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forum abclf » Messages de kobo

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Sujets de kobo Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 171 ]

Bébert et l'omnibus... un superbe film d'Yves Robert... Et un livre de François Boyer.

On y lit, page cent trente du livre de poche imprimé en 1971 à La Flèche :

«    - Mais j’y pense… On en a plus de la home. On a tout mangé à midi.
    - C’est pas vrai, rouspéta Bébert, y en a là-dedans. »
Il désigna une gamelle de soldat où Parmelin casait son casse-croûte pour aller travailler. Berthoin regarda et vit un vieux bout de viande racorni :
«     - Mais c’est de la viande !…
    - C’est de la home… C’est pareil, eh… ».

De la HOME ???? Késaco les amis, ça fait plus d'une décennie que je me pose la question ???

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

et un A au milieu? C'est pas moi qui le dirait en premier!
Reste à trouver l'oeuvre.. une chance sur 150 au moins

Bravo et merci beaucoup!
Je ne pense jamais à google book, car les trois lignes de "snippet view" (c'est pas moi qui l'ai dit en premier, j'aurai pazosé!) sont vraiment frustrantes.
Je n'ai plus qu'à trouver le bouquin: ce n'est même pas sûr que les oeuvres de Bossuet s'empoussièrent sur les étagères branlantes de ma bibliothèque municipale, mais je me débrouillerai!

Ah! le kon, le konlekonlekon! « Traître, insolent, trompeur, lâche, coquin, pendard, gueux, belître, fripon, maraud, voleur... !»
Il en a oublié sa citation!
    « Vous vivez ici à la cour, et sans entrer plus avant, je veux croire que votre état est tranquille; mais vous n’avez pas si fort oublié les tempêtes dont cette mer est si souvent agitée que vous vous fiez tout à coup à cette bonace. »
De Bossuet, donc

J'ai trouvé cette citation de Bossuet (je ne sais plus où, peut-être chez Littré) et suis bien incapable d'en trouver la provenance dans les oeuvres dudit prédicateur.
Morglupf! (une nouvelle entrée pour la réédition du Dictionnaire des jurons), je ne peux tout le relire dans l'immédiat!
J'ai bien cherché, meuh j'trouve pô!
S'il y a des fans... des glossateurs... voire des amateurs éclairés... ou des pros de la recherche (là, je n'ai aucun doute!) pour m'aider...
Le ciel (ou tout ce qu'ils veulent) les bénisse (où leur fassent tout ce qu'ils désirent).

Eurêka! Thalassa, thalassa! Bonne nuit!

J'y arrive pas Andreas, tant pis, je réessaye. Gb, corrige et caviarde tout ce que tu veux... C'est la nuit des privautés... Donc, sur ce site intéressant

J'ai vraiment cru pendant un instant que le fond du sujet était tout autre...
Je saute du coca light (oui! et tant pis pour les puristes), mais ça m'a fait fait penser à la chanson Le tango stupéfiant de Marie Dubas qui fume de l'eucalyptus,  disponible [url= http://www.chanson.udenap.org/fiches_bi … ie.htm]sur ce site[/u]

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(11 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Merci Andreas!
En bon gentil étudiant perroquet en vacances en stage que je suis, je vous ramène ma petite fraise… avec du sucre, de la crème chantilly ou ce que vous voudrez bien y mettre… en cette pluvieuse période estivale, chacun fait ce qu’il veut, n’est-ce pas ma bonne dame?… (pour les dimanche (j'accorde au pluriel ou pas?) de gb et ceux des nantis: coquetèle fraiska=glace+4 cl de vodka+ 10 cl de lait + 2 traits de sirop de fraise+ du courage pour boire le tout!)
Ça va me permettre de réviser, en plus! Si j’en gonfle ou dégoûte quelques-uns ou beaucoup, qu’ils m’excusent car c’est pour mon bien!
En droit, très très simplement (très très dur!) et le plus couramment possible, on emploie l’expression « surseoir à statuer » pour désigner ce que fait m’sieur le juge judiciaire lorsqu’il décide de suspendre une affaire pour un certain temps fixé par lui-même, notamment pour permettre aux parties de s’entendre entre elles, de composer à l’amiable (ce qui arrive trop peu souvent, bien qu'accord vaut mieux que plaid et quemauvais arrangement vaut mieux que bonne querelle (sic)), et d'éviter de fréquenter assidûment les palais de justice. Il arrive, quant à lui, au juge administratif, de « surseoir à exécution » pour différer l’exécution d’une décision administrative (du maire, du préfet, etc.) On trouve aussi le sursis à exécution des peines et le sursis avec mise à l'épreuve, ainsi que le sursis d''incorporation au service national, aujourd'hui (presque?) disparu. (courageux André 79, tu peux tout de même chercher dans le code du service national sur légifrance. gouv.fr si le coeur t'en dit!)
Hors ces sens-là, point d'autres pour les juristes!
Il est vrai que, juridiquement, chaque mot a son sens exact. Les annotations des correcteurs rigoristes en marge des copies nous le rappellent - et tant mieux- bien souvent: ne pas confondre le jugement de l'arrêt... le magistrat du juge... l'appelant du demandeur et le défendeur de l'intimé... l'appel (qu'on interjette! avec deux T! sans accent! et on ne fait pas appel, rogntudju!) du pourvoi (qu'on forme! ou alors on se pourvoit! quand on fait un pourvoi, on se fourvoit, nardine omouk!)
Pour éviter les fautes, mieux vaut parfois préférer la simplicité. Surseoir à l'ouverture de quelque chose est donc à éviter.
Pour les notaires et les honnêtes citoyens curieux: Vocabulaire juridique sous la direction de Gérard Cornu, publié aux Presses Universitaires de France, au moins quatre ou cinq éditions.

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(11 réponses, dans Réflexions linguistiques)

ça fait des mois que je me pose la même question sans oser la poser!

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(45 réponses, dans Promotion linguistique)

Où voulez-vous en venir, moeffe?
Déballez-nous le bébé carrément, n'y allez pas avec le dos de la cuiller, révélez-nous le sens profond de votre pensée...
Quel est le débat, s'il peut y en avoir un?

Vous avez certainement raison pour "à volonté".
Que voulez-vous, je me suis laissé emporté par cette belle orthographe et n'ai pas suffisamment réfléchi...
Peut-être Céline a-t-il tout de même fait un petit mélange et joué sur une possible confusion.

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(3 réponses, dans Internet et informatique)

Lis Georges Fourest, Papy! Il y a quelques poèmes sur Gallica.

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(57 réponses, dans Promotion linguistique)

Attendons le Grand Soir!

Merci zyco pour ces belles couleurs!

Á VAU-L’EAU (locution adverbiale, d‘aval, côté vers lequel descend la rivière): Au fil de l’eau, du courant. Qui hasarde, a échoué, tourne au désordre. On disait aussi, en ce sens, à vau-le-vent, à vau-le-feu et à vau-l‘ombre, que l‘on trouve notamment chez Victor Hugo. L’expression « à la venvole » veut dire à la légère. A vau-de-route ne s’employait qu’avec les verbes s’enfuir ou aller et signifiait en fuite, en déroute, et se disait surtout pour les troupes militaire.
[A propos de Benjamin Péret] « Il est, je ne m’en cache pas, l’un des hommes que j’éprouve le plus d’émotion à connaître. Je vais parfois jusqu’à lui envier son manque remarquable de « composition » et ce perpétuel à vau-l’eau.»
                                                                                  Les Pas perdus            A. Breton (1924)

     « Ce que j’en pense, mon pauvre ami? Mais ce que vous en pensez vous-même. Je ne comprends rien, rien, rien. Ce que vous appelez gentiment mon érudition est à vau-l’eau. Et comment voulez-vous qu’il n’en soit pas ainsi? »
                                                                                    L’Atlantide                   P. Benoit (1919)

     « toujours est-il, c’est un fait, jusqu’au moment qu’on l’assassine il a eu beurre à profusion, frometons, poulgoms, truffes... la table ample!... ravitaillerie à volo!... drôlement bien vécu!... »
                                                                              D’un château l’autre        L.-F. Céline (1957)

        « Ils trinquent. Ils trinquent à des choses. Ils trinquent à des trucs. A des santés. Leur sale santé défaite qui vau-l’eaute. Leur petite santé cafouilleuse qui toussote du glaïeul dans les corridors du Père Lachaise. Tousse, tousse, et crache du gâteau sec dans le champagne des ulcères et des infarctus. Les bouchons vont sauter et le Samu va venir. »
                                                                         Jubilations vers le ciel           Y. Moix (1996) 

Ni le lendemain, ni le surlendemain, la tristesse de M. Folantin ne se dissipa; il se laissait aller à vau l’eau, incapable de réagir contre ce spleen qui l’écrasait. Mécaniquement, sous le ciel pluvieux, il se rendait à son bureau, le quittait, mangeait et se couchait à neuf heures pour recommencer, le jour suivant, une vie pareille; peu à peu, il glissait à un alourdissement absolu de l’esprit. »
                                                                             À vau-l’eau                  J.-K. Huysmans (1882)

              « On ne m'a pas commandé le moindre guet-apens, le plus léger rapt, le plus petit assassinat. En quel temps vivons-nous, mon Dieu! Les haines mollissent, les rancunes s'en vont à vau-l'eau, le sentiment de la vengeance se perd; on oublie les insultes comme les bienfaits; le siècle embourgeoisé s'énerve et les moeurs deviennent d'une fadeur qui me dégoûte. »
                                                                     Le capitaine Fracasse             T. Gauthier (1863)

On aura fait le tour de l'alphabet.
Je laisse lâchement ce sujet en plan jusqu’en septembre où j’espère vous retrouver en direct de l’université de droit d’Athènes. Eh oui, tout va à vélo!
Surtout, que personne n’hésite à continuer.

ZINZOLIN (n.m. et adj. de l‘arabe d‘Espagne djoudjolân ‘‘semence de sésame’’): Couleur d’un violet rougeâtre que l’on obtenait, à l'origine, du sésame.
« L’autre pan du ciel, du zénith à l’ouest, à l’extrême-ouest, rosissait, rougeoyait, devenait cramoisi, zinzolin, orangé, vert indien, jaune, et le soleil, dont une moitié flambait de l’autre côté du monde et dont ce qui restait du disque fondait à vue d’œil dans la cuve d’indigo, lançait des mèches, des langues, des jets de feu, des fuseaux d’or, d’antimoine et d’argent, des braises, de la lave incandescente, des rayons en platine, un cône vert. »
                                                                      La Vie dangereuse             B. Cendrars  (1938)
 
« Ça vous suffit? Pas d’autre question? Vous ne désirez pas connaître la couleur de mon porte-jarretelles?
- Pourquoi pas? Quelle couleur?
- Mauve. Exactement: zinzolin.
- Zinzolin! Le nom est joli. La chose aussi sans doute. On peut voir? »   
                                   Drôle d’épreuve pour Nestor Burma                 L. Malet (1968)

YALI (n. ?): Luxueuse demeure de bois, de style ottoman, construite sur les rives du Bosphore. Les yalis étaient les résidences estivales des riches familles turques.
    « Je passai la fin d’août et une partie de septembre en excursions dans le Bosphore. Le temps était tiède et splendide. Les rives ombreuses, les palais et les yalis se miraient dans l’eau calme et bleue que sillonnaient des caïques dorés »
                                                                                    Aziyadé                 P. Loti (1879)

Désolé, ce soir, c'est très court.
XÉNOPHONE (adj. et n.m.): Qui parle une langue étrangère. Touriste.
« Bien que toutes ces attentions le flattassent, il s’enquit cependant  du destin de sa nièce. Ayant appris de Fédor Balanovitch que la dite se refusait à suivre le mouvement, il s’arrache au cercle enchanté des xénophones, redescend et se jette sur Zazie qu’il saisit par un bras et entraîne vers le car. »
                                                          Zazie dans le métro           R. Queneau  (1959)

Peut-être un mélange de toril et de corral?
Ces deux mots sont plus ou moins synonymes et désignent l'enclos où sont parqués les taureaux.

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(57 réponses, dans Promotion linguistique)

Simple référence au sketch de Coluche sur le shmili, le schimilibi, le schimblick que vous évoquiez.

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(9 réponses, dans Internet et informatique)

et quand on fait une recherche sur caca, le mot hamburger apparaît!
marrant, positivement marrant...

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(57 réponses, dans Promotion linguistique)

A vous Cajarc, à vous Simone, candidat suivant!

Merci à tous pour vos contributions

WHIST ou WISK (n.m.): Sorte de jeu de cartes anglais répandu en France aux XVIIIème et XIXème siècles, ancêtre du bridge, et se jouant généralement à deux « whisteurs » contre deux autres. Le silence y est de mise, d‘où son nom, signifiant "chut" en anglais.
    « Devenu pauvre et ascétique, il a gardé le goût du monde. Une tasse de thé et un whist en compagnie d’une duchesse ne l’effraient pas. Liszt demeure quinze jours au palais Vendramin. Début janvier, il est déjà reparti pour Budapest. »
                                                                                       Louis II de Bavière        P. Combescot (1974)

« On a longuement cité le whist pour son action sur la faculté de calcul; et on a connu des hommes d’une haute intelligence, qui semblaient y prendre un plaisir incompréhensible et dédaignaient les échecs comme un jeu frivole. En effet, il n’y a aucun jeu analogue qui fasse plus travailler la faculté de l’analyse. Le meilleur joueur d’échecs de la chrétienté ne peut guère être autre chose que le meilleur joueur d’échecs; mais la force au whist implique la puissance de réussir dans toutes les spéculations bien autrement importantes, où l’esprit lutte avec l’esprit. »
                                               Double assassinat dans la rue Morgue           E. Poe (1842)
(The Murders in the Rue Morgue, traduit de l’américain par Baudelaire en 1852)

« Il ne connaissait guère ces deux messieurs que par le cercle et la partie de whist ; peut-être aussi par quelques courtages que le notaire lui avait fait gagner. Mais il était bon garçon et homme de sens ; il fit donc à son tour quelque dépense de paroles pour raisonner et consoler ce malheureux. A son gré, M De Villemaurin mettait les choses au pis ; il y avait plus de ressource. Dire que M L' Ambert resterait défiguré toute sa vie, c' était désespérer trop tôt de la science. »
                                                                               Le nez d'un notaire           E. About (1862)

(M. L'Ambert a perdu son nez)

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Michel Lecureur, dans sa Comédie humaine de Marcel Aymé (La Manufacture, 1985) ne mentionne que quatre articles d'Aymé dans Je suis partout, intitulés Chez Laborde, Brillat Savarin, Les danseuses de Jodelet et Trois illustrateurs montmartrois et tous publiés en 1942 et 1943.
Cecit dit, on trouve tout de même une vingtaine d'articles dans Gringoire en 1932-1933 (journal d'extrême droite), mais  une quarantaine d'articles de 1933 à 1937 dans Marianne (journal de gauche) (à l'époque!).
Il existe une photo émouvante sur laquelle on voit jouer à la pétanque - après guerre et probablement dans une allée de Meudon - Marcel Aymé et Louis-Ferdinand Céline qui a, lui aussi publié quelques "lettres" dans Je suis partout, mais au contenu plus engagé dirons-nous.

Je me souviens avoir vu un film sur Arte sur Magnus Hirschfeld il y a un ou deux ou trois ans... est-ce bien lui le "médecin allemand"?
Ma question (peut-être suis-je un peu lourd mais comprends pô très bin!) est la suivante: y a-t-il un rapport entre les partisans de Voiture et les homo d'Ulrichs?

Comme il a été question récemment de Marcel Aymé, voici simplement une belle petite citation:
« Malheureuse planète! Astre sombre roulant aux marches de l’infini, ton destin n’est plus une promesse et tient en quelques formules de mathématiques. A ton firmament froid, le soleil n’est qu’un point et jamais sa lueur ne dissipe les ténèbres où tu poursuis ta course de géant aveugle. Uranus, ton  nom est trompeur, car tu ne connais pas la lueur d’un ciel. Tu ne connais pas non plus la joie d’une eau vive, le mystère d’une eau profonde et ta solitude obscure ne se reflète pas au miroir de la vie. Tout l’amour de la terre ne peut rien pour toi, pas même imaginer ce monstrueux poids de mort naviguant avec elle dans l’espace interplanétaire. »
                                                                                                 Uranus                M. Aymé (1948)


VULNÉRAIRE (n.m., n.f. et adj.) : Alcoolat, médicament que l’on administrait aux personnes ayant subi une blessure en l’appliquant sur leurs plaies, notamment en Suisse avec des herbes aromatiques. Le vulnéraire se buvait aussi pour se remettre d’une émotion forte: pour les fans cinématographiques du Splendid, un vulnéraire, c’est « du schnaps du General Schpontz » pour le rosbif qu’on découpe car « c’est dimanche » dans Papy fait de la résistance (1983) et le « petit verre de Fernet-Blanca » « dans le petit placard de la cuisine à côté de l’évier » que Zézette apporte à Thérèse dans Le père Noël est une ordure (1982).
Au féminin, c’est une plante à fleurs jaunes nommée anthyllis vulneraria, recommandée pour les blessures. Employé comme adjectif, le terme caractérise quelque chose qui guérit. Dans Les remèdes charitables de Madame Fouquet, pour guérir à peu de frais toute forme de maux tant internes qu'externes, invéterez, & qui ont passé jusques à présent pour incurables, experimentez par la même Dame et augmentez (…) de la méthode que l'on pratique à l'Hôtel des Invalides pour guérir les soldats de la vérole (1685), on trouve une (délicieuse) recette de vulnéraire à base d’huile d’olives, de violettes de mars, ,de pervenche, de roses incarnates et de roses pales sauvages, de fleurs de mauves, de ronces, de mille pertuis, de gommes ou vermisseaux qu’on trouve à la Saint Jean dans les pommes d’ormeaux et de térébenthine de Venise!
Il en a déjà été question ici.

     « Elle s’est fait bouillir une grande cafetière de son mélange, un genre d’infusion, de la verveine plus de la menthe et un tiers de banyuls…Elle prenait goût aux choses fortes…surtout aux vins cuits…quelquefois même au vulnéraire !…Ça la remontait extrêmement vite. C’était un mélange indiqué par les diverses sages-femmes de l’époque…»
                                                                                           Mort à crédit             L-F Céline (1936)

     « Nicolas entraîna ses amis dans la galerie et recommanda au Père Marie d’offrir un coup de son  vulnéraire au visiteur.»
                                          Le crime de l’hôtel Saint-Florentin                 J-F. Parot (2004)

     « S’ils en veulent, du pris-sur-le-vif, du bien-saignant, ils seront sucrés, les journaleux.
Je suis capable de faire ma biographie, vous verrez, en noir et en technicolor. Sans bavures, sans truquages…Les personnes sensibles pourront se faire servir des vulnéraires. »
                             Le boulevard des allongés            L’Ange noir (alias Frédéric Dard) (1952)

     « N’ayant plus la possibilité de remettre où il l’a pris le flacon d’encre noire et ne pouvant, sans que ses précautions soient réduites à néant, le laisser sur son bureau, il le jette dans un égout… Ce qui permet au domestique d’accuser le cordon-bleu de se l’être tapé en vulnéraire…»
                                                                      L’homme au sang bleu                L. Malet (1945)

    « Enfin il se mit en devoir d'étancher mon sang qui continuait de couler, et voyant que nos deux mouchoirs n'y pouvaient suffire, il m'entraîna chez sa mère qui avait un petit jardin près de là. Cette bonne dame faillit à se trouver mal en me voyant dans cet état. Mais elle sut conserver des forces pour me panser, et après avoir bien bassiné ma plaie elle y appliqua des fleurs de lis macérées dans l'eau-de-vie, vulnéraire excellent et très usité dans notre pays. Ses larmes et celles de son fils pénétrèrent mon coeur au point que longtemps je la regardai comme ma mère et son fils comme mon frère, jusqu'à ce qu'ayant perdu l'un et l'autre de vue, je les oubliai peu à peu. »
                 Les rêveries du promeneur solitaire (quatrième promenade)            Jean-Jacques Rousseau (1782)

Aujourd'hui, c'est l'uranisme. J'ai hésité avec usucapion!

URANISME (n.m.): Homosexualité masculine. D’après le Larousse médical de 1972, l’uraniste aurait tendance à se travestir. Uraniste et uranien sont synonymes d’homosexuel. On trouve très peu d’entrées sur Gallica et on a tôt fait de tomber sur des auteurs parlant de déséquilibre, d’inversion et de dégénérescence. sad
    Le terme semblait avoir un sens tout à fait différent (???) au XVIIème siècle puisque c’était le surnom des partisans du sonnet de Voiture (1597-1648)  A Uranie (c’est-à-dire à Aphrodite) opposé au Job de Benserade (1613-1691). Dans l’histoire littéraire, ces deux sonnets divisèrent la société précieuse, entre jobelins et uranistes.

Toute précision est la bienvenue.
                      « Loin de nier ou de cacher son uranisme, il [Marcel Proust] l'expose, et je pourrais presque dire: s'en targue. Il dit n'avoir jamais aimé les femmes que spirituellement et n'avoir jamais connu l'amour qu'avec des hommes. »
                                                                                          Journal (A. Gide 1921) (Merci au TLFI)

    « Comme toutes les gitanes la Mère avait pris la route de très bonne heure pour fuir la tyrannie de ses frères, l‘aîné, ce grand fou, ce rêveur de Grêlé, qui ne respectait aucune tradition et n‘avait pas fondé de famille par paresse, oubli et baguenauderie de qui baye aux corneilles et est dans la lune; le cadet, le Balafré, qui n‘y avait pas songé non plus ni rien entrepris par orgueil, cupidité, avarice, jalousie, cruauté, uranisme, goût de s‘enrichir, envie de dominer, passion de l‘intrigue et besoin de dominer; l‘un et l‘autre ayant déjà prostitué leur sœur plusieurs fois.»
                                                                          L’homme foudroyé                B. Cendrars (1945)

« Il faut finir mes jours en l' amour d' Uranie,
l' absence ni le temps ne m' en sçauroient guerir,
et je ne voy plus rien qui me pût secourir,
ni qui sceust r' appeller ma liberté bannie.
Dés long-temps je connois sa rigueur infinie,
mais pensant aux beautez pour qui je dois perir,
je benis mon martyre, et content de mourir,
je n' ose murmurer contre sa tyrannie. »
                                                                                  A Uranie                     Vincent Voiture

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

et elle habite à Melun... Je l'avais bien dit que c'était un grand écrivain!:D
Merci pour l'aspirateur, quel est le prochain prix?

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Anna Gavalda?

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Frédéric Beigbeder? Nouvelles sous ecstasy?

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Pierre Enckell n'a pu se méprendre.
Surement un grand auteur! Marc Lévy?

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Et deux mouches pour gb, deux!:)
Qui propose?

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Bravo! Le passage est dans La jument verte (1933)

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Bon, ça n'avance pas beaucoup notre affaire!
Et si je vous dit que l'auteur a écrit des romans (certains adaptés au cinéma), des nouvelles et des contes, des pièces de théâtre, des articles de journaux (pendant la guerre, notamment...) et des dialogues de films?

TARBOUCH ou TARBOUCHE (n.m.): Bonnet rouge cylindrique et rigide, au sommet duquel pend un gland.  Il pouvait être entouré d’un linge pour faire un turban. Seuls les touristes en portent à présent. Égyptien, le tarbouch est appelé fez en Turquie et chéchia - portée par Tartarin - au Maghreb.

    « A dix pas plus loin, un petit homme rond, coiffé du tarbouch écarlate, aspirait par bouffées égales la fumée d’une cigarette de tabac turc, plus grosse que le petit doigt. »
                                                                  Le nez d’un notaire                 E. About (1862)

    « Il portait le tarbouch de feutre rouge, inondé par-derrière d’une longue houppe de soie floche bleue, et laissant voir, sous l‘étroit liséré blanc d‘une première calotte de toile piquée, des tempes rasées aux tons de barbe fraîchement faite. (…) Son costume était fort propre: il consistait en une veste cannelle soutachée en soie de même couleur, des cnémides ou guêtres d’étoffe pareille, un gilet blanc orné de boutons semblables à des fleurs de camomille, une large ceinture rouge et d’immenses grègues aux plis multipliés et bouffants.  »
                                             Le roman de la momie                     T. Gautier (1858)

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(134 réponses, dans Jeux de mots...)

Nenni, nenni.
Même époque que Guéhenno mais mort plus jeune et sans habit vert.
L'auteur est parisien mais a peint les paysans et les bourgeois...
Régionaliste oui, mais pas seulement.
Lu aussi par les enfants.

SOURDRE (vb.): Qualifie l’action de l’eau sortant de terre. Au figuré, cela signifie sortir, naître, résulter. Sourdre peut aussi vouloir dire s’agiter, se dresser: en mer, le nuage sourd lorsqu’il s’élève à l’horizon.
Ce verbe ne prend que les formes suivantes: il sourd, ils sourdent, il sourdait, ils sourdaient, il sourdit, il sourdra, il sourdrait, qu’il sourde, qu’il sourdît, et sourdant.

     « Lorsque autrefois du haut du rocher je contemplais, par-delà le fleuve, la fertile vallée jusqu’à la chaîne de ces collines ; que je voyais tout germer et sourdre autour de moi; que je regardais ces montagnes couvertes de grands arbres touffus depuis leur pied jusqu’à leur cime, ces vallées ombragées dans leurs creux multiples, de petits bosquets riants, et comme la tranquillité de la rivière coulait entre les roseaux susurrants, et réfléchissait les chers nuages que le doux vent du soir promenait sur le ciel en les balançant (…). »
                                                                Les Souffrances du jeune Werther     Goethe (1774)
                               (Traduit de l’allemand pour Gallimard en 1954 par B. Groethuysen)   

« A la sortie du port, l’eau est noire, profonde. Il y a tous ces trous mystérieux, les avens où sourdent les sources froides. Quelque fois on rencontre de grands poissons lune qui se laissent enivrer en tournant sur eux- mêmes. »
                                                                                      Hasard            J.M.G. Le Clézio (2001)

«                           DON CARLOS.
- Oh! d'états et de rois, mouvante pyramide,
Ton faîte est bien étroit! Malheur au pied timide!
A qui me retiendrais-je! Oh! si j'allais faillir
En sentant sous mes pieds le monde tressaillir!
En sentant vivre, sourdre et palpiter la terre!
--Puis, quand j'aurai ce globe entre mes mains, qu'en faire?
Le pourrai-je porter seulement? Qu'ai-je en moi?
Être empereur, mon Dieu! J'avais trop d'être roi! »
                                          Hernani (Acte IV scène      V. Hugo (1830)
                                                                (faisant de ce verbe un emploi plutôt curieux)

« Angelo écoutait le bruit menu de son chagrin au fond de son âme. Un bruit de source qui sourd de son rocher et dont l’eau se disperse dans la mousse avant de se rassembler pour devenir un vrai ruissellement. »
                                                                        Une seconde de toute beauté          F. Dard (1966)

    « Elle enviait les petites mains de Charles, son teint, la fraîcheur et la délicatesse de ses traits. Enfin, si toutefois cette image peut résumer les impressions que le jeune élégant produisit sur une ignorante fille, sans cesse occupée à rapetasser des bas, à ravauder la garde-robe de son père, et dont la vie s'était écoulée sous ces crasseux lambris sans voir dans cette rue silencieuse plus d'un passant par heure, la vue de son cousin fit sourdre en son coeur les émotions de fine volupté que causent à un jeune homme les fantastiques figures de femmes dessinées par Westall dans les Keepsake anglais, et gravées par les Finden d'un burin si habile, qu'on a peur, en soufflant sur le vélin, de faire envoler ces apparitions célestes. »
                                                                                       Eugénie Grandet           Balzac (1833)    

Effectivement: le parangon est un caractère utilisé en typographie.

REZZOU (n.f.): Nom donné au Maghreb à la troupe militairement organisée pour exécuter une razzia, pour enlever des provisions et du troupeau par la surprise et la violence.
« Une année plus tôt, nos camarades Gourp et Erable, en panne ici, exactement, avaient été massacrés par les dissidents. Nous savions qu’aujourd’hui aussi un rezzou de trois cent fusils campait quelque part à Bojador. Nos trois atterrissages, visibles de loin, les avaient peut-être alertés, et nous commencions une veille qui pouvait être la dernière. »
                                                     Terre des Hommes                  A. de Saint-Exupéry (1938)

« Les sables sont d’abord déserts, puis vient le jour où, craignant l’approche d’un rezzou, nous y lisons les plis du grand manteau dont il s’enveloppe. Le rezzou aussi transfigure les sables. »
                                                    Terre des Hommes A. de Saint-Exupéry (1938)

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Personne?
Voici donc une citation, envoyée par Monsieur Ret, de Montluc:
« (...) s’en aller travailler à la ville, ne plus sentir la motte de terre qu’on écrase du nez de son sabot sensible comme un orteil, n’attendre plus rien de la pluie ou du soleil, ne plus être seul sur le milieu de l’horizon... mais buter du regard sur des murs et sur des ferrailles, manier les outils de tout le monde, pisser à heures fixes sur un bout de tôle... »

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Boudard?

Je poste, je poste, mais surtout n'hésitez pas à poursuivre sur les mots antérieurs!

PARANGON (n.m.) : Modèle, type, patron.
Se dit d’une perle ou d’un diamant sans défaut.
Parangonner ou mettre en parangon signifie comparer, mettre en égalité d’estime.
Se disait de certaines fleurs revenant chaque année sans dégénérer, avec la même beauté.
Le parangon est un marbre noir utilisé en Égypte et en Grèce dans les statues d‘animaux.
Je trouve le TLFI très moyen sur ce coup là.

« Rampant d’argent sur champ de sinople, dragon
Fluide, au soleil de la Vistule se boursoufle.
Or le roi de Pologne, ancien roi d’Aragon,
Se hâte vers son bain, très nu, puissant maroufle.

Les pairs étaient douzaine : il est sans parangon.
Son lard tremble à sa marche et la terre à son souffle ;
Pour chacun de ses pas son orteil patagon
Lui taille au creux du sable une neuve pantoufle.

Et couvert de son ventre ainsi que d’un écu
Il va. La redondance illustre de son cul
Affirme insuffisant le caleçon vulgaire

Où sont portraiturés en or, au naturel,
Par derrière, un Peau-Rouge au sentier de la guerre
Sur un cheval, et par devant, la Tour Eiffel.»
             Le bain du roi     A. Jarry          revue Blanche, n° du 15 février 1903
                                                                   (cité par Breton dans  Les Pas perdus)

« En 1974, dans Mets ton doigt où j’ai mon doigt, San-A. nous livrait le portrait d’un politicien très en vue doté d’une épouse nymphomane bien encombrante pour ce faux parangon de vertu.»
            Frédéric Dard ou la vie privée de San-Antonio                   F. Rivière (1999)

     « Enfin, la figure emblématique du bon père de famille, sans peurs et sans reproches, parangon de prudence et de diligence, paraît bien loin de la réalité souvent tragique de milliers de femmes et d‘enfants, s‘épuisant dans des tâches ingrates et livrés à la volonté d‘un employeur tout puissant. Ce décalage entre l‘image idéale de l‘honnête homme de 1804 et le spectacle pitoyable de ces vies brisées devint rapidement insupportable pour une société fortement christianisée.»
L’impossible divorce de la faute et de la responsabilité civile (D.1998,chron.,p. 301)                                                                                                                                                          C. Radé

« Les applaudissements et les coups de sifflets éclatèrent quand Richard Cœur de Lion apparut. Il portait un peignoir de soie blanc. Ses chaussures étaient bleu azur, sa superbe crinière blonde, soigneusement coiffée, descendait jusqu’à ses épaules. Il était magnifique, la foule l’adorait. Il retira son peignoir blanc, exhibant un maillot bleu ciel. Il s’inclina cérémonieusement devant tous les spectateurs ravis. Puis, avec une ostentation calculée, il s’agenouilla au centre du ring, fit le signe de croix, inclina la tête, ferma les yeux et pria. Brusquement, le Duc bondit de son coin et lançant en avant ses deux pieds, allongea Richard sur le sol. La foule se métamorphosa en une bande de lions féroces. On jetait des objets – des objets comme des chaises et des bouteilles, des fruits et des tomates. Je compris alors pourquoi tout le monde détestait cet homme. Il était l’ennemi.
Le drame était joué d’avance. Le Duc ne pouvait pas gagner sur ce ring. Il était là pour être puni, car il incarnait le diable, et Richard Cœur de Lion, parangon de pureté, finirait bien sûr par le terrasser. Voila pourquoi les spectateurs avaient payé.»
                                                            Rêves de Bunker Hill                 J. Fante
(Dreams from Bunker Hill (1982) traduit de l'américain en 1985 par B. Matthieussent chez Christian Bourgois et 10/18)

Je me permets de recommander John Fante à tous car il est trop méconnu. Ca se lit facilement (dans le texte c'est mieux bien sûr), c'est à la fois sombre et lumineux, c'est mon petit coup de coeur!

D'après le Dictionnaire pratique et historique de la musique de Michel Brenet (1858-1918), « la première société chorale de ce genre que l'on vit en France fut fondée en 1842 par l’initiative de Bocquillon-Wilhem. Elle s’intitulait « les Enfants de Paris ». » L’ouvrage précise en outre que « le niveau artistique de ces sociétés est généralement très faible et plus encore celui de leur répertoire ».
La star ac n’existait pas encore… Gounod dirigea l’Orphéon de Paris de 1852 à 1860.
1833 est la date avancée par Littré (mentionnant lui aussi Wilhem qui a sa rue dans le XVIème), et reprise par quelques sites. Toujours est-il qu'il semble y avoir un épais nuage d'incertitude autour de l'apparition de l'orphéon en tant que chorale masculine.
Un site intéressant à découvrir:
http://rh19.revues.org/document157.html

ORPHÉON (n.m.) : Instrument de musique à cordes et à clavier dans lequel le son est produit par une roue qui frotte les cordes.
En 1833, c’était une école de chant parisienne réunissant les meilleurs chanteurs des écoles primaires. Sorte de chorale, d’école de chant. Par extension, fanfare.

    « Je vous dis pas le nom des ministres derrière l’orphéon… (…) même agrippés comme nous sommes, on glisse, on n’avance plus du tout !… c’est de la patinoire comme c’est pris… eux, la fanfare, ils peuvent y aller! ils ont des bottes à crampons ! ils peuvent la jouer la Marseillaise ! nous c’est miracle qu’on plane pas, foute pas le camp à dame. »
                                                                  D’un château l’autre          L-F Céline (1952)

     « Les jours de fête, en particulier les dimanches honorés comme ultra-repos officiel, l’orphéon de Saint-Flebène ( un sarrussophone, un triangle, deux flûtes, une grosse caisse et un bandonéon) se réunissait sur la place Boileau, au cœur de la cité. Assis sur des pliants, les exécutants jouaient pendant des heures valse musette, scies d’opéras, marches guerrières et chansonnettes dont les plus prisées étaient encore “Temps des cerises”, “Ah qu’il est doux de ne rien faire”, “Viens le soir descend” et “Plaisir d’Amour”. Ces jours de concert, chaque famille était tenue d’apporter aux musiciens un verre de vin en guise de paiement.
     Il en résultait une extinction de tous sons harmonieux, vers les quatre heures de l’après-midi. »
                                                                              Le triporteur              R. Fallet (1951)
   
     « Je m’éveillai avec mal à la tête et le bruit des orphéons qui passaient dans la rue. Je me rappelai que j’avais promis d’emmener Edna, l’amie de Bill, voir les taureaux traverser la ville pour se rendre aux arènes. »
                                                   Le Soleil se lève aussi             E. Hemingway (1926)
(For Whom the Bell Tolls , traduit de l'américain par D. Van Moppès en 1950)

     « Déjà, lorsque descendu de voiture et pendant que je présentais à la porte de la prison mon laissez-passez et l’ordre de libre-visite, le grand reporter manifestait sa surprise et son ébahissement en entendant les éclats d’un orphéon, les cris de joie d’une foule en délire, les coups sourds d’un ballon de football, le crincrin de mandolines et de violons nous parvenir de l’autre côté des hauts murs de l’enceinte. »
                                              La Vie dangereuse                 B. Cendrars (1938)

Un dernier conseil tout bête, pour la route, à suivre en prenant ses précautions: demandez-vous ce que vos interlocuteurs veulent entendre, ce qu'ils s'attendent à savoir et ce qui les déterminera dans leur choix.
Et ce sans grossièrement les flatter...
Comme disait un de mes professeurs de français au collège au sujet des rédactions: «elles doivent être vraisemblables, pas forcément véridiques! »

NAÏADE (n.f.): Nymphe des eaux. Les naïades sont des divinités du polythéisme grec qui président aux fontaines et aux rivières, aux sources et aux ruisseaux; elles sont les filles de Jupiter. Peut se dire pour plaisanter d’une nageuse ou d’une baigneuse.
C’est aussi une plante aquatique des eaux douces de l’Europe centrale dont la pollinisation se fait par l‘eau, et une famille de vers aquatiques.

          « Sebastian est assis sur le banc et lit à haute voix des vers anglais dans un cahier noir. Il s’interrompt soudain: un peu vers la gauche on aperçoit, émergeant à peine, la tête châtain d’une naïade qui s’éloigne lentement, sa longue chevelure flottant en arrière; et voilà qu’elle sort de l’eau, sur la rive opposée, baigneur nu se mouchant dans ses doigts: c’est le pope aux cheveux longs du village. »
                                  La vraie vie de Sebastian Knight            V. Nabokov (1941)
                               (traduit de l’anglais par Y. Davet aux éditions Albin Michel (1951))

          « Là, tout le jour, il y avait société nombreuse; sur l' herbe, on trouvait étendues les belles jeunes femmes de Papeete, qui passaient les chaudes journées tropicales à causer, chanter, dormir, ou bien encore à nager et à plonger, comme des dorades agiles. Elles allaient à l' eau vêtues de leurs tuniques de mousseline, et les gardaient pour dormir, toutes mouillées sur leur corps, comme autrefois les naïades. »
                                           Le mariage de Loti (Rarahu)                P. Loti (1882)

Génial!:) J'étais passé à côté! Le mirliton était aussi le nom d'une coiffure, semble-t-il.
L'argot musical: curiosités anecdotiques et philologiques (1892) d'Émile Gouget rapporte ceci: — «Un curé de village, scandalisé de la chanson du Mirliton, s'éleva fortement dans un prône, contre ceux qui la chantaient. Le lendemain, une de ses paroissiennes lui demanda pourquoi le mirliton avait si fort animé son zèle.
— « Ce n'est, lui dit-elle, autre chose que la gaze que je porte sur la tête.
— « Ma foi, dit le curé, je n'en savais rien; dimanche prochain, je réparerai cela. »
En effet, au prône suivant, il dit à ses paroissiens : « Mes frères, je vous ai beaucoup gourmandés, dimanche dernier, sur le mirliton; mais depuis que j'ai vu celui de Mlle Javotte; j'ai trouvé que c'était si peu de chose qu'en vérité il ne valait pas la peine d'en parler. »

Mais alors, qu'est-ce qu'un beau mot? Un mot peut-il être beau? L'être plus qu'un autre? Je ne sais plus si c'est dans Télémag ou dans VSD que j'ai lu ça, brèfle, dans une revue hautement intellectuelle, mais il en ressortait que le mot préféré des adultes en France était AMOUR et celui des enfants MAMAN.

Merci pour ces précisions, zycophante.
Je suis un petit peu en retard sur l'horaire habituelle, mais voici tout de même le:
MIRLITON (n.m.) : Sorte de flûte de roseau creusé, garnie à son extrémité d’une  pelure d’oignon ou d’une membrane de baudruche et percé d’une ouverture latérale près de chaque bout, sur laquelle on applique les lèvres pour nasiller un air ridicule.
Les vers de mirliton sont de mauvais vers, vulgaires, semblables à ceux qui étaient imprimés sur les bandes de papier entourant en spirale les mirlitons avec lesquels on faisait de la musique.
Un mirliton est aussi un refrain populaire.
C’était en outre une petite pâtisserie roulée, à la crème et à la fleur d‘oranger, ainsi que le nom donné au shako pendant la Révolution.

    « C’était un boulot magique qu’il enlevait superbement, la synthèse explicative, péremptoire, irrécusable, des pires hypothèses saugrenues, les plus ergoteuses alambiquées, insubstantielles…Il aurait fait par conviction passer toute la foudre entière dans le petit trou d’une aiguille, l’aurait fait jouer sur un briquet, le tonnerre dans un mirliton. Telle était sa destinée, son entraînement, sa cadence, de mettre l’univers en bouteille, de l’enfermer par un bouchon et puis tout raconter aux foules…Pourquoi ! et comment !…»
                                                                             Mort à crédit            L-F Céline (1936)

[A propos de Jacques Vaché] « J’ai connu un homme plus beau qu’un mirliton. Il écrivait des lettres aussi sérieuses que les Gaulois. Nous sommes au XXème siècle (de l’ère chrétienne) et les amorces partent sous les talons d’enfants. Il y a des fleurs qui éclosent spécialement pour les articles nécrologiques dans les encriers. Cet homme fut mon ami.»
                                                                        Les Pas perdus             A. Breton (1924)
                             
     « - Et si on te crevait les yeux, gros père? Et si on voulait être aussi méchants que les chauffeurs d‘Orgères? Qu‘est-ce que tu dirais - juste avant qu‘on te coupe la langue?
    - Je dirais:« Laissez-moi ma langue, j‘ai quelque chose à ajouter et je pourrai le dire que dans quelques jours. »
    -  Il plaisante, cet enfiotté. Il veut rigoler… Il trouve le monde gai, ce pou… La mine réjouie… Paris by night… Les serpentins au cul… et je souffle dans mon mirliton. »
                                    Luj Inferman’ chez les poulets                P. Siniac (1980)


J'avoue que l'utilisation du terme par André Breton m'est obscure.
C'est pourtant bien le mot mirliton qui est employé, et non le mot mirmidon.
Plus beau qu'un mirliton? Faut-il y voir du surréalisme? Je n'en suis pas sûr, car l'ouvrage n'est pas dans cet esprit-là.

Mais je me rends compte qu'il doit être difficile de pêcher des oiseaux et des poissons à marée basse!:)

Peut-être un rapport avec la gode dont parle Littré: « nom, sur les côtes de basse Normandie, d’un petit poisson de mer, alimentaire, dont le goût rappelle celui du merlan. » La gode serait aussi, en Bretagne, un oiseau de mer.

LANSQUENET (n.m. de l’allemand Landsknecht, valet de ferme, serviteur du pays, littéralement): Dès le XVème siècle, ce terme désignait des fantassins allemands (de Souabe) enrôlés comme mercenaires et qui combattaient sous leurs enseignes nationales, commandés par des officiers de leur langue, surtout en France pendant les guerres de religion, appelés par les Guises. Ils étaient armés d’épées, de dagues et d’arquebuses; la plupart portaient le corps de cuirasse et étaient coiffés de la bourguignote. Certains étaient armés de l’épée à deux mains, ou grand espadon, que l’on portait en avant, dans certaines attaques, pour faucher le bois des piques ennemies et ouvrir une brèche. La lansquenette, qu’ils portaient, étaient une épée courte et large, à deux tranchants.
Se dit d'un homme grossier et brutal.
C’est aussi un jeu de cartes de hasard que ces fantassins ont introduit, « complètement inusité de nos jours » d’après Le Larousse universel (1923).

« D. CARLOS.    - Lequel vaut mieux, Corneille, Agrippa? Jean Trithème?
                                Celui dont une armée explique le système,
                                Qui met un fer de lance au bout de ce qu’il dit,
                                Et compte maint soudard, lansquenet ou bandit,
                                Dont l’estoc, refaisant la fortune imparfaite,
                                Taille l’événement au plaisir du prophète.
                                Pauvres fous! qui, l’œil fier, le front haut, visent droit
                                A l’empire du monde et disent: J’ai mon droit!
                                                           Hernani (Acte IV scène 1)        V. Hugo (1830)

« FRICK (le bottier déguisé en major) :
« Partout où l’on dîne,
d’une façon fine,
paraît le major, paraît le major!
Je suis le major, je suis le major!
Partout où l’on joue,
partout où l’on floue,
paraît le major, le major!
Oui je coupe, je découpe,
fais sauter la coupe.
Je suis le major, le major!
J’ai toujours après le dîner,
pour avis qu’il faut cartonner,
baccarat ou bien lansquenet,
j’ai dans ma poche un jeu tout prêt;
mais c’est surtout à l’écarté
que brille ma dextérité,
et quand il faut tourner le roi,
nul ne peut lutter avec moi! »     
La vie parisienne (acte II), opérette d’Offenbach, livret d’H. Meilhac et L. Halévy (1873)
(bien sûr, comme ça, sans la musique, c'est pas terrible...)

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