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Le forum d'ABC de la langue française

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forum abclf » Messages de Ornithorynque

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Sujets de Ornithorynque Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 156 ]

Ben justement !
C'est justement la façon dont on écrit le mot en français qui m'intéresse.

Je vous remercie tous, vous m'avez bien aidé.

Remarque : j'ai lu bien des textes sur le sujet mais ces différentes lectures avaient entretenu en moi cette ambiguïté d'où mon idée de poser la question à des personnes sachant bien écrire et sachant pourquoi on écrit telle chose de telle façon.

Encore mille mercis et excellente fin de soirée à vous !

Merci beaucoup, P'tit Prof.
Bravo pour votre ouverture d'esprit.
Et quel courage intellectuel !!! Restez-en à l'accord du participe passé.

Ce soir, je tiens à vous vouvoyer.

Bonsoir,

Je suis en train de lire un livre concernant le nazisme.

Pourriez-vous m'éclairer sur trois points.

1
Comment écrit-on en français les noms des deux personnages cités ?
A-t-on le choix entre Gö et Goe pour les deux ?
Si l'on choisit Gö pour l'un, existe-t-il une raison justifiant le choix de Goe pour l'autre ?

2
Ai-je raison quand j'écris :
un idéal national-socialiste,
une idée nationale-socialiste ?

Par suite, faut-il écrire
des idéaux nationaux-socialistes ?
des idéaux national-socialistes ?
des idées nationales-socialistes ?
des idées national-socialistes ?

3
En parlant de gens, on doit écrire des Français et des Bretons. Doit-on écrire des juifs ou des Juifs ?
Il me semble que la majuscule s'applique aux nationalités, comment explique-t-on la majuscule de "des Bretons" ?
Cette majuscule doit-elle s'appliquer aux religions ? Écrit-on des Chrétiens, des Musulmans et des Juifs ou alors des chrétiens, des musulmans et des juifs ?
Pour les nazis, me semble-t-il, le fait d'être juif avait une autre signification que le fait d'être simplement un pratiquant ou un croyant de la religion juive. Un juif (en attendant mieux, j'écris le mot sans majuscule) était pour eux un membre d'un peuple ou d'une nation, je ne saurais entrer dans les détails. À leurs yeux un Allemand juif n'était pas un Allemand de religion juive, ce n'était pas un Allemand car il était juif et donc autre chose qu'allemand.
En bref :
Existe-t-il une règle à ce sujet ?
Le fait d'écrire "un juif" ou "un Juif" représente-t-il un choix idéologique ?

Surtout, je voudrais un avis grammatical et pas de dérapage sur des sujets religieux qui pourraient donner lieu à des échauffements et qui sont, je crois, interdits ici.

Merci et bonne soirée,

O

5

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Merci.
Vous.

6

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Bonsoir P'tit Prof,

Je te sens sur le chemin de l'éclaircissement final. Il manque peut-être le dernier pas (pour moi).
Quelle est l'"analyse logique" de la phrase
"Il permet de téléphoner." ?
Je ne sais pas si "analyse logique" se dit encore mais quand j'étais au collège c'était notre outil pour comprendre...

stp.

7

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Yassine,

Je suis désolé mais je ne connais pas le système universitaire, encore moins le système universitaire actuel. Être en S5 au lieu de passer en S6 et faire un semestre de réserve n'est pas clair du tout pour moi. Je ne peux pas bien t'aider à mettre au point ta lettre en étant paumé là-dessus.
Peut-être que Regina ou d'autres pourront.

Mais il ne s'agit peut-être pas que de corriger un texte comportant des fautes de français (d'où l'intérêt des gens spécialisés en correction de courriers que j'ai évoqués ailleurs, inutile d'y revenir).
Je crois que tu devrais aller voir un forum consacré aux études où des élèves en facs françaises (en particulier des élèves marocains en facs françaises) pourraient te dire quoi faire et quoi demander. Un forum pour les étudiants. Il y en a.

Ce forum-ci peut t'aider en français mais pas trop pour savoir comment on peut passer d'une fac marocaine à une fac française dans telle matière avec tel problème de semestre.

Toutefois, pour finaliser ta lettre, on peut le faire ici.

Qu'en pensent les autres ?

Êtes-vous assez jeunes pour recommander tel ou tel forum concernant les études ?

8

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

diconoma a écrit:

mais dans certains milieux on croit donner de l'importance aux choses, aux gens et à soi-même en en mettant un peu partout.

Je crois qu'on appelle ça la majuscule laudative qu'on distribue partout quand on est largué en français et qu'on a peur de paraître irrespectueux ?
Ou qu'on veut paraître très respectueux des gens importants et pas du tout largué en français.

9

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

J'ajoute une chose.
Quand j'étais jeune j'ai passé trois années comme interne dans un lycée de classes prépas scientifiques. L'internat était très grand. Beaucoup d'élèves nord-africains en classe de terminale connaissaient un gars (malheureusement, si le lycée était mixte, l'internat ne l'était pas encore) interne dans mon lycée et souhaitaient y venir. De sorte que le soir et le week-end j'étais souvent avec des maghrébins. Certains de ceux-ci arrivaient avec quelques soucis de langue française mais s'amélioraient vite, du fait des circonstances.
Ces difficultés en langue française (et je me permets de supposer que tu en as quelques-unes toi aussi) représentaient un handicap, de sorte qu'aux concours des écoles d'ingénieurs les élèves étrangers se voyaient gratifiés automatiquement d'un paquet de points supplémentaires.
Ça remonte à loin en arrière dans le temps puisqu'alors j'étais jeune.
Qu'en est-il maintenant ?
As-tu droit à des aides (en terme de points) si tu veux étudier dans une fac française ou si tu veux entrer dans une grande école française ? Il est probable que oui, à tel ou tel examen ou concours.
Si tu ne l'as pas déjà fait je te suggère de te renseigner.

10

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Yassine,

Est-ce que tu veux dire que l'an dernier, lorsque tu étais en L2, tu as raté une unité de valeur et que tu souhaites repasser l'examen correspondant lorsque tu seras en L3 l'an prochain en France ?

C'est un point que je ne pige pas et qui m'empêche de répondre clairement.

Par ailleurs, si on oublie provisoirement cette histoire de L2, on peut remplacer

"
je souhaite poursuivre une autre licence dans votre établissement pour que je serai former avec un bagage assez vaste qui va me permettre d'accéder une école d'ingénierie ou un master.
"

par

"
Je souhaite effectuer chez vous une autre troisième année de licence pour me diriger ensuite vers un master ou une école d'ingénieurs.
"

Je n'avais pas vu la phrase de Regina qui marche bien aussi.

(sa phrase marche bien; pour Regina, je ne sais pas, j'espère que oui)

11

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Au temps pour moi...

C'est très juste ! Ces gens vivent-ils dans le même univers ?

13

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Oui, l'histoire de ce semestre n'est pas claire.

@ Regina : nous devons remonter à la même époque, celle où le DEUG existait. Maintenant je crois qu'on dit :
1ère année de licence,
2ème année de licence,
et...
3ème année de licence.

De plus, je crois qu'on ne doit pas écrire : "1ère", "2ème" et... "3ème".

@ Yassine : tu veux passer de troisième année en troisième année (?) ou de troisième année en deuxième année (??) ?
C'est ton aspect "déterminé et rigoureux" ?

14

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

smile

15

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

J'en reste coi.

16

(19 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je te donne quelques pistes.

Il faut marquer le pluriel et le féminin,
a et à sont différents,
calcule s'écrit calcul,
dans "j'ai donc pu étudier notamment langage C, la théorie des graphes et l'utilisation des logiciels", il ne manque pas un petit mot ?


Avis à Regina : je viens d'ajouter dans mon message une marque du pluriel que j'avais oubliée.

Bonjour,

Si j'ai cassé les pieds à certains, je le regrette et leur présente mes excuses.

Quant aux leurs et leur, je ne suis pas convaincu par vos exemples.

Mais chacun voit quatorze leurs à sa porte.

Et, par ailleurs, je suis d'accord avec Abel sur l'intérêt qu'il y a à défiger certaines expressions. Et au plaisir aussi.

Bon dimanche, j'espère que les forumeurs auront leurs bons 26 janvier.

O

regina a écrit:

Ornithorynque a écrit:

Ce n'est pas une raison pour ne pas rappeler de temps à autre que des gens font ça, au moins aussi bien, pour gagner leurs vies

Ils sont comme les chats, alors? Paraît qu'ils en ont neuf wink

Ah, pour le tarif, va falloir que je réfléchisse...

Non, Regina,

Cela veut dire que ces gens sont différents et que chacun d'entre eux a sa propre vie.

Leçon de l'école primaire : si j'avais dit "leur vie", ça aurait voulu dire qu'ils avaient tous la même vie.

Ne réfléchis pas aux tarifs, réfléchis à toi.

Fais-toi oublier, mini-reine.

Pourriez-vous me dire, chacun d'entre vous, comment vous gagnez vos vies et combien vous gagnez ?
Existe-t-il un métier qui permette de gagner sa vie sans compétences et basé sur la pratique aisée du sarcasme ?
Ce métier m'intéresserait car j'aurais bien plus d'aisance que vous pour le pratiquer. Ce serait un métier facile.

[Ton intervention est défendable sur le fond, mais pas en renvoyant sur un site commercial (même si la tenancière t'es inconnue de la lèvre et des dents).
Piotr]

1
Tu m'insultes. Avec vulgarité.
2
Tu ne comprends rien au fond du problème. Relis-moi, tu comprendras peut-être.
3
N'aimes-tu pas les gens qui choisissent de devenir bons en français, professionnellement, pour diffuser leurs savoirs à ceux qui en manquent ?
4
As-tu une opinion au sujet des profs de français ? Pas terrible, sans doute.

Bonsoir yd,

Sans avoir la réponse théorique, je donne une réponse pratique : les coordonnées d'une professionnelle que je n'ai jamais rencontrée (je veux dire que ma réponse est désintéressée) mais dont j'ai une bonne impression.
Chacun sait ainsi qu'il a le choix entre des bénévoles et des professionnels dont une que je prends sur moi de recommander.
Chacun ensuite peut se renseigner et se faire un opinion.

Merci yd

Je sais.

On trouve des logiciels gratuits faisant presqu'autant de choses que des logiciels payants.
Mais les services gratuits ont souvent des contreparties qu'on ignore et qui justifient une certaine méfiance. Je n'ai pas le temps ici ce soir de développer ce point.
En revanche, quand une personne demande à voir son texte amélioré gratos, elle trouve souvent dans des sites comme le nôtre des gens bénévoles qui le feront sans arrière-pensées et sans pièges.
Ce n'est pas une raison pour ne pas rappeler de temps à autre que des gens font ça, au moins aussi bien, pour gagner leurs vies.

O

23

(10 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Si je me souviens bien de ce qu'on m'a expliqué il y a quarante ans, nous avons affaire ici à un pronom relatif composé : "de laquelle". Mais ça remonte à quarante ans.
http://la-conjugaison.nouvelobs.com/reg … ifs-18.php

Suite à mon intervention sur un aute fil

Bonsoir,

J'aimerais dire que corriger un mot ou une phrase gratos est une chose mais que corriger un texte entier en est une autre.
Ce forum (dont je ne suis ni le créateur ni un des modérateurs) ne me semble pas avoir pour objet la correction de textes écrits par des gens de passage.
Quand on a un texte important à écrire en français (pour ses études ou pour sa carrière) et qu'on n'est pas très bon dans cette langue, le mieux à faire est de contacter un professionnel. Ce professionnel connaîtra l'orthographe mais aussi tout ce qui concerne l'écriture d'un texte important.
Ces professionnels ont fait le choix de se servir de leurs compétences pour rendre les meilleurs services mais aussi pour en vivre car chacun a besoin d'un gagne-pain.
Il m'est arrivé de corriger des textes entiers d'inconnus croisés sur Internet mais j'ai depuis pris conscience que j'étais gênant pour ces gens ayant fourni l'effort nécessaire pour savoir bien comment écrire leurs textes ainsi surtout que ceux des autres en fonction de leurs besoins (candidatures, démarches administratives et autres) dans le but d'en faire leur métier.

Ces professionnels ne demandent pas une fortune, surtout quand il s'agit de corriger les fautes mais aussi d'écrire intelligemment une lettre permettant d'obtenir une embauche, un prêt ou autres… Ce n'est pas parce qu'ici vous êtes bons en français que vous avez leurs compétences.

Alors faites connaître leur métier et permettez-leur de gagner leur vie grâce au choix qu'ils ont fait d'aimer la langue française.

Bonsoir,

J'aimerais dire que corriger un mot ou une phrase gratos est une chose mais que corriger un texte entier en est une autre.
Ce forum (dont je ne suis ni le créateur ni un des modérateurs) ne me semble pas avoir pour objet la correction de textes écrits par des gens de passage.
Quand on a un texte important à écrire en français (pour ses études ou pour sa carrière) et qu'on n'est pas très bon dans cette langue, le mieux à faire est de contacter un professionnel. Ce professionnel connaîtra l'orthographe mais aussi tout ce qui concerne l'écriture d'un texte important.
Ces professionnels ont fait le choix de se servir de leurs compétences pour rendre les meilleurs services mais aussi pour en vivre car chacun a besoin d'un gagne-pain.
Il m'est arrivé de corriger des textes entiers d'inconnus croisés sur Internet mais j'ai depuis pris conscience que j'étais gênant pour ces gens ayant fourni l'effort nécessaire pour savoir bien comment écrire leurs textes ainsi surtout que ceux des autres en fonction de leurs besoins (candidatures, démarches administratives et autres) dans le but d'en faire leur métier.

Ces professionnels ne demandent pas une fortune, surtout quand il s'agit de corriger les fautes mais aussi d'écrire intelligemment une lettre permettant d'obtenir une embauche, un prêt ou autres… Ce n'est pas parce qu'ici vous êtes bons en français que vous avez leurs compétences.

Alors faites connaître leur métier et permettez-leur de gagner leur vie grâce au choix qu'ils ont fait d'aimer la langue française.

[Ton intervention est défendable sur le fond, mais pas en renvoyant sur un site commercial (même si la tenancière t'es inconnue de la lèvre et des dents).
Piotr]

26

(10 réponses, dans Pratiques linguistiques)

&merci 1000 fois.

27

(10 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Mais dans &Agrave, le & n'est pas suivi d'un #

Et l'Award de la traduction des Award.

C'était une bonne idée d'aller voir ces Award.

29

(10 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Très intéressant, merci.

Bonjour,

La direction et la composition sont les meilleures donc "award des meilleures"...
À mes yeux.
Il faudrait peut-être avoir le début de la phrase.
"L'award des meilleures" va bien si on récompense d'un coup deux prestations (à moins que direction et composition aillent systématiquement de paire dans ce métier).
S'il y a un award par prestation, il faudrait dire l'"award de la meilleure... et celui de la meilleure...".

yd a écrit:

je me le rappelle en parlant d'une personne : jamais de la vie

On dit dit "je me rappelle Bernard", non ?
Bon, il faudra un fil !

Encore un fil : sur le métier, cent fois remets ton ouvrage.

éponymie a écrit:
Ornithorynque a écrit:

Je crois que j'éviterai cette tournure à l'avenir.

Voilà qui m'épate, cette croyance que l'on puisse en permanence contrôler sa langue. La tenir, c'est autre chose, cela peut parfois relever de l'héroïsme mais c'est possible, mais il ne s'agit pas de la même langue.

En permanence, je ne sais pas mais j'ai pris l'habitude d'essayer. Ça remonte à longtemps : à l'école maternelle.

Swoo a écrit:

Loin de moi l'idée que les gens qui font des erreurs sont des demeurés ! (ai-je dit par mégarde quelque chose qui aurait pu le laisser penser ?)

Non, pas du tout.

1
Je garde le souvenir de mon cousin donc :
soit (soit "soit que")
je m'en souviens,
soit (soit "soit que")
je me le rappelle.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/fr … difficulte

Construction

    Se souvenir de qqch / se rappeler qqch. Attention aux constructions différentes des deux verbes se souvenir et se rappeler : on dit je me souviens de cela mais je me rappelle cela. Je m'en souviendrai (mais : je me le rappellerai). → rappeler.
    Se souvenir de, se souvenir (+ infinitif passé) : je me souviens d'être déjà passé par là ; il se souvient avoir parlé mais il ne sait plus ce qu'il a dit. Les deux constructions sont aujourd'hui admises.
    remarque
    La construction sans de était naguère critiquée.
    Se souvenir que (+ indicatif), ne pas se souvenir que (+ subjonctif ou indicatif).

    Si la proposition principale est affirmative, se souvenir que se construit avec l'indicatif.

    Si la proposition principale est négative ou interrogative, ou si l'on souhaite marquer le doute, se souvenir que se construit avec le subjonctif : je ne me souviens pas qu'il ait jamais habité à cette adresse ; vous souvenez-vous qu'il l'ait promis ? L'indicatif est possible si l'on souhaite insister sur la réalité du fait énoncé : vous ne vous souvenez pas qu'il est arrivé en retard ce jour-là, mais moi je me le rappelle fort bien ; te souviens-tu qu'il est arrivé en retard ce jour-là ?
    Il me (te, lui..) souvient que, de. Cette tournure n'est plus guère employée dans l'expression orale, mais on la rencontre encore dans l'expression écrite, littéraire surtout : « Sous le pont Mirabeau coule la Seine / Et nos amours / Faut-il qu'il m'en souvienne / La joie venait toujours après la peine » (G. Apollinaire). « Un soir, t'en souvient-il, nous voguions en silence... » (A. de Lamartine).

Accord
Le participe passé s'accorde toujours avec le sujet : elles se sont souvenues de leurs promesses.

2
http://www.larousse.fr/dictionnaires/fr … lier#57118

Pallier une difficulté, l'éviter en y remédiant plus ou moins bien : Pallier la baisse des ventes en diminuant les frais de production. (La construction pallier à [verbe transitif indirect], courante, est incorrecte.)


Remarque : ces deux tournures fautives sont tellement courantes que je suppose qu'un jour elles ne le seront plus, fautives.


Autre remarque : qu'en est-il du tutoiement ?

Ornithorynque a écrit:

Bonjour,
La phrase suivante est-elle correcte ?
"Je ramène le pull dont j'aimerais que tu le portes."
Merci à vous,
O

Swoo a écrit:

Non, cette phrase n'est pas correcte... Carrément pas, d'ailleurs ! Et ce pour au moins deux raisons :
Premièrement, le pronom "dont" (comme tout pronom, en fait) a pour but de remplacer un élément de la phrase (sujet, COD, COI...) afin qu'on n'ait pas à le répéter textuellement.
Or, dans votre phrase, telle qu'elle est structurée, le "dont" qui remplace le "pull" se voit contraint d'être reproduit un peu plus loin par le "le". Cette répétition annule complètement l'intérêt de recourir aux pronoms. La phrase est donc déjà un échec.
Deuxièmement, le pronom relatif "dont" inclut en fait la préposition "de" dans sa signification. Un exemple : "Voici l'ami dont je t'ai parlé." Cette phrase est un raccourci pour dire quelque chose comme : "Je t'ai parlé d'un ami ; eh bien cet ami... le voici." On ne peut donc utiliser le "dont" que lorsque le verbe de la phrase qu'il va introduire demande un "de". Dans mon exemple, "parler" demande effectivement un "de" car on dit "parler de quelque chose".
Or, dans votre phrase, le verbe introduit par "dont" est "aimer". Ce verbe est incompatible avec la préposition "de". Donc, impossible d'utiliser "dont". Il faut obligatoirement recourir à "que" ou, selon l'idée qu'on veut exprimer, "pour lequel", "à propos duquel", "grâce auquel", "avec lequel", etc...

De plus :

Swoo a écrit:

Ah, c'était sur la suite de "que" consécutifs que vous tiquiez !
Si ce n'est que ça, vous pouvez toujours le dire autrement : "Je ramène le pull que j'aimerais te voir porter." smile
Ou "Je ramène le pull que j'aurais aimé te voir porter." C'est bon aussi.

Merci, Swoo, pour votre réponse détaillée. J'avais un doute qui me venait du que... que   ...que je sentais malséant mais vous avez montré comment le rendre bienséant.

Je note bien :

éponymie a écrit:

Je suis d'accord avec vos raisons (voir plus haut), pas avec votre conclusion. Je suis certain que cette construction est assez couramment utilisée, difficile de recaler tous les gens qui l'utilisent comme ne sachant pas parler.

Ainsi que :

Swoo a écrit:

Vraiment ? Excusez-moi mais cela m'étonne beaucoup !!! Je n'ai dit que ce qui, pour moi, sont des certitudes... Qu'une personne aussi érudite que vous le conteste, c'est comme si on m'affirmait tout d'un coup que 2 et 2 font 22...

Il me semble que la tournure que je propose est souvent utilisée (parfois par moi mais avec une gêne) mais je ne sais pas l'expliquer or je trouve l'explication de Swoo convaincante. Je crois que j'éviterai cette tournure à l'avenir.

Par ailleurs on entend souvent "je me rappelle de" ou "pallier à". Les gens qui parlent ainsi ne sont certes pas tous des demeurés, il n'empêche que ces constructions sont fautives. Si je commets une faute et que de nombreuses personnes la commettent aussi, je suis quand même content quand j'apprends que c'en est une et que je la retire de mon vocabulaire.

Merci à vous deux.



Question subsidiaire : on ne se tutoie pas dans ce forum ?



PS : Maintenant je vais voir si j'ai bien quoté partout.

Bonjour,

La phrase suivante est-elle correcte ?

"Je ramène le pull dont j'aimerais que tu le portes."

Merci à vous,

O

Bon, mille excuses.

Mon expérience correspond à mon expérience.

Pour moi, "élève" est un mot plus beau que "client" ou qu"étudiant", quant à "apprenant"...

Je n'ai pas la sensation de surcharger mais chacun a ses balances.

Désolé si je t'ai embêté.

Je disais "des décennies" mais c'était des siècles. Je suis né trop tard dans un siècle né trop tôt ou quelque chose comme ça.

Abel,

Merci, merci, merci...

Eponymie a écrit :

Ouvrez le rectangle.
Quant au sujet principal, je suis un peu remonté parce que je viens justement...
... le plus intuitivement possible - de ce qu'est le radical d'un verbe).
Fermez le rectangle.

J'enseigne parfois l'utilisation du logiciel Excel. Mon expérience correspond à celle d'Eponymie. Dit autrement :

1
la pratique permet de comprendre la théorie comme la théorie permet de comprendre la pratique.
(Et donc : aux profs de se débrouiller, si c'était facile on n'aurait pas besoin d'eux.)

2
J'ajoute :
l'action nourrit la réflexion comme la réflexion nourrit l'action.

3
De plus j'entends parfois des gens dire, en gros :"X est bon dans ce domaine car c'est une question de mémoire" ou l'inverse. En général c'est dit par Y qui ne comprend rien au domaine en question. Sous-entendu : moi, je suis bon là où il n'y a rien à apprendre bêtement. Alors qu'à mon avis :
la mémoire est un outil de l'intelligence comme l'intelligence est un outil de la mémoire.

Bon, je dis tout ça en vrac mais ce fil :
"J'évaluerai donc la compétence " rédiger un texte en respectant les contraintes syntaxiques et orthographiques" et plus particulièrement les accords ds le GN et S-V,"
me donne envie de parler de pédagogie.

4
Pour finir, je dirai que pour bien enseigner il faut aimer ses élèves. C'est parfois difficile pour un bon prof qui tombe dans un endroit pourri ou pour un prof qui n'aime pas le mot "élève".

Bonne fin de dimanche.

O

Bonsoir Bookish Prat,

"Mais que vous ont donc fait ces braves instituteurs pour que vous persistiez à les affubler du titre de Mister dont Mr est (presque) l'abréviation (en bon anglais, c'est Mr. avec un point derrière l'abréviation comportant la dernière lettre du mot abrégé, ce qui, en typo française, est rigoureusement interdit) ? Monsieur, en abrégé, s'écrit « M. »."

Tu as raison, je devrais écrire "M."

Je ne sais trop pourquoi, je trouve que "Mr" a du charme et que "M." n'en a pas. Il me semble mais je n'en suis pas sûr du tout qu'on écrivait "Mr" il y a des décennies en bon français (est-ce vrai ?), c'est peut-être une excuse.
De même j'écris "2ème" et non "2è" ou "2e".

Et puis zut, parfois, avec les règles ! Quand Victor Hugo s'en écarte, c'est intéressant, mais quand c'est Toto, c'est une faute...

(Voir les anacoluthes :
quand c'est toi, c'est con,
quand c'est un écrivain, c'est bon.)

Je suis pour le respect des règles mais un bon règlement doit s'appliquer dans 98 % des cas. Enfin... on pourrait disserter là-dessus longtemps, ce n'est pas qu'une question d'écriture du français.

O

PS : Personne ne connaît les profs susmentionnés ?

"ma problématique est la suivante:
comment emmener l'apprenant a passer d'un savoir déclaratif à un savoir procédural?"

Savez-vous que "problématique" a une définition ? Ce n'est pas un synonyme de "problème" à l'attention de gens voulant frimer.
Curieusement, en pratique, "problématique" peut vouloir dire deux choses :
1
"problématique" veut dire "problème" dans la bouche de gens qui veulent montrer qu'ils sont des intellectuels;
2
"problématique" veut dire "un vague ensemble de questions que je ne cerne pas et dont je ne veux pas qu'on me demande de les cerner" (je ne plaisante pas, c'est le sens que ce mot a pour certains).

Alors que ce mot, je le répète, a une définition.

Maintenant je cite en particulier ceci :
"comment emmener l'apprenant a passer d'un savoir déclaratif à un savoir procédural?"
Cela me rappelle avec tendresse mes instituteurs qui nous disaient avant la dictée :
"Attention, si vous écrivez un même mot de deux façons différentes, vous êtes sûrs de vous tromper au moins une fois."

Presque un demi-siècle plus tard, j'en tiens encore compte.
On leur aurait dit : "comment emmener l'apprenant a passer d'un savoir déclaratif à un savoir procédural?", sûrement auraient-ils été consternés.

À mon âge avancé je repense souvent à mon instituteur du CE2 (Mr Weber, si quelqu'un a des nouvelles ?), à celui du CM2 (Mr Baratte, si quelqu'un a des nouvelles ?), à mon professeur de français et latin de cinquième et quatrième (Mr Roure, si quelqu'un a des nouvelles ?) ainsi qu'au professeur de français que j'ai eu la chance d'avoir durant mes trois années de classes préparatoires scientifiques (Mr De Vance ou Devance, si quelqu'un a des nouvelles ?), ces gens ont été pour moi des trésors que j'ai compris beaucoup trop tard.

J'ai eu aussi de mauvais profs en français et en histoire (du genre à parler comme vous voyez ici) qui m'ont empêché de comprendre vers quoi je devais m'orienter.

La langue natale d'un terrien est le véhicule de son savoir et de son intelligence. Un Français ne peut comprendre la littérature, la philosophie, les maths, la physique ou l'histoire que grâce au français.

C'est un crime d’État de laisser l'enseignement de la langue natale à des minables qui trouvent qu'"élève" est un gros mot.

O

À mes yeux, s'intéressent à l'enseignement pour en faire leurs métiers deux catégories de personnes :
1
les pédagogues, ceux-là enseignent;
2
les pédagologues, ceux-ci se consacrent à la pédagogie de la même façon que les cancérologues se consacrent au cancer.

Quand on parle et qu'on écrit comme vous, on ne peut qu'être nuisible pour les élèves. Vous savez, les "élèves" ? Ceux qui s'élèvent grâce aux profs.
Mais peut-être n'êtes-vous qu'un robot-virus pour les forums (un bot)?

J'espère que tout ça n'est qu'une farce.

Ou pourquoi pas établir un lien avec des Français (en France ou ailleurs) et établir avec eux des séances hebdomadaires de discussion via Skype.
Si tu tombes sur un Français souhaitant étudier ta langue alors c'est simple : une heure de français, une heure de ta langue et on recommence...

Bonjour Giulia,

Tu pourrais chercher des gens dans ta ville (élèves de français, profs de français, Français en séjour chez toi...) et fonder avec eux une amicale de gens voulant s'entraîner et s'entre-aider à ou pour la prise de parole en français.
Dans le genre de ce que font les toastmasters, cf :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Toastmasters

Tu peux t'aider de site sociaux professionnels comme Viadeo ou Xing pour en trouver.

Où vis-tu ?

O

Piotr a écrit:

1) fais l'effort d'écrire correctement (sans abréviations, avec les majuscules...),
2) montre-nous le travail que tu as commencé à fournir.

...

48

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Et si on veut parler du début, on frappe les trois coups !

Las, le temps passe.

49

(10 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Là vraiment... il y a besoin d'explications ?

Combien de temps met le fût du canon pour refroidir ?
Toutes les réponses qu'on peut donner sont fausses.

C'est un style ?

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 156 ]

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