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Le forum d'ABC de la langue française

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forum abclf » Messages de Marco1971

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Sujets de Marco1971 Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 366 ]

1

(239 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Mais non, soyez tranquille, on s’en va tous. Et on vous laisse vous autophagocyter. wink

Ceci est mon dernier message, inutile de me répondre, je ne viendrai pas voir. smile

En effet, Raffaella, comme vous le dites, toutes les langues ont une profondeur, que la plupart des locuteurs natifs ne connaissent pas. Rien qu’une virgule donne une nuance (et parfois même une différence importante) de sens. Et l’italien, qui est ma langue maternelle (comme la vôtre, j’imagine), est un océan iridescent...

Raffaella, vous pouvez aussi consulter le TLFi (si vous ne le connaissez pas), qui donne beaucoup d’exemples et d’explications:

http://atilf.atilf.fr/tlfv3.htm

Si vous le connaissez déjà, veuillez pardonner l’inutilité de mon message. smile

4

(83 réponses, dans Promotion linguistique)

Tout au plus, on pourrait écrire « maus », ce serait un compromis, mais cela est en contradiction avec les structures morpho-phonétiques de l’italien...

5

(13 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Raffaella vous répondra sans doute. Je me permets toutefois de répondre sur « y » : en italien cela se traduit par « ci » :

Je vais à Rome > J’y vais = Vado a Roma > Ci vado ;

Je pense à mon enfance > J’y pense = Penso alla mia infanzia > Ci penso.

Buonanotte anche a lei!

6

(83 réponses, dans Promotion linguistique)

Ce que dit Arianna est tout à fait vrai. On a proposé topolino sur un fil que j’ai moi-même ouvert sur le forum de la prestigieuse Accademia della Crusca (« Morbus anglicus »), et on nous a rétorqué que les jeunes filles sauteraient au plafond si elles devaient poser la main sur une souris...! Je ne crois pas que les jeunes filles de la Péninsule soient plus allergiques à ce type de rongeur que celles de l’Hexagone ou de l’Espagne (« ratón »)... C’est la bêtise et l’asservissement à la mode « américacane » — comme je la surnomme — qui permettent cet envahissement de termes (les gens croient que plus ils utilisent des termes anglo-américains, plus ils ennoblissent leur langage!). Il eût été facile de « lancer » des adaptations ou des substituts dès le début, avant que certains termes ne prennent racine dans l’usage ; maintenant, c’est difficile, voire impossible. sad

7

(7 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Éventuellement « digne » : This book is worth reading, « Ce livre est digne d’être lu ». Mais en général cette tournure se traduit par « valoir la peine, mériter, être bon à, gagner à », etc. Chaque langue a ses constructions particulières.

Tout à fait d’accord avec vous, Gb : la synonymie parfaite n’existe pas (sauf dans certains domaines, dans la terminologie technique, et encore...), il y a des connotations qu’un mot peut avoir, que son synonyme n’a pas. Et cætera.

Personnellement, je perçois une nuance de registre entre se rappeler (que je verrais comme plus courant) et se souvenir (que je considèrerais comme plus « soigné »). Mais c’est tout à fait subjectif.

10

(4 réponses, dans Promotion linguistique)

Merci beaucoup, Gb !

Bonsoir !

J’aimerais savoir si le terme matériel est bel et bien dans l’usage et remplace effectivement hardware. Pour logiciel = software, je n’ai pas de doutes. Merci à qui voudra bien répondre.

12

(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Pas de problème, Gb ! Toujours disponible ! big_smile

13

(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Mon manuel de rhétorique (Bice Mortara Garavelli — qui est académicienne de la Crusca —, Le figure retoriche, Bompiani, Milano, 1993) dit ceci (je traduis) :

«Don Rodrigo se réveilla Don Rodrigo.» La phrase de Manzoni qui donne titre à ce paragraphe contient une tautologie, c’est-à-dire qu’elle a le prédicat (Don Rodrigo) identique au sujet. En la lisant, nous nous apercevons qu’il ne s’agit pas d’une évidence banale, mais que les deux occurrences identiques de la même expression ont une valeur différente. Nous pouvons dire également que le même terme indique une fois la personne et une autre fois cette même personne avec ses caractéristiques et son comportement.

Voici quelques DIAPHORES :

Un père est toujours un père.

cet art qui seul fait paraître hommes les hommes (Leopardi).

Désolé pour ma «citomanie» ! wink

14

(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Je crois qu’on parle dans ces cas-là de diaphore.

15

(2 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Voici ce que donne le TLFi :

2. Chose molle, partie molle d'une chose.
a) Rare. L'été, dit-il, c'est du poison. Le soleil, le chaud, le mou des arbres de la terre, ça pourrit. Mais l'hiver... (GIONO, Eau vive, 1943, p.109).
b) Poumon des animaux de boucherie vendu souvent comme viande de moindre qualité pour l'alimentation des chats. Va chercher du mou au petit chat, dit Gérard (CHAMPFL., Avent. Mlle Mariette, 1853, p.75). Il demeurait en extase, en face des grands mous pendus aux crocs de la criée (ZOLA, Ventre Paris, 1873, p.776):

11. Quand je rentrai, après trois heures de queue et de hurlements devant les cuisines, et que tous eurent vu, de leurs yeux vu, en quoi consistait au juste la distribution: cinq litres environ de bouillon liquide où nageaient trois morceaux de mou gros comme des noisettes, il y eut sur tous les visages une telle expression d'atterrement que j'en fus plus triste que de ma propre déception.
AMBRIÈRE, Gdes vac., 1946, p.39.
c) Pop. Partie charnue du corps, le corps dans son ensemble.
Rentrer dans le mou (de qqn). Attaquer (quelqu'un) sans ménagement. Synon. rentrer dans le chou (v. ce mot D), dans le lard (de qqn) (v. lard B 2). (Dict. XXe s.).
Se magner le mou. Se dépêcher. Synon. se magner* le train (pop.). Dans son langage nous trouvons ces expressions (...) magne-toi le mou (...) expressions qui n'étaient jamais prononcées d'une façon claire, mais plutôt murmurées d'une voix un peu sourde, et comme en dedans, sans les voir (J. GENET, Querelle de Brest, III, 1947, p.209 ds CELLARD-REY 1980).
Crâne, cervelle.
Bourrer le mou (à/de qqn). Tromper, abuser (quelqu'un). Oh! On la connaît! dit Gaspard. Nous bourre pas l'mou, va, fais ton service (BENJAMIN, Gaspard, 1915, p.84). Elle me reluquait indécise... Elle croyait que je lui bourrais le mou... (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p.493).
C'est du mou! Ça ne vaut rien. Il n'y a qu'une liberté, que je te dis moi, rien qu'une: c'est de voir clair d'abord, et puis ensuite d'avoir du pognon plein les poches, le reste c'est du mou!... (CÉLINE, Voyage, 1932, p.482).

16

(9 réponses, dans Promotion linguistique)

À mon avis, les anglicismes incompatibles avec notre phonétique devraient être adaptés. Jungle ne présente pas de difficulté et entre dans notre morphologie et notre phonétique. Par contre, full contact est plus choquant, parce que « full » est anglais mais « contact » est un mot bien français, d’origine latine. On aurait pu facilement traduire cette expression par « plein contact ». Il suffit de très peu pour qu’un mot s’impose dans l’usage : il suffit qu’il soit diffusé par la télévision, la radio et les journaux.

17

(6 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Oops... je vois que j’aurais mieux fait de me taire... wink

18

(6 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Je ne sais pas si cela peut vous être utile, mais je vous propose ce qu’en dit l’Oxford English Dictionary :

Eutopia

(ju;"t@UpI@)  [f. Gr. eÌ- (see eu-) + s¾po| place. First used by Sir T. More or his friend Peter Giles (see quot. 1516), with a play on Utopia (f. Gr. oÌ s¾po|, and hence = ‘no place, land of nowhere’), the name of the imaginary country described in More's famous book with that title. Some later writers have misused the word for Utopia, imagining the latter to be an incorrect spelling; others have correctly used the two words in an antithesis.]

   A region of ideal happiness or good order.

   [1516 Sir T. More or P. Giles Hexastichon Anemolii Poete Laureati, prefixed to Utopia, Vtopia priscis dicta ob infrequentiam, Nunc ciuitatis æmula Platonicæ+Eutopia merito sum vocanda nomine.]  1556 R. Robinson tr. Hexastichon in More's Utopia (ed. 2) Svija, Wherfore not Utopie, but rather rightely My name is Eutopie, a place of felicitie.  1595 Sidney Apol. (1891) 19 Sir Thomas Moore's Eutopia.  1610 Th. Th[orpe] Ded. Healey's St. Augustine's City of God, Then [when Healey translated Hall's Mundus Alter et Idem, he treated] of a deuised Country scarse on earth, now of a desired Citie sure in heauen; then of Vtopia, now of Eutopia.  a1613 Overbury A Wife (1638) 255 Certain edicts from a Parliament in Eutopia.  1638 Featley Strict. Lyndom. ii. 23 No more+than it will prove there is a Commonwealth in Eutopia.

C’est assez étonnant, car le son « j » de Jacques existe pourtant en anglais : measure, leisure, television, garage (pour ceux qui ne prononcent pas « garidj » mais « garaj »), etc.

20

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

J’ai bien peur, Aymon, qu’aucune institution, aussi prestigieuse soit-elle, ne puisse faire quoi que ce soit en matière de politique linguistique. Le problème, c’est les médias, ce sont eux qui diffusent certaines formes, qui deviennent familières à force de les lire et de les entendre. Ce serait à eux qu’il faudrait s’adresser, éventuellement, pour leur faire comprendre leur rôle, ou plutôt leur responsabilité, dans l’évolution de la langue. Alors que faire ? On pourrait envisager la rédaction d’une lettre aux grands quotidiens et aux grandes chaînes de télévision. On pourrait essayer. Cela ne servira sans doute à rien. Mais la tentative n’est pas forcément sans espoir.

21

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Mon édition du Robert date de 1993. J’ai un vieux Larousse de 1980, mais doctorant n’y figure pas (encore). Mais puisque la première attestation en français est de 1976... En tout cas, il serait étonnant que la dernière édition ignore ce mot !

22

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

gb a écrit:

... mais il existe assurément (à mon avis, bien entendu wink mais je ne suis pas le seul).

Gb, n’avez-vous pas lu/vu mon message, juste au-dessus du vôtre ? smile

23

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Mon édition du Robert enregistre doctorant:

1976; de doctorat Personne qui prépare un doctorat. -> thésard. Une « doctorante en philosophie » (Le Monde, 1990).

C’est un terme parfaitement bien formé, sur le modèle des adjectifs verbaux latins en -ndus. En italien, dottorando remonte à 1572 ! wink

24

(11 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Merci, Aymon. Peut-être s’agit-il d’un usage confiné à un langage sectoriel, ce qui expliquerait que les lexicographes aient décidé de l’omettre ?

25

(11 réponses, dans Réflexions linguistiques)

En effet, on trouve ces exemples, mais il est tout de même curieux que cette acception soit ignorée dans l’entrée « tenir »... Que dit le Dictionnaire de l’Académie ?

26

(11 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Tenir que pour soutenir que, est-ce bien correct ? Le TLFi ne le connaît pas, le seul tenir que qu’on y trouve est rare, suivi du subjonctif et n’a pas le même sens :

Qqn tient à ce que + subj./à + inf. Regarder comme très important de faire une chose, comme très souhaitable qu'une chose se produise. Synon. désirer, souhaiter, vouloir. Tenir à dire une chose. Quant à moi, je ne tiens pas le moins du monde à garder une place dans leurs rangs, n'ayant pas la moindre considération pour le génie ordinaire politique (CHATEAUBR., Mém., t. 3, 1848, p. 216). Loin de ramener au type moyen de la race, le mariage d'amour tient à exagérer les divergences (MAUROIS, Sil. Bramble, 1918, p. 130).
Rare. Tenir de + inf./que + subj. Chez nous, on se marie pour faire l'amour, vous savez? Alors, si vous ne tenez pas beaucoup de le faire avec moi, c'est mieux de ne pas m'épouser, Jimmy! (BOURDET, Sexe faible, 1931, III, p. 426). Je me suis servie de toi. Je t'ai fait jouer un rôle. Mais j'ai tenu que la réalité vienne, au plus vite, alimenter la comédie, l'alimenter, la démentir (AUDIBERTI, Mal court, 1947, III, p. 181).

Oh, vous savez, je ne suis pas si sage que cela, mais merci quand même ! smile

Cordialement.

L’ellipse de la préposition est admise :

« À, de, en ne se répètent pas : [...]

3° Quand ces membres doivent être considérés globalement comme désignant un groupe ou une idée unique :

Aux officiers, _sous-officiers et soldats. [...]
Mais ces hommes n’étaient pas destinés à vivre et mourir dans la retraite (P. Gaxotte, Hist. des Français, t. I, p. 158). »

(Grevisse, Le bon usage, § 908.)

Dans votre exemple, on peut considérer « boire, manger et fumer » comme des activités « alimentaires », ou du moins « physiques », apparentées, formant un groupe d’un cohésion sémantique certaine.

« Quand le participe passé d’un verbe pronominal est suivi d’un attribut du pronom réfléchi [il s’accorde avec celui-ci] :

Hélène s’était crue à jamais abandonnée (Stendhal) ;
Cosette s’était toujours crue laide (Hugo) [...]

Puisqu’il n’est pas rare qu’on laisse le participe invariable dans des phrases du type Ces personnes, je les ai cru mortes, il semblerait qu’on pût écrire aussi : Elles se sont cru belles. Mais cela ne se fait que rarement. [...] » (Grevisse, Le bon usage, § 796)

Il est par conséquent conseillé d’accorder le participe dans votre phrase, bien que la forme invariable soit aussi acceptable.

30

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Que dites-vous de zoomorphisme, qui existe, et dont on pourrait étendre l’acception?

31

(6 réponses, dans Réflexions linguistiques)

J’ai trouvé cet exemple dans le TLFi (qui ne réserve pas d’entrée à id est) :

Il se forme une opinion politique, et adopte la nuance franchement constitutionnelle, id est une espèce d'équipondérance entre toutes les doctrines ayant cours (E. DE LA BÉDOLLIERRE, Français peints par eux-mêmes, Le Pharmacien, t. 3, 1841, p. 310).

32

(6 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Et pourtant « i. e. » figure dans le Petit Robert (et sans doute dans le TLFi, je n’ai pas contrôlé), qui renvoie à « id est ». Il est vrai que cette abréviation n’est pas d’usage courant en français, mais je crois qu’on la trouve assez fréquemment dans les textes scientifiques.

33

(6 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Dans ce contexte, cela signifie « indo-européen ». Sinon, « i. e. » est l’abréviation du latin id est, « c’est-à-dire ».

34

(3 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Et personnellement, je préfère la construction prépositionnelle avec habiter, parce que habiter le Canada, cela fait une grande surface à couvrir... wink Je plaisante, naturellement.

35

(16 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Soyez la bienvenue, Hypathie !

Votre préférence est la solution correcte : « Quelle qu’elle soit », qui signifie « Peu importe laquelle/comment elle est ». « Quelque » en un seul mot est toujours suivi directement d’un nom, d’un adjectif ou d’un adverbe :

(1) Quelques folies qu’aient écrites  certains physionomistes... (Chamf.)

(2) Quelque méchants que soient les hommes... (La Rochef.)

(3) Quelque habilement que vous raisonniez...

« Quel que » en deux mots est directement suivi d’un verbe au subjonctif (le plus souvent être, devoir, pouvoir), avec parfois le sujet interposé :

(4) Il affronte tous les dangers, quels qu’ils soient. (Gresset)

(5) Quel que doive être le prix de cette noble liberté... (Montesq.)

Les exemples sont tirés du Robert et du Grevisse.

Et bien, je me suis abusé ! wink

Aymon m’a courtoisement invité à réfléchir sur la troisième des phrases proposées par johnos, dont le participe passé doit s’accorder, car « les porte-parole » n’est pas, comme je l’ai cru de prime abord, un COD, mais un attribut (« se faire » a ici le sens de « se rendre, devenir » et le complément qui suit est donc un attribut). L’orthographe correcte est donc :

Ils se sont faits les porte-parole.

Veuillez excuser ma hâtive première réponse.

Si je ne m’abuse, l’accord se fait ainsi :

Elles se sont faites belles/très conciliantes (pas de COD [ce sont des adjectifs, qui répondent à la question « comment ? » et non « quoi ? », donc accord avec le sujet) ; et
Ils se sont fait les porte-parole (COD après, donc invariable).

38

(5 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Oui, mais voierie est dans le dictionnaire, au contraire de voyrie... wink

39

(5 réponses, dans Réflexions linguistiques)

La graphie voierie est peu usitée (le Robert renvoie à voirie ; le TLFi reconnaît voierie sans mention d’usage désuet, mais ne lui consacre pas d’entrée [c’est sous le suffixe -erie, si mes souvenirs sont bons]). À mon avis, c’est une graphie admissible.

Je me permets d’intervenir, sans aucune intention polémique, pour dire que la pratique du tutoiement est conditionnée par les coutumes d’une communauté. Vous dites, David, que cela n’a rien à voir avec le respect, et je suis avec vous ; mais cela a à voir avec le respect d’un usage accepté de tous, ce qui n’est pas forcément le cas sur ce forum ou dans la vie de tous les jours dans un environnement francophone. Que l’on m’excuse cet énième message sur le sujet. Cordialement.

41

(7 réponses, dans Pratiques linguistiques)

J’ajoute l’expression familière être beau gosse, que l’on emploie également pour se référer à une jeune adulte (cf. être beau garçon, être un bel homme en français « neutre »).
Mais il me semble que le mot gosse s’applique normalement à un enfant, sauf dans les cas très particuliers mentionnés par Gb.

42

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Personnellement, j’utilise l’italique pour les expressions latines et étrangères uniquement lorsqu’elles ne font pas partie du langage courant. « A priori » appartient au français courant et je le laisse en romain, comme le font la plupart des auteurs. Mais je pense moi aussi qu’il n’y a pas de vraie règle à ce sujet.

43

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Où avez-vous lu cette théorie ? Et qui en est l’auteur ? Les spécialistes sont arrivés à l’explication que vous donnez au début de votre message. Je cite — en traduisant — de l’ouvrage d’Aurelio Roncaglia, La lingua d’oïl (edizioni dell’Ateneo, Roma, 1971) :

Le futur se forme en ajoutant au thème de l’infinitif les désinences (dérivées des formes abrégées de habeo) :
-ai, -as, -a(t); -ons, -eiz ou -ez, -ont
[...]
Le conditionnel se forme régulièrement en appliquant au thème du futur les désinences de l’imparfait :
-eie, -eies, -ei(e)t; -iiens (puis -ions), -iiez, -eient.

Je crois qu’il y a beaucoup de chercheurs qui n’ont rien de mieux à faire qu’à proposer de nouvelles théories pour ce qui a déjà été démontré. Il n’y a rien de mal à mettre en doute les phénomènes incertains — au contraire ! —, mais remettre en cause l’origine du futur et du conditionnel des langues néolatines, c’est un peu comme dire que la Terre est plate... wink

44

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Avec quasi, je comprends bien, et il y a toujours le trait d’union (et même la soudure est possible avec certains termes, voir le TLFi).

C’est étrange, mais le TLFi ne donne pas d’exemples de syntagmes nominaux formés avec presque et un substantif unis par le trait d’union, alors qu’on en trouve des exemples dans le Grevisse.

À pur titre informatif, je propose une partie de l’entrée du TLFi. [C’est moi qui souligne.]

PRESQUE, adv. et élém. de compos.
B.  [Modifiant un subst., empl. comme élém. de compos.] Synon. de quasi-.
1. [Devant un subst. à valeur quantitative, signifie l'approximation] La presque unanimité. La totalité ou la presque totalité, ou, si l'on veut, une très grande partie de la rente française (JAURÈS, Ét. soc., 1901, p.180).
2. [Avec un subst. abstr.] Aucune pudeur de leur presque nudité devant les hommes de la tribu (LAMART., Voy. Orient, t.2, 1835, p.89). La presque immobilité de l'équipage entier (AMIEL, Journal, 1866, p.216). La presque impossibilité d'exprimer ses prolongements immédiats en nous (VILLIERS DE L'I.-A., Contes cruels, 1883, p.192).

45

(20 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Pour la Suisse, dans les écoles, nous sommes tenus d’accepter l’orthographe de la réforme, mais je ne sais pas dans quelle mesure cela est réellement appliqué : je crois qu’il règne en la matière beaucoup d’ignorance (au sens étymologique). En tout cas, j’ai signalé le site de RENOUVO, qu’Aymon m’a transmis par courriel. Il a été ajouté au site de notre école.

46

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je ne me référais pas aux composés de « quasi », qui ont le trait d’union, mais à ceux de « presque », qui parfois ne l’ont pas. J’ai sans doute mal compris.

47

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Oui, mais il semblerait que le trait d’union ne soit pas obligatoire (voir les exemples de Balzac et Proust plus haut), même s’il apparaîtrait plus logique d’en généraliser l’usage, puisque le syntagme devient un substantif à part entière (on pourrait parler d’« unité polyrhématique ») et que ce signe en renforce l’autonomie sémantique.

48

(160 réponses, dans Histoire de la langue française)

Aymon — que je remercie pour ses aimables paroles, mais hélas, je suis bien loin d’être sage... wink — a tout-à-fait (j’adopte cette graphie, proposée par Dominique si mes souvenirs sont bons) raison. Les Romains empruntèrent aux Grecs toute la terminologie de la philosophie et de la rhétorique (pensez à oxymore, hysteron proteron, zeugma, polyptote, pléonasme, hypallage, etc., et le terme philosophie lui même !). Notons toutefois qu’ils les adaptèrent à leur phonétique, comme toutes les langues adaptaient — jusqu’à récemment —, les mots étrangers à leur système morpho-phonétique. Ce n’est qu’au XXe siècle que la mode des mots étrangers « crus » (non adaptés) est apparue. Je conclus, avant de divaguer, avec une citation de Machiavel :

Ma quella lingua si chiama d’una patria, la quale convertisce i vocaboli ch’ella ha accattati da altri nell’uso suo, et è sí potente che i vocaboli accattati non la disordinano, ma ella disordina loro.

Traduction (ad sensum):

Mais la langue que l’on nomme d’une patrie est celle qui convertit à son usage les mots qu’elle a pris des autres langues, et elle est si puissante que ce ne sont pas les mots empruntés qui la désordonnent, mais bien elle qui désordonne ceux-ci.

49

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Et pourtant, on trouve dans le Petit Robert, au sens 2 :

LITTÉR. (modifiant un substantif abstrait) —> 1. quasi. « J’ai la presque certitude de ce que je vous ai dit » (Balz.). « Ce n’était qu’une lueur dans la presque obscurité » (Proust). « La presque totalité des affaires humaines » (Caillois)

Et Grevisse (§ 125, 2°) :

Un certain nombre d’adverbes peuvent, surtout dans la langue familière, s’employer comme adjectifs.

Parmi ceux-ci (je ne cite que des fragments) : « les gens très bien », « Ma santé est mieux, mais non bien », « Ce tableau n’est pas mal », « dans une presque-intimité ».
Pour ma part, cet usage de presque me plaît beaucoup (dans une traduction scolaire de l’italien au français, à 17 ans, j’avais employé l’expression « dans le presque-couchant », que je trouve très poétique...).

50

(20 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Voici ce que dit le TLFi :

Rem. Nul s'accorde avec le subst. que remplace autre ou peut rester invar. [Les hirondelles] ont moins à craindre que nul autre les bêtes de proie, avec une aile si légère (MICHELET, Oiseau, 1856, p.157). Ces beautés qui cultivèrent comme nulles autres la science difficile d'aider un artiste dans ses rapports avec le monde, sans l'empêcher de produire (BLANCHE, Modèles, 1928, p.51).

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