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forum abclf » Messages de Roland de L.

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Sujets de Roland de L. Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 328 ]

1

(2 823 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Moi non plus !

éponymie a écrit:


(message 107 du 5 mars 2016)

Quand au fameux monsieur Cadoux, il n'aura pas été propriétaire longtemps et vendra sa moitié de l'établissement entre le 7 et le 10 décembre 1878 à un monsieur Debrabant...

1 Précisions sur la vente Cadoux > Debrabant
[Gallica en carafe ou en week-end, lien un autre jour peut-être]

Date : samedi 7 décembre 1878
Publication : Archives commerciales de la France, 12 décembre 1878, rubrique Journal général d'affiches
Effet : de suite
Intitulé : "Moitié d'un F. de vins, rue Galande, 57"

2. Carnet rose
Mariage de Melle Cadoux, qui habite toujours 57 rue Galande en juin 1879 avec M. Brivet, professeur à Avallon :
https://www.retronews.fr/journal/l-ordr … mp;index=0
Double-clic sur le haute de la 3ème colonne.

b) Mariage de Debrabant, domicilié 57 rue Galande, annoncé dans le même journal le 20 décembre 1879
https://www.retronews.fr/journal/l-ordr … amp;index=
Double-clic sur le haut de la 6ème et dernière colonne.

NB Sur Cadoux et Debrabant, relire aussi mon message 362 du 26 juin 2020.

3

(2 823 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Lévine a écrit:

(...)
A ce compte-là, on peut virer la rue Galande et Vive la musique.

Non ! Pitié ! Ni l'une ni l'autre !
Surtout pas Vive la musique !

Ma trouvaille du matin...

éponymie a écrit:

(Message 107 d'éponymie, du 5 mars 2016)

Un triste épisode en aout 1872 [décès d'une cliente, liens brisés] :

Le propriétaire de l'époque s'appelait Antoine Trichard, il fera faillite moins d'un an plus tard, en mai 1873... :
[Liens brisés]

Quand au fameux monsieur Cadoux, il n'aura pas été propriétaire longtemps...
[Liens brisés]

Le père  Trollier entrera donc en scène quelque part entre 1873 et 1883.

J'ai trouvé une mention de Trichard : il est "marchand de vin au 57 rue Galande" et donne 20 F. en octobre 1866 au profit des victimes d'inondations :

https://www.retronews.fr/journal/gazett … mp;index=0
Double-clic sur le haut de la 6ème et dernière colonne.

Accessoirement, cet entrefilet confirme la présence d'un marchand de vin au 57 rue Galande en 1866, sans nom précis, ni Guillotine ni Château-Rouge.
Désolé, malgré d'assidues recherches, je ne trouve toujours pas de trace de l'ouverture en 1859 !

Roland de L. a écrit:

(mon message 508 du 21 juillet 2021)

Fort de ma consultation de mes nouveau amis de Retronews (...), je suis en mesure de confirmer ceci :
Cet article du Gaulois d'octobre 1878 fut le premier à citer le Château-Rouge".

On ne devrait jamais être aussi affirmatif : j'ai trouvé une mention du Château-Rouge rue Galande dans un compte-rendu d'audience paru dans Le Droit en date du 11 février 1878 :
https://www.retronews.fr/journal/le-dro … mp;index=0.
Double-clic sur le haut de la 4ème colonne.

Et, patience, j'ai encore d'autres trouvailles à venir !

6

(2 823 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je dirai : patiente vigilance.

7

(157 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Estrellita a écrit:

À propos de Kissin, je ne m'y connais pas en piano, mais j'ADORE son interprétation de la version Balakirev de la plus jolie chanson de Glinka : https://www.youtube.com/watch?v=cxlf-ZmE8JI

Avez-vous remarqué les ressemblances entre le début de cette merveilleuse alouette de Glinka/Balakirev et les 2 premières mesures du Nocturne n°15 en fa mineur de Chopin ?
https://www.youtube.com/watch?v=GbUeyAtQH2o

8

(2 823 réponses, dans Réflexions linguistiques)

[l y a longtemps que ça me démange...]

Résumé des 2798 épisodes précédents :
1. Depuis le 6 octobre 2013, chrisor raconte n'importe quoi.
2. Les autres, dont Lévine avec une belle patience, lui disent qu'il raconte n'importe quoi.

Chover a écrit:

Reverso se trompe un tout petit peu… pour l'allemand et pour le français.

Pour mon info personnelle (je suis tout sauf germaniste) : quelle est l'expression exacte en allemand ?

Chover a écrit:
agathe a écrit:

" Il ne faut pas être plus royaliste que le roi."

Je le dis souvent !
Devinette : qui sait quel personnage (autre que le roi) les Allemands évoquent pour dire la même chose ?

"Päpstlicher als des Papst" : Plus papiste que le Pape, dixit Reverso.
J'ai bon ?

Film soumis au carré blanc.

12

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Menelas a écrit:

J'ai trouvé une discussion à ce sujet dans le livre "Des unités morphologiques au lexique", de Michel Roché (...) Quelqu'un possèderait-il ce livre, ou saurait comment se le procurer ?

Ce livre est en vente chez Amazon... mais il n'est pas donné !
https://www.amazon.fr/unit%C3%A9s-morph … 2746229862

13

(157 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Lévine a écrit:

Merci !

Le compositeur est-il nécessairement le meilleur interprète de son œuvre ?

C'est une question que je me pose depuis... X années

C'est en effet une bonne question. Mais dans ce cas précis, le compositeur-interprète indique à bon droit les tempos: des lento très lents, et des agitato très..."agités" !

14

(157 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

À comparer avec l'interprétation par Rachmaninov lui-même :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:P … aisie).ogg

15

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Abel Boyer a écrit:

"Bermudien" est l'adjectif, le seul, que retient le TLFi, qui écrit : «  Étymol. et Hist. 1792 adj. mar. bâtiment bermudien « sloop des Bermudes »...

J'ai même trouvé chez Google Livres une attestation de 1777 :
https://www.google.fr/books/edition/Voc … frontcover, entrée Cutter, colonne de gauche.

16

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je ne comprends pas grand chose à ces options...
Je voulais simplement signaler que, il y a quelque minutes, la triathlète Flora Buffy a gagné la médaille d'or au J.O. de Tokyo, et a, tout au long de son parcours, été appelée "bermudienne".

17

(7 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Piotr a écrit:

On ne sait pas s'ils étaient en repos hebdo, en récup', en congés, en RTT...

Ou bien en Incapacité Temporaire de Travail, suite à une précédente autre agression ?

Roland de L. a écrit:
Roland de L. a écrit:

Je me propose, pour régler définitivement quelques comptes, de consacrer mon prochain message à une brève histoire de ce fameux bal.
Ceci sera naturellement complètement hors sujet. J'assume.

Au départ, il y a bien un château, ou plutôt un manoir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2t … )#Histoire

Ce manoir, et son parc, sont lotis en 1844 :
http://paris-atlas-historique.fr/resour … tation.jpg

Voir aussi cette page.

19

(157 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Estrellita a écrit:

(j'ai omis le début du lien Youtube parce que le forum me dit "allowed 0 links")

Ces enregistrements sont un peu trop vites et trop hauts--comme tous les enregistrements soviétiques en direct--mais ces hyper belles chansons sont de plus en plus splendides au fil du vidéo.

Bonjour, ami chanteur !
Votre lien donne l'embarras du choix. Voici ce que j'obtiens :
https://www.google.com/search?q=watch%3 … p;ie=UTF-8
Que nous conseillez-vous d'écouter ?

PS : Merci pour m'avoir fait découvrir le touvain !

20

(6 réponses, dans Pratiques linguistiques)

C'est ainsi que l'indique le célèbre Gaffiot :
https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=tinnitus

Voir cet extrait de Pline l'Ancien :
https://www.google.fr/books/edition/His … frontcover, § 11, en français en haut et en latin en bas.

Roland de L. a écrit:

(mon message 307 du 19 juin 2020, un de mes premiers sur le sujet)

Le Gaulois du 25 octobre 1878
Le lien hostingpics est brisé. Je pense qu'il s'agissait de cet article, effectivement pittoresque.

"BATAILLE DE DAMES

Des agents ont opéré hier, vers neuf heures et demie du soir, rue Saint-Séverin, en vertu d'un mandat lancé dans la journée, l'arrestation de deux hommes et de deux femmes. L'un de ces couples est bien connu dans le quartier Maubert et au fameux Château-Rouge de la rue Galande, sous le nom de Tu-Duc et de la Mère-Angot...

Fort de ma consultation de mes nouveau amis de Retronews (1500 titres de presse française de 1631 à 1950 dit leur pub), je suis en mesure de confirmer ceci :
Cet article du Gaulois d'octobre 1878 fut le premier à citer le Château-Rouge".
Lequel établissement était nommé "le fameux Château-Rouge".
Il faut croire qu'avant 1878, rien ne s'était passé dans ce lieu fameux qui pût intéresser la presse.

PS Je n'ai donc rien trouvé qui donne la moindre indication sur la date d'ouverture de "notre cabaret". Désolé.

Abel Boyer a écrit:

L'ensemble de ce fil, même si son sujet sort étrangement de nos préoccupations langagières, est une source de lectures passionnantes. Merci à ceux qui font vivre ce fil, notamment à Roland...

Merci à vous pour ces encouragements !

1. C'est vrai que l'histoire de ce bouge de la rue Galande a peu de rapport avec la langue française, même si j'ai, çà et là, montré un rapport avec l'argot du XIXème siècle, qui est une de mes passions.
2. Si on revient à la source (message n° 1 de mercattore du 12/10/2009), il s'agissait de s'intéresser aux fresques décorant ou non l'établissement.
- Pourquoi mercattore a-t-il choisi un forum consacré au français pour poser ce genre de question ? Je ne sais.
- Pourquoi a-t-il choisi la catégorie "Parler pour ne rien dire" ? Je ne sais.
3. Je constate avec un certain amusement que ma digression d'hier soir sur l'autre Château-Rouge (le bal) a provoqué plus de commentaires que mes (trop ?) nombreux messages sur le bouge...

glop a écrit:

Vos recherches m'ont mis sur la piste de cette illustration...

Magnifique illustration ! Merci beaucoup !

24

(5 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Alco a écrit:

... l'article proposé ailleurs par Roland de L :
(...)
« ... ce charmant pavillon de briques cordonnées de pierres... »

Chic ! J'ai un lecteur pour mes recherches sur "l'autre Château-Rouge"* !
Merci beaucoup pour avoir eu la patience de lire cet article. J'ai recopié ce texte pour en permettre une lecture plus facile.

*https://www.languefrancaise.net/forum/v … 82#p202182, cette page, message 502.

25

(5 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Abel Boyer a écrit:

Le lien repris par Alco s'est mal recopié. Je suppose qu'il s'agit du lien :
https://www.retronews.fr/journal/la-pre … mp;index=4
mentionné dans le message 502 de Roland. Je n'ai pas eu le temps de vérifier.

C'est bien le bon lien, merci. L'expression "briques cordonnées de pierres" se trouve en bas de la colonne 2 de cette page du journal La Presse.

Roland de L. a écrit:

Je me propose, pour régler définitivement quelques comptes, de consacrer mon prochain message à une brève histoire de ce fameux bal.
Ceci sera naturellement complètement hors sujet. J'assume.

Au départ, il y a bien un château, ou plutôt un manoir :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2t … )#Histoire

Ce manoir, et son parc, sont lotis en 1844 :
http://paris-atlas-historique.fr/resour … tation.jpg

Les deux pages précédentes sont mal renseignées sur l'ouverture du bal public, qui en fait eut lieu, non en 1847, mais en juin 1845, sous le nom Nouveau Tivoli ou Bal du Château-Rouge :
https://www.retronews.fr/journal/la-pre … mp;index=4, bas de colonnes 1 et 2.

Extrait de La Presse du 15 juin 1845 :
" Le pavillon historique de la barrière Rochechouart, connu depuis des siècles sous le nom de Château-Rouge.et qui avait coûté soixante-quatre mille francs à Mlle Ozanne, a été vendu avec ses dépendances, six cent mille francs. Une portion du parc a été livrée à la spéculation ;  on y élève des maisons, on y perce des rues ; l'autre, attenante au Château-Rouge, a été disposée en bal champêtre, sous le nom de Nouveau Tivoli.
(…)
L’inauguration du Château-Rouge a eu lieu jeudi de la façon la plus splendide. Il y avait non seulement des candélabres, mais pour ainsi dire des arbres de lumière; on y voyait trop ; la verdure éclairée au gaz prend des airs étonnants de décoration théâtrale, les pelouses d'un vert d'émeraude réalisent cette nature impossible qu'on reproche aux peintres spiritualistes du moyen-âge ; les femmes, parées de clairs atours, ont l'air d'ombres heureuses que menacent de noirs démons ; une d'elles a roulé fort rudement sous l'étreinte d'un de ces tristes polkeurs au frac sombre qui nous gâtent l'aspect des plus charmantes danseuses ; son visage s'est cruellement meurtri ; des sergens de ville ont extrait le maladroit de la foule, mais l'émotion a été de courte durée. La littérature, convoquée en masse à cette fête d'ouverture, y prenait part avec bonhomie ; on daignait s'amuser. Notre ami Théophile Gautier a donné sur la tête d'un Turc… à ressort un coup de poing de 520 livres ; de pareils essais ont de quoi concilier à la critique le respect aveugle des masses. A onze heures, après l'embrasement pyrrhique du jardin, la polka avait repris de plus belle, lorsque le garde-champêtre de la localité est venu, de la part de M. le maire, avertir ces fougueux Parisiens qu'il était temps de rentrer dans leur circonscription municipale*. On a obéi à regret, en se promettant de revoir souvent ce charmant pavillon de briques cordonnées de pierres, ces longues allées, ces ombrages, royale retraite que le plaisir disputera longtemps encore à la spéculation menaçante."

* Source Wikipédia : "Jusqu'en 1860, Montmartre est une commune du département de la Seine. Cette année-là, en vertu de la loi d'extension de la capitale, la commune est annexée par Paris à l’exception d’une petite partie qui est attribuée à la commune de Saint-Ouen. La majorité du territoire de l'ancien Montmartre est donc intégré dans ce qui devient le 18e arrondissement de Paris..."


Voici l'annonce dans le journal Le Commerce, le 27 juin 1845, de la première grande fête de ce Nouveau Tivoli :
https://www.retronews.fr/journal/le-com … mp;index=1, bas de la 2ème colonne.

"Le nouveau Tivoli du Château Rouge doit donner samedi prochain 29 juin, sa première grande fête extraordinaire.
Outre l’éclairage habituel du jardin qui est de 650 becs de gaz et dont l’élégante disposition est due à M. Bastien, architecte ; il y aura en outre 8,000 verres de couleur. Un brillant feu d’artifice dont la pièce principale représentera l’Homme de Feu à cheval, exécuté pour la première fois par M. Charroy, artificier du roi, terminera la soirée.
Nul doute que le public ne vienne avec empressement jouir des plaisirs qui lui sont offerts dans ce magnifique établissement d’été, et entendre aussi l’excellent orchestre de danse dirigé par M. Laurent aîné."

En juillet 1847 se tient au Château-Rouge un banquet réformiste contre la Monarchie de Juillet :
http://www.cosmovisions.com/$BanquetReformiste.htm

En mars 1871, le Château-Rouge est, comme le dit éponymie, concerné par l'histoire de la Commune : le général Lecomte y fut gardé prisonnier, avant d'être fusillé le 18 mars dans une rue voisine  :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Le … Biographie

Le bal du Château-Rouge était un endroit à la mode : fêtes et bal tous les soirs, fêtes "parées et masquées" pour le mardi-gras, feux d'artifice, illuminations, jardin, orchestre de 100 puis 50 musiciens, etc...
Il avait à l'époque de sa splendeur, de nombreux concurrents.

Il déclina dans les années 1880, victime de la mode du cancan, entre autres. Je pense personnellement qu'il fut surtout victime de la spéculation foncière et de l'extension inexorable de l'habitat parisien.

Voici son "acte de décès", dans le journal Le Soleil du 4 février 1882 :
"On vient de terminer les démolitions du Château-Rouge, que tous les Parisiens connaissaient à cause du bal public qui s’y trouvait depuis une quarantaine d’années. A l'origine le Château-Rouge était une maison de plaisance bâtie par les ordres d’Henri IV. Pendant la Révolution, on y installa une fabrique d’armes.
En 1814, le conseil de défense de Paris tint deux séances sous la présidence de Joseph, le frère de Napoléon. C’est là qu’un aide-de-camp vint lui annoncer la capitulation signée par Marmont. En 1848, les fameux banquets réformistes y furent tenus. Pendant la guerre franco-allemande, il fut converti en caserne et le 61e bataillon de la garde nationale y fut logé. Le 18 mars, les généraux Lecomte et Clément Thomas y furent enfermés.
L’établissement du Château-Rouge comme bal était le mieux aménagé de Paris, surtout avant qu'il fut écorné par le percement du boulevard Ornano. Il y avait là un parc planté d’arbres, un jardin à l'Anglaise, un lac. Malgré tout, l'éloignement de ce bal fut cause que jamais le public élégant ne le fréquenta.
Au nombre des directeurs de l’établissement figura Bobœuf, qui plus tard inventa le phénol.
Sur les terrains qu’occupait le Château Rouge, on va élever douze grandes maisons à cinq étages, dont sept auront façade sur la rue Clignancourt et les cinq autres sur la rue Custine. Les travaux de construction seront commencés dans un bref délai. L'édification de ce pâté d’habitations, où se trouveront plus de deux cents appartements, modifiera d’une manière sensible l’aspect de cette partie de ia rue Clignancourt."

Ceci était mon règlement de compte !

éponymie a écrit:

(message 322 du 20 juin 2020)
Attention : il y avait deux Château Rouge : le plus ancien, du côté de Montmartre était infiniment plus huppé que celui de la rue Galande et a été mêlé aux évènements de la Commune. Si vous voyez bal, c'est de lui qu'il s'agit.

Je vous renouvelle mes remerciements pour ce conseil, cher éponymie.
En fait, quiconque s'intéresse au Château-Rouge est vite confronté à cet obstacle : sur une recherche avec "Château-Rouge" comme mot-clé, on trouve 999 résultats sur 1000 qui ont trait au Bal.
La raison : les ordinateurs qui scrutent les journaux ne sont pas capables de faire la différence entre les articles et les annonces publicitaires. Or, dans tout sa durée de vie (1845-1882), le bal du Château-Rouge fut un très gros annonceur publicitaire.
Je viens de passer quelques heures (et même un peu plus) à dépouiller 7776 apparitions de "Château-Rouge" dans les journaux épluchés par Retronews, entre les années 1959, année supposée d'ouverture de "notre cabaret", et 1899, date de sa démolition. Jusqu'en 1882, année de la fermeture du bal, la proportion de 999/1000 est même dépassée.
Je me propose, pour régler définitivement quelques comptes, de consacrer mon prochain message à une brève histoire de ce fameux bal.
Ceci sera naturellement complètement hors sujet. J'assume.

Abel Boyer a écrit:

Il suffit d'aller se promener à Barbès...

Ou, en marchant un tout petit peu, à la station de métro Château Rouge !!!
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2t … _de_Paris)

Il y a encore, au temps du cinéma et d'internet, des touristes riches qui adorent visiter les quartiers populeux des pays en voie de développement...

Roland de L. a écrit:

(message 475 du 29/06/2021)

Il me faudrait tout relire pour en être sûr, mais il me semble bien que j'ai trouvé le premier article dans lequel est décrit l'encanaillement du Tout-Paris dans les bouges, dont le Château-Rouge, qui faisait venir des "figurants"...

1887, 13 mars : la République Française

Caramba ! Encore raté !
J'ai trouvé un exemple d'encanaillement en la personne du Prince Oscar de Suède, en 1880, onze ans avant les grands-ducs russes :

Gazette nationale, 17 avril 1880

"LE MONDE ET LA VILLE
Le prince Oscar de Suède a quitté Paris hier soir. Avant de s’éloigner de notre capitale, Son Altesse a tenu à en visiter les coins et recoins. Mercredi, en effet, MM. Andrieux, préfet de police, et Macé, chef de police de sûreté, sont venus prendre le jeune prince à l'hôtel Vouillemont et lui ont fait exécuter une petite pérégrination dans trois établissements différents. La première visite a été le cabaret  du Père La Lunette, qui servait de théâtre, il y a  quelques semaines, à un terrible drame.
De là. on s'est rendu dans un hôtel borgne de la rue Maître-Albert, et on a terminé par une visite à un marchand de vins près du Château-Rouge. Le prince Oscar, pour exécuter son dessein, avait quitté sa toilette de soirée et endossé un vieux pardessus gris. Un chapeau melon lui servait de coiffure.
On dit la jeune Altesse enchantée de voyage dans les dessous de Paris."

Référence :
https://www.retronews.fr/journal/gazett … mp;index=0, 5ème et 6ème colonnes.

éponymie a écrit:

(message 78 du 24/02/2016, page 2 de ce fil, à propos de l'article de Frédéric Loliée dans la Revue des revues)
(...)

P.S.: j'ai enfin trouvé le recueil sur archives.org, pp. 129 à 143 (https://archive.org/stream/larevuedesre … 4/mode/2up). Les 3 illustrations du cabaret ne sont malheureusement pas numérisées. Il y a des expressions communes et des similitudes entre l'article de Loliée et le livre de Berry de 1898 (cité à l'époque par regina dans son message 39), ils devaient se lire les uns les autres et se plagier allègrement.

Grâce à mon investissement chez Retronews, j'ai eu accès au texte original, illustrations comprises, publié dans la Revue des revues le 15 avril 1899.
Je me propose de vous en faire profiter :
https://www.retronews.fr/journal/la-rev … 5289178/17

1. Pour passer d'une page à une autre de cet article de 14 pages, deux moyens :
a) Faire DOUCEMENT bouger le curseur rouge en bas de page vers la droite
b) Modifier l'URL de la page : par exemple de finale 17 à 18 et ainsi de suite jusqu'à la page 30, fin de l'article

2. Dans tous les cas : double clic dans la page pour zoomer, puis faire bouger le texte en manœuvrant la souris ou le curseur

PS Il me semble bien qu'il y a plus de 3 illustrations sur le Château-Rouge... mais c'est un domaine où je suis raide-nul !

Mon cul sur la commode.
Jeanne Aubert, 1937 : https://www.youtube.com/watch?v=v1QIy5BcFEs

33

(157 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Abel Boyer a écrit:

Je dois avoir un CD...

   
C'est en effet un must !!!

Une fille à soldats.
En baver des ronds de chapeau.*
Un mec à la retourne.

* J'ajoute, pour rester dans ce registre : En rester comme deux ronds de flan.

La semaine des quatre jeudis.

glop a écrit:

Pour les automobilistes impénitents, dans mon genre, qui fuyaient les garagistes, il y avait cette phrase mnémotechnique pour le réglage du jeu de soupapes d’un V6
"J'aime les femmes en slip"

Aussi nul en termes de marine qu'en mécanique, je constate que cette phrase mnémotechnique a également été utilisée pour le "compartimentage de l'ordre des bords"*:
https://fr.wikibooks.org/wiki/Liste_de_mn%C3%A9moniques, faire Ctrl F + slip.

* Ne me demandez pas ce que c'est !

Abel Boyer a écrit:

On trouve déjà l'expression [Monte là-dessus, tu verras Montmartre]  dans Crainquebille, d'Anatole France, par exemple dans cette version de 1905
https://www.gutenberg.org/files/35871/3 … 5871-h.htm
L'expression y a clairement le sens du refus ironique.

Je l'ai repérée, sans ce "sens de refus ironique", dans Le Journal du 16 avril 1894 :
https://www.retronews.fr/journal/le-jou … mp;index=0, page 1, haut de la 6ème colonne, réplique de Benoit.
Lequel Benoit dit "cette parole du poète"... je n'ai pas trouvé de quel poète il pouvait s'agir. Ce ne peut être A. France, car Crainquebille est paru en 1901.

cépamoi a écrit:

Merci , mais plutôt  Euripide !

J'ai corrigé : merci !

cépamoi a écrit:

Ce qui commence mal finit mal !    (?)

Un site attribue cette forte phrase à Euripide :
https://citation-celebre.leparisien.fr/citations/52335

éponymie a écrit:

(message 149 du 25/08/2016)

Encore Rossignol ! Il avait été blessé assez grièvement par deux fois à ses débuts dans le cadre de son travail, c'est ce qui je suppose avait permis de le lancer. Je me demande ce que devait penser cet homme que ses diverses promotions portaient en fin de carrière à jouer les cicérones pour des journalistes en mal d'articles et de frissons et de riches oisifs. Flatté, agacé, comblé par sa position sociale, ennuyé ?
(...)
Comparez avec ce portrait du Voleur illustré du 18 novembre 1886 :

[Lien hostingpics brisé..]

J'ai retrouvé ce portrait de Rossignol dans le Voleur Illustré :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … rk=42918;4

Lévine a écrit:

Et voici l'illustration

Saisissant ! Merci beaucoup !

Roland de L. a écrit:

*Description du coup du Père François par Virmaître  (Dictionnaire d'argot fin-de-siècle, 1894) :
https://archive.org/details/dictionnair … ew=theater

Dans ce fil, il convient de choisir plutôt la description de Rossignol, de la Sûreté, qui a laissé son propre dictionnaire argot-français et français-argot :

https://archive.org/details/Dictionnair … ew=theater, bas de la page 83.

Bonjour (!),

Un exemple de plus des agressions qui avaient lieu au sortir du Château-Rouge...

1890, 20 février : L'Estafette

" Les dessous de Paris
Tout le monde n’est pas préfet de police et ne peut visiter les dessous de Paris, avec une escorte d’agents de la Sûreté, et le propre chef du service.
A défaut de M. Goron, d’un brigadier, ou d’un simple agent, M. F…, négociant à Lyon, s’était confié aux premiers venus, deux bons compagnons, Chassaing et Chaquet, qui certes connaissaient les conduits louches aussi bien que la police, puisque ce sont gens de cette espèce qu'elle est précisément chargée de surveiller.
Vers onze heures, on arriva rue Galande, au Château-Rouge. M. F..., ravi, paya copieusement à boire à ses deux guides si affables. Quelle chance, hein ! d'être tombé sur des Parisiens si aimables et si connaisseurs !
M. F... se confondait en remerciements, au sortir du cabaret, quand, soudain, ses deux guides lui sautèrent à la gorge.
Entre tant de choses qu'ils connaissent, les deux compères n’ignoraient pas le traditionnel coup du père François*. Laissé pour mort, M. F... en a été quitte pour la perte de son porte-monnaie.
De ses deux guides, un seul a comparu, hier, devant le jury. Chassaing est mort en prison; sans cela, il eût sans doute, comme Chaquet, été condamné à huit ans de travaux forcés."

*Description du coup du Père François par Virmaître  (Dictionnaire d'argot fin-de-siècle, 1894) :
https://archive.org/details/dictionnair … ew=theater

éponymie a écrit:

(message 143 du 24/08/2016, page 3, réponse au message 142 de mercattore sur la petite annonce citée ci-dessus)

Jolie trouvaille et pièce unique, on ne la trouve qu'une seule et unique fois cette annonce. Pas moyen de savoir qui était ce Charbonnier.

Et que dites-vous de ceci dans la Presse du 24 avril 1899 :

[lien hostingpics brisé...]

J'ai trouvé cet article de La Presse :

" Paris qui s'en va
UN BOUGE CÉLÈBRE

L'on va démolir prochainement le "Château-Rouge", le célèbre bouge de la rue Galande, repaire de bandits et de filles –et parfois aussi, hélas ! refuge de malheureux. La percée de la rue du Dante bouleversera tout ce coin d'autrefois, et certains, hantés d'un souci archéologique ou travaillés par une esthétique particulière, vont peut-être gémir sur l'évanouissement de ces vagues architectures et la fuite des types étranges et crapuleux qui les complétaient. Je voudrais les rassurer sur la perte que peut faire l'Art par la disparition de ces masures infectes, sans intérêt véritable au fond. Leur aspect peu séduisant et la physionomie minable des habitants, canaille plate et sans envergure, ont été, d'ailleurs, retracés de manière suffisante pour leur gloire par la main de Joris-Karl Huysmans, maître insurpassable, il me semble, en la matière. Et cette reconstitution graphique est de nature à satisfaire au-delà même de tout ce qu'on peut espérer de la réalité, car la propriété de. décevoir notre imagination est bien ce que renferment de plus curieux ces endroits, simplement dégoûtants, que le snobisme transforme parfois en lieux de pèlerinage !
Dès que j'ai appris que le tenancier du Château-Rouge était exproprié, j'ai voulu visiter le local, expurgé de sa vermine humaine. Il me séduisait, parce qu'une légende prétend que cette moderne caverne du crime fut jadis un nid d'amour, le plus merveilleux des nids d'amour : celui de GabrieIIe d'Estrées et de Henri IV. Je croyais qu'un détail d’alors, échappé à l'ambiance, respecté par le temps, évoquerait, brusquement à mon esprit le charme du passé et ferait disparaitre, pour un instant, l'horreur présente de cet amas innommable, naguère un palais !
C'est au milieu d'une cour bordée de constructions en ruines, occupées cependant, puisque la misère agite aux fenêtres les haillons humides qui lui servent de drapeaux, que s'élève le Château-Rouge, dont les hautes persiennes sont closes.
L'on y accède par un perron de quelques degrés. Mais, à peine la concierge de l'immeuble, en a-t-elle ouvertes portés, qu'il sort du trou noir que nous avons devant les yeux et le nez une telle pestilence d'enfer que l'ami qui m'accompagne est pris d'un haut-le-cœur violent qui l'empêche de pénétrer tout d'abord. Moins sensible, je suis déjà dans la pièce d'entrée, une salle immense au plafond élevé et décoré de corniches sculptées que j'aperçois confusément. L'air du dehors arrivant par les fenêtres qu'on ouvre ranime brusquement les exhalaisons d'une puanteur susceptible de donner le vertige. Il se dégage des murs, du parquet, des placards, une odeur inqualifiable qui provoque l'épouvante et auprès de laquelle, comparativement, une charogne doit sentir bon. Je suis persuadé que voilà le foyer infectieux d'où viennent les bouffées qui, malgré sa renommée, font déserter Paris l'été.
Je me précipite prudemment près d'une fenêtre et j'examine avec courage et attention la vaste salle où est encore marquée la place du comptoir récemment déménagé. Malgré mon désir d'y découvrir le souvenir endormi, prestige d'antan, mon œil ne remarque que d'infâmes peintures murales représentant des scènes bachiques qui n'ont même pas l'intérêt de la naïveté.
Redoublant d'énergie, dans une fièvre de recherche je consens, au bout de quelques minutes pendant lesquelles j'ai vainement essayé de m'accoutumer à l'atmosphère, à me laisser guider de nouveau à travers les appartements de cette ancienne demeure seigneuriale. Une salle plus petite, à droite de la première, a ses murs tapissés de fresques décoratives reproduisant les scènes de l'arrestation et des remords de Gamahut, pris dans cet assommoir, dont le patron était probablement un indicateur :  comme choses du passé, c'est maigre.
Le premier étage, qui servait de dortoir, —moyennant vingt  centimes par nuit l'on avait droit à une place sur le parquet en compagnie d'insectes variés et de camarades stylés—, à la honte de la capitale, ne m'a guère paru contenir plus d'attraits rétrospectifs que le rez-de-chaussée. Sauf le parquet de l'époque, une cheminée en bois surmontée d'un encadrement sculpté contenant un miroir, et les lambris ornés qui recouvrent les murs, il n'existe là rien que d'ordinaire avec de la crasse nauséabonde en supplément.
La distribution de cet étage et l'exiguïté relative des pièces m'ont seulement fait penser qu'en cet endroit se trouvaient les. appartements privés de Gabrielle d'Estrées. En partant de ce point, il m'a été facile de supposer que le Vert-Galant y venait retrouver la favorite, très souvent, sans nul doute, puisqu'il parait que c'était la femme la plus séduisante et la plus spirituelle du monde de ces temps. Or, chacun sait que l'amour rend l'âme meilleure, la prédispose à l'indulgence. et la fait accueillante à l'infortune d'autrui. J'ai donc songé que c'est peut-être dans un de ces boudoirs, à la suite d'un doux entretien, que ce roi, populaire entre tous, prit la détermination d'éteindre le paupérisme au moyen de la poule au pot hebdomadaire. Il désirait supprimer la misère, c'est-à-dire la souffrance et les crimes qui en résultent. Et l'ironie de la vie a voulu qu'il fût assassiné et que le nid d'amour où s'éveillaient ses rêves humanitaires devint, après des siècles.. le plus abject bouge de la Capitale, le centre de réunion des bandits les plus ignobles et les plus vils !
De cette visite à ce Temple du Crime, qui fut le Temple de l'Amour, je suis sorti navré, écœuré, empoisonné à demi ; ma bonne volonté n'a même pas rencontré une chose qui valût la peine qu'on tournât la tête. C'est infâme tout simplement. Le pittoresque de Paris ne perdra absolument rien à la disparition de la plupart de ces vieux et stupides quartiers aux ruelles tortueuses et puantes. Et je ne trouve rien de mieux pour l'assainissement moral de la grande ville que ces trouées qui' culbutent ces foyers infectieux, pour amener à leur place l'air et la santé !
Emile Lapaix

mercattore a écrit:

(message 142 du 24/08/2016, page 3)

On brade les cartes postales des peintures du Château-Rouge.
Mais je crois qu'il est trop tard. Dommage.

Journal Le Matin. 02/09/1901.

[Lien hostingpics brisé...]

J'adresse un clin d'œil à mercattore, initiateur inspiré de ce fil, car il a eu du mérite de trouver cette petite annonce :

- Dans son contexte :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … rk=21459;2, page 6, colonne 6, lettre C dans l'ordre alphabétique

- Son texte pour ceux qui, comme moi ce soir, auraient les yeux fatigués :
" CARTES postales, reproductions authentiques des peintures murales du Château-Rouge (déposé). 40,000 à solder, 8 fr. le mille. Envoi spécimens. Charbonnier, 157, boulevard du Montparnasse."

éponymie a écrit:

(message 113 du 07/03/2016, page 3

J'ai la réponse, il s'agit apparemment d'un état ultérieur du cabaret avec des peintures dans une autre salle que celle de la guillotine, la grande salle, qui n'ont probablement pas été jugée dignes d'un souvenir photographique avant destruction (raisons politiques ?). Voici ce qu'en dit le Monde Illustré du 6 mai 1899 :
[Lien hostingpics brisé...

J'ai retrouvé cet article du Monde Illustré :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … rk=64378;0, bas de la dernière colonne.

éponymie a écrit:

(message 112 du 07/03/2016, page 3)

Hé bien non. Monsieur Debrabant (j'ai failli croire que père Trollier était un surnom) n'aura été propriétaire que 5 ans au maximum, il aura connu son lot de déboires comme ici en 1880 :
[Lien hostingpics brisé...]

Espérons pour lui qu'ìl est mort dans son lit : le 1er décembre 1883, c'est sa veuve qui vend le troquet et c'est le père Trolliet qui devient - enfin - propriétaire. C'est donc lui qui connaitra les grands-ducs :
(Lien hostingpics brisé...]

Les propriétaires successifs depuis au moins le début des années 70 sont donc Trichard, Cadoux, Debrabant et Trolliet.

Deux sujets donc dans ce message 112 d'éponymie.

1. Les déboires de Debrabant
Texte de l'article du Petit Parisien en date du 14 juin 1880 :

" Dans la soirée d'avant-hier, M. D... qui tient un fonds de marchand de vin, rue Galande, vit entrer dans son établissement trois individus mal vêtus qui lui demandèrent un litre de vin.
Pendant que M. D... servait, les trois hommes, sortant des couteaux qu'ils avaient tenus cachés, se jetèrent sur lui, cherchant à le frapper et à le renverser.
Heureusement le marchand de vin est un fort et solide gaillard : il parvint à tenir tête aux assaillants et appela à son aide le garçon, qui était dans la cave.
Celui-ci accourut au secours de son patron et, à eux deux, ils parvinrent à se débarrasser des trois malfaiteurs.
Mais au moment où ces hommes prenaient la fuite, M. D..., ayant essayé de s'emparer de l'un d'eux, reçut un violent coup à la tête et tomba à la renverse.
Pendant qu'on lui donnait des soins, les voleurs se sont esquivés sans laisser le moindre indice qui puisse mettre sur leurs traces. La blessure de M. D..., moins grave qu'on ne l'avait craint, permet d'espérer que la victime de cette audacieuse tentative d'assassinat sera bientôt rétablie."

Et bravo à éponymie pour son enthousiasme ! Il en fallait pour reconnaitre dans ce M. D... "notre" Debrabant, alors même que dans un récent message j'ai aperçu qu'il y avait une vingtaine de bouges rue Galande...

2. La vente Debrabant - Trolliet
J'ai trouvé la mention de cette cession dans les Archives Commerciales de la France, non pas à la date du 01/12/1883, mais à celle du 24/02/1884 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … k=236052;4, rubrique Affiches parisiennes.

Ceci me fait me souvenir (plus d'un an déjà !), d'un courtois débat avec éponymie : dans son message 356 du 24/06/2020, il corrigeait, à juste titre, mon message 325 du 21/06/2020.
Ma source était pourtant réelle... d'où une question : n'y avait-il pas, au 57 de la rue Galande, deux fonds de commerce, un de marchand de vin, un autre de crèmerie ?

Je ne doute pas un instant que cette importante interrogation passionnera les foules.

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(54 réponses, dans Histoire de la langue française)

Lévine a écrit:

Oh zut, je n'avais pas vu la réponse de Roland. Je vais me rattraper...
Et pardon d'avoir pollué son très sérieux sujet !

Qu'on se rassure :

- Ce n'est pas "mon" sujet, mais celui de Pierre Enckell, dont le richissime livre Dictionnaire historique et philologique du français non conventionnel me fournit chaque jour quelques bons moments de bonheur
- Ce n'est pas un sujet "sérieux", juste une curiosité de langage, et une énigme intéressante
- Je n'en ai peut-être pas l'air ici, mais "je ne suis pas le dernier pour la déconne" !!!

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(54 réponses, dans Histoire de la langue française)

Abel Boyer a écrit:

C'est Chrisor, l'auteur contemporain ?!

Je ne suis pas assez intelligent pour bien comprendre les théories de Chrisor, mais j'ai cru apercevoir que certains mots seraient dérivés d'onomatopées, voire de cris.
On peut alors supposer que le h d'hermite viendrait de la question "Hé ! Y'a quelqu'un ?"
Ceci n'est bien sûr qu'une supposition...

éponymie a écrit:

(message 107 du 05/03/2016)

Un triste épisode en aout 1872 :
[Deux liens brisés...]

Le propriétaire de l'époque s'appelait Antoine Trichard, il fera faillite moins d'un an plus tard, en mai 1873 (ici le Rappel publie la cessation de paiement, la faillite l'est par le Journal des  débats politiques et littéraires) :
[Lien brisé...]

Quand au fameux monsieur Cadoux, il n'aura pas été propriétaire longtemps et vendra sa moitié de l'établissement entre le 7 et le 10 décembre 1878 à un monsieur Debrabant :

[Lien brisé...]

Le père  Trollier entrera donc en scène quelque part entre 1873 et 1883.

J'ai retrouvé traces de ces différents épisodes.

1. Décès sans indication du nom de l'établissement
Ici, cher éponymie, ce fut un véritable jeu de piste, car ce décès n'a pas eu lieu en 1872, mais en 1873...

Lien vers la brève du XIXème siècle du 15/08/1873 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … k=171674;4, Faits Divers, tout en bas de la colonne 2

2. Faillite de Trichard
Lien vers le Journal des débats politiques et littéraires du 21/05/1873 (et non du 17/08 comme indiqué dans le message-bibliographie 276...) :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k458641t/f4.item, colonne 4, Déclarations de faillites

3. Vente Cadoux - Debrabant
Lien vers les Archives commerciales de la France du 12/12/1878
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … k=107296;4

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