Passer au contenu du forum

forum abclf

Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

Remise en l'état – que j'espère durable – du forum, suite aux modifications faites par l'hébergeur.

Options de recherche (Page 1 sur 18)

forum abclf » Messages de lardenais†

Pages 1 2 3 18 Suivant ►

Sujets de lardenais† Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 851 ]

Je m'étais promis de répondre, et j'ai oublié. L'Académie française dit ceci :
Avec l'idée d'accord entre deux ou plusieurs personnes. Dans ce cas, se conjugue avec l'auxiliaire Être.
Le Trésor de la langue française est plus tolérant, et donne des exemples avec les deux :
Convenir de + inf. ou convenir que + ind. (ou cond.) ou subj. Se mettre d'accord avec quelqu'un pour faire quelque chose ou sur une attitude à prendre. Et même j'avais convenu avec lui, ajouta-t-il, qu'au besoin je remettrais de quelques jours mon départ (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 1131). Solange a dû vous dire que nous étions convenus que j'aie trois mois par an de vacances conjugales, où je partirais au loin, me détendre

2

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Walter a écrit:

>>>> lardenais

Je ne puis enterrer la hache de guerre... je ne l'ai pas déterrée ! S'exprimer n'est pas se battre.

Vous avez émis des jugements. Il faut vous attendre à des réactions. C'est l'objet d'un forum. Les messages sur internet sont lus par des milliers de gens. Parmi ceux-ci il y a ceux qui font la part des choses, mais il y a aussi ceux qui prennent ce qui est publié pour argent comptant. Et certaines idées sont très dangereuses, en particulier celles qui montent les citoyens les uns contre les autres. C'est un devoir de proposer un point de vue différent. Et proposer un point de vue différent, ce n'est pas polémiquer : on ne chipote pas sur des mots... on expose des points de vue.

Concernant le suicide et la psychiatrie, vous remarquez que je n'en ai dit mot pour conserver un niveau de conversation acceptable. Le fait que vous présentiez ce mot comme une plaisanterie n'en adoucit pas la violence.

Une fois de plus, je n'ai pas émis de jugements. Pour la hache de guerre c'était juste une image.
Je constate que vous refusez la conciliation. C'est la première fois que je tends la main et qu'on me la refuse. Vous aimez la polémique, ce n'est pas mon genre. À bon entendeur, salut.

3

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je ne vous suis pas lorsque vous dites que l'orthographe était meilleure autrefois si vous vous basez sur les performances des élèves de collèges et de lycées pour les raisons que j'ai déjà exposées (écrémage à l'entrée en 6°). La lecture des cartes postales de collection et des courriers écrits pendant les guerres nous montre les difficultés rencontrées par nos aïeux.
Vous ne voulez pas entendre ce que je dis : je ne me fonde pas sur les lettres de poilus (ce n'est pas moi qui ai dit cela, mais d'autres personnes) ni sur les épreuves de lycées. Je suis né avant la guerre, et je peux comparer, à 60 ans d'écart, le niveau général de la population, par les livres, les écrits privés, les journaux, les lettres commerciales, les publicités, les tracts politiques etc.

Je ne suis pas d'accord lorsque vous jugez l'ensemble de la profession des enseignants en vous basant sur les tristes cas que vous avez rencontrés.
Je vous ai dit plusieurs fois que je ne jette pas l'opprobre sur l'ensemble du milieu enseignant, que je ne juge pas l'ensemble d'une profession à partir de cas isolés, que je respecte le monde de l'enseignement à qui je dois beaucoup, qu'il y a simplement, là comme ailleurs, des brebis galeuses, et que l'on ne doit pas généraliser. N'était-ce pas assez clair ?
- Je ne suis pas d'accord lorsque vous dites que la dictée est la méthode idéale pour enseigner l'orthographe.
Ce n'est pas moi, encore, qui ai dit cela. Je n'ai jamais parlé de dictée.
Je peux vous dire tout cela sans vous "écharper". Donner son avis, même contraire, ce n'est pas écharper les gens.
Il y a la manière, et vous êtes agressif. En outre, vous déformez mes paroles et m'attribuez des intentions que je n'ai pas, des propos que je n'ai pas tenus. Dire gentiment qu'on n'est pas d'accord, c'est entretenir les bonnes relations. 
Vous dites qu'il ne faut pas chercher de bouc émissaire, c'est pourtant ce que vous faites en me collant sur le dos les griefs que vous avez envers d'autres.
L'histoire du suicide et du psychiatre, c'était une plaisanterie. Je reprends vos arguments : Je peux vous dire cela sans vous "écharper". Vous voyez, c'est réciproque.
Maintenant, j'abandonne la polémique. Je ne viens pas sur le forum pour me coltiner avec les autres. Alors j'aimerais savoir si vous décidez d'arrêter de disputer sur des malentendus, d'appliquer une tolérance mutuelle (j'emploie souvent ce terme), ou si vous préférez continuer les hostilités. Dans cette dernière hypothèse, vous serez seul parce que j'aime mieux la paix que la guerre. Pour moi, le sujet est clos et j'enterre la hache de guerre.

Quand ça reviendra, il faudrait nous donner la réponse parce que je commence à me turlupiner avec.

gb a écrit:

Dans une liste de phobies, j'ai trouvé Hypégiaphobie pour Peur des responsabilités
(source ici ou .)
On pourrait aussi penser à : pusillanime
(mais évidemment tout cela ne finit pas -iste).
gb.

Je crois comprendre que le mot recherché ne désignerait pas une phobie, mais le comportement d'une personne qui ne veut pas voir les choses en face, et préfère les ignorer par commodité ou par lâcheté. Et je sèche toujours.

Sur le moment je ne vois pas, mais la nuit porte conseil, j'aurai peut-être des réponses à proposer demain. Il ne faut pas dire qu'une question paraît bête, ici on ne juge personne, et ce genre d'incident arrive à tout le monde, je sais par expérience personnelle que c'est très agaçant.

7

(17 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Il aurait (il eût) fallu qu'on m'explique (m'expliquât) toutes ces choses quand j'étais adolescent. Je les aurais parfaitement assimilées et elles seraient claires. Je traîne aujourd'hui un bon nombre de dizaines d'années d'ignorance dans ce domaine, et il est maintenant difficile d'en sortir. Mais je vous sais gré de vos explications précises. Il est vrai qu'expliquer est votre métier. Vous vous rappelez nos échanges et vos patientes réponses à propos de la diphtongue. J'y vois plus clair grâce à vous. Là c'est pareil.

8

(17 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Cette histoire d'accent tonique est déroutante. Je l'identifie bien en espagnol ou en allemand, mais en français j'ai beau répéter des mots je n'entends rien de particulier.  Je suppose que dans on nous parle il est absent parce que le E final n'est pas prononcé ?

9

(17 réponses, dans Réflexions linguistiques)

J'attends moi aussi car je ne comprends pas bien non plus la subtilité. Marco pourra peut-être nous en dire plus long ?

10

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

En effet je me suis trompé, et je venais rectifier l'rreur mais j'ai été devancé : Axel Kahn.

11

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

sianhurley a écrit:
duvalpsac a écrit:

Bonjour,
Je connais Alex Kahn, mais qui est Alfred Kahn ?
Merci.


Moi, je connais Gengis Kahn... :-)

Attention, le H ne se met pas au même endroit : Alfred KAHN (une variante de Kahen, Cohen). Et Gengis KHAN, en turc nom d'un très haut dignitaire (empereur) et en persan abri pour les caravanes (caravansérail).

12

(25 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ces différences doivent être une difficulté non négligeable. C'est un peu comme si aujourd'hui nous parlions français et écrivions en latin.

13

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ce qui confirme que l'inversion est aussi obligatoire, puisque Grevisse ne parle que de la répétition du pronom, et ne dit pas que la forme pronom/nom pourrait être facultative elle aussi.

14

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

sianhurley a écrit:
duvalpsac a écrit:

Bonjour,
Je connais Alex Kahn, mais qui est Alfred Kahn ?
Merci.


Moi, je connais Gengis Kahn... :-)

Alfred Kahn est un savant français très connu (généticien je crois), il est directeur de je ne sais plus quelle institution.

15

(25 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Balluer a écrit:

Il existe des langues ou cette separation entre la langue ecrite et la langue parlee est tellement grande que le peuple commun ne comprend pas les journaux ni la litterature, comme en farsi et en grec (moderne). En grec par exemple, meme la grammaire est completement differente entre les deux variantes.

Ne serait-ce pas aussi le cas avec l'arabe ? J'ai entendu dit que l'arabe littéral (ou littéraire) ne peut pas être compris par le peuple arabophone. Avez-vous une idée à ce sujet ?

16

(1 réponses, dans Réflexions linguistiques)

La personne qui vous corrige s'est trompée. Jusqu'à la huitième édition de son dictionnaire, l'Académie considérait courbatu comme seul valable.
Dans la neuvième, en cours de publication, elle garde évidemment celui-ci :
COURBATU, -UE adj. XIVe siècle. Déformation de court-battu, composé de court, pris adverbialement, et de battu, proprement « battu à bras raccourcis », « bien battu ».
Qui éprouve une grande lassitude du corps et surtout des jambes. Après cette longue marche, je me sentais tout courbatu.

mais elle accepte également l'autre :

COURBATURER v. tr. XIXe siècle. Dérivé de courbature.
Provoquer des courbatures. Généralement au participe passé. Il est tout courbaturé d'être resté longtemps penché.

N.B. selon Grevisse, on recommanderait la graphie avec deux T : courbattu, courbatturé. L'Académie ne soutient pas cette orthographe, le TLF non plus.

17

(25 réponses, dans Réflexions linguistiques)

C'est intéressant, l'idée d'une soirée aspirine. Mais il ne faut pas en abuser, l'acide acétylsalycilique fluidifie le sang et peut entraîner des hémorragies. On pourrait aussi, histoire de varier les sensations, proposer des soirées Doliprane.

Il est vrai qu'on ne peut pas tout permettre au nom de l'usage, que celui-ci est souvent fautif et qu'il faut mettre des barrières. Mais c'est quand même bien l'usage qui a fait la langue, et dans bien des cas les grammairiens et linguistes ont fini par accepter comme correctes des tournures qui étaient d'abord condamnées. C'est l'usage qui a fait d'automobile un nom féminin alors qu'il était à  l'origine masculin. C'est l'usage qui fait accepter pédagogie dans un sens qui n'est pas conforme à l'étymologie. C'est l'usage qui fait accepter la tautologie comme une figure de style visant à renforcer l'expression de la pensée, alors que Littré la condamnait comme vice d'élocution et pléonasme. C'est l'usage qui a fait de miniature un synonyme de « chose en réduction », alors qu'étymologiquement c'est une peinture au minium. C'est le même usage qui fait de jamais un synonyme de « à aucun moment » alors qu'il signifie le contraire, à un moment quelconque.
Je comprends ce que veut dire EHMB quand il parle de laisser faire l'usage, mais j'approuve aussi vos réserves Gb, car il faut poser des garde-fous et ne pas le laisser  verser dans l'anarchie. Il y a des limites à ce que l'on peut accepter.

19

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

sianhurley a écrit:
lardenais a écrit:

Nos voisins et amis belges disent raconter des craques (j'attends qu'un Wallon me confirme).

Je confirme qu'en Wallonie aussi les hommes politiques racontent des craques et même parfois des carabistouilles du côté de Bruxelles.

Merci pour la précision. Le mot carabistouilles m'est revenu après coup, je l'entendais souvent quand je séjournais à Gilly, près de Charleroi.

20

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Très édifiant cet article ! Limiter à un chiffre maximum le nombre de pénalités pour fautes d'orthographe, c'est évidemment quelque chose de tellement énorme qu'au premier abord on est tenté d'en rire. Mais après coup, on est consterné. Le Figaro magazine se fonde sur des faits concernant la France, mais on peut supposer que c'est la même chose dans les autres pays francophones d'Europe.
Quand on entend, à la télévision, des hommes de science s'exprimer dans un français de paccotille, émaillé de solécismes, barbarismes, anglicismes mal compris, tics de langage et impropriétés (pas tous, Hubert Reeves et Alfred Kahn, par exemple, ne massacrent pas le français), comment ne pas s'étonner de la pauvreté de langage de la plupart des jeunes ? Il règne un état d'esprit selon lequel la grammaire, le vocabulaire et l'orthographe sont des préoccupations mineures, et ne servent à rien. La télévision est l'un des éléments qui entretiennent et encouragent cet état d'esprit. Pas seulement par les fautes des journalistes, mais par le langage de tous les gens qui s'y expriment.

21

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

En somme, vous en avez après tout le monde : les personnes qui s'expriment sur le forum (pas moi seul mais d'autres avec, cela me rassure), la société, la famille, les gens qui en général donnent un avis sur quelque chose. Il n'y a que deux moyens pour vous sortir de cet enfer (l'enfer, c'est les autres) : le suicide ou le psychiatre.

22

(3 réponses, dans Pratiques argotiques et familières)

C'est étrange, je poste des messages et quand je reviens ils se sont évaporés. Encore un caprice de l'informatique. J'ai eu le tour plusieurs fois ces derniers jours. J'avais proposé, pour insaisissable : ce mec c'est une  vraie anguille !

23

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Cela est vrai aussi. Combien de fois n'ai-je pas pesté contre des modifications de mes textes faites après mes corrections, donc à mon insu, et qui dénaturaient le sens de mes phrases, ou introduisaient des fautes au bas desquelles on trouvait ma signature ! Vous voyez, Pablito, je viens d'illustrer sans le vouloir votre propos, en formant une phrase qui pourrait être interrogative, avec l'inversion, mais ne l'est pas à cause du point d'exclamation.

24

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

Croissance négative : superbe antinomie !

25

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Diantino a écrit:

Je suis sincèrement navrée , Lardenais,  de m'être si mal exprimée que vous voilà tout fâché contre moi.

Je retire l'expression : expériences contraires  que j'ai employée mal à propos.

Si je vous ai offensé je le regrette car telle n'était pas mon intention.

Il se trouve que je quitte ce forum pour quelques jours, mais je  le retrouverai avec plaisir dès mon retour. J'y apprends beaucoup ...

D.

Il y a eu quelque part une série de malentendus, dont vous n'êtes pas seule coupable, je me suis peut-être aussi parfois mal expliqué. Loin de moi l'idée de jeter l'opprobre sur une profession honorable, et à laquelle je dois beaucoup. Ce qui m'a indisposé, c'est que l'on n'entendait pas mes affirmations à ce sujet. Il faut savoir séparer le bon grain de l'ivraie, mais j'ai quand même l'impression que l'ivraie a au fil du temps étendu son invasion du bon grain. Si l'on dit qu'il y a des politiciens véreux, des avocats marrons (marron dans ce cas prend le pluriel, car ce  n'est plus une couleur, je crois), des médecins incompétents, des garagistes voleurs... je crois que personne n'élèvera la voix pour protester. Mais si l'on essaie de dire que parmi les instituteurs d'aujourd'hui il s'en trouve qui ne sont pas à la hauteur, on se fait vilipender. Si l'on dit qu'il y a des flics ripoux, tout le monde applaudit. Je ne hurle pas d'indignation pour autant, sous prétexte que j'ai un fils dans la police et que je me fais parfois du souci pour sa sécurité. Il ne faut pas généraliser à partir de cas particuliers. Voilà, j'espère que nous vous retrouverons bientôt après votre retour.

26

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Walter, vous écrivez : De mauvais exemples ne condamnent pas une institution. A côté de ces exemples indignes d'enseigner, il y a des milliers d'instit' et de prof' qui font bien leur boulot. J'en connais.
mais oui, je suis entièrement d'accord avec vous. Ce que personne ne semble comprendre, et que j'ai pourtant bien précisé, c'est que je ne veux pas dénigrer la profession d'enseignant. Ne me faites pas un mauvais procès et ayez la franchise de reconnaître qu'il y en a qui pèchent par manque de savoir. Vous dites que vous n'en connaissez pas. D'après vous ils sont tous irréprochables, et moi je suis le malchanceux qui a déniché tous les mauvais profs de la francophonie.

27

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Diantino a écrit:

Lardenois vous m'étonnez : vous avez connu nombre d'enseignants ignorant l'orthographe et d'autre part des gens d'anciennes générations possédant une orthographe parfaite.
Si j'osais , je dirais que vous cumulez les expériences contraires.

D.

Je dis que mes parents et mes grands-parents, et tous les gens de leur génération avaient une bonne orthographe. Que mes instituteurs, qui étaient de la génération de mes parents, étaient des érudits en la matière. Ces instituteurs étaient donc nés autour de 1911/1915. J'ai quitté l'école primaire en 1951. Je dis que, quand mes enfants étaient en âge d'aller à l'école, entre 1970 et 1990, j'ai constaté des faiblesses chez certains enseignants (pas tous) qui n'étaient évidemment pas de la même génération que les miens, mais de celle d'après. Dites-moi où est la contradiction, où sont les expériences contraires. Vous me traitez (à mots couverts) de menteur ou de mythomane. Ce que je dis, je ne l'ai pas inventé, je l'ai vécu, constaté. L'anecdote que je cite avec l'institutrice, elle doit être aussi sortie de mon imagination !
Dès qu'on essaye de dire que, dans le monde de l'enseignement, il y a des gens incompétents (ce sont des professeurs qui me l'ont dit), on se fait écharper. Vous niez les évidences et vous me passez quasiment en jugement. Vous êtes peut-être dans l'enseignement, vous ne voulez pas reconnaître qu'il y a des brebis galeuses. Je ne juge pas le milieu des enseignants en fonction de ces gens-là.

28

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Olso a écrit:

Bonjour,

Vous dites "avant on faisait moins de fautes, c'était rarissime".
Un autre élément explicatif - si tant est que cette affirmation appuyée principalement par des exemples personnels est justifiée (pour moi, des exemples ne sont pas une démonstration entièrement convaincante) - est que l'époque passée était plus celle de l'écrit "épistolaire", à la main, à la plume, au stylo plutôt, alors que maintenant on est passé à l'air/l'aire/l'R/l'ère wink de la communication instantanée, électronique, au clavier, à la souris, où l'on répond à un message plus vite que son ombre, on ne prend pas le temps de réfléchir,
l'orthographe est bien le cadet des soucis des interlocuteurs,
mais d'autres considérations importantes passent à l'as, il n'y a pas que l'orthographe/grammaire qui trinquent, il y a aussi : la politesse, l'amabilité, l'étiquette ('netiquette' sur le net) ...

Cordialement,
ON

C'est vous qui êtes dans le vrai, je partage pleinementt ce point de vue.

29

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ce sont les trois dernières citations qui sont correctes. Je ne connais pas Panorama, mais il ne faut s'étonner de rien. De plus en plus d'ouvrages aujourd'hui entérinent des types de construction que la grammaire réprouve, mais qui sont ancrés dans l'usage (je veux dire le mauvais usage). Qu'ils soient d'une pratique courante dans le langage oral ne veut pas dire qu'on doit les accepter dans la langue surveillée. J'ai trouvé des fautes de ce genre dans les manuels de l'Alliance française. On peut se demander si ce laxisme ne résulte pas d'une certaine démagogie. Des amis m'ont dit avoir lu aussi des tournures fautives dans des manuels scolaires. Mais je vous assure qu'en bon français, l'inversion est obligatoire à la forme interrogative.

30

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Non, il y a une des deux qui est incorrecte, et c'est la première dans les deux cas. La forme interrogative ne doit pas être calquée sur la forme affirmative. Dans l'interrogation il y a inversion du groupe verbe/sujet. Attention, il faut écrire habite-t-elle.

31

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ce mauvais niveau a toujours existé.
Je ne sais pas quel âge vous avez, mais j'affirme que c'est archifaux : mes grands-parents et mes parents, qui étaient des gens modestes, des ouvriers, avaient une excellente orthographe. Et à l'époque c'était monnaie courante, c'était la norme. Les mauvais en orthographe étaient rarissimes. C'était tellement rare qu'on les montrait comme des cas, à la limite de l'anormalité.
Ma mère a quitté l'école à onze ans, pourtant elle ne fait jamais de fautes. Mon père ne faisait pas de fautes, mes grands-parents (nés au 19e siècle) ne faisaient pas de fautes. Tous les adultes que je connaissais, nés au début du siécle ou à la fin du 19e, ne faisaient jamais de fautes.

32

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Qu'entendent vos enfants et petits-enfants par "fautes d'orthographe du maître" ? Est-ce parce qu'il a oublié la lettre "s" à la fin du mot "mange" dans l'exemple :  "Il les mange" ?
Ma petite-fille m'a raconté que, dans un texte, elle avait écrit le colis, et que l'instituteur avait rayé le S et compté une faute parce que, disait-il, on ne met de S qu'au pluriel. Il a fallu qu'elle lui mette le dictionnaire sous le nez pour qu'il convienne de son erreur. Je n'ai pas retenu les autres exemples, mais elle m'en a donné plusieurs. Mes enfants sont adultes, j'ai oublié les constats que j'ai faits lors de leur scolarité. Mais il en est un qui me reste : mon fils âgé de 8 ans avait écrit l'énoncé d'un devoir : trouve le plus de mots possible qui se rapportent à... La maîtresse a ajouté un S à possible et souligné de trois traits. Je lui ai fait un mot pour signaler son erreur, précisant que, selon l'Académie, dans le moins / le plus possible, possible est toujours invariable. Elle m'a fait une réponse cinglante et impolie, bourrée de fautes et  disant que je n'avais qu'à écrire aux auteurs du manuel, puisqu'il avaient écrit : trouve tous les mots possibles... J'ai appelé la directrice, qui la soutenait. J'ai fini par dire : la maîtresse fait des fautes d'orthographe. Réponse : mais je le sais bien, c'est un sujet de plaisanterie entre nous, nous en rions ensemble à la récréation.
Au cours de mon existence, j'ai connu beaucoup de membres du corps enseignant. Tous m'ont dit qu'ils étaient affligés de constater le niveau d'incompétence de certains collègues. Pas seulement en français, bien que ce soit la matière le plus souvent citée, mais aussi en anglais, en histoire etc.
Je ne jette pas l'anathème sur les enseignants en général, il y en a beaucoup d'excellents, mais je déplore le trop grand pourcentage d'incompétents dans la profession et, je le répète, ce sont des enseignants eux-mêmes qui le disent. Et nombreux sont ceux qui affirment que les jeunes du métier n'ont pas d'orthographe et ignorent à peu près tout de la grammaire.

33

(2 réponses, dans Pratiques linguistiques)

C'est forcément le singulier, puisque million donne un chiffre inférieur à deux : un million huit cent mille, un million huit, un million virgule huit. Donc 1,8 million.

34

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

Ne vous inquiétez pas, et ne faites aucun complexe de culpabilité. Le débat glisse un peu c'est vrai, mais il reste courtois : il n'y a pas d'animosité ni de véritable polémique. Un simple échange de points de vue dans le respect mutuel. Je ne suis pas près de me chamailler avec quelqu'un à propos de la politique. La politique ne m'intéresse pas, j'en ai juste par-dessus la tête de voir et d'entendre ces gens se jeter mutuellement la pierre, tenir des discours creux et se payer notre tête en voulant nous faire croire qu'ils détiennent seuls la vérité, que les autres sont des menteurs et des imbéciles et qu'eux peuvent nous embellir la vie. En français académique, on dit jeter de la poudre aux yeux, en langage ordinaire dorer la pilule, en français que l'on qualifie de vulgaire se foutre de la g... des gens. Nos voisins et amis belges disent raconter des craques (j'attends qu'un Wallon me confirme).
Cela étant dit, vous avez raison de dénoncer ces formules absurdes qui singent la syntaxe anglaise. Et c'est bien cela surtout qui m'agace. Tenez, sur une bouteille de beaujolais, je vois écrit : nouveau propriété. Est-ce du français, cela ?

35

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

C'est particulièrement vrai pour la politique. Je n'ai aucun engagement de ce côté, et j'ai une égale mauvaise opinion envers tous les hommes politiques, de quelque bord qu'ils soient. Mais on constate que, dans ce domaine particulier, certaines gens sont d'une susceptibilité extrême. À DLF, nous recevons assez régulièrement des lettres d'adhérents qui, pour un mot ou une phrase, nous écrivent : « On sait très bien de quel bord vous êtes ; moi, je suis de gauche et je n'admets pas que vous écriviez BZZZ... », tandis que d'autres nous reprochent : « On sait de quel bord vous êtes, vous défendez la politique de gauche. Moi je suis de droite et je n'admets pas... ».  C'est étrange, on veut toujours donner une étiquette à tout et à tout le monde. Vous pouvez égratigner, sur n'importe quel sujet, n'importe quel personnage politique, cela ne me dérange pas, étant donné ce que je pense des uns et des autres. Mais c'est de la dynamite...

36

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Walter, vous prétendez que je tire sur le pianiste en mettant en cause les enseignants. J'ai maintes fois constaté, quand mes enfants étaient à l'école, qu'une partie des instituteurs ou professeurs étaient incapables d'écrire correctement le français. Nous avons élevé quatre enfants, c'est dire que des instituteurs et des professeurs, nous en avons vu. J'ai raconté ici dernièrement que ma petite-fille âgée de dix ans et demi m'a parlé des fautes d'orthographe commises par son instituteur de cette année et par l'institutrice de l'année dernière.
Je ne parle donc pas en l'air, en cherchant un vague responsable théorique, je parle par vécu. Et plusieurs personnes de ma connaissance se sont plaintes de la méconnaissance du français que présentaient les instituteurs de leurs enfants.
J'en ai assez de me faire contrer par des gens qui m'accusent de parti pris quand je relate ces faits. Je me suis fait écharper ici il n'y a pas longtemps parce que je citais ces exemples. Pourtant, des enseignants qui fréquentent le forum ont confirmé mes dires.

37

(1 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Il s'agit d'un verbe conjugué à la forme pronominale, c'est la règle très classique, évoquée plusieurs fois ici : j'ai vu qui, me (moi), COD placé avant, donc accord.

38

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

100tor a écrit:

Je croyais qu'il ne fallait pas parler de politique dans ce forum...
Sauf si ce n'est pour en rire ?
Là, je trouve, c'est une bonne attitude !

Je le crois aussi. Sauf, évidemment, pour rire comme vous dites. Parler politique, c'est s'exposer à indisposer ceux qui ne pensent pas comme vous.

39

(26 réponses, dans Promotion linguistique)

Avec Lorie sur les genoux, il se mettrait carrément à bafouiller !

40

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Cette anecdote en rappelle une autre fondée sur le même plaisant principe : dans les grandes écoles les catholiques sont appelés, paraît-il, des talas, parce qu'ils vont t-à la messe.

41

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Vous êtes mieux placé que moi, Marco, pour en juger. Et il est certain que la paresse et le manque d'intérêt ont aussi une énorme influence, en dépit des efforts que les gens compétents essaient de faire . L'état d'esprit ambiant est à peu près « l'orthographe on s'en fout, ça ne sert à rien, c'est une préoccupation de ringards et de gens qui n'ont rien de sérieux à faire pour s'occuper ». Ma fille, il y a longtemps, avait travaillé dans une société de traitement de texte. Un jour la responsable lui a dit : « Je ne suis pas contente de vous, vous ne mettez pas assez de majuscules dans les textes ». Elle a répondu qu'elle en mettait là où la règle d'orthographe l'exigeait. Et la responsable a déclaré : « L'orthographe n'a pas d'importance, il faut beaucoup de majuscules pour faire joli et pour plaire au client ».
Je ne sais plus si c'est ici que j'avais raconté l'anecdote de la dame ministre (française) à qui, à la TV, un monsieur disait : «  Vous avez signé une lettre dans laquelle il y avait quatre fautes d'orthographe ». Et la ministresse de rétorquer : « Monsieur l'orthographe est sans importance, ce qui compte ce sont les idées exprimées ».

42

(25 réponses, dans Réflexions linguistiques)

lardenais a écrit:

J'aimerais aussi en apprendre davantage. Il est bien nécessaire d'établir des normes pour tout ce qui concerne un usage collectif, que ce soit de la langue ou toutes les autres choses. Si l'on refuse la norme en matière de langage, la compréhension des autres devient de plus en plus difficile.

43

(62 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Il ne s'agit pas que d'orthographe, mais de grammaire quand un infinitif est mis pour un participe passé, ou quand un participe est mal accordé. Moi je ne suis pas aussi optimiste que vous Gb, je trouve cela consternant. C'est vrai, il faudrait identifier la source du mal : le système scolaire est en grande partie à la base de ces comportements, mais encore faudrait-il (je vais me faire mal voir) que l'on trouve des enseignants qui soient capables de donner une bonne base de grammaire et d'orthographe aux écoliers.

44

(8 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Je ne sais pas s'il existe une règle. Généralement on ne fait pas la liaison, et lorsqu'on le fait il semble que ce soit par manière de plaisanterie, parce que cela sonne un peu bizarrement.

45

(26 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Votre remarque est sage. Le nombre de messages ne donne pas à un membre (ou à un visiteur) un rang quelconque ou une valeur particulière. Je réponds souvent parce que j'ai des loisirs, et parce que je suis passionné par tout ce qui concerne la langue française. Ne pouvant pas sortir de chez moi, j'ai ici un moyen de contact, une ouverture vers l'extérieur. Mais il n'y a pas de hiérarchie, et on ne cherche pas à savoir si l'un est meilleur que les autres.

46

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Votre citation, Théa, prouve qu'il existe plusieurs manières possibles de dire et d'écrire la phrase. Je me félicite d'avoir confirmation de ce que j'ai répondu, je n'étais pas tout à fait sûr de moi.

Marco1971 a écrit:

Puis-je vous poser une question, ehmb ? Pourquoi n'employez-vous pas les majuscules en début de phrase ? Un linguiste ne se doit-il pas de respecter les normes en vigueur ?

J'ai aussi une question : pourquoi employez-vous un style populaire, en escamotant notamment la négation ?

48

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Marco1971 a écrit:

Bonsoir !

Pour une fois (c'est assez rare), je ne suis pas d'accord avec vous, Lardenais. Ce n'est pas l'étymologie qui rend une acception légitime, c'est l'usage généralisé, des personnes cultivées en particulier. L'histoire, de tous temps, nous montre que le sens premier d'un terme donne lieu à des extensions sémantiques. Je reprends mon exemple habituel, celui du latin classique os, oris et du latin populaire bucca(m) : le premier désignait (à proprement parler) la bouche ; le second, la joue. Donc, en suivant le critère étymologique, on devrait condamner le mot bouche, dérivé d'un usage extensif/expressif populaire (la joue pour la bouche).

Le Robert et le TLFi enregistrent l'acception de pédagogie appliquée à des adultes. Il me semble que cette extrapolation, aujourd'hui communément admise (puisqu'elle est enregistrée) et qui ne date pas d'hier, a droit de cité dans la langue française. Sinon, un bonne partie des mots que nous utilisons aujourd'hui — et dont la légitimité n'est révoquée en doute par personne — devraient être tenus pour suspects, simplement parce que non conformes à l'étymologie. La langue évolue, et je crois qu'il est vain de vouloir lui imposer un carcan — sans par là l'abandonner à l' « anarchie », bien entendu.

Votre option a le mérite d'être présentée avec des arguments qui se justifient. Je suis très attaché à l'étymologie, c'est pourquoi j'ai du mal à « digérer » certains glissements de sens. Celui-là me choquera encore longtemps, je crois. Mais il est vrai que, dans la même famille, nous avons assisté au même phénomène avec orthopédie : ortho droit et (de nouveau) paidos enfant : l'art de corriger les défauts physiques chez les enfants. La technique ayant été étendue aux adultes, le mot demeure, cependant, sans souci de l'étymologie.

49

(25 réponses, dans Réflexions linguistiques)

J'aimerais aussi en apprendre davantage. Il est bien nécessaire d'établir des normes pour tout ce qui concerne un usage collectif, que ce soit de la langue ou des toutes les autres choses. Si l'on refuse la norme en matière de langage, la compréhension des autres devient de plus en plus difficile.

50

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Walter a écrit:

----------------

"pédagogique" et "didactique" ne sont pas interchangeables. La pédagogie est la science de l'enseignement. La didactique en est les moyens.  Une méthode appartient à la pédagogie. Un manuel appartient à la didactique.

Mais non, ce n'est pas une question de moyens, de méthode ou d'autre chose. Je crois que personne ne semble comprendre mon explication : pédagogie est formé sur la racine grecque paidos, qui veut dire enfant. La pédagogie, c'est l'art d'enseigner aux enfants. Une méthode est pédagogique si elle s'adresse à des enfants. Un manuel est pédagogique s'il a été écrit pour des enfants.

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 851 ]

Pages 1 2 3 18 Suivant ►

forum abclf » Messages de lardenais†