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Le forum d'ABC de la langue française

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forum abclf » Messages de Roland de L.

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Sujets de Roland de L. Recherche définie par l’utilisateur

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 150 ]

1

(13 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ce qui me paraît "pas Dieu possible", c'est que Piotr s'exprime "aujourd'hui à 15:11:32", quand chez moi, près de Paris, il n'est que 14:41 !
ABClf serait-il par hasard resté à l'heure d'été ?

2

(37 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Qu'on me pardonne d'être assez nettement hors-sujet, mais comme je l'aime beaucoup, celle-là, je ne manque pas une occasion de la citer :
On ne dit pas "un crayon noir", on dit "un crayon de couleur".

glop a écrit:

(message 468 du 2 octobre dernier)

Je me suis fié à l’auteur Gaston Couté.
(...)
On trouve, dans le troisième couplet le mot gars orthographié gàs.
Je n’en connais pas la raison. 

Entre dans.la ronde gaîment ;
Choisis un beau gàs dans la ronde,
(...)

D'après la préface de "La chanson d'un gàs qu'a mal tourné", c'est du patois beauceron, qu'utilisait volontiers Gaston Couté.
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Chans … %C3%A9face

Lévine a écrit:

Rimbaud, Les mains de Jeanne-Marie.

Merci de m'avoir fait découvrir ce poème fort.

Je l'adresse à toutes celles et tous ceux qui ne le connaitraient pas :
https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclass … anne-marie

5

(69 réponses, dans À propos du site)

Abel Boyer a écrit:

Cela dit, si notre administrateur veut changer "épinglé" en "distingué, retenu, remarqué, mis en vedette" ou en un idéogramme ad hoc, pourquoi pas.

Pourquoi s'imposer un participe passé ?
Pourquoi s'imposer une référence directe à l'anglo-américain ?

Je propose pour ma part EN VEDETTE.

Merci de nous avoir passé cette newsletter, à laquelle je me suis abonné.

Sur le même sujet de la Covid et de la langue française, j'ai reçu il y a quelque temps une autre lettre, d'un traducteur ou ex-traducteur québécois, Maurice Rouleau :
https://rouleaum.wordpress.com/2020/04/ … e-maladie/

Ça fait un moment que la frotte est la gale !

On trouve ce mot chez Delvau (Dictionnaire de la langue verte, 1867) :
https://books.google.fr/books?id=tDgYr_ … mp;f=false

On le trouve quelques années plus tard chez Rigaud (Dictionnaire du jargon parisien, 1878) :
https://books.google.fr/books?id=vElAAA … mp;f=false

Il est étrange que le TLFi n'ait pas mentionné ces références...

8

(16 réponses, dans Pratiques argotiques et familières)

Je réveille cet autre fil, riche des trouvailles de P. Enckell (Dictionnaire historique et philologique du français non conventionnel, 2017).

"Cassons la croûte" apparaît à la fin du XVIIIème s. dans la pièce "L'enrôlement supposé", de Guillemain, représentée en 1781 (Scène IX) :
https://books.google.fr/books?id=ClpXAA … mp;f=false

Rien chez Enckell sur "casser la dalle", hélas...

9

(3 réponses, dans Pratiques argotiques et familières)

Bonjour,

Je réveille ce fil...

Grave lacune dans les messages précédents (comme chez Bob) : il manque le Dictionnaire érotique moderne de Delvau (1864), qui contient un article complet sur cette position érotique.

Voici l'édition de 1864 :
https://books.google.fr/books?id=HqFkAA … mp;f=false

Et, plus complète, celle de 1874 :
https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionn … _moderne/S

La source est la chanson paillarde bien connue : Le plaisir des Dieux (troisième couplet) :
https://xavier.hubaut.info/paillardes/plaisir.htm

10

(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Grand merci, Lévine, pour ce clin d'œil musical !
Membre de deux ensembles vocaux, je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion de me frotter à ce répertoire à plus de 6 voix (nous n'étions pas assez nombreux).
C'est une splendeur !

11

(7 réponses, dans Pratiques argotiques et familières)

Grâce à la dernière édition du Dictionnaire de l'argot Larousse, je réveille ce fil un peu ancien et retrouve Eponymie avec grand plaisir !

On trouve en effet une occurrence de BIDE (ventre) dans une chanson berrichonne de 1507. Ceci d'après Sainéan (Le langage parisien au XIXème siècle) :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … texteImage
Voir en bas de page et la note 1

La chanson originale (et la note, effectivement décalée) :
https://books.google.fr/books?id=PIvwAA … mp;f=false

12

(16 réponses, dans Jeux de mots...)

(Message 1)

vh a écrit:

Petit jeu éducatif pour aider à éliminer une faute d’othographe fréquente dans ce forum....

Et cette faute de frappe, elle, n'est pas fréquente !

Ceci étant dit, je n'aurais pas trouvé la réponse de l'énigme...

Chover a écrit:

Mon correcteur souligne « batu » en rouge. N'en va-t-il pas de même chez vous ?

Peut-être notre ami Penguin (si je ne me trompe nom d'une célèbre collection de livres de poche anglaise) a-t-il un correcteur réglé sur une autre langue que le français ?

Chover a écrit:

Votre intervention appelle beaucoup de réactions, Penguin !
Après celles d'Alco et de Roland de L., voici les miennes.

Ma "réaction" n'était qu'une manifestation d'admiration, sincère, pour le talent de pédagogue de notre ami ; elle n'apportait rien de concret à Penguin !

Abel Boyer a écrit:

En fait, j'ai spontanément fait ma recherche sur "ça crognotte" et c'est sorti tout de suite.

Peut-être un lien avec le verbe "rougnotter" (sentir mauvais), présent dans le Dictionnaire Larousse de l'argot ?

Google Livres donne accès à 5 extraits comprenant ce verbe :
https://www.google.fr/search?lr=lang_fr … amp;num=10

Bravo (et merci), Alco, pour la clarté de vos explications !

Roland de L. a écrit:

...
P.S. Si je peux ajouter un modeste grain de sel...
Cette photo de Marville, peut-être une de celles évoquées dans votre # 177, est reproduite dans l'ouvrage de Philippe Mellot : Paris sens dessus-dessous (Editions V&O, 1991), page 60, avec en accompagnement un court extrait du texte de Grison (voir le # 67 de mercattore).

Dans mon premier message sur le sujet du Château-Rouge, le 15/06/2020 (message # 287), j'avais oublié de joindre une photo de la couverture de cet ouvrage que j'ai la chance de posséder.
La voici, 3 mois après :
https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/41G8iC-OmnL._SX323_BO1,204,203,200_.jpg

Petite trouvaille du jour : un article de 1910 sur les "cabarets excentriques"  (L'Evénement, 27/11/1910 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … rk=21459;2

Extrait :
« …L’un des plus connus et des plus achalandés de ces cabarets était situé au n° 57 de la Rue Galande. Surnommé le « Château-Rouge » ou « la Guillotine » à cause de sa devanture peinte en couleur sang de bœuf, cet établissement avait grande allure avec son entrée seigneuriale, sa cour spacieuse, son escalier monumental et ses fenêtres cintrées d’une hauteur prodigieuse.
Dans la première pièce, un ancien salon, où se trouvait le comptoir, il n’y avait point de siège : le service en eût été gêné. D’ailleurs les clients n’aimaient pas consommer dans cette pièce : ils préféraient se tenir dans les deux salles de gauche, spacieuses, ornées de jolie peintures murales.
On ne servait pas à manger, mais les garçons prêtaient volontiers aux gens qui apportaient leurs repas du dehors des assiettes ébréchées, des fourchettes édentées et des couteaux au bout arrondi – pour garantir les tables et empêcher, lorsqu’une querelle venait à s’élever, l’ouverture de boutonnières humaines dans ces corps qui n’avaient presque plus rien d’humain.
Tous les consommateurs payaient d’avance : on ne livrait rien avant d’avoir reçu le montant de la commande. Donnant, donnant : c’était le seul moyen d’éviter les discussions.
Le Château-rouge était le rendez-vous de la basse bohème : c’était le refuge spécial d’une centaine d’individus exerçant des professions louches, qui avaient reçu de l’instruction et avaient même possédé une certaine fortune dissipée par le jeu et par une existence désordonnée.»

Rien de bien nouveau donc, sinon ce prêt de couverts "inoffensifs" à ceux qui apportaient leurs repas, que, je crois, nous n'avions pas encore rencontré.
Mais je n'ai sans doute pas encore tout lu ou enregistré dans ma petite mémoire !

19

(6 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Grand merci, cher Piotr, pour ces liens richissimes, à déguster par petites lampées !
Au fait, la lampée, elle y figure ? À vérifier...

20

(6 réponses, dans Pratiques linguistiques)

glop a écrit:

[Vers un raccourcissement de la quatorzaine ? "Une bonne idée" pour le Pr Rémi Salomon].

Qu'en pense son homonyme Jérome Salomon, Directeur Général de la Santé ?
En cas de désaccord, faudra-t-il prononcer un jugement de Salomons ?

Je hasarde  : Qui peut le plus peut le moins ?
Mais, dans ce cas, je ne comprends pas bien l'ordre des illustrations !

Les deux expressions se retrouvent sur Google Livres, mais "par une froide journée" l'emporte en nombre de citations.

Par une froide journée :
https://www.google.fr/search?lr=lang_fr … amp;num=10,

Par une journée froide :
https://www.google.fr/search?lr=lang_fr … amp;num=10

Autre trouvaille : un extrait des carnets de Ludovic Halévy (à la date du 21 juillet 1879), publiés par la Revue des deux mondes en 1937 :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … k=128756;0

Intérêt de ce texte : la "tournée" des bouges par des "gens de la haute", y compris accompagnés par un inspecteur de police, ne date pas des Grands-Ducs, et est antérieure à la célébrité des lieux due à l'affaire Ballerich.

PS Notice de Wikipedia sur L. Halévy :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovic_Hal%C3%A9vy

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(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Lévine a écrit:

...Mais je ne vois nulle part dans l'article un lien essentiel qui s'établirait entre la vélocité et la virtuosité. Scarlatti aurait certainement réagi comme Beethoven, qui avait connu la géniale invention d'Érard et d'autres perfectionnements techniques dans la facture des pianos, mais qui se plaignait aussi de ne plus reconnaître sa musique sous les doigts des pianistes "modernes"... L'excès de vitesse n'est pas meilleur au piano que sur la route : elle peut faire perdre jusqu'à la vie.

Tout à fait d'accord...
Et merci pour Marcelle Meyer, que je ne connaissais pas !

Abel Boyer a écrit:
P'tit prof a écrit:

Homme sans domicile fixe : si l'on suit cette brillante définition, es mariniers et les circassiens sont des clochards !

La citation est tronquée, la définition se poursuivant avec : "qui mène une vie d'oisiveté et de mendicité et refuse les contraintes sociales"...

J'avais, au # 10, mis des points de suspension, et fourni un lien vers le TLFi !
Peut-être la bonne définition est-elle celle de L'Académie, qui s'intéresse aux clochard(e)s seulement depuis son édition actuelle ?
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9C2631
Mais je n'aime pas l'exemple que nos immortels on choisi : il existe, malheureusement, des jeunes clochards...

Trouvaille du petit matin ? Il me semble que cette référence ce figure pas dans le récapitulatif d'éponymie (# 276) :
Quelques lignes sur le Château-Rouge et sa clientèle dans : Le crime de Coubevoie, de Tony Bardin (1891)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k … alande%22)

Extrait :

« Elle fait sa première station rue Galande, où dans deux bouges immondes, dont le plus fameux est le Château-Rouge, où jadis on arrêta Gamahut, les vagabonds et les voleurs trouvent un refuge.
« Moyennant deux sous, le patron de l'endroit laisse ses pensionnaires s'affaler depuis la nuit tombante jusqu'à deux heures du matin; sur des tables poisseuses qui garnissent le rez-de-chaussée.
« Un monde bizarre, la tête dans les coudes, dormant malgré le bruit que font ceux qui ne dorment pas, attend là, dans un sommeil inquiet, que le patron, l'heure de la fermeture arrivée, le chasse dans Paris à la recherche d'un mauvais coup à commettre.
« Au premier étage, une salle dite Salle des Morts reçoit les plus fortunés; ceux qui peuvent payer vingt centimes ont le droit de s'étendre sur le plancher, tandis que tout du long de l'escalier, assis sur les marches, d'autres dormeurs, des clients à trois sous, dorment dans des poses rendues extraordinaires par la forme même de la singulière couche qui les reçoit.
« Tout cela dégage une odeur repoussante ; il y a dans ce monde des mendiants, des souteneurs, beaucoup de repris de justice, de rares ouvriers sans travail, vagabonds par hasard, et aussi quelques femmes.
« Nous voyons plusieurs individus qui s'occupent avec soin à bander, au moyen de chiffons vingt fois employés et jamais lavés, d'horribles plaies qui leur couvrent les jambes et que la vermine ronge.
« C'est hideux!
« L'arrivée de la police émeut fort peu les clients de la maison.
« Ceux qui sont éveillés soutiennent sans broncher le court examen qu'on fait de leur personne. Aucun n'est interrogé, et celui-là seul qui ressemblera à l'un des assassins que l'on recherche sera inquiété plus longtemps.
« Les agents passent rapidement, saluant au passage d'un bonjour familier une vieille connaissance ; leur présence dans ce monde d'escarpes passés, d'escarpes présents et d'escarpes à venir, y jette un grand silence.
« Les loustics cessent leurs plaisanteries, les chanteurs interrompent leur refrain ; quant aux dormeurs, sitôt que la main de l'inspecteur de la Sûreté se pose sur leur épaule, leur mouvement est le même : ils relèvent légèrement la tête, grognant furieusement, croyant qu'un voisin se permet de les déranger, puis quand ils voient, quand ils sentent plutôt à qui ils ont affaire, ils se redressent brusquement d'une pièce, très réveillés alors et attendent.
« —Quoi? disent-ils.
« Mais en voyant l'agent rire de leur effroi ou passer sans répondre,ils se rassurent : ce n'est pas à eux qu'on en voulait.
«Mais, tout de même, l'émotion qu'ils ont ressentie est si forte, que leur sommeil est coupé net et qu'on voit qu'ils ne pourront plus dormir.
« En un quart d'heure, la visite est terminée.
« Le patron, interrogé, n'a rien vu qui ressemble aux malfaiteurs que l'on recherche, et l'escouade d'agents s'en va, tandis que sur ses pas les chants et les conversations reprennent plus fort, tout le monde maintenant y prenant part…"

Ouvrage réédité en 2017 par ... Hachette Livre-BNF !

https://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/18/f2/96/9892376/1507-1/tsp20180430080705/Le-crime-de-Courbevoie-triple-condamnation-a-mort.jpg

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(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Lévine a écrit:

...Les sonates de Scarlatti ne pouvaient pas être jouées si vite à l'époque, la mécanique du clavecin ne permettant pas les répétitions de notes trop rapides...

Qui sait ? Peut-être Scarlatti se plaignait-il de cela, et, virtuose accompli, aurait-il préféré jouer plus vite ?
Voir ce texte : https://www.lalettredumusicien.fr/imgfc … rlatti.pdf

Ylou a écrit:

...
Mais je ne pense pas que le S.D.F. désigne le même personnage que le clochard.
Il n'en demeure pas moins qu'à force de vouloir faire neutre, le vocabulaire devient inodore, insipide, inaudible.

Le TLFi donne pourtant comme sens de 'clochard' : "homme sans domicile fixe..." :
https://www.cnrtl.fr/definition/clochard

Mais globalement d'accord avec vous sur l'évolution du vocabulaire.

Trouvé un peu par hasard, à l'occasion d'une recherche sur "l'origine du mot CLOCHARD" (voir ce fil, message 6), ce texte d'Aristide Bruant du début 1899 (date incertaine) sur la prochaine démolition du Château-Rouge, entre autres :

Extrait de la Quarante-deuxième lettre de Bibi Chopin.
La lettre dans son intégralité : https://archive.org/details/lalanterned … 3/mode/2up

"...Comme progrès, on parle cor’, pour 1899, ed’ démolir ce qui resse d’là Maucobo.
Tu t’souviens quand qu’ t’écrivais dans l’temps :

Je m' demande à quoi qu'on songe
En prolongeant la rue Monge.

A quoi qu’ça nous sert
Des esquar’s, des estatues
Quand on démolit nos rues ,

A la plac' Maubert?

Ben, ça y est, mon colon !
Non seurment, i’s ont prolongé la rue Monge, mais v’ià qu’i’s vont aligner la rue Galande.
Et ça toujours pour faire el’jeu des rupins, des entrepreneurs et des proprios.
L’populo, on s’en fout!
— La Maubert, qu’i’s font comme ça, la Maubert, c’est un quartier de crapule. C’est tout des broches, des cambris, des fourches, des macsées et des putains Faut balayer tout ça!
Comme si fallait pas qu’tout le monde vive ?
Et i’s pens’nt pas, les gonces qui font d’ces trucs là et qui poussent des boniments pareils, i’s pensent pas qu’à la Maubert y a pas qu'des malfreins et des gonzesses qu’en font, i’s pensent pas qu’y a aussi des boulots sérieux — des lipettes surtout — qui vont ête forcés d’démurger et d’aller pieuter on sait pas où : au diabe.
Mais ça leur-z-y fait qu’nib aux gros. Et si i’s foutent en l’air la Crém’rie, l’père Lafrite et l’Château, i’s disent que y aura core l’père Lunette. Et ça leur-z y suffit.
Entre nous, j’vas t’dire eun’ raison :
Tous ces gas-là, faut pas qu’i’s crânent, pa’c’ que y en a p’tête, dans l’tas, qui r’grett’ront pus tard que la Maubert soye disparue.
Quiens, moi qui t’parle, moi Bibi, chez l’père Lunette, j’en ai conoblé des mecs qu’avaient été rupins dans l’temps et qu’étaient bien heureuxd’dégoter l’soir un p’tit coinstot pour faire un bout d’roupillon jusqu’à deux heures d’la neuille avant d’aller avec les autes clochards filer la comète aux Halles.
J'y ai vu un ancien notaire, un marquis, un prince russe et un ancien minisse et des autes.
Ben, j’suis pas vache ! Mais y en a dans ceusse qui expulsent les aminches, y en a que j voudrais qu’i’ y passent, à la Maucobo...

*

Mais dans l’fond, ça sert à rien d’souhater du mal aux
autes : ça porte malheur, comme dit Cécile..."

Abel Boyer a écrit:

...clochard est passé dans le langage commun sans aucune connotation vulgaire ou familière. Il a quasiment éliminé le vagabond...

Et comme clochard signifiait d'abord sans-logis, on peut dire que clochard a été éliminé au profit de S.D.F.

Le TLFi, cité plus haut, donne comme première apparition de "clochard" un texte de Bruant de 1895 (repris par Esnault dans son Dictionnaire historique des argots français).
J'ai retrouvé la référence complète :

"Faut qu'alle aye eun' santé ta largue,
Tu n'y laiss's mêm' pas un fléchard :
Tout ton pognon l'pass' par la gargue,
Aussi t'es d'la r'vu' : t'es clochard."

https://archive.org/details/lalanterned … 3/mode/2up, bas de la page de gauche.

On trouve dans le même ouvrage une autre occurrence, antérieure, de "clochard" en haut de la page 634 :
https://archive.org/details/lalanterned … 5/mode/2up

Chover a écrit:

Le Robert Dictionnaire historique de la langue française est plus catégorique que le TLFi et s'en tient à une dérivation du verbe clocher au sens figuré « être défectueux ».

Pourquoi se priver d'un petit lien ?
https://books.google.fr/books?id=Pi8wQT … mp;f=false

Oh, j'ai un peu triché, car n'étant pas expert,
Je ne connaissais pas ce tableau de Ziegler...

pfinn60 a écrit:

nouvelle énigme


Quand qqch est peu croyable, Il...

Il faut de l'imagination ?

35

(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Merci, cher Lévine, pour ce clip à la gloire de la grande Martha !
Ne pas manquer : le Concerto de Liszt qui le suit. La dame à la crinière un peu blanche et aux bracelets rouges y est éblouissante.

Chover a écrit:
pfinn60 a écrit:

Merci Ylou qui vient du pays d'OC.

Je crois que Grenoble se trouve plus exactement en zone arpitane. Mais j'ignore de quelle manière s'y disait « oui ».

D'après Wikipedia, oui se dit "ouè" en francoprovençal.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Francopro … dialectale

Ylou a écrit:

Merci pour ce lien Roland de L. Très intéressant et... déroutant. Je suis étonnée  (bien que ravie naturellement) que Noëlle se dise sauvée...

Je suis abonné au blog de Maurice Rouleau depuis quelques années (une livraison environ tous les 3-4 mois). Aidé d'une belle collection de dictionnaires, il arrive à semer le doute sur beaucoup de mes certitudes sur la langue française.
Quant à Noëlle, je partage ton point de vue ! Je ne vois pas du tout ce qu'elle a pu expliquer à son petit-fils.

Là où l'affaire se corse (!), c'est quand il faut intégrer les noms d'îles ou de pays dans des phrases...
Voir par exemple ce qu'en dit le blog de M. Rouleau, québécois ex-traducteur.
https://rouleaum.wordpress.com/2016/04/ … -dun-lieu/.
En gros, il n'y a pas véritablement de règle, mais c'est l'usage qui commande.

39

(7 538 réponses, dans Jeux de mots...)

Chover a écrit:

...il préfère les boissons d'homme.

Les bois ? Son domicile. Près d'Orgères il est chauffeur !

pfinn60 a écrit:

Bravo et merci.

Avec les indices hénaurmes que vous avez donnés, c'était facile !

Tressaillir de peur ?
Variante et synonyme : tressauter de peur.

Au hasard : Claquer du bec ?

L'énigme était : "avoir les c.......en l......." !

Il me semble que c'est "Avoir les côtes en long"*, et, peut-être, que nous fréquentons le même autre forum !

* Cette expression est présente dans le Dictionnaire de la Langue Verte de Delvau (1867).
Voir https://books.google.fr/books?id=6SNKAA … mp;f=false, cette page, p 23.
D'après P. Enckell, on la trouve pour la première fois chez Blaze ("Le chasseur au chien courant, 1838).
https://books.google.fr/books?id=CzzggI … mp;f=false : cette page.

On peut dire aussi, même si je n'aime pas abuser de "il y a",
Il y a en lui quelque chose de fascinant.

P'tit prof a écrit:

Qu'est-ce que ce serait si vous ne travailliez pas sur la langue française !

(Oui, je sais, cette remarque est cruelle et en temps normal je laisse filer l'orthographe. mais trop, c'est trop !)

Tout à fait d'accord avec vous !

À propos de la "rue passante" :
Non seulement "la langue", mais l'Académie consacre cette acception du mot passante, et cela sans interruption depuis sa première édition, de 1694. :
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A1P0087-08

48

(5 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Pour notre ami(e) aitonnudieu, une exemple fameux, et un peu ancien, d'utilisation de "en guise de" : "Le mexicain", de Marcel Amont.
Les paroles,
La chanson.

49

(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Lévine a écrit:

Et pourtant, le thème est une marche harmonique toute classique

Comme quoi, comme dit l'autre, en matière de musique, tout commence et tout finit à Leipzig !

50

(64 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Lakata, je vois que nous avons eu la même impulsion !

Messages trouvés [ 1 à 50 sur 150 ]

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