Passer au contenu du forum

forum abclf

Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

Remise en l'état – que j'espère durable – du forum, suite aux modifications faites par l'hébergeur.

(Page 2 sur 15)

forum abclf » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...

Flux RSS du sujet

Messages [ 51 à 100 sur 743 ]

51

Re : Quelques mots d'humour...

Et le mot d'une môman très fâchée que je trouve irrésistible :

"Faudrait que vous Faudraisde prendre Kevin pour un bouquét mystère ou vous aurais a fer a moi"

Poétique, bouquetit?

52

Re : Quelques mots d'humour...

Kris a écrit:

Faudraisde […] un bouquét […] vous aurais a fer a moi

Je n’aurai qu’un mot* : « Houlà ! »…

* que les dictionnaires ne reconnaissent d’ailleurs pas — en tout cas pas les miens —, mais bast ! pour une fois, je m’en accommode…

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut bien se remonter le moral quand la température baisse...

Les seuls mauvais traitements toujours prescrits sont ceux des médecins
Je connais une ascète anglaise qui refuse obstinément toute forme de charcuterie:une vraie tête de cochon
Au Moyen-Age, il suffisait de passer par un mauvais cardeur pour éviter de se retrouver dans de beaux draps
Le tire-au-flanc en quête éperdue de nouveaux stratagèmes pour échapper au travail est en quelque sorte atteint de folie des glandeurs
Touriste grec cherche anti-mites décisif
Collectionneur vend toiles de Courbet pour faire face à un redressement
Faits divers : Drame hier à Biarritz : le PDG des papiers toilettes Essuifond Fonfon a été emporté par un rouleau ; le corps a été facilement identifié, le défunt ne se séparant jamais de ses papiers

Re : Quelques mots d'humour...

A la veille de l'arrivée à Paris, voici un texte adapté aux circonstances...aggravantes.

L’étape du Tour

Bonjour à tous. Nous sommes aujourd’hui en direct de la route du Tour de France pour cette 3ème étape entre Moux dans la Nièvre et Mouthe dans le Doubs.
Moux-Mouthe, une étape très attendue, au cours de laquelle les coureurs auront des cheveux à se faire.
D’ordinaire à cette heure matinale, il n’y a pas un chat à Moux. Mais aujourd’hui, la place de la mairie est noire de monde depuis l’aube.
Les chiens ont aboyé et la caravane est passée avec son cortège de casquettes, de porte-clés, et d’objets publicitaires en tous genres.
Au départ ce matin, le peloton est au complet, aucun abandon n’est à déplorer. De bon matin, il y avait Fernand, il y avait Firmin, Francis et Sébastien. Il ne manquait que Paulette, la fiancée de Fernand, qui n’avait pas digéré les paupiettes de la veille à l’hôtel, mais ça ne nous regarde pas et elle n’avait qu’à prendre de la blanquette comme tout le monde.
Tout juste avons-nous pu noter quelques concurrents victimes d’un léger coup de mou après l’étape de la veille qui a marqué les organismes.
Le maillot jaune est toujours sur les épaules du 1er au classement général par respect de la tradition.
J’en profite pour rappeler à cette occasion que le maillot vert n’est pas le maillot récompensant le meilleur cultivateur du peloton comme certaines rumeurs le laisseraient entendre.
Ce matin, c’est donc Marcel Pignon qui prend le départ revêtu de la tunique jaune, qu’il devrait selon toute vraisemblance conserver jusqu’à l’arrivée de cette étape.
Le départ est donné par Monsieur le Conseiller Régional, qui ne manque jamais une occasion de tirer un coup, mais ça ne nous regarde pas non plus.
C’est reparti pour un Tour, comme aimait à le dire le regretté Jacques Goddet, en s’en resservant un.
Dès le coup de pistolet, la course part sur les chapeaux de roues, les casquettes restant quant à elles vissées sur la tête des coureurs.
A peine sorti de Moux, le peloton est déjà dans le dur.
Les équipiers de Marcel Pignon, dont François son frère qui déteste être pris pour un con, sont sur les dents. Il faut bien souligner que l’équipe du leader du Tour, La Française des gueux, bien que manquant singulièrement de moyens, ne s’en laisse pas compter.
Déjà 50 Km de parcourus sur les routes vallonnées de Bourgogne et aucun fait marquant à signaler, si ce n’est une crise de colique du Directeur sportif de l’équipe Fuca Sport qui avait un peu forcé sur la prune la veille au soir, même si je suis un peu hors sujet.
Comme on le dit dans le jargon cycliste, quand on le boyau trop gonflé, ça pète.
Enfin, voici la première échappée du jour. Il a fallu attendre le Km 100 pour voir sortir du peloton Roberto Granbi, de l’équipe Pastaga Rosse, accompagné d’André Railleur, dit Dédé Railleur, de l’équipe Crédit à Nicole.
Ils creusent rapidement un écart de 30 secondes sur le peloton.
Seul un gendarme mal renseigné se lance à la poursuite des échappés, en se rendant vite compte de son erreur : ce n’est pas un imbécile puisque c’est un gendarme. Les échappés ne sont pas repris et ce n’est que justice.
Ce n’est pourtant que partie remise car, en dépit de leurs efforts conjugués, ils sont vite rattrapés sous l’impulsion de l’équipe Le Scalpel à Jacky du grimpeur hollandais Jos Sandal. Celui-ci ne tient apparemment pas à se laisser décramponner avant le Col de la Faux, un vrai casse-pattes, placé au Km 200, à moins de 60 Km de l’arrivée à Mouthe.
Marcel Pignon est nerveux, ça se lit sur son visage. Comme sa femme nous l’a confirmé avant le départ, il n’a jamais été un bon grimpeur et serait plutôt à ranger dans la catégorie des sprinteurs.
Attention ! Dès les contreforts du Jura, attaque surprise d’Hector Boyau, surnommé le gibier de potence par ses coéquipiers, de part sa pratique assidue de la chasse en saison. Mais cette fois, c’est lui qui est pris en chasse par la meute.
Malgré tous ses efforts, et tout le monde connaît les aptitudes d’Hector Boyau à se sortir les tripes, il ne parvient pas à creuser l’écart et le peloton fond sur lui. Ce qui confirme une nouvelle fois le dicton « qui va à la chasse, perd sa place ».
Nous arrivons maintenant au pied du col de la Faux, et comme nous le fait remarquer notre consultant avec son humour coutumier, si le col est ouvert, nous ne devrions pas tarder d’accoucher d’un beau vainqueur ; ça fait du bien de rire un peu.
Les coureurs, eux, n’ont pas envie de rire.
Dès les premiers lacets, Sandal appuie sur les pédales et oblige Pignon à se mettre en danseuse. Et comme nous le disait encore sa femme ce matin, il a horreur de se déguiser. Vous vous doutez bien qu’il n’est pas à son affaire et ça se voit à l’écran.
Coup de théâtre ! Pignon décroche. Il a un problème avec son dérailleur.
Est-il en train d’offrir sur un plateau l’étape à Sandal ? C’est la question que tous les observateurs se posent.
Au sommet du col, Jos Sandal passe en tête, suivi par André Railleur qui s’est refait une santé après le ravitaillement, où il en avait plein sa musette.
Le maillot jaune pointe à 2 minutes mais pas encore au chômage.
Comme sa femme nous l’a confirmé juste après le départ, il a plutôt une bonne descente. Il peut donc espérer combler son retard dans le long final sinueux qui nous conduit à l’arrivée.
Le duo de tête se relaie parfaitement à moins de 20 Km de la banderole.
Jos Sandal, qui est un chasseur de primes notoire, discute avec Railleur. Pour on ne sait quel marché inavouable.
Mais Pignon revient : ce n’est pas terminé !
L’écart se réduit comme le salaire moyen de son équipe qui mène la chasse.
Nous sommes à la flamme rouge du dernier kilomètre. Ça sent le roussi pour les deux fuyards et pour la prime de Sandal. Pignon les aperçoit et emmène un braquet énorme.
Les coureurs sont maintenant portés par plusieurs rangées de spectateurs venus de toute la région, voire même des régions environnantes, sait-on jamais.
Cette chaîne ininterrompue de supporters ne peut qu’entraîner Pignon qui vient dans un ultime effort coiffer tout le monde sur la ligne !
Sa femme avait raison, il est bien meilleur au sprint.
Au terme de cette étape mouvementée, Pignon conforte un peu plus sa position au classement.
Il reçoit son nouveau maillot jaune des mains de Monsieur le Conseiller Général, qui ne manque jamais une occasion d’offrir un bouquet à un homme, ce qui n’intéresse en aucune façon nos téléspectateurs.
C’est sur ces images que nous rendons l’antenne dans l’état où nous l’avons empruntée. A demain pour l’étape suivante qui devrait être la 4ème.

55

Re : Quelques mots d'humour...

Pierre de Jade a écrit:

Mouthe dans le Doubs

Pour une éventuelle future mouture wink, la Transjurassienne, épreuve de ski de fond de 76 km, relie les deux communes doubiennes de Lamoura et Mouthe. Cela autorise les courageux qui ont bouclé le parcours d’affirmer : « J’ai fait Lamoura-Mouthe. »
Pour infos supplémentaires : fr.wikipedia.org/wiki/Transjurassienne

56 Dernière modification par coco47 (24-07-2011 05:24:43)

Re : Quelques mots d'humour...

Sylvain, vous autorisez-vous de alors que d'autres s'autorisent à ?

57 Dernière modification par Alco (24-07-2011 10:13:15)

Re : Quelques mots d'humour...

Oui, c'est vrai, de qui ou de quoi vous autorisez-vous pour autoriser de ?

Quoi qu'il en soit, je me permets de, ou je m'autorise à féliciter Pierre de Jade pour son long texte d'actualité qui m'a beaucoup amusé.

Caesarem legato alacrem, ille portavit assumpti Brutus.

58

Re : Quelques mots d'humour...

coco47 a écrit:

Sylvain, vous autorisez-vous de alors que d'autres s'autorisent à ?

Bien vu. J’avais d’abord écrit : « Cela permet aux courageux… », et je n’ai simplement pas pensé à changer la préposition en conséquence.

Re : Quelques mots d'humour...

Quelques nouvelles aneries juste après la sainte Anne...

Les gros bonnets ne sont pas des petits saints
Il est très difficile de rester en bons termes avec un prématuré
D'après des psychologues de la marine, le risque majeur encouru par un navigateur en solitaire pris dans une tempête serait de sombrer dans une profonde dépression
Le père, avec son style ampoulé, avait déjà un certain culot ; ce n'était rien à côté de l'aplomb du fils
Femme austère recherche concerto pour hautbois de Gabriel Fauré
Victoire, née en juin 1945, échangerait mine défaite contre air de fête
Peintre avant-gardiste recherche peinture d'apprêt pour moulin à vent
Faits divers : un peintre à la taloche a été inculpé pour mauvais traitements sur sa femme, ayant conduit à une fausse couche

Re : Quelques mots d'humour...

Un petit texte pour m'essayer à un style assez proche de celui du regretté Raymond Devos...

Mine de rien

Un fils de mineur, peu avant sa majorité, a voulu lui-aussi devenir mineur. Mais lors de l’entretien d’embauche…
« Bonjour Monsieur. Je viens vous voir pour devenir mineur, comme mon père »
« Votre père est mineur ? Il ne fait pas son âge »
« Hélas pour lui, ça fait longtemps qu’il est majeur et vacciné »
« Il est majeur ? Je croyais qu’il était mineur ? »
« Il était mineur jusqu’à ce qu’il rencontre un problème majeur »
« Et vous même, vous souhaitez devenir mineur ? Vous êtes majeur ? »
« Je ne savais pas qu’il fallait être majeur pour devenir mineur »
« ça me semblait clair ! »
« Soyez indulgent, ce n’est pas un handicap majeur d’être mineur »
« La loi m’interdit d’embaucher un mineur mineur »
« Les lois, vous savez, elles sont faites par une minorité qui détient la majorité »
« Si elles ne vous plaisent pas, vous n’avez qu’à voter pour une autre majorité »
« Je ne peux pas, je dois attendre ma majorité »
« Vous faites partie de la majorité silencieuse ? »
« Non, d’une minorité qui ne peut apporter sa voix à une majorité »
« Vous ne l’emmenez pas avec vous ? »
« Si, mais quand je chante, il m’arrive de la perdre »
« Vous chantez en si bémol majeur ? »
« Pas encore. Je me contente du la mineur »
« La mineur ? J’avais compris que vous vous vouliez devenir mineur de fond ? »
« Oui, mais mon professeur de chant est un ancien lamineur qui demeure tout près du lac Majeur »
« Il habite une grande maison ? »
« Elle ne paie pas de mine »
« La mine ne paie plus, mon bon monsieur, je vous conseille de trouver une autre voie »

A bientôt

Re : Quelques mots d'humour...

Et pour poursuivre ma pêche à la ligne, une suite de mots :

Ma femme est toujours bien apprêtée mais je ne suis pas partageur
Allez savoir pourquoi, les bonnes pâtes se font toujours rouler
Il faut une bonne dose de confiance ou de pierres précieuses pour vivre avec un orfèvre émailleur
Si on est sur la mauvaise pente, la patine du temps peut vite conduire au dérapage
Grond ponte vend collection uniques d'oeuvres de Nicolas Poussin
Humoriste repenti échangerait costume fantaisie contre trois pièces dramatiques
Faits divers : la bagagerie a été mise à sac la nuit dernière ; la police soupçonne une paire de marocains qui avaient déjà été pris la main dans le sac lors d'un récent vol de portefeuilles. Il semblerait qu'il s'agisse de durs à cuire

et une petite définition du mot coloquinte : toux contractée lors d'une colonie de vacances

Re : Quelques mots d'humour...

Une recette que vous pourrez expérimenter en 2012...

Chef d’état à l’entourloupe

• Pour cette recette, il vous faut trouver un politicien pas trop vert, de préférence plutôt mûr, voire même pourri, ce dernier cas ne présentant pas de contre-indication pour sa réussite
• Prenez votre temps pour le choisir, c’est essentiel pour une bonne recette
• Quelques indications pour vous aider dans votre choix : si vous examinez attentivement votre politicien, il doit présenter des dents longues et effilées, une tête dure, une langue de bois, et si vous le retournez, quelques idées derrière la tête et un arrière train factice, un « faux-cul » en langage populaire
• Si vous en dénichez un qui a échangé sa grand-mère contre un sac de billes quand il était écolier, ça n’en sera que meilleur
• Une fois votre choix effectué, sortez les casseroles : on ne peut pas réussir un bon chef d’état sans casserole
• Faites chauffer à feu assez soutenu ; soyez sans crainte, un politicien ne se démonte pas quand on le cuisine ou quand on le met sur le gril, à condition bien sûr de l’arroser copieusement. Le liquide est une des clés de la réussite.
• Pour l’arrosage, vous pouvez utiliser du vin en pot. Le pot de vin donne un certain cachet à votre plat.
• Un conseil de chef pour vous aider : n’ajoutez surtout pas de sucre pendant la cuisson, le politicien ayant déjà une tendance naturelle à se sucrer tout seul, le résultat serait trop mielleux
• Attention, quand la préparation vous semble à point, n’éteignez pas le feu pour autant ; l’erreur courante est de croire que lorsqu’un politicien semble cuit, c’est fini, et bien non ! Un politicien revient toujours, vous devez donc le faire revenir
• Pendant qu’il revient aux petits oignons, ne vous occupez pas des oignons et laissez mijoter quelques beaux morceaux de moutons, de veaux et quelques fayots qui accompagneront avantageusement votre plat
• Prenez maintenant une bonne entourloupe, pas une entourloupe réchauffée, mais une belle entourloupe cultivée de longue date et cueillie à terme ; l’entourloupe de dernière minute est de loin la plus goûteuse
• Mélangez le tout dans un faitout
• Servez un soir d’élections peu après 20 heures
• Accompagnez de quelques salades et de deux ou trois beaux bars pour noyer le poisson

63 Dernière modification par Pierre de Jade (10-08-2011 22:34:54)

Re : Quelques mots d'humour...

La suite... royale ou pas

Pour faire germer une idée, point besoin d'être cultivé si vous avez une imagination fertile
J'ai rencontré un borgne superstitieux qui croit avoir le mauvais oeil : c'est vraiment pas de chance
Un coutelier sans fusil errait l'âme en peine près de la futaie
Le défaut du boxeur novice est qu'il veut toujours épater l'aîné
Poète attachant échangerait sanglots longs contre lot de sangles
Culturiste prétentieux recherche alter ego
Faits divers : incendie hier soir à la CRAM de Flamanville ; les pompiers étaient débordés

smile

Re : Quelques mots d'humour...

Ce n'est pas parce que les JMJ ont commencé que l'on ne va pas continuer à rigoler...

Le bavardage ne serait-il que palabres qui masquent l'aphorisme ?
A Orange, un chef de secteur un peu trop sectaire a dû changer de quartier
Face à la crise, l'ésotérisme gagne du terrain : mais peut-on vraiment guérir d'une imposition demain ?
Etre un bon vendeur de photocopieurs ne veut pas forcément dire que vous êtes un reproducteur du toner
Ecrivain africain échangerait crise de palud contre roman à succès
Imprimeur écologiste d'ouvrages ornithologiques recherche biographie d'Edith Piaf
Dimanche à 11h, un prêtre béninois donnera sa bénédiction à St Jacques
Faits divers : Encore un drame lié aux chiens d'attaque. Un enfant de 2 ans a sauvagement mordu un pitbull qui tentait de lui dérober lâchement sa tétine. L'enfant est en garde à vue. Les parents du pitbull ne comprennent pas.

Bonnes vacances si vous êtes absents.

Re : Quelques mots d'humour...

Pour vous aider à digérer la cure d'austérité, quelques pilules...

L'égarement est-il un phénomène géostationnaire ?
Il est généralement admis qu'il n'est pas indispensable d'enfiler une pélerine lorsque l'on porte la calotte
Ce n'est pas parce qu'il est criblé de dettes qu'il faut tout lui passer
Pour un musicien, la Gironde est un lieu unique où vous pouvez profiter d'une note élevée en restant dans les Graves
Chasseur très en cour échange insert contre hautbois
Peintre présentant une bonne humeur de façade cherche appartement dans le bas Dijon
Faits divers : Un maître hongrois de la peinture à l'eau s'est étouffé hier en avalant une goulach. Les médecins ont tenté un tubage d'un ton magenta du plus bel effet, sans succès

... et quelques nouvelles définitions pour compléter mon Dico du gros Robert :

Alienor (d'Aquitaine) : producteur de pruneaux du Moyen-Age qui sombra dans la démence à la mort de sa femme, à laquelle il tenait comme la prunelle de ses yeux, décédée tragiquement en avalant de travers un noyau de prune

Arborigène : indigène pure souche

Despote : personnage qui, paradoxalement, n'a pas beaucoup d'amis

Mandarin : médecin chinois de l'époque Ming, qui s'est rendu célèbre à la Cour de l'Empereur en soignant les maladies de peau avec des remèdes à base d'oranges, d'où son nom

Pygmalion : célèbre pygmée qui a longtemps prétendu avoir vaincu un lion de ses propres mains, avant de passer pour un mentor

Re : Quelques mots d'humour...

Je vous préviens, il y aura des suites à cette affaire...

La molette est à la jumelle ce que le jumeau est au mollet
Un monteur sans cavalier est comme un opticien sans monture, désarçonné
Certaines additions manquent singulièrement de retenue
Petit guide de formation à l'usage des kamikazes :
article premier : rester concentré sur son travail et ne pas s'éparpiller
article deux : si une envie d'éclater de rire survient, retenez vous, il n'y a vraiment pas de quoi
article trois : refuser toutes les sauteries anticipées
article quatre : ne mangez jamais de fèves, ça fait péter
article cinq : n'attendez pas que l'on vous pousse à bout pour exploser
article six : si vous êtes consciencieux, il n'y a pas d'article six
Voyeur très myope recherche lunettes de WC
Médecin accoucheur vend costume dernier cri
Faits divers : dans un accès de folie, un cavalier s'est rué sur son cheval pour l'attaquer au burin. Par bonheur, la bête ne l'étant pas et n'ayant pas les quatre pattes dans les deux mêmes sabots, a réussi à prendre la fuite. Moralité : le bourrin peut échapper au marteau

67 Dernière modification par Pierre de Jade (04-09-2011 20:04:54)

Re : Quelques mots d'humour...

La politique étant une source éternelle de discorde, un petit texte de vulgarisation sur le sujet...

Politiquement incorrect

Depuis des siècles, l’homme disserte et philosophe sur la signification profonde du mot politique. Mais en réalité, qu’est-ce que la politique ?
L’art de la politique consiste essentiellement à promettre l’impossible et à expliquer plus tard qu’à l’impossible nul n’est tenu.
Il est généralement admis que la politique est un instrument à discorde qui fonctionne toujours dans le sens du vent, et conduit souvent, en dépit de la qualité des artistes, à une cacophonie assez éloignée de l’idée que l’on se fait de l’harmonie quand on se situe dans la population des fervents admirateurs de Wolfgang Amadeus Mozart.
Il n’y a pas de politique sans homme politique. L’homme politique a toujours fait couler beaucoup d’encre, mais en réalité, qu’est-ce qu’un homme politique ?
L’homme politique ou politicus omnibus, étymologiquement « l’homme qui s’arrête à tous les marchés », a toujours fait preuve d’une certaine logique.
Il est tout à sa quête inlassable de voix alors qu’il n’a pas de parole, ceci pour lui permettre de continuer à tenir un double langage.
L’homme politique, appelons le Robert pour simplifier et pour ceux qui ne connaissent pas un traître mot de latin, est animé par une soif inextinguible de pouvoir, d’où son penchant incontrôlable pour le liquide.
Il cherche en permanence à rassembler pour devenir un chef des tas.
Malin comme un singe, ce qui expliquerait par ailleurs son attirance pour les bananes et les peaux qui vont avec, il sait bien qu’il ne pourra pas tirer de dividendes de la division.
Il est beaucoup plus enclin à multiplier les adhérents, très utiles pour coller les affiches à sa gloire.
L’homme politique, pardon, Robert, est particulièrement attiré par la maroquinerie. La plus petite valise, le portefeuille le moins imposant, le moindre fauteuil, déclenchent chez lui une effervescence dévote.
Est-ce dû aux incessantes guerres intestines ? Il est souvent fourré au cabinet et passe un temps fou au siège. Quand il ne se montre pas à la Foire du Trône.
Pour parvenir à ses fins, Robert n’hésite pas à battre la campagne. Certains n’hésitent pas à battre leur compagne mais il faut bien reconnaître que le pain de compagne n’ a jamais eu le succès escompté.
Contrairement au fruit, l’homme politique peut être pourri alors même que sa maturation n’est pas terminée. Dans ce cas, on dit qu’il est véreux. De façon plus générale, il se doit d’être toujours tourné vers les autres.
Une de ses caractéristiques les plus marquantes est sa relation ambiguë avec les tables.
Il est toujours prêt à s’asseoir autour d’une table mais refuse souvent de tout mettre sur ladite table. Et si la discussion s’oriente vers le dessous de la table, il se braque et refuse obstinément de s’y mettre, à table.
Robert sait qu’il doit être convaincant s’il ne veut pas passer pour un convaincu : il doit sans relâche donner du rêve, de l’illusion.
Finalement, l’homme politique ne serait-il pas qu’un illusionniste qui a plus d’un tour de vice dans son sac ?
La question que tout le monde se pose, sauf peut-être les hommes politiques, est-il foncièrement malhonnête ? Tout juste, pouvons-nous affirmer qu’il est souvent confronté à quelques soucis dans le domaine immobilier.
En fin de compte, pourrait on vivre sans politique ? La réponse est évidemment non. Pour qui voterions-nous aux élections ?

Re : Quelques mots d'humour...

Quelques nouvelles sorties pour la rentrée...

Le népotisme en politique est une bonne source d'allocutions familiales
Vous êtes pressé ? Utilisez un enfant précoce pour éplucher vos petits pois
Il trouve toujours un prétexte pour ne pas écrire d'avant-propos
Il faut être aveugle pour dépasser les borgnes
Homme affable ne cherche pas d'histoires pour sans sortir à bon compte
Tueur à gages jamais inquiété vend magnifique abattant vernis
Faits divers : un agent chargé du regroupement familial est soupçonné d'avoir tronçonné sa femme. Interrogé par la police, il ne s'est pas démonté et a refusé de lâcher le morceau. Il semblerait que la reconstitution ne soit pas pour demain.

Re : Quelques mots d'humour...

Un petit billet pendant qu'il en reste...

De manière générale, être peu amène ne rapporte rien
Composer sa cave, c'est toujours un peu la bouteille à l'antre
Réflexion laissant les chasseurs faussement sceptiques : comment faire face à la stagnation du nombre de gibiers d'eau alors que la quantité de chasses d'eau augmente sans cesse ?
Question d'histoire : Pépin le bref était-il un Sire concis ?
Chienne d'arpenteur recherche son maître
Lucie échange halogène contre hallucinogènes
Matelot échangerait volontiers pneumonie contre matelas pneumatique

Re : Quelques mots d'humour...

Une recette pour des lecteurs assidus...

Feuilleté de bouquetin

• Si vous voulez faire de cette recette une réussite, il vous faut trouver un beau bouquetin pour avoir toutes les cartes en main
• Vous serez nettement avantagé dans votre recherche si votre logis se situe proche des sommets, c'est-à-dire au-delà du 10ème étage avec ascenseur ; quelques espoirs sont toutefois permis aux habitants du haut de Port de Bouc
• Choisissez-en un ni trop jeune, ni trop vieux. Les vieux bouc à peine cuit dégage un fumet beaucoup plus apprécié par les chèvres du Larzac que par ses congénères de Neuilly sur Seine. Le trop jeune bouquetin, appelé cabri en raison de ses bonds répétés, est plus généralement cuisiné sous forme de sauté, alternative très raisonnable au sauté de mouton qui finit par nous courir sur le haricot
• Une fois le bouquetin choisi, mettez vous à l’ouvrage
• Otez les cornes de la bête, susceptibles de ralentir notoirement la digestion de vos convives ; pour vous en convaincre, demandez à la voisine du 3ème si elle a digéré les cornes dont l’a affublée son mari avec la voisine du 6ème . Et pourtant, ça ne date pas d’hier
• Retirez également ses sabots, il n’est jamais très bon de mettre les pieds dans le plat et de tout façon, on se déchausse toujours avant l’entrée quand on est poli
• A ce stade, vous pouvez entreprendre de feuilleter le bouquetin, en commençant par les pattes ; les pattes sont faciles à feuilleter. Si votre choix a été judicieux, le délai nécessaire sera réduit : un bon bouquetin se feuillette très vite
• Si votre premier essai est un échec, n’en faites pas un drame. Comme on le dit souvent, vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Néanmoins, si votre dix-neuvième essai n’est toujours pas un succès, je vous conseille de laisser tomber les bouquetins de cuisine
• Laissez dorer pour le croustillant et accompagnez avantageusement votre bouquetin de pommes de terre nouvelles et de quelques feuilles de salade
• C’est terminé, votre bouquetin est prêt à se laisser dévorer
• Il est à noter que ce plat est très souvent servi à l’occasion du chapitre des vendanges pour profiter de la présence de la presse

Re : Quelques mots d'humour...

La suite pour oublier l'actualité...

Si vous prêtez l'oreille à un muet, ça ne lui rendra pas la vue
On ne fait pas d'homélie sans caser des voeux
Quand un incompris enseigne à un malappris, la vulgarisation devient grossière
La nuit détend, depuis toujours
Amoureux transi recherche sa petite caille
Homme timide qui se soigne échangerait amour platonique contre femme aux gros seins assez toniques
Reine d'Angleterre recherche aéropage pour servir dans l'avion

72

Re : Quelques mots d'humour...

La nuit détend, depuis toujours

C'est l'an pèbre, c'est poivre et sel, en clair-obscur big_smile   

Merci big_smile  Petit cadeau marseillais!

http://storage.canalblog.com/23/72/119589/28391625_p.jpg

" Wer fremde Sprachen nicht kennt, weiß auch nichts von seiner eigenen."   J.W.v.Goethe

Re : Quelques mots d'humour...

Merci bien pour ce morceau de Provence !
Un petit texte que j'avais écrit l'année dernière sur cette belle région :

Provence

Une terre de lumière où le soleil a élu domicile.
Un lieu où le temps ralentit son rythme à l’heure où l’astre tutoie son zénith.
Thym, romarin, ciboulette, coriandre, chantent à nos oreilles et embaument nos errances.
Les oliviers centenaires, comme immortels pour conter la jeunesse des vieilles pierres, refusant d’abdiquer dans leur champ de lavande.
Les moulins qui tournent encore au détour d’une page de Daudet.
Les chemins rocailleux où le craquement sec des pommes de pin peine à couvrir la mélodie sans fin des cigales.
Le tourbillon des robes chamarrées sous les platanes imposants de la place du village sans âge.
Le bruit sec de l’acier entrechoqué éveillant des appels à Fanny sous des accents chantants comme le vent dans les collines chères à Giono.
On y rencontre Pagnol à la terrasse d’un bistrot où les éclats de voix et le claquement du carton semblent ressusciter des personnages d’antan, dans un parfum d’anis.
La montagne et la mer ont scellé leur alliance à Sainte-Victoire en prenant Cézanne à témoin.
Le pays où la mer et le ciel se sont donnés rendez-vous dans un horizon d’azur.
Les sons, les odeurs, les couleurs, les émotions, en un mot, la vie.
C’est la Provence.

Re : Quelques mots d'humour...

De manière générale, une lutte de malpolis est sans merci
Le sévice contrit ne dispense absolument pas de payer l'addition
Le son de la batterie m'horripile ; par contre, le son de la pile n'a aucun effet sur ma tension
Je trouve quand même un peu raide d'être obligé de vendre une toile de Courbet pour faire face à un redressement fiscal
Avocat à la cour recherche studio avec fenêtre sur rue
Ancien récidiviste à l'explosif revend barils de poudre récurrent
Ecrivain pointilleux vend précis d'orthographe écrit en morse

A suivre...

Re : Quelques mots d'humour...

Le temps de le dire

Le temps est d’une ponctualité exemplaire. Là où l’homme peut être en retard sur son temps, le temps, lui, n’a jamais une seconde à perdre.
Rien ne l’arrête, pas même un contretemps. Il s’écoule inéluctablement.
Les secondes s’égrènent comme dans un couscous suisse.
Je vous le dis, rien ne sert d’essayer de l’arrêter, vous perdrez votre temps.
D’une façon générale, il est d’ailleurs très facile de perdre son temps.
Dernièrement, j’ai perdu mon temps à chercher ma montre et j’ai fini par trouver le temps d’en acheter une autre.
Une autre fois où j’avais encore bêtement perdu mon temps, je ne suis pas très soigneux, je me suis présenté au bureau des objets trouvés.
« Bonjour Madame, j’ai perdu mon temps, quelqu’un ne vous l’aurait pas ramené par hasard ? »
« Montand ? Le chanteur ? Vous avez perdu un disque de Montand ? Allez au service médias, c’est la deuxième porte à droite en montant »
« Non, non, pas le chanteur. Je suis à la recherche du temps perdu »
« A la recherche du temps perdu ? C’est de Proust ça. Vous l’avez perdu quand ? »
« C’est mon temps que j’ai perdu, pas le temps de Proust ou de Voltaire ; eux, ils ont fait leur temps depuis longtemps »
« Vous me faites perdre mon temps à rechercher le votre. Vous devez avoir du temps à perdre si vous avez trouvé le temps de venir le chercher ici »
J’ai fini par trouver le temps long et je suis parti, sans perdre une minute.
J’ai beau être remonté comme une pendule, rien y fait, je n’arrive pas à remonter le temps. J’aurais même une tendance naturelle à me laisser déborder par lui. Je ne m’en fais pas pour ça, mieux vaut un retardataire qu’une avance en l’air.
La notion du temps est très difficile à acquérir. Par lassitude, certains sont conduits à laisser couler. Ma femme, par exemple (bien qu’elle ne soit pas toujours un exemple à suivre), à force de trop laisser cuire les œufs à la coque, a fini par rendre son sablier.
Ce n’est pas le tout mais pendant que je disserte sur le temps, il passe.
Une interrogation pour finir : faut-il prendre son temps au risque d’être pris par le temps ?

Re : Quelques mots d'humour...

Sans vouloir la ramener, il me semble que la délation est une activité qui rapporte
Pour arriver à ses fins, mieux vaut rester en bons termes
Le mature fait toujours bien les choses
Même pour un malentendant, un sous-entendu reste un sujet de mésentente
Va-nu-pieds vend ampoules récentes
Malade incurable échangerait médicaments vains contre vins du Médoc
Mélomane échangerait lot de petites viroles contre collection d'airs perses

A la prochaine !

Re : Quelques mots d'humour...

La fin justifiant les moyens, je continue :

L'émotif n'a pas toujours ses raisons
Ne cherchez pas de limites à l'au-delà, ça vous dépasse
Parlons clair : il faut savoir se prononcer sur l'addiction
Même dans le douloureux cas du lumbago, la courbette est une inflexion notoire de la droiture
Puces savantes recherchent processeur de maths
Jeune pyromane recherche la pire gothique pour ne pas arrondir les angles
Pâtissier élitiste échangerait mille-feuilles à la crème contre botin mondain

A bientôt !

78 Dernière modification par Pierre de Jade (19-10-2011 21:20:33)

Re : Quelques mots d'humour...

Je couche ces quelques mots sur le papier pour encourager Carla...

Il est difficile d'épiloguer sur le tissu adipeux
Etre invité à une avant-première relève de la préséance
Pour laver l'affront, il est préférable de ne pas porter le chapeau
Mesdames, gagnez du temps sur le maquillage : utilisez une glace avec fond de tain
Le déflagrant n'est en fin de compte qu'un éclatant flagrant
Herboriste échangerait presse-papier contre pieds de cerfeuil
Antiquaire échangerait vasque russe contre vase étrusque
Fait divers : meurtre dans le Paris-Brest de 22h. Question : à qui profite la crème ?

Re : Quelques mots d'humour...

Lettre à mon professeur d’histoire-géographie

Mon cher professeur,

Je vous écris cette lettre pour m’excuser de mon manque d’assiduité et de l’intérêt tout relatif que je portais à votre matière étant jeune.
J’ai longtemps considéré qu’il était incompréhensible que l’on payât quelqu’un (imparfait du subjonctif du verbe payer, j’étais beaucoup plus assidu en cours de français) à raconter des histoires et à jouer aux cartes.
Comme la girouette ou l’homme politique sentant le vent tourner, j’ai changé de position. Dorénavant, je dors beaucoup plus souvent sur le côté et la tête au Nord. J’ai remarqué que la position avec les pieds au Sud était beaucoup plus confortable en hiver. Et j’ai découvert sur le tard, sinon l’Amérique, du moins un intérêt certain pour l’Histoire et la Géographie.
En premier lieu, pour l’Histoire. Je vous accorde que j’ai toujours eu et que j’ai toujours des difficultés à retenir les dates des événements marquants, notamment la date d’anniversaire de ma femme, difficultés à l’origine de tensions internationales, ma femme étant russe, et de phases réitérées de guerre froide.
Je vous laisse alors imaginer mon désarroi lorsqu’il s’agissait de retenir la date du couronnement de Louis VI le Gros, avec lequel je n’ai absolument aucun lien de parenté, même si j’ai un cousin, Robert, que l’on surnomme également le gros de par son tour de taille inspirant le respect et qui, à ma connaissance, n’a eu qu’une seule et unique dent couronnée.
C’est comme cette date où les arabes ont été repoussés à Poitiers, j’ai beau me concentrer, je n’arrive pas à me mettre Charles Martel en tête.
Je dois dire à ce sujet que j’ai quelques doute sur la fiabilité de vos informations. Ayant récemment séjourné dans cette ville, je peux témoigner que certains d’entre eux n’ont pas été repoussés.
Mais sincèrement, grâce à l’Histoire, j’appréhende beaucoup mieux l’évolution de l’homme au fil des siècles, et je peux enfin faire la différence entre un château Cathare et un Châteauneuf du Pape.
Grâce à vous, j’ai appris, si ma mémoire ne me fait pas défaut, qu’Hannibal n’aimait pas la viande et qu’il avait franchi les Alpes à dos d’éléphants. Quand on y pense, cela paraît incroyable qu’un Hannibal n’aime pas la viande.
J’ai appris également que certaines grandes batailles victorieuses de notre Histoire avaient été baptisées du nom de stations du métro parisien, je suppose dans le but de montrer la voie aux soldats. C’est à ce genre de détails que l’on perçoit mieux la fibre stratégique de nos célèbres chefs de guerre.
En me référant aux grands moments de notre Histoire, j’ai enfin pris conscience de certaines évolutions criantes de notre société. Par exemple, les bourgeois de Calais qui apportaient les clés de leur ville la corde au cou ont été remplacés de nos jours par des bourgeois décalés usant leur vie jusqu’à la corde dans leur quête des clés du bonheur. Les temps changent, et l’homme continue à chercher les clés. C’est idiot quand on pense que le porte-clés à scoubidou ne date pas d’hier.
La Place de Grèves a laissé place à la grève, le couperet continuant de tomber, la raison d’état remplacée par la raison économique.
Des événements meurtriers sont à l’origine d’évolutions technologiques majeures. L’assassinat de Marat dans sa baignoire a conduit à l’installation des premiers verrous dans les salles de bains. Et depuis l’assassinat d’Henri IV lors d’un trajet en carrosse à Paris, les véhicules ont été équipés d’un verrouillage intérieur et de rétroviseurs. On respire en pensant qu’ils ne sont pas morts pour rien.
En second lieu, pour la Géographie. Il est vrai que persister à croire jusqu’à la fin de mes jours que Pondicherry était une variété de cerises m’aurait été insupportable.
Je ne pouvais pas non plus demeurer dans cet état d’ignorance crasse qui me faisait perdre le Nord face aux grandes régions du monde, y compris celles situées au Sud. Le moyen Orient, l’Orient, l’extrême Orient, l’Orient express, pour moi, c’était du chinois.
Heureusement, l’espoir faisant vivre la Française des jeux, mes connaissances ont enfin franchi un cap de bonne espérance : je localise maintenant sans coup férir le Japon, la Thaïlande, l’Inde et la Turquie, d’un simple regard furtif (je n’ai pas les moyens de me payer un avion furtif) jeté sur la carte des restaurants de ma rue.
Je dois dire que les voyages ont grandement contribué à combler mon retard dans le domaine de la géo localisation. Moi qui ne savait même pas situer le Kirghizistan sur une carte, c’est vous dire mon niveau proche du risible, je pourrais maintenant passer le grand Oural avec succès. J’ai notamment découvert le Bouthan en train, qui n’a pas manqué de me rappeler le Salvador.
J’ai voulu découvrir l’île Maurice mais mes moyens se trouvant momentanément mobilisés par un arriéré d’impôt que je qualifierai à tout le moins d’inopportun, j’ai finalement avantageusement opté pour une découverte de Lille avec Maurice. Je n’ai pas regretté. Les palmiers y sont beaucoup moins lassants et il faut bien reconnaître que les frites y ont beaucoup mieux cuisinées.
J’ai parcouru des pays qui n’ont pas l’importance ni la considération qu’ils méritent, je ne citerais pour exemple que le Bénin. Ceci s’expliquant aisément par le fait que je n’en connais pas d’autres.
Les mers, les océans n’ont plus de secret pour moi. Pour les novices, je signale à titre amical que la Manche n’est pas un bras de mer et que la mer Egée n’a rien à voir avec la mère à Gégé, un copain de golfe que j’avais connu en vacances à Détroit.
Toutes ces considérations pour vous expliquer que sans vos vénérables spécialités, l’homme se retrouve sans repères. Vous donnez du sens au présent et une direction à l’avenir. Comment raisonnablement peut-on vivre sans Louis ?
J’en terminerai par une petite requête avant de prendre congés (j’ai des RTT en retard) : pour votre prochain programme d’Histoire-Géographie, si vous pouviez éviter les bains de sang et vous contenter de la Mer Rouge…

Merci d’avance, Mon cher Professeur, et bonjour à la Mer Caspienne.

Re : Quelques mots d'humour...

Quelques définitions médicales à mon retour de vacances pour soigner la forme, dont deux ou trois ressorties de mon dico du gos Robert :

Cancer : cellules de crise
Chirurgien : spécialiste de la réduction des fractures et de l'augmentation des factures
Choléra : maladie à fuir comme la peste
Escarre : sous sa forme la plus répandue, affection cutanée due à une position assise prolongée : elle est alors dénommée escarre de tourisme
Eczéma : démangeaisons localisées au niveau du crâne lorsqu'il s'agit d'un eczéma de conscience
Grippe : la grippée a souvent du mal à s'en défaire
Kyste : attention, lorsque le kyste double, les jeux sont faits
Oreillons : vous n'aurez plus la pêche en les attrapant
Oto-rhino-laryngologiste : spécialiste allemand des troubles du langage chez le rhinocéros, plus communément appelé ORL et pour les plus intimes, toto ou nono
Piqûre : certainement pas une invention d'Epicure
Prothèse : substitut du sénateur (remplace efficacement un membre inerte)
Surdité : maladie touchant généralement les hommes après le repas. Dans l'état actuel des recherches, ils semblerait que l'eau de vaisselle intervienne dans le mécanisme déclencheur de la maladie
Tuberculose : maladie très rave qui trouve ses racines dans le topinambour

Re : Quelques mots d'humour...

La suite avant que mon ordinateur ne soit piraté...

C'est lorsque le ventre crie famine que la disette prend le pas sur la causette
Abuser du tord-boyau permet quelquefois d'oublier les contraintes de la viscère
Vivre d'expédients ne permet pas d'accroître ses revenus
D'un simple point de vue relationnel, il est préférable de biner son lopin que de débiner son copain
Etre despote ne préjuge en aucun cas d'un avis éclairé
Peintre sur soie vend autoportrait
Parfumeur saharien échangerait senteurs orientales contre cocoteraie
Skieur dépressif recherche appartement en soupente

82

Re : Quelques mots d'humour...

Pierre de Jade a écrit:

Piqûre : certainement pas une invention d'Epicure

Je connais pourtant nombre de médecins, infirmières et infirmiers qui sont partisans d’Épicure…

Re : Quelques mots d'humour...

Ça fait du bien de se donner du mal

Le bien et le mal sont des notions que depuis des siècles, les philosophes et les religieux invoquent pour définir des règles et justifier les actes de leurs congénères : tiens prends ça sur le coin de la gueule, tu l’as bien mérité après le mal que tu as fait !
Imaginez un peu : sans ces notions, punitions, récompenses, bons points, condamnations, tortures, canonisations, n’existeraient pas. La vie serait d’un monotone…
Faire le bien ou faire le mal est une question de goût personnel, comme préférer les fraises des bois aux tronçonneuses à deux vitesses.
Il est généralement admis par les médecins, à l’exclusion notoire des sadomasochistes dont la clientèle est moins douillette, que faire le bien ne peut pas faire de mal.
Je reconnais que parfois faire le bien peut conduire au mal. Personnellement, j’ai été le témoin récent de la chute d’une petite vieille dans le fleuve qui traverse ma ville (il pourrait faire le tour mais on ne discute pas facilement avec un fleuve). Voulant bien faire, je me suis fait mal au dos en me précipitant pour sauver son sac.
Mais si vous faites le bien, faites-le bien. En vous donnant un peu de mal, vous finirez bien par bien le faire. Si malgré vos efforts répétés, vous n’arrivez pas à bien faire le bien, alors faites le mal.
Hélas (du grec Hellas « si j’avais su, j’aurais pas venu », prononcé en -480 et en grec ancien par un guerrier grec ancien lui-aussi, avant de rendre son quatre heures et son dernier soupir lors de la bataille des Thermopyles), hélas donc, il est tout aussi difficile de bien faire le mal, à l’exception manifeste des sadomasochistes même s’ils ne sont pas médecins.
Car si vous tenez vraiment à faire le mal, par vocation ou par mimétisme avec le Malin, je vous en conjure, faites le bien. Ceci dit entre parenthèses, moi, si j’avais des cornes, je ne ferais pas le malin. Si vous choisissez quand même de le faire, le Malin, ce serait bien le diable si vous ne trouviez pas le moyen de bien faire le mal. Non vraiment, le mal mal fait, ça commence à bien faire ! Il est pourtant si facile d’identifier un mal bien fait. Un mal bien fait fait en général bien mal. Ce n’est pas plus compliqué que ça.
Et ne voyez pas le mal partout alors qu’il n’est bien nulle part.
On dit que bien mal acquis ne profite jamais. Admettons. Mais il faut bien reconnaître qu’un mal bien acquis ne profite pas beaucoup non plus. Ma concierge par exemple a attrapé un mal de dents qui, vu de l’extérieur, ne fait pas du bien.
Si vous tenez absolument à vendre votre bien mal acquis, et que vous ayez du mal à le vendre, il ne vous restera plus qu’à vous racheter. Dites vous que c’est un mal pour un bien.
Comme le dit ma femme en parlant du voisin, à moins que ce ne soit de son appartement, je ne m’en souviens plus, mieux vaut un beau mal qu’un mauvais bien.
Et soyons sérieux une minute, vous n’allez quand même pas vous trouver mal en perdant un bien.
Je n’en dirai pas plus. Il est hors de question que je dise du mal de quelqu’un, ce serait bien mal me connaître.
S’il fallait que je dise du mal de tous les crétins débilisant à l’encéphale sous-alimenté qui accompagnent les cruches anesthésiées au cervelet aussi congestionné qu’une artère de la Capitale en période de soldes, ce serait au-dessus de mes forces.
Tant bien que mal, je ne peux pas faire mieux. Le mieux étant l’ennemi du bien, je ne voulais pas que l’histoire finisse mal…

Re : Quelques mots d'humour...

La suite coule de source...

Les sires d'hier font le lustre d'antan
Il n'est pas certain que les mesures de rétorsion soient le meilleur remède aux coups tordus
Le déclin a beau être en plein essor, l'essaim n'est pas près d'éclore
Il est préférable d'avoir des intérêts dans le confit de canard du Sud-Ouest plutôt qu'un conflit d'intérêts dans le canard local
Notaire à Tonnerre recherche les clercs de génie
Mutin calmé recherche jeu de taquin
Esprit simple vend dupleix de plein pied à Ury
Faits divers : hier soir, un compositeur a été entraîné accidentellement dans sa broyeuse à compost. A voir sa mine décomposée, il s'agissait sans aucun doute de son dernier morceau

85 Dernière modification par Pierre de Jade (13-11-2011 22:07:58)

Re : Quelques mots d'humour...

J'ai hésité longuement mais finalement, quand il faut y aller, il faut y aller ...


Mes chers concitoyens et réciproquement,

Au terme d’une longue réflexion, après avoir beaucoup consulté, et je vous prie de croire que les cabinets médicaux sont bondés en cette période de l’année, j’ai décidé de me porter candidat à la Présidence de la République Française.
Certains diront que je brûle les étapes et que le choix d’une nation moins prestigieuse, telle que le Botswana ou les îles Fidji, serait plus raisonnable pour débuter dans le métier.
A ceux-là, je répondrais que ma constitution ne me permet pas de faire campagne en pagne, même si je suis un farouche partisan de la liberté des partis. Et ma connaissance des dialectes botswanais, qui s’apparente à la maîtrise du fidjien par les vaches népalaises les plus instruites, me conduirait immanquablement à rédiger des discours à côté desquels la luminosité des compte-rendus de séance des commissions économiques de l’Assemblée Nationale ne manquerait pas d’évoquer les levers de soleil sur la baie d’Acapulco.
Et puis on voit bien que ce n’est pas vous qui vous taperez les trajets tous les jours, déjà que le Périphérique est saturé à longueur de temps ; quitte à être Président, autant l’être pas trop loin de chez soi.
D’autres, résidents des abords du Champ de Mars à moins que ce ne soit des abords du champ depuis mars, d’autres, disais-je, se demanderont « mais qui c’est-y qu’çui-là ? D’où qu’c’est-y qu’i’ sort ? ».
Pour me démarquer d’emblée de mes prédécesseurs, à ces questions claires, j’apporte des réponses tout aussi claires, sans sombrer dans une démagogie de bas étage qui m’inciterait à le faire dans un langage sentant bon le berrichon profond à défaut de sentir bon le sable chaud.
Je le reconnais, je ne suis pas très connu du grand public. Du petit non plus, d’ailleurs.
Je n’ai plus jamais assuré de mandat électif depuis mon élection au 1er tour en tant que délégué de la classe de 5ème 2 au Lycée Lamartine. Je n’ai jamais occupé de fonction de Maire, de Député ou de Conseiller, sans parler de Ministre ou de Secrétaire d’Etat. Et mon casier judiciaire est vierge. Vous pouvez donc avoir confiance en moi.
Je ne suis le représentant d’aucun parti, prendre la tête d’un parti, c’est déjà du parti pris, d’aucun réseau, d’aucun lobby et d’aucune obédience. Et vous n’allez pas me croire, je n’ai jamais tapé dans la caisse.
Je suis marié à ma femme depuis approximativement le jour de mon mariage. Ma femme n’est ni une vedette, malgré des aptitudes certaines au lavage du pulls à basse température, ni une journaliste, en dépit de qualités sans cesse démontrées à poser des questions. Je m’en excuse d’avance auprès de vous.
J’ajouterai, pour plus de précision, que je sors de chez moi et que j’y retourne, pour emprunter une expression à un célèbre humoriste qui n’a pourtant jamais été élu Président de la République.
Vous allez me dire, à ce stade il n’a pas encore parlé de son programme. C’est normal, je n’en ai pas. Quel meilleur moyen de ne pas décevoir ses électeurs que de ne rien leur promettre ? Avec moi, vous ne serez pas déçus.
Ce qui ne signifie pas que je n’agirai pas.
Ma première action, si je suis élu, sera de montrer à quel point je suis attaché aux valeurs fondatrices de la République, la liberté, l’égalité et la fraternité.
Pour se faire, je prendrai la liberté de nommer mes frères et sœurs aux postes clés du gouvernement, en respectant scrupuleusement la parité homme-femme. L’état deviendra ainsi une vraie famille. Je n’irai toutefois pas jusqu’à imposer ma belle-mère sur le poste de porte-parole du gouvernement, malgré ses compétences reconnues à colporter les ragots.
Ma deuxième action phare sera de supprimer les députés. Il est inadmissible de payer près de 600 personnes à garder la chambre, qui plus est pour produire des arrêtés, alors que le déficit de la sécurité sociale atteint des profondeurs abyssales à côté desquelles le gouffre de Padirac fait figure de dent creuse.
Cette mesure aura pour effets de réveiller des sénateurs somnolents dans leur train-train et de libérer des surfaces pour loger les SDF.
Ma troisième action sera certainement celle qui marquera le plus les esprits. J’ai décidé d’instaurer une TCA, Taxe à la Connerie Ajoutée. Cette idée de taxer les cons n’est pas nouvelle, c’est une source inépuisable de revenus, mais n’a jamais été mise en œuvre du fait de son impopularité. Les électeurs n’aiment pas qu’on les prenne officiellement pour des cons.
Une étude récente, qui n’a pas été conduite par des cons, a prouvé que la mise en place d’une telle taxe permettrait non seulement d’équilibrer les comptes de l’Etat, mais aussi de rembourser la dette de la France en 3 ans. Je proposerai donc que cette action soit baptisée « opération dette de cons ».
Un observatoire de la bêtise sera créé au sein d’un « Intelligence service », chargé de définir le barème et le mode de recouvrement de cet impôt. Il va sans dire que la petite bêtise entre amis ne sera pas imposée au même taux que la grosse connerie ressassée à la télé aux heures de grande écoute. Les cons de naissance feront l’objet d’un traitement spécial avec instauration d’un plafond tenant compte des critères génétiques. La connerie étant sans limite, il faudra bien en instituer. Il ne sera pas question d’aller jusqu’à ruiner les cons qui n’ont fait que perpétuer une tradition familiale.
Des actions comme celles-ci, il y en aura d’autres au cours de mon quinquennat, mais comme je sais que le français aime les surprises, je vous en laisse la primeur dès mon élection acquise.
Comme je vous l’ai déjà dit, mais l’enseignement est l’art de la répétition, je ne vous promettrai rien. Et cette promesse, je la tiendrai.
Je me présenterai sans étiquette en 2012, car vous l’aurez compris, c’est le meilleur moyen de ne pas se faire acheter et d’éviter de passer pour un vendu aux yeux de ses électeurs.
L’avenir vous fait peur ? Vous ne savez pas de quoi il sera fait ? Nous avons un point commun, moi non plus. Si un candidat vous fait miroiter un avenir meilleur, fuyez le comme la peste, c’est un imposteur. Surtout s’il se fait appeler Me Irma et qu’il fait campagne dans une roulotte.
Il faut toujours se méfier des prévisionnistes qui font montre d’une certitude hautaine. Pas plus tard qu’avant-hier, pour ne pas avoir sorti mon pull le matin sur la base des conseils avisés du présentateur météo de la veille, je me suis caillé les miches toute la journée.
Pour vous convaincre une dernière fois, je vous poserai cette ultime question : votre esprit n’est-il pas régulièrement traversé par une envie pressante de pisser, oui certes, c’est naturel, mais également de changer de patron, de logement, de femme (pour les hommes et les lesbiennes), d’homme (pour les femmes et les homosexuels), d’amant (pour tout le monde), de papier peint dans le salon, de carrelage dans la cuisine, de pantoufles, de claquettes, en deux mots de changer de vie ?
Si la réponse est oui, votez pour moi en 2012.

Re : Quelques mots d'humour...

Quoiqu'on en dise, les hauts salaires font débat
S'emporter face à des gens qui la ramènent sans cesse n'a jamais fait avancer les choses
Pour devenir propriétaire, il y a à l'évidence moins d'intérêt à prêter allégeance qu'à emprunter à l'agence
D'après des avis éclairés, l'obscurantisme est une page sombre de notre histoire, qui a précédé l'invention de la lampe à incandescence
Collectionneur breton échangerait divan d'Ouest, traditionnel, contre airs folkloriques marins
Tête de turc du Conservatoire des beaux-arts, injustement mise à pied, vend "marche turque" de Mozart à titre conservatoire
Entreprise de nettoyage recherche agents détachés durs à la tâche
Collectionneur aux abois échangerait exemplaires originaux de "l'Os à Moëlle" contre reproductions de Le Titien

87 Dernière modification par glop (18-11-2011 20:06:10)

Re : Quelques mots d'humour...

Vous ne voyez pas le bout du tunnel! Vous cherchez à échapper au train-train quotidien ! Une voie vous est ouverte ! N’hésitez plus ; devenez ferrovipathe.

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

L’amour ou la guerre ?

Un slogan lancé dans les années 60 disait « faites l’amour, pas la guerre ». Pour vous aider à prendre position, c’est le cas de le dire, je vous propose de mener une réflexion sur ces deux termes apparemment antagonistes pour ne pas dire ennemis.
Depuis la nuit des temps et contrairement aux idées reçues, le cachet de la poste faisant foi, l’amour fait beaucoup plus de victimes que la guerre. Et, il n’y a aucun doute sur ce sujet, la nuit détend quand on fait l’amour.
C’est une première différence notable. N’allez pas en déduire pour autant qu’il soit plus dangereux de faire l’amour que de faire la guerre, sauf si vous êtes religieux et que votre femme est une mante.
Abordons le sujet de la déclaration. Si vous n’avez rien à déclarer, tout le monde s’en fout, il n’y a plus de frontières en Europe. Certains esprits chagrins me diront, il y en a encore en Asie.
Je leur répondrai alors, en ne rendant pas les larmes, qu’il est expressément interdit de s’accoutrer en nazi et encore plus de franchir la frontière dans cette tenue, allemande qui plus est, pour ne pas donner la fâcheuse impression de rediffuser un mauvais film qui n’avait pas marché du tout lors de sa sortie en 1939. Au contraire de la Grande Vadrouille qui avait beaucoup mieux marché quelques années plus tard. J’avance l’hypothèse qu’un sens du comique plus développé chez Bourvil et De Funès que chez Hitler et Himmler pourrait être à l’origine de cette différence de popularité.
Mais revenons à la déclaration préalable, sans licenciement.
Il faut bien admettre que la déclaration de guerre est précédée d’une quantité de simagrées sensiblement plus réduite que la déclaration d’amour. Il est assez rare qu’un chef d’état invite un autre chef d’état à plusieurs reprises au restaurant pour finalement lui susurrer entre la poire et le fromage qu’il compte bien lui faire sa fête à brève échéance à coups de missiles. On peut donc dire, sans risquer d’être taxé d’antimilitarisme primaire, que les préliminaires annonçant le premier coup tiré sont plus que négligés par les militaires.
Contrairement au chef d’état, l’amoureux évitera soigneusement d’énumérer ses conquêtes précédentes avant de se déclarer.
Passons maintenant à la stratégie.
Pour arriver à ses fins l’amoureux transi ou le chef d’état major chauffé à blanc utilise toutes sortes de stratagèmes plus malins les uns que les autres.
L’un des plus efficace et éprouvé est celui consistant à prendre l’adversaire en étau, ou plus simplement à l’encercler si vous n’êtes pas bricoleur, ou à le prendre à revers si vous êtes joueur de tennis.
Le chef d’état major encercle l’ennemi là où l’amoureux transi enlace son amoureuse en transit. Ou juste à côté si la place manque.
L’effectif requis pour la réussite de l’opération est très souvent plus important dans le premier cas, sauf si l’amoureuse en transit présente un tour de taille dépassant l’entendement ou si l’amoureux transi est équipé de bras sous-dimensionnés au-delà du raisonnable.
Abordons maintenant un sujet explosif s’il en est, celui des bombes.
Il est clair que le cas d’un individu commun, appelons-le Arsène (c’est beaucoup plus courant que commun), tombant amoureux d’une bombe, n’est pas comparable au cas d’un sergent artilleur, appelons-le sergent, on est dans l’armée tout de même, qui tomberait amoureux de l’une de ses bombes. Si, si, c’est possible. Il paraît même que certains couchent avec leur fusil, c’est pour dire. Il y a fort à parier que la nuit de noces du second sera beaucoup plus mal supportée par ses voisins que celle du premier, même si sa bombe à lui a joué dans alerte à Malibu.
On peut toutefois comprendre que certaines personnes refusent une vie sans éclats.
Dans un autre registre, le camouflage, il ne faut pas se le cacher, la méthode utilisée n’est pas à proprement parler identique. J’ajouterais que je ne parle jamais salement et que je m’essuie les pieds avant d’entrée.
L’ennemi avance masqué là où la femme avance maquillée. Si l’ennemi évolue à visage découvert, contrairement à la femme, il ne se maquillera jamais en utilisant du rouge à lèvres. Sauf évidemment s’il se terre dans un champ de fraises.
Passons maintenant, non pas par la Lorraine mais à la sortie de crise.
Une guerre se termine toujours par un cessez le feu. Comme son nom l’indique, on range l’artillerie et les couteaux de cuisine jusqu’à la prochaine fois.
La fin d’un amour se traduit par une perte de flamme qui peut s’avérer éminemment explosive. Il n’est pas rare que la fin d’une histoire d’amour déclenche des hostilités à côté desquelles la guerre du Vietnam fait figure d’aimable randonnée touristique dans les rizières du delta du Mekong, risquant fort de mettre à mal la convention de Genève.
On dit souvent que l’amour rend aveugle. La guerre aussi, surtout quand un obus de 75 vous pète à la figure.
Tout bien réfléchi et malgré les risques encourus, je préfère l’amour à la guerre et je ne changerai pas de position, même si ma femme me le demande. Les frais à engager sont beaucoup plus raisonnables, notamment en quincaillerie et en fleurs, et franchement la fleur au fusil, c’est d’un manque de goût…

Re : Quelques mots d'humour...

La ressemblance n'interdit pas la déférence
Un teint hâlé n'a jamais garanti un train de retour
D'après un fleuriste insomniaque, l'aubépine ne pique qu'au crépuscule
L'abcès n'est le plus souvent autorisé qu'aux pustulants
Rachid recherche bulbes à offrir à une écervelée
Chomeur recherche poste avec un certain attrait pour repartir
Amadou Tenkodogo, demeurant près de Ouahigouya au Burkina Faso a perdu une chèvre dimanche sur le marché de Ziniaré en allant rendre visite à son cousin Ibrahim Bobo-Dioulasso, issu de la communauté des Gourmantché : si vous l'avez aperçue, merci de le contacter. La chèvre s'appelle Simone.

90 Dernière modification par glop (02-12-2011 19:57:32)

Re : Quelques mots d'humour...

Dernières directives du ministère de la défense.
A partir d'aujourd'hui, on fera comme d'habitude.
les nouvelles recrues auront les ongles vernis, les sentinelles et les vigies utiliseront le parfum de leur choix, les estafettes pourront porter des talons hauts, dans la mesure du raisonnable.
Les ordonnances de tous poils sont priées de s'abstenir de commentaire.

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

Ceux qui soutiennent que l'eau potable est inépuisable feraient bien de vérifier leurs sources avant de parler
La liberté d'expression est le baillon manquant de la chaîne de l'information
Quand on laisse la bride sur le cou, l'incurie n'est pas loin
Mieux vaut être impertinent qu'incontinent : c'est Madame Tinent qui me l'a dit
Services secrets recherchent agent détachant pour dénouer une affaire pas très propre
Barbe Bleue recherche couperose pour faire joli
Femme bien en chaire recherche maître de circonférence

92 Dernière modification par Pierre de Jade (04-12-2011 12:39:21)

Re : Quelques mots d'humour...

Lettre d’une désespérée face à la crise

C’est dans un état proche de la dépression de 1929 que j’ai décidé de prendre mon plus beau stylo Mont Blanc pour laisser libre cours à une colère sourde qui couvait depuis des mois.
On ne reste pas muette devant une colère sourde, à moins d’être aveugle, mais exprimer cette colère avec un stylo Bic aurait été au-dessus de mes forces.
La crise économique a réveillé les vieux démons de la stigmatisation des nantis, de ceux qui ont les moyens, les sous, le grisbi, les pépettes, je vulgarise à dessein pour que tout le monde comprenne bien, c'est-à-dire nous.
Un vent de lutte des classes souffle sur ma mise en plis au risque de me défriser, alors qu’elle me coûte tout de même l’équivalent de 50 repas aux restaurants du cœur, pour comparer avec une mise en plats.
Il nous est reproché d’être riches. Mais honnêtement, si je puis dire, je peux vous affirmer que la richesse n’est pas incompatible avec le bonheur.
Et combien parmi ceux jetant l’opprobre sur nous rêveraient d’être à notre place ? La preuve en est le nombre de joueurs au Loto. Votre démarche relève d’une jalousie malsaine qui ne doit rien au hasard, contrairement au Loto.
Notre fortune, nous ne l’avons pas volée. Mon père a mis des années à la constituer à la sueur du front de ses employés. Ayez un peu de respect pour eux tout de même ! Et ce n’est pas parce que nous sommes clients de Fauchon qu’il faut nous traiter de voleurs !
Contrairement au travailleur moyen (environ 1,75 m pour les hommes d’après l’INSEE), la crise économique nous a fait perdre beaucoup. Mon mari a évalué à un équivalent de 500 SMIC annuels perdus lors de la chute du cours des actions. Aucun smicard ne peut se prévaloir d’avoir subi un tel choc !
Lorsque j’ai appris la nouvelle, le coup a été si rude que je n’ai pas repris de tarte aux noix à l’heure du thé, et pourtant la tarte aux noix de Marie-Chantal est délicieuse.
Puis en un éclair, j’ai pris conscience de la gravité de la situation. Marie-Chantal allait certainement penser que je n’avais pas apprécié son gâteau. Et peut-être allions-nous être amenés à différer, ou comble de l’horreur, annuler nos vacances aux Seychelles ?
L’attente fut insoutenable. Des pensées cauchemardesques ont alors traversé mon esprit, allant jusqu’à imaginer des vacances sur la côte normande.
Non contents de nous voir anéantis par ce cataclysme, à côté duquel le tsunami japonais n’a été qu’un mouvement de houle sur le lac de Genève, des personnes malintentionnées militent pour nous taxer encore et encore. Est-ce l’engouement pour les films de vampires qui est à l’origine de ce mouvement ?
C’est en tout cas être dépourvu du moindre sens de la valeur des choses face au coûts exorbitants d’entretien de notre château de Roquebrune sur Argens, et je ne vous parle pas du prix des sacs Vuitton et des tailleurs Chanel, dont les distributeurs n’ont pas encore totalement appréhendé la profondeur de la crise.
Quand je pense que nous n’avons reçu aucun message de compassion lorsque l’Argens a débordé, c’est symptomatique de la montée des eaux et d’une certaine forme d’individualisme.
Ces infâmes souhaiteraient nous pousser à des extrémités qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Peut-être même voudraient-ils nous voir faire nos courses nous-mêmes et pousser un caddy dans un supermarché ? N’y comptez pas ! La seule fois où j’ai poussé un caddy, c’était le mois dernier sur le Golf de Saint-Nom la Bretèche, il me gênait pour préparer mon swing.
Je pousse donc un dernier cri de désespoir « TOUCHEZ PAS AU GRISBI !!! », avant d’envisager le pire et de partir m’exiler en Suisse et mes revenus avec moi, pour ne plus revenir dans un pays où les riches sont considérés comme des parias. Je ne suis pas sûre que ce soit un paria pour l’avenir…

Re : Quelques mots d'humour...

La suite du mercredi soir :

L'affluence nourrit l'effluve qui finit par se jeter sur ta mère
Les statisticiens ont une fâcheuse propension à se gausser des courbes qui s'écartent de la moyenne
Si vous avez l'oreille du bras droit, je vous conseille vivement de consulter au plus vite
Affirmer que nulle carmélite n'est accueillante est une assertion nulle et nonne avenante
Joueur de bombarde recherche morceaux de Pierre Boulez
Péripatéticienne bolognaise recherche mac à Rosny
Ecologiste anthropophage recherche plus beaux morceaux des "négresses vertes"

et une petite définition :
Yack : animal tibétain beaucoup plus susceptible que le Dalaï lama. On se met très facilement un yack à dos.

Re : Quelques mots d'humour...

Une absence bien présente

La présence et l’absence sont deux notions antinomiques et indissociables.
En débutant ainsi, j’ai bien conscience que je décourage au bas mot une bonne moitié de mes lecteurs potentiels, soit environ 5 personnes d’après un sondage Hipsauce réalisé auprès d’une échantillon représentatif de mes voisins de palier.
Si j’avais affirmé que la présence et l’absence sont deux termes qui s’opposent mais vont toujours de paire, comme Laurel et Hardy, la belle et le clochard, Vade et Retro ou Nicolas et Carla, il en resterait sans aucun doute le double pour lire la suite de mon texte, soit environ… 10 personnes. Mes rares et néanmoins estimables lecteurs me feront grâce de n’avoir pas sollicité à outrance leurs capacités de calcul mental dans cet exercice. Il est vrai que je n’avais pas la moindre idée du nombre de mots d’excuse que leurs parents avaient dû rédiger pour justifier de leurs absences durant leurs années scolaires.
Nous touchons là la (itou) première différence notable entre la présence et l’absence : l’absence doit toujours être justifiée et excusée, au contraire de la présence qui n’est injustifiée que lorsqu’elle est incongrue.
Cette tradition est regrettable dans le sens où l’absence de certains pourrait être supportée sans effort démesuré et sans un mot par une majorité d’autres.
Mais revenons à nos moutons, comme aimait à le dire Jeanne d’Arc en boutant l’anglais hors de France avant de finir en méchoui.
La nature ayant horreur du vide, et étant moi-même personnellement très proche de la nature, l’homme souvent absent a paradoxalement l’habitude de couvrir sa femme de présents pour combler ce vide.
Dans un autre registre et depuis la nuit des temps, on notera que l’appel est en général effectué en comptabilisant les présents. Quel temps bêtement perdu ! Pourquoi s’obstiner à compter les présents alors que les absents sont beaucoup moins nombreux ? Il y a bien un léger obstacle à cette solution innovante : il est très difficile de compter sur eux. Sans compter qu’un absent passe souvent inaperçu, ce qui relève d’une logique implacable : avez-vous déjà aperçu un absent ?
Quelques absents de marque peuvent toutefois se prévaloir de ne pas passer inaperçus. C’est un peu leur façon de se démarquer des autres. En cas de récidive de leur part, on parle même alors de deuxième démarque.
Parmi ces absents remarquables pour ne pas dire très marqués, on trouve en autres l’absent alsacien et l’absent du midi.
Ce dernier a la fâcheuse habitude d’arriver à 14 heures lorsqu’on l’attend à midi pétante, en présentant des excuses plus vaseuses les unes que les autres, et en conduisant ainsi ses interlocuteurs à juger qu’il cherche vraiment midi à 14 heures.
Les absents hésitants, ceux qui rebroussent chemin à mi-parcours, n’ont pas bonne presse. On peut même dire qu’une tendance évidente se dessine pour faire porter le chapeau aux absents circonspects.
C’est d’ailleurs une orientation assez générale de considérer que les absents ont toujours tort. Quand on voit ce qu’on entend de la part de certains présents, il vaut mieux entendre ça que d’être aveugle.
Il n’est pourtant pas interdit de faire preuve de présence d’esprit même si celle-ci n’exclut pas quelques absences, surtout dans les maisons hantées et les longères en L.
Pour conclure, on observera néanmoins que l’abus de présence peut également conduire à des dérives. A être trop présent, on finit souvent par être las. Et d’être las implique rapidement de ne plus être là et donc en d’autres termes, d’être absent.
A présent que la boucle est bouclée, je peux m’absenter…

95 Dernière modification par glop (11-12-2011 21:41:59)

Re : Quelques mots d'humour...

Je m'aperçois en consultant mon dictionnaire, que le mot « accoucheur » (médecin spécialiste des accouchements) prend la marque du féminin lorsqu'il s'agit d'une femme.
J'en déduis qu'une femme aillant accouché sans assistance doit être poursuivie pour "exercice illégal de la médecine".
Cela dit, le fait qu'une profession soit exercée par une femme ou un homme peut induire des différences.
On commande à son tailleur un costume, le plus souvent, alors qu'une robe sur mesure, sera plutôt confiée à la "couturière".
De même un coiffeur coupe des cheveux alors qu'une coiffeuse se contente le plus souvent de les coiffer.
La boulangère fait la vente en boutique, alors que le boulanger travail au fournil....Il existe bien sur des exceptions (comme toujours).
Mais la coiffeuse est aussi un meuble.
Si la marque du féminin s'appliquait systématiquement aux métiers, que resterait-il pour nommer les machines?
La tourneuse-fraiseuse ferait mieux d’éviter de ramener sa fraise car la dénoyauteuse n’a rien à envier au dénoyauteur. (C’est un proverbe du Far-west).

Une femme exerçant le métier de « comique » n’est pas forcement amusante (dans la vraie vie). Mais je peux me tromper.
J’ai mal choisi mon exemple exprès pour ne pas me perdre une fois de plus à la recherche de l’épicentre des épicènes.
Lorsque l’épicène est doté d’un « e » final, personne ne songe à le supprimer pour mieux respecter les couillus !
En fait cette revendication de « e » supplémentaires est probablement chère aux individus qui préfèrent se présenter en publique avec un petit supplément de maquillage. (J’ai toujours rêvé de me faire des ennemis).
Je me souviens que lorsque j’étais enfant, la premières fois que mon frère et moi avons vu une femme distribuer le courrier, nous l’avons baptisée « factrice ». Le mot n’existait pas alors et j’ignore s’il existe aujourd'hui. Pourquoi l’enfant choisit-il « factrice » plutôt que « facteuse » ou « facteresse » ; cela est probablement du à plusieurs facteurs !

En tout cas, ceux qui ont renoncé à voter « Ségo » aux dernières élections présidentielles pour éviter d’avoir à supporter « François ». comme première dame de France, font plus preuve de misandrie que de misogynie.

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

Je me souviens que lorsque j’étais enfant, la premières fois que mon frère et moi avons vu une femme distribuer le courrier, nous l’avons baptisée « factrice ». Le mot n’existait pas alors

A tant faire que de squatter une propriété privée...
Bien sür que si, le mot  factrice existait ! C'est un mot que j'ai employé aussi, dans mon enfance, en le reprenant sur les lèvres des adultes.
Aujourd'hui, le facteur est un préposé, donc la factrice est une préposée...

On commande à son tailleur un costume, le plus souvent, alors qu'une robe sur mesure, sera plutôt confiée à la "couturière".

Cela, c'est l'organisation de la profession, selon une réglementation qui remonte à l'Ancien Régime : aux hommes, la taille du drap, qui réclame une certaine force physique, aux femmes, la taille des étoffes légères, on dit aussi le flou. S'y joignaient des motifs de pudeur : que les femmes ne fassent pas faire d'essayage à des hommes, ni les hommes des essayages aux femmes...
Cela dit, nous connaissons des couturiers, nous n'avons même quasiment que cela, n'est-ce pas Jean-Claude Gaultier ? et des tailleuses.
Quand une femme veut se faire faire un tailleur, elle le commande à sa couturière...
Le domaine de la mode est le seul où il soit légitime de distinguer les hommes des femmes.

En tout cas, ceux qui ont renoncé à voter « Ségo » aux dernières élections présidentielles pour éviter d’avoir à supporter « François ». comme première dame de France, font plus preuve de misandrie que de misogynie.

... jointe à une solide dose d'ignorance, car en France, le conjoint du Président n'a aucune existence protocolaire. La première dame de France, cela n'existe pas !
Pour mieux se démarquer des monarchies, où le roi a une reine, et la roigne un roi consort, la République ne donne pas d'identité sexuée à ses fonctions. Longtemps elles furent exercées uniquement par des hommes, certes, mais les épouses de ces hommes n'entrent pas en ligne de compte : une fonction, cela n'a ni femme  ni mari, ni enfants.

Inutile de me reprocher le mot roigne : il existe. Il sert à différencier la reine, épouse du roi (telle Sophie d'Espagne) de la fille de roi qui a succédé à son père (telle Elisabeth II) ou à sa mère (telles Beatrix des Pays-Bas, fille de Juliana, fille de Wilhlmine).
La disparition de ce mot est bien significative de la reprise en main masculine.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

97 Dernière modification par glop (14-12-2011 02:11:19)

Re : Quelques mots d'humour...

Il faut que je trouve une autre cachette!
http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=ZrbT9e42IHA

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Re : Quelques mots d'humour...

ça continue...

D'après certains théologiens émérites pour ne pas dire éméchés, il semblerait que les rois mages forment la genèse
Lorsque deux champignons s'affrontent, on pressent qu'il va y avoir du spore
C'est dans une cellule double que j'ai rencontré ma meilleure amibe
Entre un marin alcoolique et un marin sobre, c'est souvent la bouteille à l'encre
Tournée : Marcel Amont en concert samedi à Laval
Enseigne de vaisseau vend étendard sanglant délavé, mais de la meilleure veine
Nécrologie : les funérailles de Chris Antelme, phytothérapeute de renom ayant bâti toute sa fortune sur les plantes, seront célébrées lundi matin à 10h. On attend une forte représentation de ses héritiers qui devraient se partager le fromage de l'aïeul aux fines herbes
Fait divers : à la sortie de la réunion du conseil régional hier soir, une violente collusion est survenue entre deux poids lourds locaux. A priori, un problème d'avertisseur défectueux serait à l'origine du ministre... pardon du sinistre

Re : Quelques mots d'humour...

Quelques unes de derrière les fagots avant la bûche...

Pour un substitut, la valeur n'attend pas le succédané
Comme aimait à le clamer Néron qui avait le nez creux, mieux vaut se rendre le jour même que s'en remettre à Plutarque
Ne traitez jamais un cerf avec dédain, il pourrait se vexer
Idylle, idylle, ça commence comme ça et à la longue on devient accro
Ecrivain très joueur échangerait les trois dames de la kasbah de Pierre Loti contre récit de la vie de Scipion l'Africain
Faussaire vend véritable pied de biche
Fait divers : un maniaque de l'ordre a mortellement frappé sa repasseuse hier soir sous prétexte qu'elle prenait un mauvais pli. Les membres du maintien de l'ordre présents sur place ont néanmoins confirmé que la repasseuse n'avait pas fait un pli

Joyeux Noël !

Re : Quelques mots d'humour...

Une dernière cette année avant la gastro...

Si vous doutez d'un montage, mieux vaut léviter
Il faut bien reconnaître que pour tenir une lance, les preux chevaliers avaient deux doigts d'avance sur les chevaliers lépreux
Un lazzi mineur peut rapidement conduire à une tête de turc
Refuser de prêter sa voiture est très souvent à l'origine d'un pataquès
Eleveur d'oiseaux échangerait pie voleuse contre paire de mainates
Obsédé sexuel, appelons le Mr X pour ne pas le vexer, échangerait "les Pensées de Pascal" contre une pincée de Robert
Aide-soignant échangerait "L'insoutenable légèreté de l'être" contre un lève-personne
Fait divers : un jardinier a tronçonné au taille-haie sa femme, militante écologiste. "Depuis le temps qu'elle me répétait "je te hais", j'ai fini par couper court", a-t-il expliqué. Nous rappelons à cette occasion que la colecte des déchets verts a lieu le 1er jeudi du mois

Et une petite définition...
Quatuor : trio qui contrairement au quintette est composé de quatre membres. Le quatuor est en ce sens particulièrement adapté aux morceaux composés pour quatre tels que la belote ou le catch à quatre. Dans ce dernier cas, on parlera de quatuor à cordes

Bon réveillon de la Saint Titi, ou Sylvestre, je l'ai confond toujours toutes les deux !

Messages [ 51 à 100 sur 743 ]

forum abclf » Jeux de mots... » Quelques mots d'humour...