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forum abclf » Messages de Fernand

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Sujets de Fernand Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 84 ]

Alco a écrit:

Il me semble que cet usage, qui s'est répandu assez récemment dans les administrations, est abusif. Qu'en pensent mes collègues ?

Oui, depuis les années 1980... il me semble, dans les polices d'assurances et autres services administratifs, notamment ceux qui se vantent de proposer un conseil individualisé, s'étendant peu à peu aux services de dépannage ou de maintenance : Rapprochez-vous de votre installateur, qui vous indiquera comment procéder à l'hivernage et la remise en service.

Contacter, consulter restent les plus recommandables.

Dans le même ordre, on trouve à l'écrit et courrier électronique, de nouvelles formules, prétentieuses, en langue de bois, qui masquent un net recul de la communication, pour faire oublier cet anonymat qui devient la règle hélas (avec adresse no reply !) : N'hésitez- pas à revenir vers nous...

Au sens figuré, ils ne sont pas interchangeables dans certaines acceptions ou certains contextes.

Prendre contact, prendre langue...
APPROCHER quelqu'un (une personne ou une institution)

1. Dans le sens d'une prise de contact discrète et prudente (mission d'intelligence en diplomatie / espionnage / ambassade) :
Approcher le KGB.
Il a été approché par Lucky Luciano...
Selon les deux missionnaires approchés par la presse, ils n'ont reçu aucune information sur les otages...

2. SE RAPPROCHER de quelqu'un dans le but de dialoguer, consulter, se concerter, référer à qqn ou à un organisme.
synonyme de VOIR AVEC…

Pour les notes de frais, rapprochez-vous de votre délégué syndical

3. S'APPROCHER ne peut pas être utilisé dans ce sens.

Au sens propre de "réduire la distance entre QN / QCH et soi-même, il nous semble qu'il y a une infime nuance entre :
1. S'APPROCHER, qui suggère un seul mouvement délibéré, mais vague. ou au contraire une injonction, sommation (aller voir de plus près), délibéré ou fortuite... Cette forme convient à la majorité des situations négatives : Ne vous approchez-pas des hélices ! = Gardez vos distances !
2. SE RAPPROCHER, convient mieux à une stratégie répétitive ou progressive, cyclique (souvent avec un effet de suspense) :
On se rapproche de l'hiver...

Fernand a écrit:
Abel Boyer a écrit:
Chover a écrit:

« Connectifs » peut-être ? Je découvre ce mot. « Les lames de ce champignon sont liées par de fins connectifs » me suffit... largement : j'irais même jusqu'à « Les lames de ce champignon comportent de fins connectifs »

Je découvre aussi le mot et j'ignore tout des champignons. Mais il me semble que je comprends mieux la description grâce à la précision "entre elles" ; en son absence, peut-être imaginerais-je en début de phrase que les lames sont toutes reliées à un autre élément. C'est une redondance facilitative ou facilitatrice !
"Connexif" semble s'être dit au XIXe siècle.

Bonjour Chover et Abel. Merci de vos précieux avis.
La nature offre tant de formes et de solutions d'architecture pour économiser l'espace. Si vous comprenez à quel organe appartiennent les lames d'un champignon classique (on les nommait autrefois "feuillets"), c'est un type d'hyménophore ou hyménium, en gros "salle de mariage", l'endroit où les spores sont produites, spores qui ne sont pas des graines, mais des contrats de mariage au sens propre : passation de tutelle entre Père et Gendre). Les lames sont des surfaces de production à la chaîne, où la fonctionnalité, l'ergonomie est décisive! Il y a trois sortes d'hyménophores : lamellés, porés (des lames refermées en tubes, dont le pore est l'orifice terminal) ou à aiguillons. Les plus évolués sont les lamellés. Mais on trouve tous les intermédiaires selon les espèces : Les lames sous un chapeau de champignon rayonnent autour du pied, qu'elles n'atteignent pas forcément ! Elles partent du bord (marge) du chapeau. Lames (grande), lamelles (moyenne longueur), et lamellules (courtes) alternent généralement pour occuper l'espace inoccupé. Souvent, elles sont fourchues et s'anastomosent, et finissent par créer des tubes. Comme chez l'homme, on ne sait pas jours qui est l'avenir de l'autre !

Mon exemple était fictif. Je ne développerai pas plus outre pour Connectifs (syn. connexifs ) :
- Qui réunit. Qui opère une connexion. L'adjectif connectif s'emploie surtout pour qualifier des hyphes grêles qui en relient d'autres dites "fondamentales" (sensu Fayod);
- pour désigner surtout les fins « traits » qui relient les verrues des spores, notamment chez les russules et les lactaires. Dans cette dernière acception, l'adjectif est souvent pris substantivement : "connectifs rares".
La graphie connexif est préférée par Romagnesi (mon maître en mycologie, qui est aussi agrégé de Grammaire, et que je suivrai).
http://enfantdesarbres.canalblog.com/ar … 31730.html

Il faut préciser que la rencontre de Loti (de son vrai nom Viaud) avec cette “contrée” de l’Extrême-Orient (pas de GPS, le français voit large), suscite autant son admiration que sa déception. C’est surtout la trilogie japonaise de Loti, comprenant Madame Chrysanthème, Japoneries d’automne, et La troisième jeunesse de Madame Prune qui, tout en étant le fruit de trois différents séjours de Loti au Japon, nous donne son point de vue sur la société nipponne du temps, témoignage précieux à cette époque où le Japon était fermé (sakoku) au point que les historiens japonais se sont rués sur ces oeuvres.

De là est venu peut-être le proverbe japonais:
Quand on passe une semaine au Japon, on écrit un livre, quand on y passe un mois, un article, et quand on y vit plus de 6 mois, on se tait!

D’AURIA, Irma. Les contradictions du Japon dans l’expérience de Loti In : Loti en son temps : Colloque de Paimpol [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 1994 (généré le 10 mars 2021). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pur/33390>. ISBN : 9782753545892. DOI : https://doi.org/10.4000/books.pur.33390.

Citations (suiite) :

Ces autres-là, d'un blanc de porcelaine, d'une matière unie et fine comme une joue de mousmé et si douce au toucher, des masques de courtisanes Jean Lorrain (1855-1906)

Allons, petite mousmé, séparons-nous bons amis ; embrassons-nous même, si tu veux. Pierre Loti (1850-1923)

Mais la mousmé est encore là, pareillement attifée, aussi gentiment comique, et d'ailleurs innombrable, emplissant les rues de sa grâce mièvre et de son rire. Pierre Loti (1850-1923)


Mousmé qui n'avait pas des yeux ordinaires de mousmé, fleur énigmatique et jolie, fleur de pagode et de cimetière, qu'ai-je su comprendre d'elle, et qu'a-t-elle compris de moi ? Pierre Loti (1850-1923)

J'accorde cela de tout mon cœur ; qu'elle s'en aille, cette mousmé ! Pierre Loti (1850-1923)

Et ma mousmé, très captivée, admirait combien la substance de ce peigne était limpide, combien la forme en était gracieuse. Pierre Loti (1850-1923)

Découvrant une maisonnette au bout d'un sentier, il entre ; il est reçu par une jolie mousmé ; très hospitalière qui lui donne du riz et des cigarettes. Anatole France (1844-1924)

Y aura-t-il un peu de tristesse chez ma mousmé ou chez moi, un peu de serrement de cœur à l'instant de cette fin sans retour ? Pierre Loti (1850-1923)

et bien d'autres : https://dictionnaire.lerobert.com/definition/mousme

Citations (suite)

The Mousmé est le titre d'un opéra composé par Lionel Monckton et Howard Talbot sur un livret de Arthur Wimperis et Percy Greenbank en 1909.

Marcel Proust cite ce mot entre guillemets dans Le Côté de Guermantes : « De toute évidence quand j'avais connu Albertine, le mot de “mousmé” lui était inconnu.

Lévine a écrit:

Piotr a l'air de s'y connaître drôlement dans tout ça ! lol

Une définition classique des anciens mots croisés :

Fait pleurer la mousmé (en deux lettres).

Réponse...

Un comble quand on songe que pas une seule musumée ne joue ni ne pleurera jamais dans ce théâtre exclusivement masculin.

Alco a écrit:
Abel Boyer a écrit:
Alco a écrit:

Je soupçonne là un anglicisme. En effet, les Anglophones reprennent avec un pronom pluriel un collectif au singulier : τhe police and their weapons, la police et son armement.

Je ne crois pas du tout à un anglicisme mais à un mécanisme bien logique qu'on doit retrouver dans beaucoup de langues. Du reste, je ne crois pas que les Français connaissent suffisamment la grammaire anglaise pour s'en inspirer !
-- J'ai reçu une lettre de la Sécurité sociale.
-- Ah oui, et qu'est-ce qu'ils te disent ?

Le jour où vous entendrez « la Sécurité sociale me répondent », vous reconsidérerez peut-être les choses.

Il est vrai que la sécu en France se coupe en quatre (carsats), et même si c'est moitié moins que l'Empereur du Japon, c'est le seul personnage qui ne puisse pas se faire harakiri.
Puisque de dessous n'a mis, mais un "à raz de marée" est toujours possible" !

Abel Boyer a écrit:
Alco a écrit:

Je soupçonne là un anglicisme. En effet, les Anglophones reprennent avec un pronom pluriel un collectif au singulier : τhe police and their weapons, la police et son armement.

Je ne crois pas du tout à un anglicisme, mais à un mécanisme bien logique qu'on doit retrouver dans beaucoup de langues.

Du reste, je ne crois pas que les Français connaissent suffisamment la grammaire anglaise pour s'en inspirer !

-- J'ai reçu une lettre de la Sécurité sociale.
-- Ah oui, et qu'est-ce qu'ils te disent ?

Bonjour à tous,

Bien vu pour l'anglicisme, et même les Canadiens francophones s'en gardent bien.

Reste le pluriel de Majesté (Nous, Rois, Louis, décidons...), de politesse et de modestie, en cours dans de nombreuses cultures de par le monde.

Même un épicier ayant deux sous d'amour-propre et de sens professionnel dira : Nous ne faisons plus cet article.

Le fait du Prince est en vigueur ici au Japon, l'empereur n'a pas de Je privé (私、propre au vulgaire), mais un 公, sinogramme qui désigne "se couper en huit, partage égal".

Abel Boyer a écrit:

Oui, mais la jolie finale en "ël" n'a rien à voir avec Noël mais plutôt avec Daniel, Michel ou Emmanuel. C'est bien sûr le nom de Dieu dans ce prénom d'origine hébraïque, Dieu a donné. C'est une pure coïncidence si le début du prénom peut aussi évoquer la nativité.
C'était un prénom quasiment inusité en France, mais que Gide a utilisé dans les Nourritures terrestres.
Il revient à la mode sous l'influence des Américains, friands de prénoms bibliques.

Abréviation de l'hébreu "él-oenu" (= notre seigneur, Lord) pour éviter de désigner Yahvé par son nom, ce qui est interdit...

15 ans après, toujours rien en vue sur la toile.

- Gants Mitaines Sans Doigts

- Manches Longues pour Femme

Existe au Japon sous divers usages
dont "chauffe-bras" (arm warmer)
https://image.rakuten.co.jp/auc-yanggen … 002_11.jpg

Fernand a écrit:

Bravo Piotr. Ça, c'est du véritable coaching.

Mais au fait, ce post n'a rien à faire dans la rubrique "Jeux de mots"

Bravo Piotr. Ça, c'est du véritable coaching.

pfinn60 a écrit:

"Le Jeu de Paume est fermé" dit le vigi mais le touriste la lui a graissée afin d'avoir une visite privée.

Bravo ! En plus, on retrouve la série oindre/graisser la paume/poignet etc.
https://www.languefrancaise.net/forum/s … =647676706

Piotr a écrit:

Mais ça, ce ne sont pas des calembours, mais des zeugmas.

Ah ça, c'est sûr! Un attelage farci à la grecque,
rien de tel pour détendre les zygomatiques !

vh a écrit:

Il entonna son vin nouveau et une chanson à boire.

Longtemps tabou au bahut, que la prescription autorise:

Il enfila ses savates, le couloir, puis la bonne.

Willy a écrit:

Bonjour,

Je voudrais une aide sur la correction de cette lettre de motivation. Je ne maitrise pas totalement la langue française donc j'ai un peu de mal à voir les erreurs. Je vous remercie d'avance !! :


Actuellement en troisième année de licence Gestion Parcours Entrepreneuriat et Gestion des Affaires, je souhaite poursuivre mes études au sein de votre école dans le cadre du Master 1 Gestion d’actifs, Contrôle des Risques et Conformité.

Je suis une étudiante sénégalo-italienne qui a décidé de poursuivre ses études en France afin d’accéder à un plus haut niveau d’études. Cette décision ardue, motivée par mes ambitions, m’a permis de découvrir de nouveaux aspects de moi-même, d’apprendre à m’adapter aux différents environnements et à sortir de ma zone de confort.

Pendant mon parcours scolaire, je me suis découvert un réel engouement pour les sciences économiques et les méthodes quantitatives. J’ai ensuite développé un vif intérêt pour des matières comme la comptabilité financière, la gestion financière et l'analyse financière.

Lors de la recherche d’un master, votre établissement a retenu mon attention, étant une école d'excellente réputation, notamment, le Master Gestion des Actifs, Contrôle des Risques et Conformités, qui est classé numéro 7 dans le classement Eduniversal 2020.

J’ai choisi ce master, car il offre un programme permettant d’acquérir une connaissance théorique approfondie des outils pour comprendre les marchés financiers. En outre, j’estime que ce cursus saura être un support utile à ma préparation à l’examen du CFA niveau 1.

Je suis donc déterminée à poursuivre votre master afin d’approfondir mes connaissances dans l’univers de la Finance et acquérir toutes les compétences nécessaires pour devenir une gestionnaire de risques financiers. Cette dernière est une figure importante dans une organisation, car sans elle, une entreprise ne peut pas définir ses objectifs pour l’avenir. Si une entreprise définit des objectifs sans prendre en compte le risque, il y a des fortes chances qu’elle perde son orientation dès que l’un de ces risques se concrétise.

L’aspect fascinant de ce rôle est l’impact positif qu’il a sur l’environnement où il opère. En effet, le risk manager fournit une sécurité et protection aux entreprises pour qu’elles restent opérantes sur le marché et se protège contre les nombreuses menaces potentielles. Étant de nature rigoureuse et dotée d’un esprit d’analyse doublé d’un esprit de synthèse, je suis persuadée que ce métier correspond à ma vocation, mes intérêts et ma personnalité.

Compte tenu de mes objectifs et de mon parcours universitaire, j’espère vivement intégrer votre école. J’attends avec impatience d’apporter mon bagage culturel et de la diversité dans vos classes ainsi que maintenir vos standards élevés.

Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ma candidature et je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Un petit coup de pouce... bonne chance smile

glop a écrit:

Les expressions "monter en haut" et "descendre en bas" font la paire en matière de pléonasmes bannis, mais l’on se rend peut-être mieux compte avec "descendre en bas" que l’allergie qu’elles provoquent est relativement pathologique.
Lorsque je dis : "je descends en bas du rempart", je dis quelque chose de précis ; je ne descends pas seulement trois marches pour ramasser ce qui est tombé de ma poche. La personne à qui je parle au téléphone comprend que je suis sur le rempart et que j’évolue vers le bas. Si je remplace "descendre en bas du rempart" par "aller en bas du rempart", la personne reçoit beaucoup moins d’informations.
Bien sur, dans un style plus ampoulé, j'aurais pu dire "je descends l'escalier qui me mène en bas du rempart"

Tout à fait de votre avis, comme d'ailleurs en accord avec Chover.

C'est sur la déontologie du bannissement que je m'interroge. Sanctionner cette biodiversité isole la langue de ses patois et participe d'une sorte d'intégrisme minimaliste. C'est petit, d'un point de vue ethnolinguistique.

Fernand a écrit:

De nos jours, la redondance passe pour une faiblesse (débilité), soit parce qu’elle laisse supposer une pauvreté du vocabulaire, soit par utilitarisme et parcimonie.
[...]
Nos aînés disaient sans malice : « Pour manger un bon lapin, il faut le tuer vivant ».
« Quand j’étais soldat militaire… »

Personne n'a trouvé? La bonne réponse était : Lames souvent interveinées (ou anastomosées).

Chover a écrit:

Vous passez habilement de « monter » à « grimper » et « gravir », deux verbes dont à peu près personne ne contestera qu'ils contiennent l'idée d'effort…

Je crois que vous tenez peu compte de mon message précédent : votre phrase, Aller ne remplacera jamais "grimper au sommet" ou "gravir la pente" qui exprime clairement une dénivellation, semble signifier que, pour vous, « aller au sommet » ne rendrait pas compte d'une dénivellation. Je ne sais plus quoi dire !

Je ne passe à rien du tout ! je vous dis ce que je ressens pour chaque expression, du point de vue du choix des mots, verbe inclus, en tant qu'outil le plus adéquat à exprimer sans ambiguïté ce que l'on veut dire. Si vous voulez absolument conserver le mot sommet, je trouve qu’atteindre, parvenir, arriver, vaincre sont bien plus à même de décrire le contexte qu'un aller-simple vers la destination qu'est le sommet. Cet ascenseur va au sommet. Pour moi, aller au sommet est trop pauvre, sauf au sens de "participer à une conférence (au sommet). C'est un effet d'annonce, qui nous garde dans nos pantoufles.

La littérature nous pave la voie : Si on parle de marches, colline, montagne, échelons,  alors gravir convient parfaitement,
on monte un escalier ou un animal, une pièce de théâtre, on monte à l'étage, sur le podium, on monte à l'échafaud... Tous les choix se respectent en ce qu'ils engagent  leur auteur.

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(2 989 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Fernand a écrit:

touché : Bravo maître Roussillat
http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=1554
Cheval devient chevaux au pluriel en raison de l'évolution historique du mot. Au cours du passage du latin au français, la consonne l suivie d'une autre consonne, en l'occurrence le s du pluriel, s'est transformée en u (prononcé ou). On avait donc chevaus comme pluriel de cheval. C'est le même phénomène qui a fait que alba est devenu aube, prononcé à l'époque aoube.

De plus, pour transcrire la finale us de chevaus, on utilisait un signe abréviatif qui ressemblait à notre x et que les scribes par la suite ont confondu carrément avec le x lui-même. On a donc eu la graphie chevax. Les copistes ont ensuite rétabli le u qu'on croyait avoir oublié, ce qui a donné la graphie que nous connaissons encore maintenant : chevaux.

Idem sur Wikisource :
https://fr.wikisource.org/wiki/Grammair … Chapitre_3

La présence de s dans les substantifs dont le radical était terminé par l a amené, au xiie siècle, la vocalisation de l : chevals est devenu chevaus, chevels < (capillus) est devenu cheveus, mals > maus, etc. Dans les manuscrits cette finale us était représentée par un sigle qui ressemblait à x : on écrivait chevax, qui correspondait à chevaus ; dans la transcription on a ajouté x (qui déjà représentait us) à l’u représentant l vocalisée et on a eu au pluriel la forme moderne hybride chevaux, cheveux, travaux, etc.

Au xiiie siècle, chevals, chevaus, représentait aussi bien le cas sujet singulier que le cas pluriel régime.

https://books.google.co.jp/books?id=45l … mp;f=false

On prononçait autrefois et l’on écrivait cors, doit, vint, etc.; des savants sont venus qui, sans que la prononciation eût changé, ont écrit corps, doigt, vingt, etc., sous prétexte que ces mots français viennent des mots latins corpus, digitus, viginti, etc. l. Notre x final valant s ne dérive pas de l’a? du latin, comme on pourrait le croire, mais se rattache à un signe abréviatif qui ressem¬ blait à a? et qui valait u + s. On écrivait chevaus ou, avec ce signe abréviatif, chevax; puis, par une confusion grossière, on en est arrivé à écrire chevaux.

Carré Irénée. Grammaire raisonnée de la langue française, par Léon Clédat, professeur à la Faculté des lettres de Lyon ;Paris, Le Soudier, 1894. In: La revue pédagogique, tome 26, Janvier-Juin 1895. pp. 75-78;https://www.persee.fr/doc/revpe_2021-4111_1895_num_26_1_9506_t1_0075_0000_2

idem in  Grammaire élémentaire de l'ancien français (5e édition) / Joseph Anglade,...
Auteur : Anglade, Joseph (1868-1930).

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(2 989 réponses, dans Réflexions linguistiques)

touché : Bravo maître Roussillat
http://bdl.oqlf.gouv.qc.ca/bdl/gabarit_bdl.asp?id=1554
Cheval devient chevaux au pluriel en raison de l'évolution historique du mot. Au cours du passage du latin au français, la consonne l suivie d'une autre consonne, en l'occurrence le s du pluriel, s'est transformée en u (prononcé ou). On avait donc chevaus comme pluriel de cheval. C'est le même phénomène qui a fait que alba est devenu aube, prononcé à l'époque aoube.

De plus, pour transcrire la finale us de chevaus, on utilisait un signe abréviatif qui ressemblait à notre x et que les scribes par la suite ont confondu carrément avec le x lui-même. On a donc eu la graphie chevax. Les copistes ont ensuite rétabli le u qu'on croyait avoir oublié, ce qui a donné la graphie que nous connaissons encore maintenant : chevaux.

Chover a écrit:
Fernand a écrit:
Chover a écrit:

Toutefois, « aller au sommet » dirait à peu près la même chose !

A peu près ? Comme vous y allez !
Mais tout le message de l'effort et de l'élévation est ruiné!

Vous transformez une ascension en promenade, au nom de je ne sais quelle économie... c'est un choix.
Ne soyons pas chiches, chaque mot doit être pesé en de fines balances, soit smile

Ne tombez-vous pas dans l'excès inverse de celui que vous relevez chez moi ? À mes yeux, « monter au sommet » ne contient pas obligatoirement l'idée d'effort (Monter au sommet a été pour X une promenade de santé !), tandis que la notion d'élévation est inhérente à « aller au sommet », puisque le sommet est la partie la plus élevée de l'itinéraire considéré. Et un alpiniste débutant affirmant « Je ne me sens pas capable d'aller au sommet » n'a sûrement pas une promenade à l'esprit !
À vrai dire, ma démarche était plus simple que cela lorsque j'ai évoqué l'expression « aller au sommet » : j'ai simplement souhaité rappeler son existence ! Certaines tournures plus ou moins pléonastiques ou redondantes sont devenues tellement courantes qu'elles peuvent conduire à l'oubli des formulations plus sobres.

"Aller" évoque pour moi, un mouvement libre et sans contrainte, un éloignement (va donc, et ne pêche plus), voire vaquer, déplacement latéral ou rectiligne, "allez au bout de l'allée", d'un lieu à l'autre. Venir est déjà plus chargé de présence, de but atteint.
Aller ne remplacera jamais "grimper au sommet" ou "gravir la pente" qui exprime clairement une dénivellation.
"Je ne me sens pas capable d'atteindre le sommet." ou capable d'aller jusqu'au sommet.

24

(2 989 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Lévine a écrit:

Je ne résiste pas au plaisir de recopier cette phrase du professeur Jean-Élie Boltanski (Nouvelles directions en phonologie, PUF) :

On a donné du changement phonétique beaucoup d'explications : elles se divisent en deux classes, celles qui sont ridicules et les autres.

Excellent! On dirait du Lacan...

25

(2 989 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Lévine a écrit:

Au fait, pourquoi votre inconscient a-t-il créé des bases différentes au nominatif (os) et autres cas (oris, ori, ore, etc...) ?

En français, pourquoi un cheval et des chevaux ?

Que signifie le fait qu'on dise mouse au singulier et mice au pluriel ?

Et je ne vous parle pas du russe.

Bonjour,

Je découvre ce pavé, dont la lecture mérite un confinement à lui seul !

Je crois me souvenir encore de l'explication donnée par mon professeur de français vers 1967, tellement elle m'a intrigué et ravi. Essayons de ne pas chercher trop vite sur internet ou dans la bibliothèque, en hommage à ce brave M. Roussillat.
---
Au Moyen Âge, le pluriel de cheval était des chevals.
Jusqu'à ce que certains moines copistes appliquèrent la transformation voulue par le latin du l en u devant une consonne.
ce qui a donné chevaus.
Mais, ils crurent avoir une bonne idée en signalant la transformation, en ajoutant une petite croix (la lettre x n'étant pas encore introduite dans l'alphabet) ce qui donna chevausx

Lors de la reprise en main des livres par les "Grammairiens", on crut à une erreur, et on supprima le "s" imprononçable.
--- est-ce cela, en gros ?

Chover a écrit:
Fernand a écrit:

Le français (la langue) n’aime pas plus la répétition que l’onomatopée. Elles sont donc réprimées et rares.

Sauf erreur de ma part, votre article et votre f minuscule excluent tout autre sens !

Que la graphie sans capitalisation s'avère conforme, je m'en félicite, mais elle ne fait que corroborer, offrir un indice supplémentaire qui fait pas double emploi avec la note pédagogique donnée entre parenthèses, si le locuteur le juge bon. Charbonnier est maître chez soi ! smile

Vous avez, semble-t-il, la vis justicia d'un huissier, aka syndrôme des oranges de Fernand Raynaud.
https://www.youtube.com/watch?v=D4hTvtP8xC8

Sachez néanmoins que j'apprécie beaucoup vos commentaires.

Chover a écrit:

Il me semble que les deux points de vue se défendent. Les pléonasmes, les redondances ne nuisent presque jamais à la syntaxe (jamais ?) de la phrase qui les comporte. Et ils nuisent rarement à son intelligibilité. « Rarement », parce que je crois avoir montré ci-dessus (message 8) que « rester invariable », par exemple, peut avoir un sens non pléonastique.
C'est à vous, Abel, que je réponds là.

Chover a écrit:

La comparaison que vous m'invitez à faire avec le japonais, Fernand, n'est pas à ma portée.

Rien de plus facile de nos jours, grâce au dévouement des contributeurs bénévoles :

https://fr.wikibooks.org/wiki/Japonais/ … op%C3%A9es

P'tit prof a écrit:

nô.
Forme théâtrale appréciée de Jean-Louis Barrault.

et surtout de Madeleine Renaud.

Mais pas du public, hélas. Lors de la première au Grand Palais à Paris, il a fallu se lever pendant un quart d'heure après vingt minutes seulement du Kinuta, pour laisser sortir les fuyards.

Chover a écrit:
Chover a écrit:
Fernand a écrit:

Mais monter au sommet semble convenable, car la phrase remplit une fonction GPS ou contient une coordonnée, une information utile.

Oui, je trouve aussi que « monter au sommet » en dit davantage que « monter ».

Toutefois, « aller au sommet » dirait à peu près la même chose !

A peu près ? Comme vous y allez !
Mais tout le message de l'effort et de l'élévation est ruiné!

Vous transformez une ascension en promenade, au nom de je ne sais quelle économie... c'est un choix.
Ne soyons pas chiches, chaque mot doit être pesé en de fines balances, soit smile

Piotr a écrit:
Fernand, message 1 a écrit:

équivalent de Kon-gaï (1920) en Indochine française (= épouse mensualisée à la solde de l'armée française)

   J'ignore d'où tu tiens cette interprétation mais, en vietnamien, con gái signifie « fille, fillette », dans un contexte familial ou social et sans aucune connotation péjorative.

   Il se peut qu'il y ait eu une confusion, dans le vietnamien approximatif des militaires français, entre con (1) et con (2), même orthographe et même prononciation :
- 1 : con (nom) = enfant, petit (animaux), jeune plant ;
- 2 : con (indicateur sémantique) = féminin, animal, personne de rang inférieur.

Mais oui, c'est ce que je vous dit: un sens souvent déformé par le besoin impérieux de BMC (Bordel mobile de Campagne), Geisha et Kon-Gaï ont une vertu irréprochable, et Musumé est la petite fille de ses parents, sans plus, et jusqu'à sa mort.

Tiens, on se tutoie ? smile

Abel Boyer a écrit:

https://i.ibb.co/W30twKh/Capture.png
https://books.google.fr/books?id=IA4eEA … mp;f=false
https://i.ibb.co/zfCHwZT/Capture1.png
https://books.google.fr/books?id=SySSEi … A3oECAUQAg

Les souvenirs des relations avec les étrangers en période d ' occupation française ou américaine désignent ces femmes comme étant des prostituées potentielles sans foi ni loi ( les « petites con gai de l ' Indo » ) .

https://books.google.fr/books?id=PORnAAAAMAAJ

Con gái : fille. Aussi utilisé par un grand-parent voulant manifester son affection pour sa petite-fille. Malheureusement, ce mot a été galvaudé pour désigner les prostituées. Avec la colonisation, la prostitution prend de l'ampleur et se développe près des casernements.

https://books.google.fr/books?id=dnahDw … mp;f=false

Le passage sémantique de fille à prostituée me semble assez courant et il existe aussi en français.

Il est possible que cette connotation spécifique du vocabulaire de la colonisation soit maintenant oubliée.

Confirmation : Mon père était "marié de la main gauche" au Tonkin en 1925. Sa Con-gaï attitrée était   officiellement présentée par ses parents qui recevaient pécunes de l'intendance militaire. La formule savoureuse était : "fini payer, fini mariage". Les enfants qui naissaient de ces mariages étaient naturalisables par décret et recevaient souvent des patronymes empruntés à l'histoire coloniale. Quelle époque... un empire!

Abel Boyer a écrit:
Fernand a écrit:

Oui, j'y avais songé, mais je pense que l'espagnol la mujer est venu de l'occupation arabe.

L'espagnol la mujer vient clairement du latin mulier. Le mot espagnol s'est ensuite introduit dans le sabir des ports méditerranéens fait de français, d'italien, d'espagnol et d'arabe, notamment sur la côte barbaresque.
https://www.cnrtl.fr/etymologie/mouk%C3%A8re

O tempora, O mauresque smile

C'est parfait! La progression est flagrante. Merci beaucoup Abel.

J'ai aussi trouvé référence à l'attraction linguistique Mousmé > almé que vous évoquiez. C'est très intéressant. C'est ici l'équivalent de la véritable Geisha.
------------
- almée, de عالمة [ʿālima], féminin singulier de عالم [ʿālim]. Danseuse orientale, chanteuse improvisant des vers pendant les fêtes,  « celle qui est experte ».

La délicieuse Almée qui se roulait le soir sur ses tapis, qui faisait sonner tous les grelots de son amoureuse folie, réconciliait promptement un homme jeune avec l'Anglaise insensible et dure..
.
H. DE BALZAC, Le Lys dans la vallée, 1836, p. 285.

Le fils, en japonais, se dit Musuko, mais il n'a pas eu le même succès !

En russe, on dit "Chercher la femme" texto, dans le lexique du soldat en escale.

Oui, j'y avais songé, mais je pense que l'espagnol la mujer est venu de l'occupation arabe.

En tous cas, je connaissais le mot mousmée à 18 ans, encore en usage dans les bars et bordels Toulonnais.
Mes parents aussi, par la chanson nuit de Chine, et par Proust.

Abel Boyer a écrit:
Chover a écrit:
Fernand a écrit:

De même si je dis : les lames de ce champignon sont liées entre elles (interveinées, anastomosées) par de fins connexifs.

« Connectifs » peut-être ? Je découvre ce mot. « Les lames de ce champignon sont liées par de fins connectifs » me suffit... largement : j'irais même jusqu'à « Les lames de ce champignon comportent de fins connectifs »

Je découvre aussi le mot et j'ignore tout des champignons. Mais il me semble que je comprends mieux la description grâce à la précision "entre elles" ; en son absence, peut-être imaginerais-je en début de phrase que les lames sont toutes reliées à un autre élément. C'est une redondance facilitative ou facilitatrice !
"Connexif" semble s'être dit au XIXe siècle.

Bonjour Chover et Abel. Merci de vos précieux avis.
La nature offre tant de formes et de solutions d'architecture pour économiser l'espace. Si vous comprenez à quel organe appartiennent les lames d'un champignon classique (on les nommait autrefois "feuillets"), c'est un type d'hyménophore ou hyménium, en gros "salle de mariage", l'endroit où les spores sont produites, spores qui ne sont pas des graines, mais des contrats de mariage au sens propre : passation de tutelle entre Père et Gendre). Les lames sont des surfaces de production à la chaîne, où la fonctionnalité, l'ergonomie est décisive! Il y a trois sortes d'hyménophores : lamellés, porés (des lames refermées en tubes, dont le pore est l'orifice terminal) ou à aiguillons. Les plus évolués sont les lamellés. Mais on trouve tous les intermédiaires selon les espèces : Les lames sous un chapeau de champignon rayonnent autour du pied, qu'elles n'atteignent pas forcément ! Elles partent du bord (marge) du chapeau. Lames (grande), lamelles (moyenne longueur), et lamellules (courtes) alternent généralement pour occuper l'espace inoccupé. Souvent, elles sont fourchues et s'anastomosent, et finissent par créer des tubes. Comme chez l'homme, on ne sait pas jours qui est l'avenir de l'autre !

Mon exemple était fictif. Je ne développerai pas plus outre pour Connectifs (syn. connexifs ) :
- Qui réunit. Qui opère une connexion. L'adjectif connectif s'emploie surtout pour qualifier des hyphes grêles qui en relient d'autres dites "fondamentales" (sensu Fayod);
- pour désigner surtout les fins « traits » qui relient les verrues des spores, notamment chez les russules et les lactaires. Dans cette dernière acception, l'adjectif est souvent pris substantivement : "connectifs rares".
La graphie connexif est préférée par Romagnesi (mon maître, agrégé de Grammaire, que je suis...).
http://enfantdesarbres.canalblog.com/ar … 31730.html

Chover a écrit:

Cela m'étonne en ce qui concerne l'onomatopée.

Il suffit de comparer au Japonais pour en être convaincu smile

Mousmé, souvent féminisé en Mousmée, a été longtemps pris à tort pour un mot d'origine arabe, calqué sur Moukère, dans la bouche des légionnaires de Sidi Belle abbesse, avec le sens de jeune fille de petite vertu, ou équivalent de Kon-gaï (1920) en Indochine française (= épouse mensualisée à la solde de l'armée française), encore aujourd'hui, le mot Geisha est assimilé en France à la prostitution, alors qu'il désigne une artiste accomplie sortie du conservatoire, sachant déclamer la poésie et mimer la chanson de gestes; faisant fi aussi des différences avec la Chine et le Japon et multipliant des clichés erronés, comme les fumeries d'Opium contre cérémonie du thé vert japonais, eau-de-vie chinoise nommée saké, et où toute chèvre avec un chapeau s'appelle Madame)

Mousmé est une retranscription du mot japonais musume (娘, prononcé [mɯ̫sɯ̫me]), signifiant « fille » au sens de la filiation (daughter).

1922: popularisé par la chanson Nuit de Chine qui rappelle la Ton-ki-ki la tonkinoise de Joséphine Baker.

Introduit par Pierre Loti d'après le TLFi.
« Mousmé est un mot qui signifie jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis mots de la langue nippone ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille.” (Madame Chrysanthème, 1887, chap. XI). » 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mousm%C3%A9

Sous le titre de Mousmé Van Gogh a peint un tableau de jeune fille Provençale.
https://en.wikipedia.org/wiki/La_Mousm%C3%A9

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(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

glop a écrit:

C'est au contraire le mot "bulle" qui évoque constamment quelque chose de dramatique, comme la bulle qui pose les bases de
Les tirs de couleuvrines se faisant rares j’imagine que la visée militaire s’effectue d’avantage avec un réfractomètre ;  peu importe, qu’il s’agisse de la bulle du théodolite ou de celle du niveau de maçon, on la coince, au sens propre, à l'horizontal, entre deux encoches alors que La bulle imaginaire du dormeur se coince, me semble-t-il, dans une position plus permissive.

Dans la culture du manga, c'est le 鼻ちょうちん "la lanterne de nez" du petit morveux au fond de la classe,  dormeur dit "bulleur", est un nez qui coule qui gonfle comme un ballon de chewing-gum, une bulle de savon.

http://www.dictionnaire-japonais.com/w/ … 0%E7%81%AF
C'est l'équivalent en Europe du "zzzzzzzzzzzz" ronfleur bienheureux qui rêve qu'il scie du bois...

鼻から垂れた鼻水に鼻息が混じり、膨らんだ様子を提灯に見立てた表現。
https://sv.wiktionary.org/wiki/%E9%BC%B … 0%E7%81%AF
https://www.pixiv.net/tags/%E9%BC%BB%E6 … ustrations
https://translate.google.com/translate? … %2581%25AF

https://www.google.co.jp/search?q=%E9%B … &hl=ja

glop a écrit:

Bonjour Fernand.
Je suis un peu étonné par ces définitions. Vous remarquerez que dans la plupart des dictionnaires, le troène (par exemple) est un arbuste.
https://floranet.pagesperso-orange.fr/def/a.htm#arbre

Je comprends votre étonnement. C'est que la définition de la "strate arbustive" fait débat et a été revue depuis, d'où l'importance du consensus au niveau mondial, et de la date de publication.

La diagnose ne repose pas seulement sur la taille.

Un autre problème est que son usage en français, varie selon l'auteur : un "petit arbuste" désigne-t-il un "jeune", un arbrisseau ou un bonsaï ?  Dans Wikipédia j'écrivais : Le terme arbuste est parfois utilisé abusivement comme synonyme d'arbrisseau, mais le premier se distingue du second par la présence d’un tronc bien différencié (un arbuste est un petit arbre — destiné à le rester ou à grandir — alors qu'un arbrisseau, quelle que soit sa taille, est et restera un buisson).

Le forum incontournable est ici :

https://www.tela-botanica.org/projets/p … oekelmkpo/

Quant au troène (bravo pour avoir levé ce lièvre borderline! smile ), il est vu comme arbrisseau par les puristes ou comme arbuste, si l'on choisit  le sens large qui ignore la plèbe des partisans de l'école buissonnière.

https://www.tela-botanica.org/eflore/?r … t=synthese

glop a écrit:

Les pléonasmes qui m’ont le plus agacé ces dernières années furent le "bip sonore" et le "tri sélectif" mais une expression m’a fait tiquer dernièrement : Il était question d’un petit arbuste mesurant trois mètres. J’aurais plutôt classé l’arbuste dans la catégorie des grands.

Bonjour glop,

Sans vouloir vous faire monter à l'arbre, vous confondez peut-être arbre, arbuste et arbrisseau ?

L’ARBRE est un végétal ligneux formé d’une tige simple, ordinairement dépourvue de branches jusqu’à une certaine hauteur et d’une cime composée de l’ensemble des branches. Il dépasse 8 mètres et peut s’élever jusqu’à une cinquantaine de mètres. Exemples: chêne, sapin…

L’ARBUSTE a les mêmes caractéristiques de tige simple, distincte de la cime, mais s’élève tout au plus à 7-8 mètres. Exemples: houx, oranger…

L’ARBRISSEAU est ramifié depuis sa base et des tiges forment un buisson s’élevant de 0,50 mètres à 5 mètres. Exemples: noisetier, genêt…

LE SOUS-ARBRISSEAU n’est ligneux qu’à sa base, les rameaux florifères herbacés ou peu lignifiés se desséchant souvent l’hiver. Sa taille se situe le plus souvent de 0,20m à 0,50m. Exemples: thym, myrtille…

La confusion est due au fait que l'arbuste adulte ressemble à un arbre de petite taille en cours de croissance. Mais ayant terminé sa croissance, l’arbuste possèdera toujours un tronc de faible diamètre.

Le français (la langue) n’aime pas plus la répétition que l’onomatopée. Elles sont donc réprimées et rares.

De nos jours, la redondance passe pour une faiblesse (débilité), soit parce qu’elle laisse supposer une pauvreté du vocabulaire, soit par utilitarisme et parcimonie.

D’ailleurs, redondant est lui-même un mot redondant, du moins sur le plan phonologique.

Cette contrainte parfois pédante, échappe pourtant au « bon sens paysan », qui ne craint pas d’être insistant pour défendre ses intérêts, surtout pour le négoce, quand il aligne sur le comptoir, les fameuses pièces blanches dites de vingt sous (valait un franc en 1940, devenu centime en 1960), ou pour faire « bon poids », la franchise du ballon de vin sans faux-col...

Nos aînés disaient sans malice : « Pour manger un bon lapin, il faut le tuer vivant ».
« Quand j’étais soldat militaire… »
Tout ce qui ne plait aux Nasmes assombrit la pâlisse.
Au faîte,
Monter en haut.  Si tu vas à Rio…
Mais monter au sommet semble convenable, car la phrase remplit une fonction GPS ou contient une coordonnée, une information utile.
De même si je dis : les lames de ce champignon sont liées entre elles (interveinées, anastomosées) par de fins connexifs.
Descendre en bas. Descendre à la cave. Il descend de plus en plus bas.

Ils communiquent entre eux par gestes. On aurait dit des sémaphores les copains d’abord.

Lier une gerbe. Si la ficelle est un peu grosse,
Dans ce verger qui est à Gervais, cette brebis galeuse de berger a gerbé son pinard jusqu’à la lie !

EDF, et France télécom, des hommes qui relient les hommes.
Reliure. Relier les feuillets entre eux par petits cahiers cousus plein fils, avant le collage sur la tranche, et pressage.

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(17 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

skirlet2 a écrit:

Je ne suis pas vraiment d'accord que les peuples décident, comment les autres écrivent leurs villes... après tout, les Français n'ont pas demandé la permission aux Russes pour appeler la capitale russe Moscou, ni les Russes ne se sont pas préoccupés par l'opinion des Français en prononçant le nom de leur capitale comme "Parij", et encore moins pour l'écrire ????? et non reproduire Paris en alphabet latin. La prononciation diffère, l'écriture aussi, plus les règles apparues sans raison, juste par développement "naturel". Idem avec la capitale chinoise - on ne la prononce pas comme il se doit et quant à l'écriture - qui peut l'écrire en idéogrammes? Je pense qu'il est plus important de prononcer (au possible) bien les noms plutôt que s'attacher à l'écriture, si la différence est minime. Avec le tréma dans le mot Hanoï, il n'y a aucune ambiguïté dans la prononciation pour les francophones.
Concernant Tiflis, il y a belle lurette qu'il s'appelle Tbilissi, bien avant ma naissance wink Aucun rapport avec la décolonisation. Ceci dit, on continue à traiter Oswiecim de Auschwitz...

Les connaisseurs en langues asiatiques écrivent même en deux mots séparés d'une espace "Ha-noï", en romaines. Régulièrement lu "annoy" par les anglophones, really annoying, bref, c'est vraiment un nom "à la noix", my dear! smile

Certes, les exemples de "cacographie" sont nombreux et font intervenir de délicates questions ayant trait à "l'usage courant". A ce sujet, nous renvoyons à la discussion sur un autre forum des arguments de notre collègue Jacques Melot, condensés ci-après :

"On remarque ces derniers temps une tentative de modification de l'usage courant dans tous les domaines du langage. On a ainsi tenté de nous imposer "Beijing" en remplacement de "Pékin". En dehors du fait qu'en prononçant le mot "Beijing" un Français qui n'a pas étudié le chinois - qui, rappelons le, est une langue à tons - ne se fera pas mieux comprendre d'un Chinois qu'en utilisant le traditionnel "Pékin", le recours à cette nouveauté pédante a pour conséquence immédiate d'engendrer la confusion.

D'ailleurs en chinois, "France" se dit "Faguo"; ira-t-on jusqu'à suggérer aux Chinois de remplacer ce mot par un autre plus conforme à la prononciation originale dans notre système phonologique? De plus, si, par soucis d'exactitude (?) on veut vraiment faire chinois en adoptant la transcription "Beijing", il est parfaitement illogique de s'arrêter en si bon chemin en n'adoptant pas aussi pour le nom de la Chine la transcription de son nom chinois "Zhongguo"! De fil en aiguille, après avoir changé "pékinois" en "beijingois", ou mieux "beijingais", il faudra changer l'adjectif "chinois" (la langue, la presse, etc., "chinoise") et les dérivés comme "chinoiserie", le verbe "chiner" et le substantif "chinure" et, même, pourquoi pas, l'argotique "chinetoque"!

Si l'on veut adopter une attitude cohérente, "Moscou" deviendra "Moskva" et "Londres" deviendra "London" [...] On se moque de ceux qui, peut-être sous l'influence des mots en "éthyl-", écrivent "éthymologie", mais dans le fond l'usage a bien ratifié "posthume" qui est une erreur similaire, le mot latin (classique) correspondant étant "postumus" (= "qui vient après"), et non un quelconque mot composé à partir de "post" et "humus". D'ailleurs la forme "éthymologe" est attestée en 1330.

Illogique dira-t'on!
Non! Ces phénomènes linguistiques trouvent tous une explication rigoureuse, scientifique, mais ils relèvent d'une logique plus élaborée qu'il n'y paraît au premier abord.

Il est vrai que de manière très générale, l'étymologie des mots peut avoir un rapport très marqué avec le signifié - marqué mais souvent (très) indirect du fait de l'évolution normale des concepts. Toutes considérations académiques mises à part, l'essentiel, dans la pratique, est que le mot indique la chose sans ambiguïté et qu'il soit compris, peu importe son sens intrinsèque, sous réserve toutefois que ces connotations ne choquent pas. Les exemples sont nombreux et il nous suffira d'en fournir quelques-uns pour se convaincre que les réajustements du vocabulaire que certains, la plupart du temps en toute bonne fois, tentent d'introduire sont de manière générale "injustifiables" et, ce qui est plus grave, source de confusion.

Récemment, nous avons été incités à remplacer dorénavant le mot "bibliographie" par "médiagraphie" pour la raison que le support de l'écriture n'est plus maintenant limité au papier. Je me contenterai de faire remarquer que le mot "bibliothèque" a parfaitement rempli son rôle pendant des siècles après avoir détrôné, au début du XVIe siècle, le mot "librairie" (encore en usage chez Montaigne dans ce sens).

À l'heure actuelle, on utilise même le mot "bibliothèque" en informatique pour désigner une collection de fonctions et procédures de programmation prêtes à l'emploi conservée, par nature même, sur support magnétique, non sur papier.

Allons-nous changer le mot "manuscrit" - en je ne sais quoi d'ailleurs - sous prétexte que, contrairement (?) à l'étymologie du mot, les manuscrits sont de moins en moins souvent écris à la main, mais tapés à la machine et, plus fréquemment encore, composés sur ordinateur et enregistrés sur un support magnétique ? Nul n'est besoin d'un mot nouveau : tout le monde continue à employer le mot "manuscrit" sans remarquer, sinon, incidemment ou à la suite d'un effort de réflexion conscient, qu'il a perdu son sens originel.

On s'accommode tellement bien de ces distorsions inévitables entre l'étymologie et le sens que l'on a même du mal à trouver ces exemples sans entreprendre une recherche systématique et réfléchie dans un lexique ou un dictionnaire.

On trouve par exemple le mot "hystérie" et ses dérivés.
Va-t-on sous prétexte que ce mot est basé sur une erreur des Anciens qui croyaient que l'hystérie était un syndrome exclusivement féminin ayant son origine dans l'utérus (d'où le nom), abandonner ce mot pour un autre, qui lui-même finira peut-être aussi par s'avérer ne pas être le meilleur possible ?

Quelle différence y a t'il entre ce dernier cas, dans lequel la substitution n'a pas encore eu lieu et où elle semblerait, je pense, à tous, peu souhaitable, et celui, déjà réalisé, du mot "technologie" (qui de manière parfaitement injustifiable, s'est substitué au mot "technique" dans la plupart des contextes, en perdant son sens original en français au profit du sens anglo-américain) que certains ne manqueront pas de défendre avec la dernière énergie ? [...]"

(*) MELOT, J. (1997) "Carminophilie' ou "sidérophilie", Hommage à Robert Kühner, Bull. Féd. Mycol. Dauphiné-Savoie, n° 144.

Lévine a écrit:
Fernand a écrit:

On parlait de lettre gutturale (G, K), syllabe gutturale forte ou adoucie, etc., parole gutturale, langue gutturale...

Pardonnez-moi, mais quel mélange ! L'expression de "langue gutturale" est encore pire que celle de "syllabe gutturale" et ferait hurler tous les linguistes.

Et pourtant, elle tourne (la glotte)!

Pardonnez-moi Lévine, mais c'est vous qui avez rapporté ces expressions trouvées sur un lien. Je n'ai fait que de vous confirmer leur existence chez certains auteurs (facile avec google book et wiki). C'est si difficile que cela d'entendre un autre vocabulaire ?

Quand bien même "tous les linguistes hurleraient", ce qui est affligeant de la part de spécialistes de l'écoute, cela resterait dans le domaine de la phonologie, et ne changera guère le fait que de telles tournures ont bien été écrites.

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(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ylou a écrit:

Possible pour les érudits. Mais pour les autres, une bulle, c'est d'abord un globule sphérique rempli de gaz qui se forme (ou s'est formé) dans une matière à l'état liquide (TLF).

La physique et Chimie, sinon rien ? Faut déjà être balaise pour savoir définir comme ça une Glo-bulle...

Lévine a écrit:

En A2 :
"foyer d'incendie : endroit où le feu se déclare, où il est le plus ardent et d'où il se propage."

En III a) :
"foyer d'épidémie : lieu où apparaissent les cas d'une maladie quarantenaire résultant de cas importés ou non."

Les deux expressions me semblent devoir être rapprochées : point où naît et d'où se propage un fléau.

Cela dit, je n'en fait aucunement un synonyme absolu de cluster, bien que "foyer épidémique" puisse être commodément employé à la place du mot anglais dont bien peu connaissent sans doute le sens exact, et qui tend, en français tout au moins, à devenir synonyme de foyer dans le langage de l'information.

En revanche, dans "point focal", "focale d'un objectif", c'est l'idée contraire qui prévaut, celle de concentration en un point, et non celle de rayonnement à partir de ce point. Peut-être se comprend-on mal ?

Sans doute aussi faut-il ne pas voir dans un foyer épidémique un "point" d'où partirait la contagion : un ou deux cas isolés dans une aire géographique donnée ne constituent pas un foyer, justement : c'est une concentration importante de cas observée, reportable sur une carte, donc un cluster au sens propre, qui va constituer ce foyer, et dont on craint qu'il fasse tache d'huile : il n'y a donc pas synonymie entre "cluster" et "foyer épidémique", mais complémentarité entre ces deux réalités, et donc interchangeabilité possible des désignations, un peu comme dans une métonymie.

J'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes en disant cela, mais peu importe.

Cela semble fort judicieux, merci pour ces nuances.
Vous avez raison de pointer que le mot anglais est bien trop large pour ne servir qu'aux épidémiologistes! Raison de plus pour s'en défaire au plus vite.

Lévine a écrit:

Je crois que c'est l'expression "syllabe gutturale" qui a suscité l'étonnement de Chover. Une syllabe gutturale, ça n'existe pas en phonétique, vu que seul un son consonantique peut être guttural, alors que la syllabe est formée d'une association d'un ou plusieurs sons consonantiques à un ou plusieurs sons vocaliques, ce que vous savez sûrement.

Ah, le catéchisme dans les sciences ! roll
Faut-il manquer de recul pour pouvoir déclarer aussi péremptoirement que telle production phonétique n'existe pas, parce que le vocable utilisé vous est étranger ou n'est plus au goût du jour?  La syllabe a été proposée comme unité de base pour la perception de la parole dès 1974 par Massaro. Le terme guttural, associé à syllabe, est simplement tombé en désuétude.
Les sons gutturaux sont généralement des consonnes, mais l'articulation de certaines voyelles peut également être considérée de nature gutturale.

On parlait de lettre gutturale (G, K), syllabe gutturale forte ou adoucie, etc., parole gutturale, langue gutturale...
Qui sait ? C'est plutôt la notion de consonne/voyelle qui risque de ne plus exister, au moins pour décrire la phonologie de certaines familles de langues.

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(27 réponses, dans Écriture et langue française)

yd a écrit:

On pourrait appeler ce type de majuscule la majuscule de majesté, autrement dit de grandeur ou de solennité, ce qui implique de ne pas en abuser. Son inconvénient est de paraître suivre l'influence anglaise, ou anglo-saxonne, je ne sais plus, alors qu'à mon avis il ne faut pas systématiser ; son avantage est d'exclure en principe tous les sens seconds, ou la plupart : exemple pour l'Humanité, le Temple...

Il y a peut-être un peu de cela à l'origine (une volonté de révérence ou de sacraliser par le Haut de casse = la haute classe)...

En réalité, il s'agit d'une convention mondiale adoptée par le Code International de Botanique et de Zoologie (Faune, flore, algues et Fonge inclus), à l'instigation du Suédois Linné (dit système binominal, ou Linnéen) qui oblige à nommer toute espèce biologique, vivante ou morte, par deux mots, dont le nom de genre est obligatoirement capitalisé (au sens de "première lettre du mot en haut de casse"), suivi du nom d'espèce (dit aussi épithète) entièrement en bas de casse. Cette règle n'est obligatoire que pour le nom scientifique (réputé latin, quel que soit son origine, visualisé par la typo en italiques). Amanita caesarea pour l'Amanite oronge, Homo sapiens pour l'Homme moderne.

Les noms français, dits aussi vernaculaires (locaux) et les noms dédiés (préconisés à l'échelle nationale) ou encore dits vulgaires,
sont souvent respectueux de la capitale générique, mais on reste libre tant que l'académie ne l'aura fixé.

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(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ylou a écrit:

Le mot est trop proche du mot "bulle" qui évoque quelque chose de léger, charmant, alors qu'il désigne un comportement répréhensible.
Et pour VH : grand écart avec la sainteté papale !

C'est au contraire le mot "bulle" qui évoque constamment quelque chose de dramatique, comme la bulle qui pose les bases de l'Inquisition, et déclare les hérétiques, n'a rien à envier aux fatwas qui appellent aux assassinats!

Même l'expression "coincer la bulle", est tirée du jargon des artilleurs, qui signifie que le niveau à bulle des pièces d'artillerie est correctement réglé, coincé ("en joue") dans le jargon militaire, et qu'on n'attend plus que l'ordre "feu !" pour faire pleuvoir un déluge meurtrier... une expression de sniper embusqué!

Bonsoir Chover

Désolé de vous avoir intrigué, je suis sujet à tremblements incoercibles qui m'ont empêché de supprimer cette bribe de note entre parenthèses que j'aurais dû effacer (pistes à vérifier en abrégé de la notion de Clan-Club, Sécrétion endocrine et virulence masquée, cf. société secrète Ku Klux Klan, Madame Claustre / Madame Close de Devos...) etc. relevant du complexe de castration.
https://greatsong.net/PAROLES-RAYMOND-D … 89334.html

Bonjour,

Juste un mot au sujet de l'attraction linguistique probable de cloître sur cluster, dès le début (K-K-K proto germanique), lieu confiné, comprimé, surpeuplé, grouillant, qui est appliqué en anglais à grappe, essaim, cellule dormante, repaire de brigands, nid de vipères, poche de résistance, Bunker, panier à crabes, boxon, harem, poulets en batteries, planque de la BRB...

Ainsi, les clapiers (cages à lapins) se traduisent par rabbit-cluster. (sens péjoratif, habitat Japonais dans années septante)

On sent bien que foyer convient mal avec sa notion de Q.G, Lieu de départ, Camp numéro un, kilomètre zéro, catalyseur...
Mais si on précise Foyer d'infection, il remplit parfaitement son rôle !

https://www.etymo-logique.com/le-mot-du-jour/cluster/

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