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Le forum d'ABC de la langue française

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forum abclf » Messages de Alco

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Sujets de Alco Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 4 312 ]

1

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

La différence entre les deux phrases est le « nous », et c'est son absence qui me gêne. Je perçois le verbe à l'impératif. C'était une simple première impression.

2

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Chover a écrit:

l’Association française de normalisation

Hors ma Lisa, scions à tour de rôle quelques centimètres de cette tôle épaisse. Si j'avais su, j'aurais apporté autre chose que ma scie à métaux manuelle.

Vous vouliez peut-être écrire : or, ma Lisa ? Sinon, on peut avoir quelques craintes pour la Lisa en question.

Elle m'a damé le pion, Nolwenn, avec son heaume intégral wink

Qu'Imber les ait fascinés, je le comprends : ce décor de théâtre à l'usage de l'armée anglaise a l'air mystérieux d'un village fantôme.

... restent chez eux.

Chaise euprocte* : chaise percé utilisée dans certains hôpitaux, permettant une meilleure position pour la défécation.

* du préf. gr. ε υ ̓ « bien » et  π ρ ω κ τ ο ́ ς « anus »

NB : l'euprocte est aussi, bien sûr, une espèce d'urodèle de la famille des Salamandridae.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/66/Euproctus_montanus_m_ad.jpg/220px-Euproctus_montanus_m_ad.jpg

Mais, dit calmement le patient au docteur Bovary, vous pourriez me parler sur un autre ton !

7

(22 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Dans la langue littéraire, jusqu'au dix-neuvième siècle, six cas étaient encore pratiqués, les mêmes qu'en latin.
L'accusatif ne différant pas du nominatif, on a cessé de le distinguer de ce dernier. Le datif et l'ablatif, qui comportaient une désinence particulière au pluriel, n'ont plus cours. Au singulier, la mutation consonantique initiale après la préposition suffit à les distinguer. Ne restent donc que le nominatif, le génitif et le vocatif.

Pour les prépositions, je donnerai quelques exemples parlants en irlandais et en breton (je n'ai aucune connaissance du gallois) :

L'ordre est bien sûr moi, toi, lui, elle, nous, vous, eux
irl. ar (sur) : orm, ort, air, uirthi, orainn, oraibhh, orthu.
irl. ag (à) : agam, agat, aige, aici, againn, agaibh, acu.
irl. le (avec) : liom, leat, leis, léi, linn, libh, leo.
irl. de (de) : díom, díot, de, di, dínn, díbh, díobh.

br. da (à) : din, dit, dezhañ, dezhi, deomp, deoc'h, dezho. Impersonnel : deor.
br. eus (de) : ac'hanon, ac'hanout, anezhañ, anezhi, ac'hanomp, ac'hanoc'h, anezho. Impersonnel : ac'hanor.
Etc.
Il me semble que c'est une spécificité des langues celtiques.

8

(22 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Lévine a écrit:

Mais on ne saurait généraliser cette évolution à toutes les langues : les langues slaves, à l’exception notable du bulgare, disposent à la fois d’un système de déclinaisons à six ou sept vivants et productifs puisqu'il s'avère capable d’intégrer la plupart des mots nouveaux (même les acronymes), et d’un répertoire de prépositions aussi riche que ceux des langues romanes.

Il n'y a guère de règle générale en linguistique.

L'irlandais a encore deux cas, le nominatif et le génitif, le datif ne subsistant qu'à l'état de reliques, en particulier dans le mot qui désigne le pays. Le nominatif est Éire, le génitif est Éireann et le datif est Éirinn, bien connu dans l'expression poétique « la verte Érin ».
À propos des prépositions, les langues celtiques disposent d'un système de prépositions combinées avec le pronom personnel.

9

(22 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Pas à ma connaissance. Après contrôle, le "moi" est déjà "mé" en vieil irlandais.

10

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

https://i.ibb.co/LgV2cqX/Oreste.jpg

Oreste y est représenté avec sa sœur Iphigénie.

11

(22 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Lévine a écrit:

Pour le nominatif de la 1PS, on a un étymon différent dans toutes les langues indo-européennes ; le latin ego, le grec ἐγώ, le vx. slave азъ (russe moderne я) reposent en effet sur la racine indo-européenne *eg(H)-, absolument distincte de *mĕ-.

On peut ajouter l'allemand ich, formé sur la même racine.
Néanmoins, breton et irlandais utilisent me [me].

C'est une suggestion d'achat à faire à une bibliothèque.

Une nouveauté qui va en intéresser certains ici : https://www.lefigaro.fr/langue-francais … sWVY1dJ4mw

14

(4 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Bonjour,
Il est inutile de reprendre le mot "sujet". En outre, cette répétition alourdit la phrase.

Chover a écrit:

Peut-être ai-je cependant mal interprété ce que vous expliquez à propos de slougo et de la tribu belge, les Catu-slugi, où j'ai vu Catu, troupes, et slugi, combat. C'est probablement l'inverse qui vaut.

Oui, excusez-moi, j'aurais dû le préciser.

Chover a écrit:

L'allemand die Schlacht signifie la bataille, schlagen veut dire battre. Mon dictionnaire fait remonter le nom au vieux haut allemand slahta, de même sens, mais s'arrête là dans son histoire. Je me pose la question d'une parenté avec le gaulois slougo et le gaélique slúag.

Le vieux haut allemand fait référence à une période plus récente que le celtique ancien, c'est à dire 750 à 1050 selon Wikipédia.
Sluagh ou slúagh (forme actuelle slua) vient du vieil irlandais slóg, du protoceltique *slougos (cf gaulois slougo). Le vieil irlandais est attesté dans l'écriture à partir du VIe siècle, et en écriture oghamique dès le IVe siècle. Gaulois et irlandais appartiennent à la même famille de langues, et le mot signifie troupe, groupe de personnes dans les deux langues.
Donc, outre le fait que le sens de schlagen est complètement différent, un emprunt de l'irlandais au germanique ancien est hautement improbable.

Vous avez raison, c'est une erreur de ma part.

18

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Tür, qui signifie porte en allemand, est apparenté à l'anglais door, mais aussi au gaulois duron, que l'on retrouve dans le breton dor et l'irlandais doras.

glop a écrit:

Je remercie tous les participants pour leurs messages instructifs et, restant candide, je pose encore des questions.
On a beaucoup parlé du breton mais, faire ce rapprochement presque systématique avec le gaulois, ne nous conduit-il pas à supposer que des mots comme slogan (par exemple) serait plus gaulois qu’anglais ?

Le mot slogan est emprunté au gaélique écossais (lequel, pour mémoire, est du gaélique irlandais transplanté en Écosse). Il signifie en gaélique "cri d'une troupe armée", et se décompose en slúag (troupe) + gairm (cri).
Vous avez de la chance, puisqu'on en connaît les équivalents gaulois : slougo, qu'on connaît par le nom d'une tribu belge, les Catu-slugi (= troupes de combat) ; et garo, mot apparenté qui signifie cri et qu'on retrouve dans le verbe irlandais gair = crier.
Mais les allers et retours des mots entre les langues au fil des siècles sont nombreux, et c'est un raccourci assez osé de dire que slogan vient du gaulois. Historiquement, les Anglais l'ont emprunté aux Écossais qu'ils affrontaient justement dans un contexte belliqueux.
Un autre exemple représentatif de ce voyage des mots est le budget, que les Anglais avaient gardé de l'ancien français bougette, diminutif de bouge, lui-même du gaulois bolga, sac de cuir.

Je reviens sur ce sujet de la double négation.
Je viens de rencontrer une phrase dans une discussion écrite qui parle de biodiversité. L'auteur défend l'existence d'espaces naturels préservés où peuvent vivre librement les animaux : « Il seront plus emmerdés durant leur période de repro(duction). »
On voit qu'à l'écrit il est difficile, sans le « ne », de comprendre si le sens est « davantage » ou « plus du tout », à moins, justement, de remplacer « plus » par « davantage » dans le premier cas, et de rajouter « du tout » dans le second.
À l'oral, la prononciation du s final fait la différence.

21

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

À bientôt, Agathe, au plaisir !

22

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Les as y étaient discrètement marqués au dos : encore un jeu de cartes truqué.

23

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Esse a beau vanter ses charmes de petite bourgade limousine, je n'y ai jamais mis les pieds.

24

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Ah ! Nos merrains si bien façonnés feront d'excellents tonneaux !

Il semble que le k mouillé passe facilement au t mouillé, comme le montre la page chier de l'ALF où, toujours dans les aires picardes et wallonnes, alternent les formes kier et tier. Idem pour le mot chien, avec kien et tien.
Pour chèvre, quelques points de Normandie et du sud de la Picardie (le nord ne connaît que maguette) montrent une alternance kièvre / tièvre.

Je signale les tréner, traner des domaines picard et wallon, pour trembler, à mettre en parallèle avec le breton krena, de même sens.

Une de mes ancêtres porte le patronyme Queroy, que j'ai vu transcrit Thierois sur un document, mais sans réussir jusqu'à présent à le retrouver. Le cadre : Paris et nord de Paris, début du XIXè siècle. Il me semble que c'est une faute qui n'est pas rare dans les parlers populaires.

GNAGNAGNA a écrit:

(17 ans après je sais wink

Oh ! Juste un peu plus de treize ans.

29

(15 réponses, dans Écriture et langue française)

Oui, de même dans « bon anniversaire, François » qu'on rencontre le plus souvent sans la virgule.

30

(781 réponses, dans Jeux de mots...)

Pierre de Jade a écrit:

Il faut se rendre à l'évidence, il est beaucoup plus facile d'être atteint par la graisse que touché par la grâce.
Il est toujours plus facile de se mouiller quand on a déjà un caractère bien trempé.
Etre de l'étoffe des héros augmente sensiblement la probabilité de se retrouver un jour dans de beaux draps.
Pour percer dans un domaine il ne suffit pas d'être de mèche avec un type qui a déjà fait son trou.

Bravo ! J'aime bien la deuxième et la quatrième.

31

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Est-ce beau ? Coupa Désiré Ductible, agacé de voir que son tableau ne suscitait que des périphrases polies, voire obséquieuses.

32

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

On signe, Ifig* ! Aie le courage d'aller jusqu'au bout. Tu me parles depuis si longtemps de faire cette course, ce n'est pas le moment d'abandonner.

*Authentique prénom breton.

Chover a écrit:

« Il est rougi », bien rare, me semble-t-il

Il est rougi de froid ou par le froid, peut-être ?

34

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Oui, bien sûr. J'ai dit que c'était facile.

35

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Allez, un facile : monsieur et madame Ventere ont appelé leur fils ...

36

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Sans qu'Inzinzac soit très connue, cette petite ville du Morbihan mérite le détour.

37

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Rappel de la reprise à faire :
... il était simplement lu par le héraut d'armes.

38

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Cette dernière interprétation de loureuse est effectivement plus convaincante.

39

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Il s'agit peut-être du verbe lourer, c'est à dire « exécuter (un morceau, un passage) en liant les notes et en appuyant sur le premier temps de chaque mesure ou sur la première note de chaque temps ». Ma brève expérience de claveciniste m'a fait rencontrer des pièces lourées.

40

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Le mandement chanté était chose rarissime. La plupart du temps, il était simplement lu par le héraut d'armes.

41

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Je vous livre ma version de Thérèse Ponsable, énoncée sans précipitation. À vous de juger.

En passant, merci à Abel Boyer de m'avoir fait connaître cette application en ligne, bien pratique.

42

(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

vh, vous dites [mɔ̃sjø], vous ?

43

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Pas si pourri que ça. Dans le cadre d'un jeu Monsieur X épouse Mademoiselle Y, Soares-Ponsable est bien trouvé.

44

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Abel Boyer a écrit:

Il fallait préciser que les parents étaient alsachiens ***!

Je ne vois pas pourquoi.

Il y a quand même une petite approximation ; le son "z" de Thérèse devient effectivement "s" devant "p" en discours rapide, mais pas quand on prononce et qu'on articule lentement

Je ne suis pas d'accord avec vous. Sans césure entre les deux, l'enchaînement des deux mots entraîne le sandhi, même en parlant relativement lentement. C'est l'esprit qui rétablit l'orthographe connue. C'est la même chose dans de nombreux enchaînements, comme bout d'chou, souvent écrit boutchou, ou les mots allemands commençant en Schw comme Schwan, où on entend toujours clairement un f. Si on fait l'effort de prononcer le v, on voise immanquablement le Sch.

45

(30 réponses, dans Jeux de mots...)

La réponse que j'attendais était simplement Thérèse.

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(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Non, c'est tout simple, phonétique et pas tiré par les cheveux.

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(8 002 réponses, dans Jeux de mots...)

Treux : de lourds travaux ont été envisagés pour transformer l'école en université.

https://i.ibb.co/3C4w11M/Treux.jpg

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(30 réponses, dans Jeux de mots...)

Monsieur et Madame Ponsable ont eu une fille, et il l'ont appelée... ?

pfinn60 a écrit:
agathe a écrit:

Se brûler la cervelle

agathe, vous êtes en pleine forme!  Bravo et merci.

Pfinn, vous êtes sûr d'avoir bien interprété l'image ? Ce que je vois sur la tête du personnage, c'est un étron fumant.

Le breton enseigné est unifié, la norme a été établie dès le début du vingtième siècle (orthographe, formes grammaticales) et des dictionnaires et des grammaires ont été édités dès les années trente (actuellement, c'est l'Office de la langue bretonne qui opère, mais il comporte essentiellement des néo-bretonnants, habitant essentiellement dans les deux grandes villes de l'est, Rennes et Nantes). Néanmoins, cette norme laissait un peu de côté le dialecte vannetais, notablement différent. Un effort important pour le rattacher à la norme, avec, par exemple, la création du digramme bien connu zh qui permettait de lire le son z du reste de la Basse-Bretagne (tout l'ouest et le nord) et le h correspondant dans le dialecte de Vannes.
L'enseignement n'est pas trop rigide et admet les variantes de vocabulaire et de prononciation. Les élèves et étudiants venant d'environnements linguistiques variés, chacun adapte le breton standard à son propre parler, et des conversations sont tout à fait possibles entre personnes d'horizons divers. Encore une fois, les échanges avec les gens du Morbihan sont un peu plus difficiles.
Les populations restées dans la sphère bretonnante traditionnelle ont, la plupart du temps, beaucoup de mal à admettre ce breton qu'elles jugent artificiel. Pour avoir fréquenté les deux milieux, je peux dire que les néo-bretonnants parlent une langue fortement influencée par le français, tant pour l'accent que pour la syntaxe. Les échanges sont rares entre les deux mondes, et pas toujours possibles. Je me souviens d'une jeune femme qui ne connaissait le breton que dans le milieu familial, et seulement d'oreille, et qui avait voyagé en train avec des collégiens d'un collège Diwan. Elle s'était posé des questions sur la langue que pratiquaient ces collégiens, et avait conclu que ce devait être de l'allemand ! C'est dire le fossé qui existe entre langue de transmission orale et langue apprise à l'école.

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