travers.

L’art de vivre

A défaut de me conduire au musée, la conjoncture sévissant depuis un an m’amène à me poser la question, peut-on vivre sans art ?
Une vie sans art … Et pourquoi pas un jambon-beurre sans jambon, un printemps sans fleurs, Londres sans la pluie, Laurel sans Hardy ou Milan sans Remo ? Difficile à imaginer.
Dans un monde sans art, Michel Ange ne serait peut-être qu’un simple peintre en bâtiment spécialisé dans les plafonds à la Porte de la Chapelle, Mona Lisa une vendeuse ambulante de crèmes anti-rides près du Ponte Vecchio et Wolfgang Amadeus Mozart un barbier autrichien à Séville qui aurait quitté la ville de Vienne trop barbante à son goût. Victor Hugo ne serait au mieux qu’un nom d’avenue interdite aux misérables, Jean-Jacques Rousseau un promeneur solitaire un peu tête en l’air et Colette le prénom de la tante de ma belle-sœur. Le Louvre n’aurait jamais ouvert et la gare d’Orsay aurait gardé ses trains.
Nos rêves n’auraient pas de couleurs, les sons ne seraient que des bruits, les journées seraient sans saveur et les luthiers au chômage. L’enfer serait joué chaque jour sur la scène de la vie et ce ne serait pas du cinéma.
Sans oublier que l’absence de l’art influe de façon néfaste sur la personnalité d’un individu. Adolf Hitler par exemple est devenu beaucoup plus irritable après avoir rangé ses pinceaux, au point d’envahir la Pologne.
Il n’y a pas de lézard, sans les arts l’art de vivre se lézarde.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Ce n'est pas demain la veille qu'hier sera sans lendemain.
Il est assez logique de finir aux Assises quand l'alibi ne tient pas debout.
Paradoxalement, même si la violence est gratuite on doit toujours payer son coup.
J'ai un ami qui parti de rien n'arrive à rien. Et pourtant il a fait du chemin.

Tout un poème

Il faut se rendre à l’évidence, la poésie est tombée en désuétude. Le genre n’est plus assez vendeur. Même les mouches de Raymond Queneau auraient du mal à faire le buzz à notre époque. L’albatros malgré ses ailes de géant ne tiendrait plus la distance face à l’oiseau bleu twittérien, une nouvelle fois au milieu des huées. Apollinaire constaterait aujourd’hui avec amertume que ses alcools ne sont plus servis dans des vers à pieds. Pour le commun des mortels le dormeur du val n’est plus qu’un simple voyageur endormi dans un wagon en route vers Orly. Est-ce pour autant que la poésie ne fasse plus voyager, qu’elle ne rime plus à rien ? « Que nenni ! » aurait dit Ronsard « Tant qu’il y aura des roses qui éclosent » rien n’empêchera de les habiller d’une robe de pourpre. Et tant qu’il y aura « des femmes, l’amour, la beauté, des lacs, des soirs, des étoiles » ajouteraient Lamartine, Baudelaire ou Musset, « et que l’automne ne pourra pas retenir ses sanglots longs » renchérirait Verlaine, « sans oublier le caleçon de bain » en rajouterait encore Desproges auteur d’un poème inoubliable sur le sujet dans sa période pouet-pouet, la poésie ne perdra pas totalement pied. On a beau faire de la prose tous les jours sans le savoir, une vie sans poésie c’est comme un cassoulet sans saucisse ou Laurel sans Hardy, il manque quelque chose. Sans elle la lumière laisserait place au soleil noir de la mélancolie …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Quand on a le menton en galoche, la moindre des politesses est d'avoir les dents qui se déchaussent.
Y croire dur comme fer est un excellent moyen pour se forger une opinion.
Il est très facile d'apprendre à jouer d'oreille de la trompe d'eustache.
Boire désaltère mais trop boire finit par altérer.

Déroulé de printemps

Nous entrons dans le printemps, saison où la nature, lassée d’avoir été confinée tout l’hiver, se décide à sortir pour enfin s’éclater. Les forsythias forcissent, les pivoines rougissent, les genêts jaunissent, les cognassiers cognassent, les cornouillers cornouillent, les prunus se refont la cerise, les cerisiers aussi, les amandiers refleurissent aux Lilas et les amendes Boulevard des Capucines.
Le printemps est cette saison extraordinaire où à l’automne de sa vie il est possible de passer à l’heure d’été en lisant des faits divers.
Ce n’est pas pour rien que les années de vie se comptent en printemps. On ne peut pas être et avoir des étés et un comptage en automnes ou en hivers a été vite écarté de peur d’être refroidi avant l’heure.
Stravinsky a sacré le printemps, Mozart en a fait un quatuor, Vivaldi pas très inspiré s’est contenté d’en faire l’une de ses quatre saisons, Félix Leclerc lui a écrit un hymne alors que Félix Potin s’est développé sans faire de bruit, et Edouard Leclerc a fini par dépasser le chiffre d’affaires du Printemps.
Il y a bien quelques allergiques au printemps, des gens qui sous prétexte qu’ils ne soient pas intolérants au gluten font tout un foin pour des histoires de pollens qui leur ont mis les abeilles. Le moins que l’on puisse dire est que l’atout de cette saison ne leur a pas sauté aux yeux. Laissons de côté ces rabat-joie, et même si une rondelle ne fait pas le printemps, n’hésitez pas à vous en payer une tranche !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

786

Re : Quelques mots d'humour...

Quelle verve !

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

787 Dernière modification par glop (22-03-2021 21:40:37)

Re : Quelques mots d'humour...

[Stravinsky a sacré le printemps, Mozart en a fait un quatuor, Vivaldi pas très inspiré s’est contenté d’en faire l’une de ses quatre saisons, Félix Leclerc lui a écrit un hymne alors que Félix Potin s’est développé sans faire de bruit, et Edouard Leclerc a fini par dépasser le chiffre d’affaires du Printemps.]

C'est parce que Goulet-Turpin les turlupine.

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

Le corps humain est parfois surprenant. Quand on baisse les bras on a tendance à lever le pied.
Les chiens de meute se suivent mais on ne sait jamais dans quelle horde.
Paradoxalement, quand on sort des clous on risque de se planter.
Le problème avec les gens qui font la tête c'est leur manque d'originalité, ils font toujours la même.

Un élément ça trompe énormément !

Ça ne pouvait plus durer ! J’ai décidé d’ajouter une couche de sérieux à des théories historiques peu solides sur les éléments chimiques, élaborées à n’en pas douter par des scientifiques un peu dans le gaz après avoir abusé de certains liquides. Je rétablis donc la vérité pour quelques-uns d’entre eux.
L’antimoine : mis en évidence au XVIème siècle par un chimiste athée, pour ne pas dire anticlérical chronique, alors qu’il recherchait de la poudre arrêt-curé.
Le calcium : découvert sur un coup de pot par le physicien bulgare Dimitri Danonev dans une yourte mongole alors qu’il y bivouaquait avec sa femme Tatiana Danoneva.
L’étain : découvert très tôt par les premiers hommes sur Terre, juste après la découverte du feu, avec cette phrase restée célèbre « t’es con, pourquoi tu l’as étain ? »
Le platine : métal trouvé par hasard par un discobole grec antique alors qu’il s’entrainait dans un pré en chantant du Demis Roussos. En sa mémoire on a pris l’habitude d’attribuer un disque de platine aux chanteurs qui vendaient beaucoup, dont Demis Roussos.
Le molybdène : beaucoup moins répandu et beaucoup moins pratique que la mobylette pour aller chercher Suzette à la sortie de la fac, sa découverte au XVIIIème siècle n’a pas fait beaucoup de bruit.
L’uranium : sa découverte par le physicien Alain Bombache fit contrairement au molybdène l’effet d’une bombe. Elle l’amena à s’enrichir et lui monta à la tête au point de se la péter en permanence. A trop s’éclater il finit sa demi-vie en véritable déchet.
Le néon : à ne pas confondre avec Néron qui ne manquait pas d’air et l’avait souvent sombre, le néon fut découvert par Louis Lumière alors qu’il cherchait un moyen pour éclairer les salles obscures qui n’allaient pas tarder à fleurir.
Je pourrais continuer encore longtemps. Quand je peux contribuer à rétablir un semblant de confiance envers la science, je n’hésite pas une seconde…

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Plus l'heure est grave, plus les minutes de légèreté sont précieuses.
Si vous n'avez pas l'amour de votre prochain, attendez le suivant.
Il faut reconnaître que les jours à marquer d'une pierre blanche alourdissent considérablement les agendas.
Quand on n'a aucun remontant sous la main, mieux vaut en garder sous le pied.

Pensées fleuries

Après les cons il faut bien reconnaître que les fleurs composent l’espèce qui indubitablement fleurit le plus sur Terre. On en trouve partout par terre, et pas seulement sur des parterres, le long des murs, sur les arbres, sur les nappes, les robes, les chemises, dans les prénoms et le langage de tous les jours, qu’il soit fleuri ou non. Et ce n’est pas toujours joyeux. Combien dans la fleur de l’âge sont partis la fleur au fusil et ne sont jamais revenus par un manque de pot évident ? Qui n’a pas connu un homme un peu fleur bleue arrivant comme il se doit comme une fleur pour conter fleurette à une jeune fille en fleur, se faire envoyer sur les roses et finir dans les choux (fleurs, bien sûr) ? Qui n’a pas rencontré de genêts cultivant l’impatience que la fine fleur de la profession les couvre de fleurs, au point d’avoir en permanence les nerfs à fleur de pot et de perdre les pétales ? Méfions-nous également de certaines homonymies florales et notamment celles de la primevère dont une interprétation au ras des pâquerettes pourrait laisser croire qu’il s’agit d’une fleur faite par l’administration fiscale aux particuliers respectueux de l’environnement.
On voit donc bien que tout n’est pas rose dans le langage des fleurs et ce ne sont pas les soucis qui diraient le contraire.
Mais une chose est sure, si l’on met de côté les chrysanthèmes pour la Toussaint, la fleur reste ce qu’on a trouvé de mieux pour parfumer la vie à défaut de la voir en rose. La disparition des fleurs ? Ce serait le bouquet final de la planète !

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Le doute s'installe quand la vérité fait défaut.
La marche c'est un pied devant l'autre, le démarchage c'est un casse-pied derrière l'autre.
Quand on n'a rien de neuf à dire, c'est l'occasion de se taire.
Il faut toujours se méfier des paroles en l'air, leurs retombées sont sources des pires maux.

Le voisin

Le voisin est une espèce antédiluvienne, c’est-à-dire antérieure aux dégâts des eaux, dont la légende raconte que sa dangerosité potentielle n’a été surpassée dans l’Histoire que par celle du tyrannosaure Rex et des fraises tagada. Evidemment tous les voisins ne sont pas nocifs. On dit même que certains sont capables de pousser la complaisance jusqu’à vous dire bonjour avec le sourire en vous croisant ou à arroser vos fleurs en votre absence sans fouiller partout, mais ceux-là sans être aussi rares que le kouign amann dans les régimes pour hypertendus, ne courent pas toujours les couloirs. Les autres, à des degrés divers, je devrais dire à des étages différents, se répartissent dans une fourchette comprise entre les pénibles et les fous furieux. Le voisin du dessous est souvent moins néfaste que le voisin du dessus, sauf s’il appartient à la famille des araignées à talons hauts expertes en samba au plafond, c’est très rare, ou à celle des apprentis-trompettistes, c’est plus fréquent. Le voisin du dessus bricolo-expert en plomberie reconnu par sa belle-mère est beaucoup plus à craindre. Il est capable de remplacer dans sa salle de bain la baignoire par une douche à l’italienne en janvier et de transformer 6 mois plus tard votre appartement en Venise locale avec murs gondolés et vous en con qui soupire. Le voisin de palier inénarrable est moins destructeur mais plus usant. Il peut très bien vous assommer pendant de longues minutes et à plusieurs reprises avec les problèmes d’eczéma de sa belle-sœur et d’arrière-train de son chien, ou l’inverse, à force on ne sait plus. Si le temps c’est de l’argent, il vous a ruiné en moins d’un an. L’inventeur de la fête des voisins devait être un adepte du sado-masochisme, je ne vois que ça …

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Par esprit de contradiction, j'ai pris le parti de rester.
Fermer la porte à la vérité nous met souvent en porte-à-faux.
Paradoxalement le cheval de trait est celui qui a le moins la ligne.
Demander un CV avec une photo de face pour évaluer si le candidat a le profil de l'emploi reste une incongruité inexpliquée.

Défense de l’avocat

Comme le garagiste, l’agent d’assurance, l’inspecteur des impôts, le CRS ou le ministre de l’intérieur, l’avocat est le représentant d’une profession controversée. On relève même une tendance à lui faire un mauvais procès en l’accusant de faire exception au proverbe affirmant que le crime ne paie pas en s’enrichissant grâce à lui. C’est exagéré. Un avocat au barreau peut très bien être au bas de l’échelle. Ce n’est pas parce qu’il est à la défense toute la journée qu’il couche à Neuilly tous les soirs. Il y a bien quelques maîtres adeptes de la démesure n’hésitant pas pour se mettre en lumière à défendre les pires criminels, allant jusqu’à se faire l’avocat du diable au risque de se précipiter dans l’enfer de la vindicte populaire. Reconnaissons leur le courage de tenter de défendre l’indéfendable, qui s’apparente à celui du maçon construisant l’inconstructible ou du chauffeur de taxi conduisant l’inconduisible, avec de fortes chances de se casser la gueule. Si quelques-uns sont véreux, la plupart sont vers nous. Ils sont même un peu de la famille quand ils nous suivent dans les successions ou font la part des choses dans les séparations. Quel que soit le jugement que l’on porte sur l’avocat, force est de constater que son rôle est essentiel. Car n’oublions jamais, comme le soulignait très justement Pierre Dac entre deux cuites avec des grands crus, que lorsqu’un avocat n’est pas cru son client est cuit.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

Re : Quelques mots d'humour...

Rien n'est jamais gagné mais tout n'est pas perdu.
Posséder des pieds de vigne est une condition nécessaire mais pas suffisante pour produire un vin qui marche.
Il y a des jours où l'on se demande si le futur a encore un avenir.
Un cycliste qui a réussi est un cycliste qui a pignon sur roue.

Retour à l’anormal

C’est fait, un calendrier de l’avent renaissance de la vie d’avant a été annoncé. Un Noël avant l’heure, en espérant qu’il ne sente pas le sapin. Tout va rouvrir sauf les discothèques, sortir en boîte rappelant à l’évidence beaucoup trop le confinement. Mais attention de ne pas replonger sans respecter les paliers de décompression. Multiplier les demis d’ouverture pourrait rapidement nous transformer en piliers de bars. Se précipiter au pied levé dans une foultitude de magasins de chaussures nous exposerait sans tarder au coup de pompe. Enchaîner les plats du chef, déjà boudinés par une sédentarité forcée grassement alcoolisée, pourrait conduire les moins résistants d’entre nous à payer la note avant l’addition. Notons au passage l’incongruité de la jauge imposée de six clients par table : ascète on ne vient pas au restaurant ou alors exceptionnellement quand on est une ascète anglaise. Abuser des séances en salles obscures après quatorze mois peuplés d’idées noires augmenterait considérablement la probabilité de se casser la gueule en sortant. Le boxeur trop pressé de remettre les gants et qui ne prendrait pas de gants avec ses partenaires d’entraînement sèmerait la confusion autant que la contusion. Une exposition brutale à des collègues de bureau sevrés depuis plus d’un an de racontars et de bruits de couloirs autres que ceux de leurs voisins de paliers, pourrait aller dans les cas critiques jusqu’à nous faire regretter les attestations de déplacement. Je sais bien que certains diront qu’en période de réouverture je ferais mieux de la fermer, mais ne dites pas que je ne vous aurai pas prévenus.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

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