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forum abclf » Réflexions linguistiques » L'erreur de Saussure !

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Messages [ 2 551 à 2 600 sur 2 697 ]

2 551 Dernière modification par Lévine (09-05-2020 20:30:11)

Re : L'erreur de Saussure !

Après un début acceptable, bien que peu modeste, revoilà les apparences qui se prennent pour les essences (elles-mêmes dévalorisées avec la crise des cours du pétrole).
Vous avez des aptitudes particulières pour associer les mots suivant le principe que vous avez établi, c'est indéniable. Essayez les contrepèteries.

Sur le fond, il y a quelque chose qui me gêne : à quel moment de l'Histoire l'inconscient a-t-il fait placer ud dans Sigmund et dans Freud ?

Freude, schöner Götterfunken
Tochter aus Elysium
[...]

Je vais l'écouter ce soir.

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 552 Dernière modification par chrisor (11-05-2020 10:31:33)

Re : L'erreur de Saussure !

Lévine a écrit:

Sur le fond, il y a quelque chose qui me gêne : à quel moment de l'Histoire l'inconscient a-t-il fait placer ud dans Sigmund et dans Freud ?

À sa naissance qui n’est d’ailleurs pas la date officielle !


Notre surdité consciente et celle de Lévine


    Les jeux du signifiant <ud> en prélude témoignent de notre surdité actuelle et  invitent à se plonger dans l’étude approfondie de cette séquence de deux phonèmes pour l’oral et de deux lettres pour l’écrit. Ce type d’unité linguistique, ‘’submorphémique’’ selon le jargon linguistique (plus petites que les morphèmes), un codon  formé de la suite VC (voyelle-consonne)  possède toujours deux sens.

     Quel est donc le mystère enfermé dans le nœud des ‘’codons’’ cités ? Pour dénommer la petite ouverture dans la porte, le judas, l’inconscient emploie trois codons linguistiques qu’il juxtapose en commençant par celui qui termine le mot pour progresser vers celui qui l’initie : as~ud~j. Anticipons pour comprendre. L’un des deux sens du codon <as> est celui de destruction qui saute à l’esprit dans ‘’patatras, assassinat, massacre, fracas, terrasser, dévaster, se ramasser, casser, assommer, tabasser, trépasser’’... L’un des trois sens de la consonne initiale j évoque la notion de passage.

    Comme nous y invite le titre de ce paragraphe, il a fallu  appréhender l’invariance notionnelle ou le le plus grand commun diviseur de sens de tous les mots qui comportent cette séquence <ud>. Le résultat de l’analyse de tout les mots du lexique a révélé que ce sens était double.

————————————————————————————————————————
L’un des deux sens du codon ud est ''caché des sens'' 
————————————————————————————————————————
   
    Ainsi, littéralement le judas permet la ‘’destruction possible des passages cachés des sens’’, en particulier grâce au plus rapide d’entre eux pour la détection des dangers : la vue. Mais, même si le grondement du tonnerre est trop tardif par rapport à l’éclair destructeur, l’audition est importante pour détecter ce que les autres sens ne perçoivent pas, en particulier la nuit, si quelque péril surgit. Si la vision est le sens privilégié pour comprendre la nature de ces codons, l’audition la suit de près. En effet l’audition, qui a mis le mot ouïe en sourdine, le condamnant à la désuétude, supprime avec le a grec privatif de la séquence <a~ud> ce qui est caché des sens. La surdité (ud~ur~s) marque avec <ur> la limite physique (sur, mur, armure, structure, ceinture, bordure, contour...) de la perception de l’onde sonore. L’audition qui fut d'abord judiciaire est conçue pour entendre ce qui a été caché. Ainsi l’un des deux sens d’<ud> concerne bien ce qui est caché des sens.

     Prêtons l’oreille à la musique de l’üd ou oud, cet instrument à cordes arabo-islamique, ancêtre du luth occidental. L’ud se tient comme une guitare, en veillant à garder sa face verticale pour qu'elle ne soit pas visible du joueur, qu’elle reste cachée.
   
    Le mot judo, dont l’étymologie japonaise explique qu’il s'agit d'une méthode dō douce jū, évoque dans l’inconscient français un autre aspect : ‘’la tête <o> dirige <d> les passages <j> cachés des sens <ud>. Le fantôme <ud> dans pudibond ou pudique fait fuir celui qui pense que ce qu’il cache du sens visuel est répugnant ou obscène ; il ravit le naturiste exhibitionniste qui enlève ce qui était enfermé dans son bermuda et exhibe au soleil sa nudité (non caché des sens avec <n>).

    Le coude, saillie de l’articulation entre le bras et l’avant-bras, se termine par une pointe (l’olécrâne) que le sujet ne peut pas voir (hormis dans un miroir). La ruade du cheval projette ses pattes arrière sans qu’il les voie et surprend la victime qui n’a rien vu venir. Jean Eugène Robert-Houdin, surnommé le père de la magie moderne, est le plus célèbre illusionniste français du XIXème. Houdini, né à Budapest, est aussi un magicien célèbre, passé maître de la manipulation cachée de nos sens. L’expression « jeter de la poudre aux yeux » fait référence aux coureurs des Jeux olympiques qui soulevaient de la poussière, aveuglant les concurrents placés derrière eux, ce qui leur permettait de gagner. On l’emploie aujourd'hui plus largement lorsque l’on est ébloui par de fausses apparences, lorsque la réalité nous est cachée des sens et spécialement de la vue.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 553

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

   Prêtons l’oreille à la musique de l’üd ou oud, cet instrument à cordes arabo-islamique, ancêtre du luth occidental. L’ud se tient comme une guitare, en veillant à garder sa face verticale pour qu'elle ne soit pas visible du joueur, qu’elle reste cachée.

C'est complètement insane ce que vous dites là.
Il vous faut aussi des leçons de musicologie, à ce que je vois...

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 554 Dernière modification par Roland de L. (11-05-2020 15:11:07)

Re : L'erreur de Saussure !

Voilà ce qui s'appelle "envoyer un Scüd" !

2 555 Dernière modification par chrisor (13-05-2020 09:42:52)

Re : L'erreur de Saussure !

L'oud se tient de la même façon qu'une guitare, en faisant attention de garder la face verticale de manière qu'elle ne soit pas visible par le joueur ; le poids doit en être supporté par la cuisse et le bras droit de manière que la main gauche soit libre pour se déplacer sur le manche. Dans le passé, de nombreux joueurs jouaient assis en tailleur par terre ; maintenant la plupart jouent assis sur une chaise, utilisant souvent un repose-pied sous leur pied droit.

Monsieur le donneur de leçons, allez corriger l’article de WIKI. Il est vrai que vous êtes capable de voir sans miroir la pointe olécrânienne de votre coude ! Un acrobate contorsionniste de la tête ! Par ces temps de Covid contagieuse, il n’est pourtant pas recommandé de ne pas se moucher du coude !

Et bien sûr, le scud  d’origine soviétique a été inventé pour que ceux qui en sont la cible le voient  arriver à 300 kms !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 556 Dernière modification par chrisor (17-05-2020 18:59:25)

Re : L'erreur de Saussure !

Analogies anatomiques du matériau signifiant

    L’observation d’un gamin, qui pointe du doigt une partie d’un référent pour le désigner : « regarde le monsieur, il a un nez tout rouge », révèle que ce sont certains éléments du référent qui orientent la désignation. On nomme ‘’nez fin’’, un chien qui chasse avec succès pendant la chaleur et dans la poussière et un ‘’grand nez’’, un chien courant ou d’arrêt dont la puissance olfactive n'est pas annulée par temps défavorable. Le « nez » désigne aussi une personne clef de l’industrie du parfum, devenue capable de discerner plus de 3.000 odeurs. Saussure, fondateur de la linguistique moderne, ne semble pas avoir eu le nez creux et n’a pas vu plus loin que le bout du sien pour fonder sa théorie de l’arbitraire des mots.

    Si elle était vraie, comment comprendre que les mots qui désignent cet appendice dans de nombreuses langues du monde comportent une nasale, souvent en initiale ? Lors d’une Conférence internationale sur l’évolution des langues à l’Université de Vienne en 2014 (Evolang), Morten H. Christiansen, professeur de psychologie et directeur du laboratoire cognitif de neurologie de Cornell, avec une équipe de physiciens, linguistes et informaticiens, a analysé cent mots de base dans le vocabulaire de 62 % des quelques 6 000 langues actuellement parlées dans le monde. Dans la plupart, les analogies de sonorité sont fréquentes pour les parties du corps, comme en témoigne le nez.
———————————————————————————————————————
Afrikaans : neus - Bosniaque : nos - Catalan : nos - Danois : næse - Néerlandais : neus - Anglais (vieil ) : nous - Féroïen : nos - Finnois : nenä - Frison : noas - Germanique : Nase - Islandais : nef - Italien : naso - Latin : naris , nasus - Norvégien : nese - Papiamento: nanishi - Polonais : nos - Portugais: nariz - Roumain : nas - Espagnol : nariz - Sranan : noso - Suédois : näsa - Tchèque : nos - Maya yucatèque : ni’.                 (d’après Georges Bohas, l’Illusion de l’arbitraire).
————————————————————————————————————————
    En français ce qui se rapporte au nez (du latin nasus) est marqué par cette consonne nasale : nez, narines, naseaux, nique (au nez), nase (argot), nasillard, renifler, renâcler, sinus, rhinite. Ainsi on observe une relation systématique entre une consonne  et une zone anatomique. Dans son Dictionnaire raisonné des Onomatopées en 1808, Charles Nodier affirmait déjà que « chaque touche vocale est appropriée à deux ou trois sons particuliers » et  qu’il « ne faut pas s’étonner que le nom de ces touches ait été construit sur les sons auxquelles elles étaient affectées. Ainsi la nasale n indique le nez ». Il semble en effet que l’articulation nasale de la voix est à l’origine de l’emploi de cette consonne pour désigner cet appendice.

    L’adage populaire dit que l’évidence se voit « comme le nez au milieu de la figure ». On peut avoir « quelqu’un dans le nez », le sentir ou ne pas le sentir, lui  « tirer les vers du nez » pour obtenir des confidences, le « mener par le bout du nez », « fourrer son nez » dans ses affaires ou « avoir le nez fin » quand on détecte ce qu’il nous dissimule. Certains « se piquent le nez « ou ont un verre dedans. D’autres « piquent du nez ». Sans oublier cette croyance du « nez qui bouge » quand on ment ou « le nez qui s’allonge » comme Pinocchio. L’histoire de ce pantin ne relève pas tout à fait de la fiction. Des chercheurs espagnols ont montré grâce à une caméra thermique qu’au moment de mentir, le nez ne s’allonge pas, mais gonfle et se réchauffe. Bref, le nez est aux premières loges dans la détection de ce qui cloche chez soi ou chez l’autre et en dit long sur l’aptitude de ‘’l’hume-main’’, pourtant érodée par l’évolution de l’espèce, à flairer le danger, ou sa propension à laisser sourdre des informations malgré lui. Nombre d’expressions populaires concernent des zones de notre anatomie (bouche, yeux, oreille, tête, main, pied, doigt, langue, cœur, cul...) témoignant de l’anthropocentrisme du langage humain qui prend en charge les expériences corporelles. Les jeux de ces expressions parlent des émotions et du monde sensible à partir de repères somatiques qui permettent sa saisie : à vue de nez, au pifomètre, à portée de main, à l’œil nu, d’un coup d’œil, de bouche à oreille, casser les oreilles, faire une tête de six pieds de long... Ces expressions permettent de dire avec les zones du corps comment on appréhende le monde avec lequel on est en contact permanent. La pensée humaine s’organise à partir du corps, elle  incarne le monde, l’incorpore grâce à nos organes des sens.

   Dans la langue de l’inconscient, la consonne /n/ renvoie à un  triple sens : vie/négation/eau. Elle évoque  la vie avec le mot d’argot ‘’nœud’’, une vie n qui initie naissance (du latin nascentia) et nativité (emprunt au bas latin nativitas), nid, nidation (embryon), nature, nourriture, nutriment... La Nativité et Noël avec la majuscule concernent la Bonne Nouvelle de l’arrivée d’un Prophète qui annoncera la Résurrection de la Chair, sa ReNaissance. La négation en français « non, ne, ni, nenni » va jusqu’à l’anéantissement, le néant, la nullité et s’exprime par cette consonne nasale dans de nombreuses langues :
———————————————————————————————————————-—————————————————————-
Afrikaans : nee - Anglais : no - Belge: neni -  Bengali : na - Biélorusse : nie - Bosniaque : ne - Breton : nann - Bulgare : né - Catalan : no - Cingalais : nae - Corse : nò - Créole guyanais, réunionnais : non - Croate : ne - Danois : nej - Espagnol : no - Féroïen : nei - Finnois : nenä - Frison : nee - Gallois : nage - Germanique : nein ( Alsacien : naï) - guarani : nahaniri - Islandais : nef - Italien : non - Kurde : no, na - Latin : non - Letton : ne - Luxembourgeois : neen - Néerlandais : nee - Normand : nenn/nenni - Norvégien : nei - Pakistanais : na - Polonais : nie - Portugais: nao - Roumain : nu - Russe : niet - Sarde : no - Serbe : ne - Slovène : nie - Suédois : nej - Surinam : nee - Tchèque : ne  - ukrainien : nu - yiddish : nein .     
—————————————————————————————————————————————————————————————-

Pour le signifiant ‘’nez’’,  on ne peut exclure la vie comme caractéristique et son homophone ‘’né’’ nous y invite. La respiration indispensable à la vie (inspiration et expiration) passe normalement par les fosses nasales chargées de tempérer l’air entrant ou sortant. La graphie même du N suggère ce va-et-vient de l’air. L’eau aussi est évoquée par l’exsudat nasal : « mon nez coule comme une fontaine ». De même pour le signifiant ‘’Nil’’ son courant <il> d’eau <N> engendre la vie dans le désert égyptien, mais peut l’anéantir par ses crues.

Tous ces exemples réfutent la théorie illusoire de Saussure en démontrant que tout est motivé dans la langue.

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2 557 Dernière modification par chrisor (25-05-2020 11:15:55)

Re : L'erreur de Saussure !

Si la consonne <n> de nez peut renvoyer à trois sens, c’est le cas aussi pour le signifiant ‘’Nil’’, car son courant <il> d’eau <n> peut être considéré comme un courant de vie <n> dans le désert égyptien, ou un courant anéantissant <n> par ses crues.

Le dieu romain Neptune ne déroge pas à cette trinité de sens. L’étymologie de Neptune reste floue et pourrait provenir pour la linguistique officielle de la racine indo-européenne *nebh, signifiant « humide », « mouillé » ou « relatif aux nuages ». Il faut réfuter ces racines P.I.E. comme les plus petites unités de sens, , car la séquence <neb> est formée de la consonne <n> désignant l’eau et du codon <eb> évoquant soit l’obscurité, soit la projection.

       À l’origine Neptune, en latin Neptūnus, est le dieu romain des eaux vives et des sources. Après les guerres puniques (264-146 avant J.-C.) qui marquent la supériorité navale des Romains, Neptune sera assimilé au dieu grec Poséidon, métamorphosant cette ancienne divinité latine des eaux douces en dieu des Mers qui acquiert les attributs, la descendance et la légende mythique du dieu grec. Les Étrusques ont transformé le nom de Neptune en Nethuns pour désigner leur dieu de l’eau et des Océans, inspiré de Poséidon. Dans le signifiant grec Poseidon, c’est le codon <on> qui représente l’eau. L’un des principaux fleuves de Russie, le Don (en russe: Дон [don], désignait la rivière en langue des Scythes. La France avec le Rhône, la Saône, la Garonne, l’Yonne ou le Couesnon ne dément pas le lien <on> = eau comme le confirment la fontaine et la bonbonne.

      La mythologie et les légendes sont des images qui mettent en scène, représentent le matériau signifiant. Ainsi la nixe est une nymphe des eaux dans la mythologie germanique, avec des synonymes aquatiques tous initiés par cet n de l’eau : naïade, néréide, napée, neek...

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Re : L'erreur de Saussure !

Puissent les nixes nicettes vous sourire !

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 559 Dernière modification par chrisor (09-06-2020 10:02:50)

Re : L'erreur de Saussure !

Lévine a écrit:

Puissent les nixes nicettes vous sourire !

Lévine est un instructeur qui ne sait pas écouter. Depuis qu’il est venu sur ce fil de discussion, il a eu moult occasions de me lire et d’entendre que les lettres à l’initiale des mots évoquaient 3 sens pour l’inconscient.

La lettre n est associée à 3 sens : nullité, anéantissement / vie / eau.

Le n de nixe est lié à l’eau, le n de nicette à la nullité qui résonne dans nouille, niais, nigaud, naïf, niquedouille, noix et benêt, âne si l’on place un accent expressif sur cette nasale.

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2 560 Dernière modification par chrisor (12-08-2020 09:24:13)

Re : L'erreur de Saussure !

L’origine des mots


Un exemple suffit pour comprendre comment se forme un mot. L’analyse de l’étymologie sémantique du mot ‘’orange’’  explique le pourquoi de sa structure qui remonte plus loin dans le temps. Si le signifiant orange pour désigner la couleur dérive par métonymie de la couleur de l’orange, le nom qui désigne le fruit s’est construit sur les codons inconscients préexistants, des phonèmes archétypaux chargés de symboliser ce fruit:  ag~an~or. Ils existaient déjà en latin et sont restés stables sans évolution dans le temps.
       <ag> d’adage, de page  ou stage, issus du latin adagio, pagina ou stagium,
         <an> d’antécédent et avant,  issus du latin antecedens et abante.
         <or> d’aurore et horizontal, issus du latin aurora et horizon.
   
         L’étude de l’ensemble des mots français, marqués par ces trois codons, a permis de déterminer qu’ils étaient les messagers de trois concepts adaptés au mot orange  : <ag(e)> évoque le passage, <an> dans le temps et <or> la lumière. Ainsi le signifiant orange est pour l’inconscient un rébus qui se décrypte ag~an~or, juxtaposant ces trois notions qui désignent ce fruit par sa transmission (passer dans le temps) de la lumière. Son nom a été donné par l’inconscient collectif pour la qualité de sa réflexion lumineuse, une couleur chaude typique, proche du jaune d’or ou de la couleur dorée. Le mot orange, même s’il dérive de l’arabe ou du sanskrit, a subi une évolution sémantique en engrangeant l’or de la lumière (aurore, orée, coloration, horizon, orient, jour, voir, miroir, phosphorescence), un codon linguistique inconscient qui existait bien avant l’apparition du mot orange en français. Cette lumière solaire alimente la chlorophylle des arbres de nos forêts et est présente dans le matin anglais (morning) ou allemand (Morgen). Le mot nord indique une onde <od> lumineuse <or> anéantie <n>, alors que le mot soir précise que la réflexion <ir> lumineuse <or> se réalise à la surface <s> de la Terre (horizon). Il n’est pas surprenant d’entendre cet or de lumière dans une onomatopée emblématique française : cocorico ! Car le chant du coq marque l’aurore, l’arrivée de la lumière du jour, de son éclat <j>.

Voilà comment sont formés les mots, car la véritable sémiogenèse (formation des mots) se réalise avec des codons d’un ou deux phonèmes. Les langues anciennes en général ne connaissent que le noir, le blanc et le rouge. La langue de l’inconscient ne possède que peu de codons liés à la couleur : le noir et l’obscurité sont évoqués par <eb> : ébène, ebony, ébonite, ténèbres, réverbère, Berbère, Maghrébin, zèbre, Belzébuth, yèble du latin ebula (sureau aux baies noires) ... un codon qui est inscrit dans Thèbes, la ville dont Œdipe est devenu le roi, et dont le côté obscur s’accorde avec l’inconscient. La langue de l’inconscient se lit de la fin du mot à son initiale par unités inconscientes successives. Ainsi le mot noir signale que la réflexion <ir> lumineuse <or> est nulle ou anéantie <n>. La couleur rouge est parfois indiquée par le codon <ub> : rubis, rubicond, rubéfaction, rubéole, rubrique, rubigineux, rhubarbe ... et il est possible que sa présence dans tuberculose ait été influencée par la couleur rouge du sang lors des hémoptysies, de la même manière que la bétadine scrub est commercialisée en flacons rouges. La couleur ‘’rouge’’ issue du latin rubeus, « roux, rougeâtre » qui a supplanté ruber « rouge » dans les langues romanes sans toujours prendre, comme en français, le sens de ce dernier, est souvent initiée par le codon <r>, signal de rigidité et de violence : rouge, red (anglais), rot (allemand), rood (néerlandais), rosso (italien), rojo (espagnol), roșu (roumain). Les nuances tirant vers le brun n’y ont pas échappé : roux, rouquin, roussâtre, rouille, rubigineux, carotte (Poil de carotte de Jules Renard). Le latin avait déjà un corpus notable à partir de ‘’rub’’ : ruber, rubidus, rubeolus, rubellus’’ et russus. Si le mot carotte semble issu du latin carota, il est difficile de ne pas imaginer une influence germanique avec rot.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

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Re : L'erreur de Saussure !

Dans l'expression "franchir le Rubicon" , votre "codon" ub marque-t-il une couleur ?

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Re : L'erreur de Saussure !

Aleajactaes! a écrit:

Dans l'expression "franchir le Rubicon" , votre "codon" ub marque-t-il une couleur ?


j’ignore l’étymologie du nom du Rubicon (rubicone en italien). Il semble que ce nom a servi à désigner deux fleuves différents qui séparaient la Gaule Cisalpine de l’Italie romaine. Cette expression attribuée à César est devenue synonyme de franchir la ligne rouge.
Par ironie certains tel Frédéric Dard dans San Antonio parlent par homophonie de « franchir le rubicond » pour exprimer la couleur rouge violacée du visage de ceux qui abusent du vin.

Il y a sûrement des habitués de ce site qui pourront vous renseigner sur l’étymologie première de Rubico.

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2 563

Re : L'erreur de Saussure !

Lévine a écrit:

Sur le fond, il y a quelque chose qui me gêne : à quel moment de l'Histoire l'inconscient a-t-il fait placer ud dans Sigmund et dans Freud ?

La famille Freud se nommait à l’origine Freide et l’un des ancêtres a été contraint de modifier ce patronyme sous l’ordre d’autorités antisémites.

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Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:
Aleajactaes! a écrit:

Dans l'expression "franchir le Rubicon" , votre "codon" ub marque-t-il une couleur ?


j’ignore l’étymologie du nom du Rubicon (rubicone en italien). Il semble que ce nom a servi à désigner deux fleuves différents qui séparaient la Gaule Cisalpine de l’Italie romaine. Cette expression attribuée à César est devenue synonyme de franchir la ligne rouge.
Par ironie certains tel Frédéric Dard dans San Antonio parlent par homophonie de « franchir le rubicond » pour exprimer la couleur rouge violacée du visage de ceux qui abusent du vin.

Il y a sûrement des habitués de ce site qui pourront vous renseigner sur l’étymologie première de Rubico.

"la ligne rouge" : vous ne croyez pas si bien dire !!!

Et je crois que le demandeur voulait connaître votre théorie sur le mot.

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 565

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

La famille Freud se nommait à l’origine Freide et l’un des ancêtres a été contraint de modifier ce patronyme sous l’ordre d’autorités antisémites.

Vous m'étonnez un peu. Je ne trouve trace nulle part d'un ancien patronyme « Freide » : on voit généralement dans FREUD une forme abrégée de Freude, « joie » en allemand. Les familles juives portant ce nom n'étaient et ne sont pas rares ; ce que vous dites supposerait qu'à un moment donné elles aient toutes dû effectuer cette modification.
Et cette forme courte FREUD de Freude ne me paraît pas relever de l'antisémitisme.

2 566

Re : L'erreur de Saussure !

Chover a écrit:
chrisor a écrit:

La famille Freud se nommait à l’origine Freide et l’un des ancêtres a été contraint de modifier ce patronyme sous l’ordre d’autorités antisémites.

Vous m'étonnez un peu. Je ne trouve trace nulle part d'un ancien patronyme « Freide » : on voit généralement dans FREUD une forme abrégée de Freude, « joie » en allemand. Les familles juives portant ce nom n'étaient et ne sont pas rares ; ce que vous dites supposerait qu'à un moment donné elles aient toutes dû effectuer cette modification.
Et cette forme courte FREUD de Freude ne me paraît pas relever de l'antisémitisme.

En réalité le patronyme de Freud ne descend pas d'une longue lignée. Ce nom dérive de l'arrière grand-mère de son père Jakob qui se nommait bien Freide. et habitait Buczacz, une bourgade  située entre la Pologne et l'empire austro-hongrois. Comme tous les juifs, la famille fut contrainte par les autorités galiciennes de prendre un nouveau nom en 1787 et c'est ainsi que le fils de Freide fut nommé Freud. La famille a remplacé la séquence frei qui désigne ce qui est libre par freu, donnant comme vous le faites remarquer un nom proche de la joie Freude.;

2 567

Re : L'erreur de Saussure !

Le site Généanet indique que l'arrière-grand-père de Jacob s'appelait déjà Freud (issahar Freud), l'arrière-grand-mère portant le prénom de Freida ou Freide. Ils étaient bien de Boutchatch, dans l'Ukraine actuelle(en ukrainien Бучач, en polonais Buczacz). Le père de Jacob naît en 1792 à Boutchatch et meurt le 21 février 1856 à Tysmenytsia, en Galicie, actuelle Ukraine (Тисмениця).
Mais cette autre page accrédite l'idée que le nom dériverait de celui de l'arrière-grand-mère, Freide.
L'obligation, pour les Juifs, d'adopter un patronyme, date de l'époque napoléonienne, en France, et dans l'Empire Austro-Hongrois aussi, apparemment, ce qui irait dans le sens d'une adoption tardive du nom Freud.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

2 568

Re : L'erreur de Saussure !

Un autre lien :


https://www.jewishgen.org/yizkor/buchach/buc119.html

2 569 Dernière modification par Chover (02-11-2020 17:07:56)

Re : L'erreur de Saussure !

Sur ce site en anglais, Alco et psypsypsy, « Freide » est un name (prénom peut-être ?) et non un surname (nom de famille). Et je vois sur Généanet que « Freide », le prénom, apparemment, de la grand-mère de Jakob, est suivi d'un N, l'initiale de son patronyme de jeune fille peut-être ? Le site Généanet ne me semble donc pas en contradiction avec le texte anglais.
J'en viens à me demander si la ressemblance entre le prénom de l'arrière-grand-mère de Sigmund et le patronyme n'est pas fortuite.

2 570

Re : L'erreur de Saussure !

Le patronyme de Freud dérive bien, selon plusieurs sources, du prénom Freide de l’arrière grand-mère de son père qui habitait à Buczacz, une bourgade située en Ukraine actuelle. Sur décision de l’empereur Joseph II en 1787, les juifs de Galicie devenue autrichienne durent prendre un nom de famille ce qui n’était pas dans leurs coutumes. Nombreux choisirent des prénoms comme noms. C’est ainsi que le fils de Freide fut nommé Freud.
.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 571

Re : L'erreur de Saussure !

Levine a écrit:

"la ligne rouge" : vous ne croyez pas si bien dire !!!

Et je crois que le demandeur voulait connaître votre théorie sur le mot.

Oui le fait que l’expression franchir le rubicon est synonyme de franchir la ligne rouge n’est pas  indépendante de la présence du codon<ub> dans Rubicon. Tout comme le sens du jeu de mots de Frédéric Dard avec ‘’franchir le rubicond’’.

Vos connaissances des langues anciennes permettent-elles de déterminer l’étymologie de ‘’Rubico ‘’ ?

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 572

Re : L'erreur de Saussure !

Dans votre message 2 563 ci-dessus, chrisor, vous expliquiez : « La famille Freud se nommait à l’origine Freide et l’un des ancêtres a été contraint de modifier ce patronyme sous l’ordre d’autorités antisémites ».
Je n'ai aucun élément pour confirmer ou infirmer que FREUD dérive du prénom Freide, que vous évoquez maintenant. Vous parlez de plusieurs sources, ce serait aimable de les citer.

2 573 Dernière modification par Lévine (03-11-2020 15:47:47)

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

Vos connaissances des langues anciennes permettent-elles de déterminer l’étymologie de ‘’Rubico ‘’ ?

Il fallait prendre l'expression "ligne rouge" au sens propre !

Je me permets de vous renvoyer à ce que j'ai écrit sur l'adjectif rouge :

https://www.languefrancaise.net/forum/v … 86&p=2 (message 53)

Cette minuscule rivière doit sans doute son nom aux argiles rouges de son lit ou à la teneur en oxydes métalliques de ses eaux (moins probable).

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 574 Dernière modification par chrisor (05-11-2020 16:00:38)

Re : L'erreur de Saussure !

Chover a écrit:

Dans votre message 2 563 ci-dessus, chrisor, vous expliquiez : « La famille Freud se nommait à l’origine Freide et l’un des ancêtres a été contraint de modifier ce patronyme sous l’ordre d’autorités antisémites ».
Je n'ai aucun élément pour confirmer ou infirmer que FREUD dérive du prénom Freide, que vous évoquez maintenant. Vous parlez de plusieurs sources, ce serait aimable de les citer.

Avec la pandémie il est difficile de se déplacer dans une bibliothèque ! j’ai trouvé ces informations grâce à Google.

Si vous tapez sur ce moteur de recherche : «  Nom Freide Freud arrière-grand mère » vous trouverez 5 ou 6 articles qui confirment cette origine du nom de Freud dont 2 livres d’Elisabeth Roudinesco. Suite à une charte de tolérance émancipatrice de l’empereur Joseph II en 1787, les juifs de Galicie devenue autrichienne durent prendre un nom de famille et renoncer à l’organisation communautaire. C’est ainsi que le fils de Freide (Prénom) fut nommé Freud (Nom de famille). À l’occasion de leurs migrations nombre de juifs transformèrent leur patronyme en le germanisant et le plus souvent à partir de leurs prénoms.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 575

Re : L'erreur de Saussure !

Merci bien, chrisor.

2 576

Re : L'erreur de Saussure !

L'erreur de Saussure (suite)


L’homme est un être de langage. Il peut mourir ou tuer pour des mots. Les mots représentent le monde extérieur et créent un monde intérieur parallèle. Bien que contemporaines, tout oppose la psychanalyse de Sigmund Freud de la linguistique de Ferdinand de Saussure. Alors que le premier croit à un déterminisme de nos actes et de notre discours conscient, guidé par notre inconscient, le second affirme l’arbitraire de notre langue consciente, dont les mots ne s’expliqueraient que par une convention sociale tacite de chaque peuple, une théorie dont j'ai dénoncé l’erreur fondatrice (sur ce site en vain!). Croyance psychanalytique et illusion linguistique ne sauraient fonder aucune science humaine !

       Lacan a eu beau recentrer l’œuvre freudienne sur le signifiant, il est impossible d’envisager une analyse psychologique sérieuse du discours des malades, si les mots sont arbitraires, sans motivation. Le procédé de la libre association des idées dans la cure psychanalytique que Freud destine à « l’investigation de processus psychiques à peu près inaccessibles autrement », se fonde sur le déterminisme à l’œuvre dans l’enchaînement involontaire des pensées. Quand il sera possible d’analyser scientifiquement ‘’l’âme’’ d’un sujet, cette recherche s’effectuera par l’étude de ses paroles, mais il faudra être capable de décrypter ce qu’elles cachent. Pour cela, il faut saisir la nature et la structure réelle du langage humain que les intervenants sur ce fil de discussion refusent d'entrevoir.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 577

Re : L'erreur de Saussure !

Voici une note de Saussure que j’offre à la réflexion des intervenants sur ce fil de discussion

Pour aborder sainement la linguistique, il faut l'aborder du dehors, mais non sans quelque expérience des faits prestigieux du dedans. Un linguiste qui n'est que linguiste est dans l'impossibilité à ce que je crois de trouver la voie permettant de classer les faits. Peu à peu la psychologie prendra pratiquement la charge de notre science, parce qu'elle s'apercevra que la langue n'est non pas une de ses branches, mais l'ABC de sa propre activité.

Et ceci relevé dans la transcription du cours III par Madame Sechehaye :Psychologie : très difficile de marquer la séparation de la langue avec elle. Tout est psychologique dans la linguistique, y compris ce qui est mécanique et matériel (changements de sons, etc.).

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 578 Dernière modification par Lévine (14-11-2020 16:13:27)

Re : L'erreur de Saussure !

Bonjour chrisor,

Je suis au courant de ce débat. La question ne se pose pas dans les termes que vous croyez ; il est manifeste que Saussure avait perçu la nécessité de ne pas s'en tenir à une linguistique de l'énoncé, mais de prendre en compte également la linguistique de la parole, c'est à dire de l'énonciation, donc des réalités du discours et de la communication, dans laquelle des facteurs psychologiques interviennent évidemment (volonté d'influer sur la pensée ou le discours d'autrui, expressivité, ironie, choix des mots, concessions, etc...).

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 579 Dernière modification par chrisor (19-11-2020 07:01:44)

Re : L'erreur de Saussure !

`Victor Henry professeur de sanskrit était bien conscient que le langage est le résultat de l’activité inconsciente d’un sujet conscient. La langue n’est que le dépôt collectif de paroles individuelles. Elle n’est pas née par génération spontanée comme l’ont affirmé Anatole France et Karl Gustav Jung qui affirment qu’’elle dérive des cris primitifs qui criaient la fail, la soif et la peur !. La parole est née du cri et les mots ont été conçus à partir de l’analyse cérébrale du milieu par les organes des sens. La langue de l’inconscient démontre que sa nature repose essentiellement sur la géométrie et le lien son/sens s’est réalisé très tôt dans les vastes zones cérébrales corticales dites associatives. Les objets référents furent la source d’émotions, gérées par le rhinencéphale, siège aussi de la mémoire, qui  a coloré les premières onomatopées de réactions neuro-végétatives. Les cris et les pleurs des nourrissons sont les ébauches du langage dont la maturation se réalise par la liaison progressive synaptique avec les aires sensorielles. La théorie de Saussure relève de croyances surnaturelles ! Le signifié s’est élaboré essentiellement à partir de la vision qui a permis la création de schèmes. L’on sait désormais que le cortex visuel primaire possède des réseaux neuronaux spécialisés pour détecter toutes les formes de lignes. Ces schèmes  ont été conditionnés à des sons pendant des siècles pour les sélectionner selon certaines zones du globe. Tout est psychologique dans la langue. Aucun enfant ne crie aïe sans ressentir une douleur physique ou morale !  L’homme aux rats de Freud et l’analyse de ses lapsus mettent en exergue le surgissement de séquences signifiantes qui se sont chargées d’affect lors de traumatismes initiaux.Nous n’en sommes pas conscients spontanément parce notre langue maternelle a subi trois refoulements lors de son acquisition qui ont transformés ces séquences en fantômes. Mais là je me répète et vous êtes sourd ! Bonne journée tout de même.

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 580

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

La langue n’est que le dépôt collectif de paroles individuelles. Elle n’est pas née par génération spontanée comme l’ont affirmé Anatole France et Carl Gustav Jung qui affirment qu’elle dérive des cris primitifs qui criaient la faim, la soif et la peur ! La parole est née du cri

Je suis sans doute en cause : je ne comprends pas quel rôle a pu jouer le cri, pour vous, dans l'apparition du langage.
À moins que, dans la partie que je cite, « La parole est née du cri » rende compte de la position des auteurs mentionnés ? Mais cela me paraît incompatible avec la suite.
Si l'expression « par génération spontanée » signifie « à partir de rien », peut-on l'utiliser pour réfuter la thèse des deux auteurs ? Le cri n'est pas rien !

2 581

Re : L'erreur de Saussure !

Bonjour Chover.
Je ne sais pas si la c'est la nuit blanche que je viens de passer grâce au corona qui est venu me rendre visite depuis 7 jours sans avoir encore définitivement quitté des lieux où je ne l'avais pas invité, mais je ne comprends pas bien votre message ce matin. Merci de me rappeler le texte que vous avez cité que je ne retrouve pas.

La parole est comme un fruit. Sa graine est un cri. Pour qu'elle murisse elle  fleurir et doit subir une lente maturation que le milieu lui inflige souvent, ou plutôt module selon les règles sociales du pays. Les deux auteurs que ce citais (Anatole France et Jung) expliquent que nos discours élaborés les plus sophistiqués ou métaphysiques ne sont jamais que des unités formées des cris primitifs. Ils dénoncent l'orgueil humain et ramènent l'homme cultivé à plus d'humilité. Par là même, ils prennent parti pour une évolution biologique des langues humaines sélectionnée par les références du milieu et son impact émotif dans nos petites cervelles !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 582

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

Merci de me rappeler le texte que vous avez cité que je ne retrouve pas.

Bonjour, chrisor,
J'ai cité une petite partie de votre intervention de cette nuit. Elle porte le numéro 2579 sur ce fil. Voici votre message in extenso, la séquence que j'ai relevée mise en gras :

Victor Henry professeur de sanskrit était bien conscient que le langage est le résultat de l’activité inconsciente d’un sujet conscient. La langue n’est que le dépôt collectif de paroles individuelles. Elle n’est pas née par génération spontanée comme l’ont affirmé Anatole France et Karl Gustav Jung qui affirment qu’’elle dérive des cris primitifs qui criaient la fail, la soif et la peur !. La parole est née du cri et les mots ont été conçus à partir de l’analyse cérébrale du milieu par les organes des sens. La langue de l’inconscient démontre que sa nature repose essentiellement sur la géométrie et le lien son/sens s’est réalisé très tôt dans les vastes zones cérébrales corticales dites associatives. Les objets référents furent la source d’émotions, gérées par le rhinencéphale, siège aussi de la mémoire, qui  a coloré les premières onomatopées de réactions neuro-végétatives. Les cris et les pleurs des nourrissons sont les ébauches du langage dont la maturation se réalise par la liaison progressive synaptique avec les aires sensorielles. La théorie de Saussure relève de croyances surnaturelles ! Le signifié s’est élaboré essentiellement à partir de la vision qui a permis la création de schèmes. L’on sait désormais que le cortex visuel primaire possède des réseaux neuronaux spécialisés pour détecter toutes les formes de lignes. Ces schèmes  ont été conditionnés à des sons pendant des siècles pour les sélectionner selon certaines zones du globe. Tout est psychologique dans la langue. Aucun enfant ne crie aïe sans ressentir une douleur physique ou morale !  L’homme aux rats de Freud et l’analyse de ses lapsus mettent en exergue le surgissement de séquences signifiantes qui se sont chargées d’affect lors de traumatismes initiaux.Nous n’en sommes pas conscients spontanément parce notre langue maternelle a subi trois refoulements lors de son acquisition qui ont transformés ces séquences en fantômes. Mais là je me répète et vous êtes sourd ! Bonne journée tout de même.

2 583

Re : L'erreur de Saussure !

Ah, oui ma phrase est ambigüe. Ces deux auteurs réfutent le caractère intellectuel et arbitraire des mots qui pour eux ne sont que des descendants évolués de nos cris primitifs. Ils ont bien plus raison que Saussure dans sa tour d’ivoire genevoise coupée des réalités du monde !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 584 Dernière modification par chrisor (04-01-2021 14:35:48)

Re : L'erreur de Saussure !

Absent pour cause d’écriture d’un prochain livre publié ce mois-ci, je me permets de vous adresser mes meilleurs vœux pour 2021.
Que cette année vous procure la grâce d’une santé florissante et celle de combler quelques uns de vos rêves les plus chers !

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2 585

Re : L'erreur de Saussure !

Merci Chrisor, champion de la courtoisie.

2 586

Re : L'erreur de Saussure !

Oui, merci à chrisor.

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2 587 Dernière modification par chrisor (24-01-2021 08:48:16)

Re : L'erreur de Saussure !

Un petit extrait sur la langue de l'inconscient (qui n'est pas mon prochain livre dédié lui à Anna O)

"La séquence /ill/

    La séquence  littérale /ille/ de aille et ouille (avec un l considéré en phonétique comme une consonne mouillée [j] ou palatalisée) est reliée aux notions de pénétration/renversement : le médecin parle d’ailleurs de douleurs transfixiantes, en coup de poignard et certaines douleurs nous renversent, voire nous terrassent ou foudroient. En langage courant, il est question de douleur qui font vaciller, se tortiller, se recroqueviller, qui engendrent fourmillements ou piqûres comme des aiguilles qui pénètrent (comme une artillerie de vrilles, drilles, chevilles).


Le concept évoqué est la représentation d’un mouvement, un schème dynamique qui, comme image de renversement, pourrait être le spectacle de quilles culbutées par une grosse bille. L’expression enfantine désignant les filles comme « des quilles à la vanille » n’est donc pas innocente, car non dénuée d’une connotation sexuelle inconsciente agressive que le mot fille colporte de génération en génération à son détriment. Si la maman a parfois du mal à faire avaler la pastille amère ou faire pénétrer la cuiller de médicament dans la bouche de son enfant malade, la cuiller du pêcheur à la ligne doit pénétrer dans la gueule du poisson carnassier pour permettre de le ferrer. Encore une banderille plantée dans le dogme de l’arbitraire du signe verbal qui oscille et vacille. La simple confrontation avec la réalité d’une onomatopée de la douleur ne suffit-elle pas à ''étriller'', ''griller'', ''bousiller'', ''torpiller'' et même ''guillotiner” cette billevesée de l’arbitraire des mots admis par la science linguistique moderne ?

    Il faut souligner que nos mots, des ensembles symboliques, sont déjà des sortes de phrases au sein desquelles existe une syntaxe sommaire où par exemple la lettre n peut annuler le sens de la séquence qui suit : les séquences [nouille] de grenouille ou nouille (alimentaire) n’ont jamais fait de mal à personne !

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 588

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

les séquences [nouille] de grenouille ou nouille (alimentaire) n’ont jamais fait de mal à personne !

Quelle conséquence si la banale nouille est érigée à noble pâte ?

2 589

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

La simple confrontation avec la réalité d’une onomatopée de la douleur ne suffit-elle pas à ''étriller'', ''griller'', ''bousiller'', ''torpiller'' et même ''guillotiner” cette billevesée de l’arbitraire des mots admis par la science linguistique moderne ?

• « Guillotiner » vient du patronyme GUILLOTIN, lui-même dérivé de Guillaume, d'origine germanique : Wilhelm ne comporte pas /j/ !
• Ne prononcez-vous pas [bilvəze] ?

2 590 Dernière modification par Lévine (24-01-2021 15:50:09)

Re : L'erreur de Saussure !

Quid de muraille, maille, fenouil, seuil, œil, fille, etc... dans lesquels l'origine du yod est la même :
y+l ou l+y > l̮  > y noté -ill ou -il ?

Et dans le cas de "nouille", emprunté à Nudel, on peut dire que les allemands étaient prévoyants d'avoir introduit un n- dans ce mot pour annuler les effets d'un futur yod en français !
Je crois qu'il y a de l'espionnage là-dessous !

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 591 Dernière modification par chrisor (26-01-2021 16:26:29)

Re : L'erreur de Saussure !

• « Guillotiner » vient du patronyme GUILLOTIN, lui-même dérivé de Guillaume, d'origine germanique : Wilhelm ne comporte pas /j/ !
• Ne prononcez-vous pas [bilvəze] ?

Klaxon vient du nom de son fabricant, je crois, et comporte le codon <kl> du retentissement  : clairon, cloche, clameur, Klavier allemand, clarinette, claquement, etc.

Le Préfet Poubelle portait en initiale le P du progrès qui a ''chuté'' en p du dégoût dans poubelle. Idem pour les concierges Pipelet qui ont descendu quelques étages pour donner pipelette.
Le C de Celsius
évoque la chaleur et le F de Fahrenheit le feu. Effel portait dans son nom le codon ''if'' de la pointe...  élevée avec ''el'', etc.

Vous ne voyez pas la différence entre Guillotin et guillotine? Elle est simple le G majuscule de Guillotin évoque la Langue et le g le danger.

Voici les " sens de la consonne g à l'initiale de mots : grand, danger, langue. Le G majuscule se rapporte à la Langue Sacrée : Graal, Guide, Géométrie...


La  Paternité de l'invention de la guillotine selon Wiki

Roederer, dans un courrier de mi-juillet 1792 au ministre Le Roulx, le renseigne sur la nature du marché conclu avec Schmidt : « M. Schmidt, qui n’avait pas songé à obtenir de brevet d’invention pour une machine dont il n’est effectivement pas l’inventeur, et à laquelle il a seulement fait quelques changements sur la description de M. Louis ; qui avait exécuté celles de Paris, de Versailles et de plusieurs autres départements, et avait fait un traité avec M. Clavière [le précédent ministre], sans concevoir le projet d’obtenir un privilège exclusif indépendant de ce marché, a cru pouvoir en éviter la résiliation en se munissant d’un brevet ». Schmidt, voyant le reste du marché près d’être emporté par des concurrents, tenta de breveter mais il ne put pas aboutir dans cette démarche, d’autant moins que la situation politique était en passe de se compliquer après le 10 août. Comme il refusait le nouveau prix de 500 livres par machine, ses productions antérieures lui furent soldées, en récompense de sa primauté, au prix initial de 812 livres. C’est Clairin, le menuisier de la Cour du Commerce Saint-André, qui produira le premier la machine au nouveau prix30.

Antoine Louis, dans son rapport sur les essais, désigne Schmidt comme l’« ingénieur inventeur »31. Desgenettes rapporte dans ses mémoires32 une conversation avec Louis où le chirurgien minimise son rôle dans l'invention de la guillotine : « La part que j'ai prise à cette affaire, que je considère comme un acte d'humanité, s'est bornée à corriger la forme du couperet et à le rendre oblique, pour qu'il pût couper net et atteindre le but. Mes ennemis ont alors essayé, et par voie de la presse la plus licencieuse, de faire donner à la fatale machine le nom de petite Louison, qu'ils ne sont pas cependant parvenus à substituer à celui de guillotine. J'ai eu la faiblesse de me chagriner outre mesure de cette atrocité, car c'en est une, quoiqu'on ait voulu la faire passer pour une plaisanterie de bon goût ».

Pour Sylvain Larue, Antoine Louis est le « réel inventeur »33 et, de son côté, Yves Pouliquen dit du docteur Louis que la guillotine « sera née de ses mains »34 car il en a suivi avec attention toutes les péripéties et en a suggéré ou approuvé toutes les modifications.

Le 5 juillet 1792, Schmidt écrit au roi un mémoire afin de solliciter un « brevet d'invention pour une machine à décapiter », accompagné d'un dessin colorié. Le ministre de l'Intérieur Champion de Villeneuve lui fit répondre le 24 juillet : « Il répugne à l'humanité d'accorder un brevet d'invention pour une découverte de cette espèce ; nous n'en sommes pas encore à un tel excès de barbarie. Si M. Schmidt a fait une invention utile dans un genre funeste, comme elle ne peut servir que pour l'exécution des jugements, c'est au gouvernement qu'il doit la proposer. »

Guillotin était un homme de ''Langue'':
Élu le 15 mai député du tiers état de la ville et des faubourgs de Paris15 aux États généraux de 1789 réunis à l’hôtel des Menus Plaisirs de Versailles, c'est lui qui propose la réunion dans la salle du Jeu de paume, lorsque les députés trouvent leur salle fermée le 20 juin16. Après que l'Assemblée a décrété dans sa séance du 9 octobre qu'elle se transporterait à Paris, Guillotin fait partie de la commission de six membres chargée de déterminer et faire disposer le local le plus adapté à la tenue de ses séances17. S'inspirant des théâtres anatomiques, Guillotin suggère de réunir les élus du peuple dans une salle en demi-cercle, afin que tous puissent se voir et s'entendre, ce qui donnera naissance plus tard à l'hémicycle du Palais Bourbon.

Certains remplissent le programme de leur nom, d'autres ont un nom qui est détourné par moquerie ''inconsciente''.

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2 592 Dernière modification par chrisor (26-01-2021 16:31:42)

Re : L'erreur de Saussure !

Lévine a écrit:

Quid de muraille, maille, fenouil, seuil, œil, fille, etc... dans lesquels l'origine du yod est la même :
y+l ou l+y > l̮  > y noté -ill ou -il ?

Et dans le cas de "nouille", emprunté à Nudel, on peut dire que les allemands étaient prévoyants d'avoir introduit un n- dans ce mot pour annuler les effets d'un futur yod en français !
Je crois qu'il y a de l'espionnage là-dessous !

Les mots sont des rébus littéraux qui se lisent par unités successives de la fin du mot à son initiale pour caricaturer le référent par quelques caractéristiques saillantes.

Voilà pour ''aille'', un fossile de nos cris de douleur.
Le risque de douleur, physique ou morale, est aussi inscrit dans le mot aïeul, issu du latin populaire aviolus, désignant les grands-parents ou les ancêtres. Aïeul est marqué par les phonèmes de la douleur, celle de la perte de personnes chères, dont la dépouille est partie pour un Ailleurs, couronnée de glaïeuls aux funérailles, décorée de médailles, après s’être fait assaillir, mitrailler, zigouiller, réduire en bouillie lors d'une patrouille ou sur un champ de bataille à coups de baïonnette ou de mitraillette ! Que d’ouille et d’aïe pour cette piétaille, dont la terre à Verdun ou ailleurs a enseveli les dépouilles, ne gardant plus en son sein que les douilles perdues de tous ces tirailleurs ! Le poilu aura durement douillé, un verbe familier du XIXe siècle, motivé sans doute par une reformulation de l’ancien verbe français douloir (souffrir), maintenu sous une forme dialectale, dont la forme mouillée est attestée : deuillant (souffrant). La transition du sens « d’avoir mal » à celui de « payer » est de nos jours explicite pour la «douloureuse » à la place « d’addition », une addition salée pour les combattants des tranchées qui ont trinqué avec les canons généreux de la grosse Bertha au label Krup d’Outre-Rhin ! Petit clin d’œil malicieux pour témoigner des capacités de l’homophonie à exprimer un autre message.
». Aïe et ouille ne résonnent-ils pas dans les cris de douleur des blessures (entailles, se tailler, s’ébouillanter), des activités belliqueuses (bataille, mitraille, baïonnette), des outils dangereux (cisaille, maillet, bouilloire, douille), des travaux et accords aléatoires (semailles, faillites, fiançailles, épousailles, retrouvailles), des disputes (se brouiller, avoir maille à partie, se chamailler), des enterrements (funérailles, dépouille, Ailleurs, aïeuls) ? Vite, on se taille !


Tous les mots que vous présentez sont des rébus/
oeil = <il>>el>o     soit pénétration de la lumière dans la tête. Le groupe "eil" ajoute la notion de sensibilité possiblement douloureuse, qu'on retrouve plus marquée en anglais ''eye''et en "allemand ''Augen" (au = aïe en français)

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme !

2 593

Re : L'erreur de Saussure !

chrisor a écrit:

• « Guillotiner » vient du patronyme GUILLOTIN, lui-même dérivé de Guillaume, d'origine germanique : Wilhelm ne comporte pas /j/ !
• Ne prononcez-vous pas [bilvəze] ?

[...] Vous ne voyez pas la différence entre Guillotin et guillotine ? [...]

Il me semblait la voir jusqu'à présent. Mais vous en avez apparemment décidé autrement.
Dans la longue « réponse » que vous me fournissez, je ne vois pas prises en compte authentiquement ma remarque et ma question.

2 594 Dernière modification par Lévine (26-01-2021 21:29:20)

Re : L'erreur de Saussure !

"Le C de Celsius évoque la chaleur et le F de Fahrenheit le feu"

????

Il faut lire "évoque pour moi" sans doute ?

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

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Re : L'erreur de Saussure !

C pour chaud, F pour froid ? wink

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Re : L'erreur de Saussure !

Ben  non, C pour cold ! wink

2 597

Re : L'erreur de Saussure !

A remarquer la ressemblance fortuite entre d'une part l'anglais cold et l'allemand kalt, et d'autre part le latin cal(i)dum (> chaud).

Par ailleurs, je ne nie pas l'expressivité du suffixe -ouille (cf. la réplique célèbre, qu'il faut entendre prononcée par Jouvet : "Attention. Ne confondons pas. Est-ce que ça vous chatouille, ou est-ce ça vous gratouille ?" (Knock), mais cet effet n'intervient qu'une fois la séquence [uj] constituée en suffixe dont il est facile de jouer).

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

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Re : L'erreur de Saussure !

Lévine a écrit:

A remarquer la ressemblance fortuite entre d'une part l'anglais cold et l'allemand kalt, et d'autre part le latin cal(i)dum (> chaud).

Oui, à cause de cette ressemblance, je me trompais souvent avec les robinets dans les hôtels quand je voyageais.
Une autre ressemblance fortuite et troublante est l'espagnol aceite pour "huile", alors que ça me fait penser à l'acide acétique, le vinaigre !

2 599

Re : L'erreur de Saussure !

Ah ! oui, en effet. Mais pour chrisor, ce n'est peut-être pas fortuit...

Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil

2 600 Dernière modification par chrisor (02-02-2021 15:51:24)

Re : L'erreur de Saussure !

Abel Boyer a écrit:

Ben  non, C pour cold ! wink

c pour chaud. (cuire, combustion, calciner, canicule...) et h pour froid (hiver)
Hot est un rébus : ot-h. Soit ôter le froid
Cold en est un autre : onde qui ‘’détourne’’ du chaud. selon lexilogos en ligne le premier synonyme de « détourner’’ est soustraire, un mot qui s’appliquerait mieux ici : onde qui soustrait la chaleur.


L’expression « ça caille » se transcrit. : aïe la chaleur !
Le ch initial de chaleur « coupe le froid »
Le latin caladium marque la progression id d’un volume chaud

Kalt  se transcrit littéralement ainsi :  jette à terre un volume chaud

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