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forum abclf

Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

Remise en l'état – que j'espère durable – du forum, suite aux modifications faites par l'hébergeur.

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forum abclf » Messages de XylonAkau

Pages 1

1

(46 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

     Pardonnez le manque de rigueur de mon message précédent (manque que j'ai essayé de pallier par la suite, votre citation témoignant de l'état premier). Ce message était composé de deux parties, distinctes (du moins dans mon esprit) ; ce qui suit Rappelons s'adressait à celles et ceux qui prendraient le train en marche (tout le monde ne relit pas toujours la discussion à partir du message initial, surtout quand elle déborde de sa page de départ) — à l'exception de votre croisade (dans laquelle je ne me serais pas permis de vous enrôler sans demande expresse).
     Quant aux digressions, ce serait un paradoxe d'ouvrir ici une métadigression.
     Bonne fin de soirée.

2

(46 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

Il suffisait de farfouiller un tout petit peu plus :

    Même pas besoin, c'est une reformulation de ce qu'Ylou avait déjà cité dans le message numéro 20.
****************************************
     Rappelons que

  • le sujet a été ouvert à propos du contenu de la loi Travail, dite loi El Khomri (ou sur l'adéquation du mot loi) ;

  • il a été dévié sur le nom Veil dans l'expression loi Veil, pour pouvoir mener campagne contre le changement de nom (voulu ou non, souhaitable ou non) des épouses ;

  • dans ce cadre (qui débordait déjà), la seule question qui se pose est de savoir s'il est légitime ou non d'appeler loi Veil la loi qu'elle a signée (comme tous ses autres actes ministériels aussi bien que littéraires) du nom de Simone Veil. Si on me prouve que c'est à son corps défendant et qu'elle veut qu'ils portent le nom de Simone Jacob, alors je m'engage dans votre croisade ; sinon, je ne vois pas pourquoi il faudrait priver madame Veil d'un droit qu'elle a exercé.

      Après, on pourra discuter sans fin de ce qui est, doit être ou pourrait avoir été.

3

(46 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na fa'ahou.

P'tit prof a écrit:

Vous devez être marié et ne pas supporter que votre épouse n'apparaisse pas comme votre prolongation, votre annexe et ne soit plus elle-même.

     Je suis célibataire depuis ma naissance — et ne vois pas ce que mon état vient faire dans cette discussion. Mais vous aimez visiblement vous concocter vos vérités.

Souffrez que d'autres ne partagent pas vos conceptions.

     Rassurez-vous : pour souffrir, je souffre.

Ces exemples sont étrangers au débat : ces pseudos ne sont pas consécutifs à un mariage.

   C'est une obsession !
Les deux questions que pose l'appellation loi Veil sont
1) quelqu'un peut-il choisir ou accepter d'être appelé par un nom différent de celui qui figure sur son acte de naissance ? tous les exemples (pseudonyme artistique, nom de résistant, accession à une fonction ou — un parmi d'autres, et encore de façon absolument facultative, comme le rappelle la Direction de l'information légale et administrative — mariage) montrent que oui ;
2) dans ce cas, est-il légitime que les autres suivent son choix ? je souffre évidemment que vous répondiez oui dans tous les cas sauf celui du mariage, mais quelle raison objective pour cette discrimination ?

Un nom dont elle n'aurait pu signer un acte de d'achat ou de vente sous peine de nullité.

    C'est assurément le critère qui tue.

4

(46 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na 'a.

P'tit prof" a écrit:

[...] aucun Veil de naissance ne s'est mêlé de la rédaction de la loi dite  Veil.

     De même qu'aucun Chaban-Delmas de naissance n'a jamais été Premier ministre, qu'aucun Napoléon III de naissance n'a jamais régné sur la France et qu'aucune Edith Piaf de naissance n'a jamais vendu un disque. Mais Jacques Delmas a décidé de signer Chaban-Delmas, Charles Louis Napoléon Bonaparte, de signer ses actes Louis-Napoléon Bonaparte puis Napoléon III, et Édith Gassion, de signer ses chansons ou chanter celles des autres sous le nom d'Édith Piaf ; ce sont les noms qu'elle et ils ont laissés dans l'Histoire. Comme le rappelait Abel Boyer, c'est bien Simone Veil que la ministre de la Santé a tracé au bas du texte original de la loi. C'est sous le nom de Simone Veil qu'elle est devenue Immortelle.
    Que cette situation déplaise, on peut le comprendre ; libre à chacun de la combattre. Mais au nom de quoi décider que

née Simone Jacob, elle demeure Simone Jacob

sinon par lapalissade ?    La citation d'Ylou l'indiquait :

dès lors que l'époux ou l'épouse manifeste cette volonté [prendre le nom de l'autre ou juxtaposer les deux noms], le nom d'usage doit être utilisé par les administrations et peut être inscrit sur les documents d'identité.

   Oui, mademoiselle Simone Jacob, lors de son mariage (et cela n'a aucun lien avec le nom du mâle qui la couvrait) a choisi (ou, à tout le moins, accepté) Veil comme nom d'usage — autrement dit, que Simone Jacob serait dorénavant appelée, connue sous le nom de Simone Veil. C'est donc pour cette « raison objective » (même si on la juge mauvaise, désagréable ou rétrograde) qu'on a voté pour (ou contre) Simone Veil et qu'on parle de loi Veil — quel que soit le patronyme de naissance de sa co-auteure.
     Myriam El Khomri (heureux retour au message initial) a conservé son patronyme de naissance, Carla Bruni a choisi Bruni-Sarkozy, Najat Belkacem, Vallaud-Belkacem, Bernadette Chodron de Courcel , Chirac. Faut-il leur décerner des bons et des mauvais points ?

5

(46 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

P'tit prof a écrit:

Il n'existe aucune raison objective de donner à la loi portée  par Simone Jacob le nom du mâle qui la couvrait.

     Pardonnez mon ingénuité, mais je croyais que mademoiselle Simone Jacob était devenue madame Simone Veil au moment où Antoine Veil et elle avaient répondu « oui » à la question fatidique puis avaient mis leurs noms au bas d'un parchemin.
    Quant à ce qui s'est passé ensuite (ou avant...), quel rapport (c'est le cas de le dire) ?

6

(1 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

     Puisque ce site est dédié à la langue française, cette réponse prendra seulement en compte la question d'ordre linguistique :

zhangjingyi a écrit:

Et pourquoi il y a des guillemets ici ? C'est pour souligner qch ?

     Difficile de vous répondre parce que vous ne précisez pas l'origine et l'étendue de vos propres citations :

zhangjingyi a écrit:

Macron a dit : - autonomie pour les écoles "en termes de recrutement" au niveau pédagogique

Ce qui est en italiques de couleur est-il la transcription exacte des paroles prononcées ? ou est-ce la façon dont quelqu'un d'autre a présenté les choses ?

  • Dans le premier cas, c'est que le locuteur citerait lui-même les mots d'autrui (d'un rapport ministériel, par exemple) ou qu'il donnerait à cette expression un sens plus ou moins personnel ; mais s'il s'agit bien de la transcription directe des paroles prononcées, on voit mal comment la présence de guillemets peut être détectée.

  • Dans le deuxième cas, les guillemets indiqueraient que en termes de recrutement sont les mots exacts employés par l'orateur, alors que autonomie pour les écoles et au niveau pédagogique sont des reformulations (par exemple de je prévois de laisser aux établissements scolaires du premier degré le libre choix [...] pour constituer leur équipes d'enseignant[e]s).

Nota-bene : il est de tradition courtoise, en français, de désigner les personnes (et, notamment, les femmes et les hommes politiques) soit par le prénom et le nom (François Fillon, B. Hamon) soit par leur titre et leur patronyme (madame Le Pen, monsieur Macron) soit par le tout (monsieur J.-L. Mélenchon) ; l'emploi du patronyme seul peut être ressenti comme ayant une connotation plus ou moins péjorative ou bien familière.

Post-scriptum : pour éviter tout risque de dérive, les noms sont cités dans l'ordre alphabétique des patronymes.

7

(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na fa'ahou.

Alco a écrit:

C'est juste, mais brexit est une construction récente sur le mot latin exit qui, traditionnellement, contient la prononciation gz.

    Comme l'a mentionné Abel Boyer, tou[te]s les petit[e]s latinistes diront que elle ou il sort se prononce eksit. Alors, une tradition contre une autre...
     Pour revenir aux habitudes phonétiques, on peut objecter que, dans inexact ou réexaminer, ex n'est pas en position initiale ; en effet, mais ce sont des composés  de mots français ayant eux-mêmes le son gz et dans lesquels le mot de base reste aisément reconnaissable. Dans notre Brexit, la phonétique l'a emporté sur l'étymologie (ou plutôt sur un jeu de mot-valise, puisque br ou gr ne sont pas des préfixes contrairement à in- ou ré-, et que l'emploi de exit n'est pas des plus courants en français).

8

(17 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

alco a écrit:

Vous remarquerez aussi que tous les exemples que je donne commencent par ex.

      Justement : à l'inverse de mots comme exemple, examen ou exigu, que vous citez, Brexit ne commence pas par ex- mais par consonne(s)+ex.
     Et on a bien un son ks dans lexique, vexer, complexe où le groupe ex n'est pas à l'initiale. Disons que, dans Brexit et Grexit, l'habitude phonétique ([egz] en début de mot, [eks] à l'intérieur) s'est imposée.

9

(3 réponses, dans Jeux de mots...)

Ia ora na.

     ougrapo dont il est question dans le premier lien désigne l'OUvroir de GRAmmaire POtentielle. Tous les oulipiens s'y reconnaîtront - dans l'esprit de ce qu'évoquait Abel Boyer ; par exemple avec ce projet :

Démonstratifs du lointain
Enrichissons la langue française avec quelques démonstratifs nouveaux.

qui propose de compléter cette fille et celui-là par celle fille et cêtui-là (digne successeur de cestui-là).

     Le second lien renvoie à une page de Siva Nataraja présentant

les nouveaux paradigmes verbaux français que nous devrons ajouter aux anciens.

     Encore un vaste programme, qui pourrait nous occuper au moins jusqu'au 31 mars prochain.

     Quant à gjhremz, c'est, selon toute apparence, le croisement natarajien d'un schtroumpf avec un schmilblick (ici, ça se mange ; là, ça se chante) ; le mot n'est pas attesté en kobaïen, langue pourtant familière à Siva.

Clen Vingt-Trois a écrit:

rassembler tout ce que l'on sait

     Comme l'imagination de celles et ceux qui passent par ce forum est sans bornes, les limites de cette entreprise ne risquent guère d'être atteintes.
     En tous cas, soyerez (impératif futur) reremercisqué[e] (participe passé intensif-fréquentatif) pour ces ouvertures (qui ferait un bon participe futur : Le loup était ouverture la porte de la maison quand la mère-grand le gjhremza comme il faut).

10

(16 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ia ora na.

Tarte citron a écrit (dans son message initial) :
2/ [...] Mais au moins dix [...] pas en dessous de 10.
Et l'Académie française a écrit (dans la neuvième édition de son Dictionnaire) :
☆2. [...] Nous étions une bonne dizaine [=] au moins dix

     On peut noter que, dans le cas de bonne, ce qui vaut pour le dérivé en -aine vaut aussi, d'une certaine façon, pour le cardinal lui-même :
Richelieu passa là dix bonnes minutes, ce peut être dix, onze, douze — de quoi frôler un petit quart d'heure.
     Mais ce n'est possible que pour les noms de mesures : dix petites minutes, cinq bons kilomètres — puisque c'est la taille même de l'unité qui introduit l'idée d'approximation.

11

(16 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ia ora na fa'ahou.
     Pourtant,

le Dictionnaire de l'Académie (9ème édition) a écrit:

Douzaine  n. f.[...]
☆2. Par ext. Nombre indéterminé, proche de douze. Une douzaine de personnes. Une douzaine de jours. Une fillette d'une douzaine d'années. Ellipt. Nous étions une douzaine à table. Expr. fam. À la douzaine, par douzaines, en quantité. Des amis comme lui, on n'en trouve pas à la douzaine.

     Il semble effectivement que le sens de groupe de dix ou douze soit premier et que celui de valeur approchée soit venu par la suite ; c'est du moins ainsi que les différents dictionnaires les présentent.
     Mais on peut relancer la machine en opposant à la douzaine d'huîtres

  • le groupe composé d'une petite douzaine de députés (= une bonne dizaine ?) ;

  • quelques-uns des délicieux raviolis vapeur : une bonne douzaine de variétés (= une petite quinzaine ?).

     Et, pour boucler notre boucle,
Nous étions une bonne dizaine, au moins dix. =?=  Nous étions une petite douzaine, douze au plus.

12

(16 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ia ora na.

     Dans la neuvième édition du Dictionnaire de l'Académie, on trouve cet exemple (qui ne figurait apparemment pas dans l'édition précédente) :

☆2. [...] Nous étions une bonne dizaine, au moins dix.

mais on peut penser que au moins est amené par une bonne :

  • une dizaine, c'est de sept ou huit à douze ou treize,

  • une petite dizaine, de sept ou huit à dix,

  • une bonne (ou grosse) dizaine, de dix à douze ou treize.

Affaire de gabarit.

13

(9 192 réponses, dans Jeux de mots...)

Ia ora na.

     Mouaque y est, et crie : « C'est mauvais ! Repassez quand vous saurez tourner vos phrases aussi bien que Séguéla. »
  <Pardonnez mon intrusion. Nonofo la.>

14

(13 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Ia ora na.

    Le Dictionnaire de l'Académie française donne cet exemple : Il n'en fera rien, à moins que vous ne lui parliez.
     qui équivaut à il n'en fera rien sauf si vous lui parlez.
    et la Grammaire Reverso indique

On appelle ne explétif l'adverbe ne que l'on utilise sans que sa présence soit obligatoire. Ce ne explétif n'a pas de sens négatif ; il est à distinguer de la négation ne… pas.

    Lu ainsi, À moins qu'il n'obtienne son visa, il nous rejoindra à Paris. équivaut donc à
sauf s'il obtient son visa, il nous rejoindra à Paris (ce qui est effectivement peu logique).

Mais

  • 1) Littré mentionne que la particule ne (qui n'est donc pas la négation) peut être omise, comme dans cet exemple de Molière :
    La maîtresse ne peut abuser votre foi, à moins que la suivante en fasse autant pour moi ;
    NB- le dictionnaire de l'Académie, lui, ne fournit aucun exemple de cette omission ;

  • 2) comme l'indique Ylou, on peut trouver la négation ne… pas réduite à ne : Cela ne se peut.

    Dans ce cas, on peut entendre À moins qu'il n'obtienne son visa
comme une proposition purement négative signifiant sauf s'il n'obtient pas son visa,
dans une tournure à la fois plutôt familière (absence de la particule ne) et plutôt littéraire (réduction de ne... pas à ne).

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(29 réponses, dans Écriture et langue française)

Ia ora na, e maeva.

1) Faut-il vous répondre ici ou dans cet autre fil ?
     Si X vous répond ici et Y, dans l'autre fil, les deux risquent d'avoir
- si les réponses sont identiques, le sentiment fâcheux de temps perdu,
- si elles sont différentes, la frustration de ne pas pouvoir discuter directement.

2) Quel rapport entre votre question, portant sur complément du nom au singulier ou au pluriel ?, et le sujet de ce fil : futur ou conditionnel ?
     Si X vous répond et que mathurineric ou ylou entreprennent de poursuivre leur discussion, les deux sujets vont s'emmêler dans un beau désordre.

Ia ora na, e maeva.

1) Faut-il vous répondre ici ou dans cet autre fil ?
     Si X vous répond ici et Y, dans l'autre fil, les deux risquent d'avoir
- si les réponses sont identiques, le sentiment fâcheux de temps perdu,
- si elles sont différentes, la frustration de ne pas pouvoir discuter directement.

2) Quel rapport entre votre question, portant sur complément du nom au singulier ou au pluriel ?, et le sujet de ce fil : accord et pronom ?
     Si X vous répond et que poulloux13, cargo08 ou anyone entreprennent de poursuivre leur discussion, les deux sujets vont s'emmêler dans un beau désordre.

Ia ora na.

     Pardonnez le retard de cette réponse, mais la singularité des questions s'accommodait mal d'une réaction trop spontanée.
1)

kamifrance a écrit:

pourquoi  "Le yaourt est bon pour les reins, l'appendice et l'apothéose" n'est pas un zeugma

    Tout simplement parce que Le yaourt est bon [...] pour l'apothéose n'offre aucun sens.
    Le modèle canonique du zeugma est ce vers de Victor Hugo : Vêtu de probité candide et de lin blanc,
vêtu de est employé d'abord au sens figuré (la probité étant une vertu - en cherchant bien dans de vieux textes, vous devriez en découvrir quelques exemples) puis au sens propre (le lin étant une matière textile).
    Or, si le yaourt peut être bon pour les reins et l'appendice (entre autres viscères), il n'entretient aucune espèce de rapport avec l'apothéose, ni au sens littéral du terme (transformation d'un mortel en divinité) ni en un sens dérivé (meilleur moment d'un spectacle, montée sur la plus haute marche d'un podium, etc.)

2)

pourquoi  "Des touristes, des moustiques, des pickpockets, le bonheur" n'est pas une litote

    On peut supposer que les trois premiers désignent des causes de désagrément, et que le dernier, du coup, est ironique, c'est-à-dire doit être interprété comme valant le contraire de ce qu'il signifie normalement (l'auteur[e] voulant dire que les touristes, les moustiques et les pickpockets sont des formes diverses d'un même malheur).
    La litote, elle, exprime moins que ce que l'on veut faire entendre ; l'exemple canonique est Chimène disant à Rodrigue : Va, je ne te hais point ; c'est sa façon de lui dire qu'elle l'aime, pas qu'il la dégoûte.

3)

pourquoi  "Il admirait l'exaltation de son âme et les dentelles de sa jupe" n'est pas une antithèse

     Là, pour le coup, on pourrait parler de zeugma - pas du meilleur goût, mais c'est une autre histoire.
    En revanche, que viendrait faire l'antithèse, qui naît non pas de la rencontre de deux réalités différentes (l'âme et la jupe) mais de deux éléments contraires ; ainsi, quand Du Bellay écrit : J'aime la liberté et languis en service, il oppose le plaisir (j'aime) au déplaisir (je languis) en même temps que la liberté au service - état du valet ou du courtisan obligé de faire ce que son maître lui ordonne.

     Au passage, vous commencez votre message par

je sollicite votre aide pour m'expliquer [...]

   Une saine pratique de la grammaire demanderait

  • ou bien je sollicite votre aide pour que vous m'expliquiez

  • ou bien je sollicite votre aide pour obtenir une explication

     Éclairage tardif, mais (souhaitons-le) pas totalement inutile.

Post-scriptum (qui mérite bien son nom) : arrivé au terme de l'exercice, on peut encore s'interroger sur les circonstances qui vous ont conduit|e] à poser ces questions.
>> L'hypothèse qui vient tout de suite à l'esprit est que
- comme exercice, vous aviez à trouver un exemple de zeugma,
- vous avez proposé  "Le yaourt est bon pour les reins, l'appendice et l'apothéose",
- on vous a conseillé de remettre sur le métier votre ouvrage.
    Mais l'idée que vous ayez pu imaginer un seul instant que Le yaourt est bon pour l'apothéose reste préoccupante.
>> Hypothèse de secours : ayant simplement lu quelque part "Le yaourt est bon pour les reins, l'appendice et l'apothéose", vous vous êtes dit (tout aussi simplement) : Mais pourquoi n'est-ce pas un zeugma ? ; on peut alors se demander ce qui vous a fait écarter d'emblée l'asyndète, la prétérition ou l'homéotéleute - pour ne mentionner que les plus triviales des figures de style.

18

(9 192 réponses, dans Jeux de mots...)

Ia ora na.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Marc_Jacobs.jpg/160px-Marc_Jacobs.jpg
    Marc coud : axe soyeux de l'écharpe, envolée mutine des manches à crevés, tombé abyssal de la tunique coruscante.

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(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Ia ora na.

vh a écrit:

http://i.ebayimg.com/00/s/MTYwMFgxMTYz/z/xA4AAOSwBahU~-In/$_1.JPG

Le galion était perdu dans les eaux territoriales de son Espagne natale, mais n'en trouvant pas le sol, y sombra.

     D'autres sombrèrent au port.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ac/Harry_S_Truman_sombrero.jpg

Rebonjour.

     Simples observations :

1) Sur le site synonymes.com, on trouve  :
subvention    synonymes > allocation, contribution, encouragement, subside
allocation      synonymes > indemnité, prestation
indemnité     synonymes > allocation , compensation, dédommagement
2) Dans le Bibliorom, allocation est défini comme somme, chose allouée (eh oui !), et allouer a cet exemple : Allouer  une indemnité .

3) Si je faisais dans l'idée fixe, je vous dirais que
a) - je ne connaissais pas l'expression subvention de logement, mais cela ne prouve rien ;
- une allocation de logement aide à payer une partie de son loyer en s'y substituant : Allocation de logement familiale (ALF) ou Allocation de logement sociale (ALS), en plus de l'APL (Aide personnalisée au logement)
mais certains fonctionnaires reçoivent une indemnité de logement parce qu'ils payent un loyer (au lieu de disposer d'un logement de fonction gratuit), avant que celui-ci ne leur soit remboursé ;
b) on peut considérer qu'une allocation de chômage vise à remplacer sans délai le salaire manquant, alors qu'une indemnité compense après coup celui qui a été perdu du fait de l'absence de travail. C'est un peu affaire de point-de-vue (*), ou d'usage.

(*) Dans ce cas précis, on pourrait voir une différence entre

  • l'allocation qui fait des chômeurs une sorte de catégorie socio-professionnelle : aux médecins les honoraires, aux militaires, la solde, aux fonctionnaires, le traitement,  aux chômeurs, l'allocation ;

  • l'indemnité, qui ferait plutôt du chômage un accident de la vie, dont on essaie de pallier les conséquences.

     Cela dit, on imagine plus difficilement la mise en place d'une subvention de chômage.

Ia ora na.

  • Après la partition de la Yougoslavie, il a fallu publier celles des nouveaux hymnes nationaux.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3a/Yugoslavia_2008_ethnic_map_fr.svg/320px-Yugoslavia_2008_ethnic_map_fr.svg.pnghttp://img4.hostingpics.net/pics/380569Maked.jpg

Bonjour, Martin.

     Pour le cas (improbable, mais n'insultons pas l'avenir) où ces questions vous tarauderaient encore,
1- a) À coup sûr : Cette séance est l’occasion de déclarer[...]
1- b) Si l'on veut distinguer à tout prix, allez correspondrait plutôt à parlez, faites vite ; allez-y à lancez-vous, n'hésitez pas ; à vous de voir.
2- a) J'écrirais « Wow, c’est dingue tout ça ! » ou « Wow, c’est dingue tout ça… »
2- b)

donc on utilise « …, »

On peut certainement trouver aussi ...?  ou !!!...???
     L'emploi de la virgule d'une part, celui des points de suspension de l'autre sont suffisamment complexes pour qu'on évite de les empiler.
     ..., est, pour la ponctuation, l'équivalent d'un pléonasme.
2- c)

j’ai remarqué aussi qu’on utilisait une majuscule après « … » et parfois une minuscule.

     Les points de suspension signifient (comme leur nom l'indique) que la phrase n'est pas terminée ; tout dépend donc de la suspension :

  • s'il ne s'agit que d'une pause, on aura logiquement une minuscule :  - Je reviendrai demain... ou un peu plus tard.

  • s'il s'agit d'une rupture, une majuscule est normale : - Je reviendrai demain et... Non ! Je ne peux rien promettre.

3- Comme le rappelle régulièrement P'tit prof, ne supra crepidam sutor  iudicaret (une traduction et des explications à cette adresse) ; je passerai donc mon tour.

Ia ora na.

     On pourrait dire que

  • la subvention est tournée vers l'avenir (on subventionne une association pour qu'elle puisse réaliser ses projets),

  • l'allocation se fonde sur le présent (les allocations familiales sont proportionnelles au nombre d'enfants présentement à charge),

  • l'indemnisation part du passé (après une catastrophe naturelle ou, moins dramatiquement, pour rembourser les dépenses engendrées par certaines activités).

(mais on peut trouver d'autres critères pour les distinguer).

24

(9 192 réponses, dans Jeux de mots...)

Ave.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/90/Istanbul_-_Museo_archeol._-_Auriga_greco_-_Arcaico%2C_sec._VI_aC%2C_da_Cizico_-_Foto_G._Dall%27Orto_28-5-2006.jpg/320px-Istanbul_-_Museo_archeol._-_Auriga_greco_-_Arcaico%2C_sec._VI_aC%2C_da_Cizico_-_Foto_G._Dall%27Orto_28-5-2006.jpg

     C'est ta paire. Sue, aurige ! inhale la poussière soulevée par les sabots de tes deux vaillants coursiers.

25

(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Ia ora na.

  • Les disciples que vous formâtes, eux, devinrent tous de forts matheux.

  • Les bêtes que nous recherchâmes, elles, devinrent de chères chamelles.

Ia ora na.

vh a écrit:

Prisonnière dans l'enceinte, elle l’était depuis neuf mois.

Sans doute un exemple de délivrance par le siège.

  • Staline envoya ceux qui ne suivaient pas la ligne du Parti construire celles qui devaient traverser la Sibérie.

  • Recyclage : quand la diseuse de bonne aventure a fini de lire dans les lignes de la main, elle lit entre celles des déclarations politiques.

  • - Eh ! pêcheur, surveille un peu tes lignes.
    - Eh ! goinfre, surveille plutôt la tienne.

Ia ora na.
     Désolé, madame Adeline, mais je ne suis pas prêt à en contracter un de ce genre (ni près d'en contracter aucun, d'ailleurs).

Ia ora na.
     {Message effacé du fait de son obsolescence}

29

(2 259 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.
     Chère Adeline,
     {mais Adeline nous a quitté[e]s. Bon vent, Adeline}

30

(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.
     La cause de ce message ayant (fort heureusement) disparu, il peut faire de même.

Rebonjour.

  • Dur métier que celui de mère : à peine relevée de ses couches, Gervaise dut laver celles de Nana.
    (et pour ne pas gâcher la marchandise)

  • Vagabonds d'hier, SDF d'aujourd'hui, dans les couches défavorisées du pays, les plus pauvres en sont même privés (*).

(*) de couche, pas de pays - du moins pas encore.

Bonjour.

  • On peut être à cheval sur le règlement sans l'être sur un pur-sang.

  • Ayant perdu tout son argent aux courses à Longchamp, il n'avait même plus de quoi faire les siennes à Au***.

  • L'avant-centre était dans une mauvaise passe : il les manquait toutes.

33

(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4d/Female_pirate_Anne_Bonny.jpg/155px-Female_pirate_Anne_Bonny.jpg

     Ô Mary Read ! Ô Anne Bonny ! Comme vous transpirâtes, des ponts de vos galions au fin fond des tavernes.

34

(9 192 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.

    De là, rhume ouf ! Tartarin le soigna avec force grogs à l'irélix du Révérend Père Chergau, puis, ragaillardi, prit la route de Pampérigouste.

35

(5 réponses, dans Écriture et langue française)

Bonjour.

martin2012 a écrit:

l- « L’olympique lyonnais est faible défensivement mais il arrive néanmoins à marquer des buts à chaque match. »

a) défensivement : d'un point-de-vue stylistique, on pourrait préférer :
L’Olympique lyonnais est faible en défense  ou  La défense de l'Olympique lyonnais est faible.
b) mais il arrive néanmoins à marquer des buts
     On peut y voir un pléonasme, puisque
mais il arrive à marquer des buts  ou  il arrive néanmoins à marquer des buts
suffirait à marquer l'opposition.
     Peut-être la phrase serait-elle ainsi encore plus correcte.

Bonjour.
    Mea culpa.

Bonjour.
     Ou peut-être une simple licence poétique : le texte alterne rimes masculines et féminines ; or l'auteur a besoin d'un mot rimant avec épiques - ce qui n'est pas (de ce strict point-de-vue) le cas de flics. Il s'agirait donc bien d'une féminisation, mais pour une raison purement formelle (l'inverse de encore/encor, en quelque sorte). Simple hypothèse.

Bonjour…
     (et, derechef, bon appétit)

  • Alors qu'elle attaquait son éclair à la pistache, elle en eut un de génie.

  • Il a dégusté sa religieuse au chocolat noir tout en lisant celle de Diderot au Café Procope.

  • Et si on mangeait une glace, pour la briser ?

Bonsoir.

  • Arrivé au col de Roncevaux, Aude déboutonna celui de son corsage.

  • Les sièges de cet avion sont presque aussi inconfortables que celui de Sébastopol.
         (preuve que bien mal assis ne profite jamais)

  • Comment prendre la tête d'une équipe qui l'a perdue ?

  • À l'issue d'un tête-à-queue, il se la blessa sérieusement.
         (phrase qui peut être diversement reçue - cf. cet avertissement prémonitoire <à prendre au second degré ?>
              s'il le faut, on peut mettre une feuille de vigne)

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(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.

glop a écrit:

Je vois que les effectifs grossissent.

     Comme disait quelqu'un il y a bien longtemps Fructifiez, multipliez (c'était dit en hébreu, bien sûr - mais site LF oblige).

     (simple jeu d'homéotéleutes)
     Nous abordâmes les dames qui étouffèrent l'affaire quand on happa l'appât.

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(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour…
     (et bon appétit)
     Tous demandèrent des fraises, mais ceux qui en eurent tiquèrent.
     Alors les pommes sautèrent et vous, vous vous carapatâtes.

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(405 réponses, dans Jeux de mots...)

Bonjour.
     (au carrefour de deux phrases d'ariane et de vh)
     Quoi que les Pères en dissent, vous vîntes à Trente. Chère Maurane, y ouïtes-vous cet air tout neuf ?

Bonjour.
     (slogan pour un site de météorologie ?)
     Sachez tout sur le temps qu'il fera demain, sans perdre le vôtre aujourd'hui.

     (conseil à un enfant maladroit)
     Maintenant que tu as cassé le carreau, tiens-t'y !

     (double peine)
     À force de s'arracher les cheveux, il ne lui reste plus que celui qu'il a sur la langue.

     (hors jeu ?)
     Ce gros livre en pèse au moins trois.

     (souvenir d'une vieille publicité télévisée)
     La perte de ses lunettes l'empêcha de trouver celle des WC.

     (trahison ou promotion sociale ?)
     Ugolin a quitté ses champs pour entrer dans celui de la caméra.

     (un peu équivoque, peut-être)
     Elle m'a donné sa parole qu'elle ne me la couperait pas.

     (et, en hommage à la Longue Dame brune)
     S'il doit se mettre à table,
     Que j'aimerais qu'il vienne,
     Pour se mettre à la mienne...

à vh et à propos du précédent message : un jour, j'avais suggéré à une élève qui contestait sa note de revenir avec son avocat ; et le lendemain...

     (à propos de salade[s], justement)
     Fatigue donc la salade, et arrête de nous fatiguer avec les tiennes.

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