Mise à jour du forum (mars 2016)

Le programme du forum a été mis à jour. Et rien ne semble cassé.

(Page 10 sur 12)

ABC de la langue française : forums » Parler pour ne rien dire » Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Flux RSS du sujet

Messages [ 226 à 250 sur 286 ]

226 Dernière modification par éponymie (22-01-2017 20:17:15)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

mercattore a écrit:

D’autres dessins sont probablement à trouver, car il s’est intéressé au thème des pauvres gens.

Oui,  il suffit de faire une recherche sur son nom dans le site du musée Carnavalet, vous trouverez beaucoup de dessins de ce type.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

vous trouverez beaucoup de dessins de ce type.

Ce type ! Quelle désinvolture...

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

228

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

J'ai cru un instant que vous faisiez de l'humour, P'tit Prof... et puis, j'ai compris.
Vous trouverez beaucoup de dessins de ce type. Il y a bien deux sens possibles à cette phrase d’Éponymie : beaucoup de dessins de ce genre et beaucoup de dessins de ce bonhomme. Je gagerais que Éponymie  pensait au premier.... smile

Avec nos pensées nous créons le monde. Bouddha

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Je faisais bien de l'humour.

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

230 Dernière modification par mercattore (23-01-2017 16:41:21)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

1905 !. C'est très curieux http://img15.hostingpics.net/pics/359724LORRAINarticlesurFRADIN.jpg


Extrait de l’article La Tournée des Grands-Ducs, de Jean Lorrain. Publication Je sais tout (février-juillet 1905). Qu’en penser ?

L’article intégral  : ICI

231

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

P'tit prof a écrit:

Je faisais bien de l'humour.

Alors me voilà un peu bête.

Avec nos pensées nous créons le monde. Bouddha

232 Dernière modification par éponymie (23-01-2017 22:53:52)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

mercattore a écrit:

Extrait de l’article La Tournée des Grands-Ducs, de Jean Lorrain. Publication Je sais tout (février-juillet 1905). Qu’en penser ?

Nécessaire complément à lire et relire pour tous ceux que les différents articles recensés dans ce fil ont intéressés.

Un rapport avec le petit Chateau-Rouge du numéro 59 ? Il faudrait aussi que vous lanciez un fil (dans un forum plus spècialisé ? Quoique bob pourrait aussi y trouver à gagner si vous le  faisiez sur ABC...) sur l'hotel Fradin.

Heureusement qu'Ylou est ben bonne pour moi et me comprend.

233 Dernière modification par mercattore (24-01-2017 10:27:47)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

Un rapport avec le petit Chateau-Rouge du numéro 59 ?

Oh, oui. J'avais oublié le Petit Château-Rouge du message 136 où j'ai d'ailleurs fait une erreur, le numérotant 55 au lieu de 59. La photo d'Atget est de 1906. Le propriétaire de Fradin a donc repris cet ex-TABAC du 59 pour en faire un refuge de nuit après la disparition du Château-Rouge

http://img11.hostingpics.net/pics/118079PANNEAUASILEDENUIT.jpg

1906. 59 rue Galande.

234

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Toutes les histoires autour de ce numéro 57... L'affaire des poisons, Gabrielle d'Estrées, Gamahut, les Grands-Ducs. Et après sa disparition, il avait suffisamment alimenté son propre mythe pour que quelqu'un veuille le récupérer.

Apparemment à d'obscurs débuts, a succédé la période des "explorateurs" (Du Camp, Wolff) qui ne trouvaient guère d'écho, plus ou moins à partir de Gamahut, celle des journalistes, littérateurs et artistes (Bruant, Guibert, Darzens, Lorrain, etc.) et, dans les années 90, après les Grands-Ducs, c'est l'exploitation industrielle du lieu, avec tour-opérateur (ce monsieur Goron du dernier article de mercattore), guides (policiers ou truands reconvertis), mise en scène et comparses et touristes en quête d'une authenticité servie sur un plateau.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Un extrait du livre de l’inspecteur Rossignol sur le Château-Rouge.

« Dans le même quartier que le cabaret du père Lunette, sa trouve un établissement du même genre, fréquenté par un public identique, mais en bien plus grand nombre : c’est le Château-Rouge.
Là aussi, les pilons (1) se réunissent surtout pour la parade et recherchent les visiteurs, au lieu de les fuir. C’est l’exploitation à poche ouverte — moins immorale, après tout, et moins dangereuse que l’autre.
Le Château-Rouge est situé rue Galande, au fond d’un immeuble qui passe pour pour avoir appartenu à Gabrielle d’Entrées, la maîtresse de Henri IV.
On traverse une cour assez large et on pénètre dans une vaste salle où sont accroupis des femmes et des enfants qui dorment. Il y en a de vingt à cinquante, suivant les jours.
En face de la porte, un grand comptoir d’étain, où se débitent plus de quarante pièces de vin par mois.
A l’extrémité de ce comptoir s’ouvre une autre pièce, également spacieuse, garnie de quatorze tables, dans laquelle s’entassent en files une quantité d’individus couchés.
Depuis peu, le local s’est enrichi d’une nouvelle chambre, plus petite, qui possède, elle aussi, son exposition de peinture.
C’est l’affaire de madame Ballerich, assassinée par Gamahut et Midy (d’anciens habitués de la maison), qui fait les frais de l’exhibition.
On n’a pas oublié cette cause célèbre. Des deux fils de la victime, l’un était commissaire de police, l’autre officier de paix. Ce dernier fut tué par un rédacteur au Cri du peuple, quelques jours après l’assassinat de sa mère.
Les peintures reproduisent la scène du meurtre, la confrontation à la morgue après l’arrestation des coupables, et la guillotine
A gauche, une autre salle contient cinq tables. On l’a baptisé « le Sénat », sans doute parce qu’il n’y a que des vieux étendus sur ces tables.
Au premier, encore un pièce, que l’on assure avoir été la salle à manger de la belle Gabrielle, au temps où Henri IV songeait, pour l’épouser, à répudier Marguerite de Valois.
On appelle cette pièce la « Salle des morts », à cause de trente de trente à cinquante individus qui y gisent sur le sol dès la tombée de la nuit.

La chambre habitée par le patron donne sur cette Salle des morts. Jamais on a essayé de le voler. Pour être autorisé à coucher dans la maison, il faut que chaque client prenne une consommation.
On montre au premier un homme qui vient là tous les soirs depuis neuf ans. Cet habitué est privilégié ; on lui réserve une table qui est considérée comme la sienne. C’est un spectacle vraiment saisissant, pour ceux qui n’ont rien vu de pareil, que ces entassements sordides de formes humaines. La première impression est de mettre la main sur sa montre et sur son porte-monnaie. La seconde est un profond sentiment de pitié pour ces déshérités, plus profond à plaindre qu’à blâmer.
Quel livre à la fois instructif et touchant écrirait l’analyste qui raconterait en pages sincères l’histoire de ces mendiants professionnels ! Combien de drames de drames sociaux se cachent  sous les haillons de cette multitude ! Certes, dans une telle accumulation d’infortunes, la société a sa lourde part de responsabilité.
Et quand on pense que le Château-Rouge ferme à deux heures du matin ! quelle que soit la rigueur de la saison, tous ces gens-là sont jetés à la rue en pleine nuit, peut-on s’empêcher de frémir ?
Que devient cette foule sans asile ?
Une grand partie s’en va rôder autour des Halles, en quête de quelques corvées à accomplir.
Le reste s’écoule par les quais, les boulevards et les avenues, achève la nuit sur les bancs,  sous les ponts, où il peut. Les moins fatigués s’en vont traîner par la ville, cherchant à se réchauffer par la marche. Bien heureux quand ils ne songent pas à quelque mauvais coup !

Autant par esprit d’humanité que par esprit de lucre, le propriétaire à sollicité plusieurs fois l’autorisation de garder ses clients jusqu’à l’aube. Mais, par mesure générale, cette tolérance accordée dans un certain périmètre autour des Halles (2), est refusée partout ailleurs.
J’ai conduit dans ce bouge et dans d’autres des conseillers municipaux, des députés, des ministres.
— Cela saigne le cœur ! s’écriaient-ils à l’aspect de cette misère.
Et, sans doute, pour ne pas se laisser attendrir, ils se bouchaient le nez.
Tous se sont apitoyés, reconnaissant la nécessité de faire « quelque chose ».
Aucun n’a jamais rien fait.

(1) Mendiants.

(2) Par exemple chez Fradin, rue Saint-Denis, à proximité des Halles (cet asile de nuit est très souvent cité comme ayant été situé au n°35. Dans son livre (écrit entre 1894 et 1896) l’inspecteur Rossignol l’indique au n°31 — antérieurement rue de la Grande-Truanderie — sans n°).
D’après Rossignol, et suivant les jours, 500 à 700 clients entraient dans cette asile, entre minuit et 1h du matin. Il mentionne que l’établissement comportait le rez-de-chaussée, trois étages supérieurs et deux sous-sol (le musée Carnavalet indique une 3ème cave — en 1895).

http://img11.hostingpics.net/pics/536278FRADINdessinSeguin1895.jpg

1895. Chez Fradin. Troisième cave. Dessin de F. Seguin. Musée Carnavalet.

236 Dernière modification par éponymie (24-01-2017 23:02:50)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Je ne sais pas si vous connaissez les cartes postales de la série "Paris ignoré", j'en ai découvert quelques-unes en cherchant le livre de Jean Lorrain sur la Tournée des Grands-Ducs :

http://img11.hostingpics.net/pics/383646JeanLorrainlatournedesGrandsDucs.jpg

(source)

Il s'agit du petit Château-Rouge, la photo ne saurait cadrer avec ce que nous savons de l'autre.

Sauvegardez avant que le lien ne disparaisse.

237

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Alors 3 ou 4 salles au rez-de-chaussée du Château-Rouge ? Il faudrait vraiment revoir la chronologie des descriptions pour s'y retrouver.

238 Dernière modification par mercattore (25-01-2017 08:52:28)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

Je ne sais pas si vous connaissez les cartes postales de la série "Paris ignoré", j'en ai découvert quelques-unes en cherchant le livre de Jean Lorrain sur la Tournée des Grands-Ducs :

Il s'agit du petit Château-Rouge, la photo ne saurait cadrer avec ce que nous savons de l'autre.

Sauvegardez avant que le lien ne disparaisse.

Oui, je la connais depuis les années 70, où je collectionnais des CP anciennes. J'ai vu ces cartes il y a deux jours, mais le lien n'était pas celui-ci, et il n'était pas fait mention du Château-Rouge ! A ma connaissance cette série doit dater de la première décennie du XXème siècle, ce qui confirmerait bien le petit Château-Rouge. J'ai sauvegardé le lien.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

A ma grande honte, je m'aperçois que le lien (différent du votre) que j'avais consulté il y a deux jours indiquait bien le Château-Rouge.

240 Dernière modification par éponymie (25-01-2017 12:45:57)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Edgar Chahine, 1899, "Au Château-Rouge". Nous avons vu une étude pour ce dessin à la page précédente.

http://img11.hostingpics.net/pics/8851241899AuChateauRouge2EdgarChahine.jpg

© Estate Edgar Chahine / Artists Rights Society (ARS), New York / ADAGP, Paris (source)

Dommage que cet artiste soit arrivé si tard, il aurait pu devenir le Lautrec du Château-Rouge.

P.S.: bibliographie/table des illustrations dans l'ordre chronologique du message 204  mise-à-jour.

241 Dernière modification par éponymie (25-01-2017 22:09:24)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

C'est bien beau de mettre dans l'ordre toutes les infos, mais à la fin cela soulève de nouvelles questions. Voici deux réponses.

L'eau forte de Lucien Gautier faisait à l'origine partie d'une série de 10, destinée à illustrer Paris pittoresque (1883, A. de Champeaux et F.E. Adam), petit livre de 80 pages avec en outre 38 gravures incluses dans le texte.

http://www.edition-originale.com/fr/reg … 1883-38238

Autre nouvelle : nous connaissons désormais la source de Huysmans et de la Topographie historique du vieux Paris d'Oscar Méténier (1893) à propos de la maison de la Bannière de France. L'ouvrage à consulter est L'église St. Julien-le-Pauvre : d'après les historiens et des documents inédits tirés des archives de l'Assistance publique, avec une notice sur la vie et les oeuvres de M. de Montyon (1889, Armand Le Brun).

La source :

http://img15.hostingpics.net/pics/7008241889MALenoirplandeParisauXIVesicle.jpg

Ce plan de Paris en 1380 a étè dressé entre 1850 et 1867.

Les enseignes de la rue Galande au XIVe siècle :

http://img15.hostingpics.net/pics/8502711889enseignesdu79au47.jpg

remettons le plan du message 172

http://img15.hostingpics.net/pics/825271topographiehisto06bertuoft.jpg

Faisons le parallèle avec le plan d'Albert Lenoir (feuille X) disponible sur Gallica :

http://img15.hostingpics.net/pics/826561plandAlbertLenoirfeuilleX.jpg

Et notre numéro 57 :

http://img15.hostingpics.net/pics/1211131889enseignedu571.jpg
http://img15.hostingpics.net/pics/2166631889enseignedu572.jpg

Confirmation donc : la bannière de France était une enseigne parmi bien d'autres (d'ailleurs d'autres maisons à Paris portaient cette enseigne) et la source de Huysmans est bien à chercher au XIXe siècle. On peut raisonnablement supposer que cette maison de la rue Galande que l'on retrouve en 1380, en 1522 et en 1624 était bien située à l'emplacement de l'actuel numéro 57. Dater l'immeuble documenté entre 1851 et 1899 est une autre histoire.

Je ne peux plus mettre à jour le message 204, apparemment j'avais une semaine pour cela, il faudra attendre la prochaine version.

242 Dernière modification par éponymie (29-01-2017 15:01:50)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Enfin une trace de notre immeuble du numéro 57 au XVIIIe : rue Gallande, place Maubert, porte cochère vis-à-vis de la rue du Fouarre. C'est la seule porte cochère de ce coté et dans cette portion de rue (du numéro 1 jusqu'au numéro 65, d'après les documents publiés ici et ceux du musée Carnavalet).

Le Bonnet en question est Louis-Marin Bonnet qui y résida de 1767 à 1772, il fut précédé dans les lieux (1765) par un chirurgien-herniste réputé, Hiribarren.

Et vis-à-vis de la rue du Fouarre, au numéro 64 (entre 1783 et 1798, à l'époque de la numérotation continue qui sera inaugurée en 1789 et changée en 1805), était l'imprimerie Cailleau (les Cailleau étaient libraires et imprimeurs), si elle n'était pas dans notre immeuble, elle en était voisine (l'immeuble face à la rue du Fouarre a le numéro 49). L'imprimeur déménagera rue de la Harpe vers 1799, avant la rue Galande, la boutique était rue Saint-Séverin.

243 Dernière modification par éponymie (30-01-2017 16:03:45)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Une nouvelle : le cabaret aurait ouvert ses portes en 1859. C'est la seule nouvelle digne de de ce nom dans l'article "Paris qui s'en va", un des articles - signé Constant de Tours - recueilli dans le Monde Moderne de 1901 : https://archive.org/stream/lemondemoder … e+garlande.

Autre nouvelle sujette à caution : l'ancien nom "la guillotine" viendrait de la fresque qui serait la plus ancienne du troquet. Si, sait-on jamais, cela s'avérait vrai, le 92 sur la fresque serait à interpréter pour 1792, année d'entrée en fonction de l'engin. Mais encore une fois je doute fort, le 92 sur la palette s'interprétant plus facilement comme 1892.

C'est aux pages 83 à 86 : autre surprise, on y trouve deux des trois dessins de 1898 signés Séguin et les deux dessins sépia que l'on trouve dans le blog Autour du père Tanguy, je ne les ai jamais publiés, n'ayant ni la date ni l'auteur.

La table des auteurs et des artistes ne nous donne que deux noms Léverd et Séguin. L'artiste inconnu est donc probablement Leverd, le musée Carnavalet n'a rien de lui.

De toute façon, il doit bien y avoir une source pour cette date de 1859.

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Autre nouvelle sujette à cautuion : l'ancien nom "la guillotine" viendrait de la fresque qui serait la plus ancienne du troquet. Si, sait-on jamais, cela s'avérait vrai, le 92 sur la fresque serait à interpréter pour 1792, année d'entrée en fonction de l'engin. Mais encore une fois je doute fort, le 92 sur la palette s'interprétant plus facilement comme 1892.

Date du centenaire...

... ne supra crepidam  sutor iudicaret. Pline l'Ancien

245 Dernière modification par éponymie (03-02-2017 22:47:05)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Commémorons aussi la chaise électrique...

Une illustration de Charles Dana Gibson (1867-1944) tiré d'un livre en anglais de 1895, About Paris (Richard Harding Davis) :

http://img11.hostingpics.net/pics/2879071895thechateaurouge.jpg

Et une surprise de taille, une photo d'environ 1890 d'une des salles du cabaret: http://www.gettyimages.ae/license/526193596 (je ne la publie pas, question de droits).

P.S.: la chronologie des photos reste à parfaire, celle de Marville daterait de 1868 ou 1869, c'est un peu la panique parmi celles d'Atget, Gallica souffle le froid - des erreurs manifestes - et le chaud - des infos supplémentaires - sur cette affaire : http://gallica.bnf.fr/services/engine/s … ultat-id-1

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

éponymie a écrit:

Commémorons aussi la chaise électrique...

Plutôt la fée verte...

247

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Effectivement, il pourrait bien s'agir d'elle sur le dessin. Je n'y avais pas fait attention.

248 Dernière modification par éponymie (04-02-2017 00:00:02)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Certes, il faut prendre une loupe mais en cherchant encore, on trouve toujours : c'est en 1870 ou 1871 (mais le musée Carnavalet donne une date entre 1865 et 1868, qui croire ?), de Charles Marville, la plus ancienne photo de l'entrée du numéro 57 :

http://img15.hostingpics.net/pics/943919187071rueGalandeCharlesMarville.jpg

Vu le gris sombre de la porte cochère, j'ai bien l'impression que l'entrée du Chateau-Rouge était déjà rouge du temps où il n'était probablement encore que le cabaret de la Guillotine.

Sur le site de Paris-Bibliothèques : http://bibliotheques-specialisees.paris … 0000991186  où l'on lit aussi ceci :

Contient des vues du cabaret le Château-Rouge, aujourd'hui démoli

Mais il faut aller sur place : http://bibliotheques-specialisees.paris … chType=all

P.S.: pour le problème de date, il est probable que le négatif sur verre est daté de 1865-68 et que le tirage soit de 1870-71. Ainsi les deux photos de Marville rencontrées ici pourraient faire partie d'une série.

249 Dernière modification par éponymie (04-02-2017 11:14:51)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

Hé bien, je suis stupéfait : on savait que les deux premières mentions du nom Château-Rouge datait de 1878 (dessin de Chauvet et article du Gaulois), en voici une autre  de dix ans plus tardive, mais elle se trouve dans le tome 17 deuxième supplément du Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse (1888) :

http://img11.hostingpics.net/pics/5930871878articleChateauRougeLarousse1.jpg
http://img11.hostingpics.net/pics/2907021878articleChateauRougeLarousse2.jpg

(source, la date de 1878 donnée par gallica est erronée)

La source de l'article est Macé. La description semble dater un peu (seulement 2 salles, dont le sénat) et l'absinthe y coule effectivement à flot.

250 Dernière modification par glop (04-02-2017 12:55:03)

Re : Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris

De fil en aiguille j’ai trouvé ces quelques lignes consacrées à Gabrielle d'Estrées et à la rue Ga(r)lande.

https://books.google.fr/books?id=FgRQAA … mp;f=false

Nomina si nescis, perit cognitio rerum. Edward Coke

Messages [ 226 à 250 sur 286 ]

ABC de la langue française : forums » Parler pour ne rien dire » Cabaret «Au Chateau-Rouge», rue Galande, à Paris



Généré en 0,085 secondes, 91 requêtes exécutées