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forum abclf

Le forum d'ABC de la langue française

Mise à jour du forum (janvier 2019)

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forum abclf » Messages de contrelabienpensance

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(23 réponses, dans Promotion linguistique)

Je ne vois pas en quoi il est interdit de renvoyer un lien vers mes sujets.

Et gardez votre tutoiement ordurier pour vous, on n'a pas élevé les cochons ensemble.

Je n'ai jamais su que c'était interdit, je l'apprends par votre message.

Virez-moi, je venais aider les internautes sans arrière pensées.

Bien à vous

2

(23 réponses, dans Promotion linguistique)

Je n'ai pas dit que cela alourdissait la langue mais les phrases ou le phrasé, ça devient insupportable d'entendre “bonjour à toutes et à tous” quand “bonjour à tous” salue également les femmes étant donné que le masculin pluriel vaut aussi pour le féminin, au même titre que quand on dit les hommes en général, on inclut évidemment les femmes.

Les langues sont certes phallocratiques, c'est sans doute regrettable, l'anglais a été plus malin en disant “a” et “the” mais retrouve le même problème avec his et her.

Ce qui est difficile à accepter, c'est que cela provient non pas du peuple mais d'une minorité active qui impose son diktat.

Bien à vous

CLBP, si tu persistes à réintroduire le lien vers ton blog, tu vas te faire virer.

3

(23 réponses, dans Promotion linguistique)

La féminisation d'auteur est plutôt auteure avec un e final mais ça se discute, il est vrai que chanteur devient chanteuse.

Ces formes sont de plus en plus imposées sous le poids des lobbies féministes.

On en arrive maintenant à faire côtoyer presque systématiquement un masculin avec un féminin, essentiellement pour complaire à ces groupuscules, sachant que les femmes, elles, n'ont jamais rien demandé, ce qui alourdit les phrases et rend le style presque idiot.


Mais on sait depuis toujours que c'est une minorité active qui milite pour ces causes, il est facile de voir que d'une manière générale ce qu'on appelle fallacieusement démocratie n'est autre que la dictature des minorités.

Bien à vous

4

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

C'est une citation de Haley dans la série télévisée “Les frères Scott” où la faute apparaît dans le scénario, apparemment non repérée par votre professeur qui l'a recopiée telle quelle.

http://www.kaakook.fr/film-1036

Ce serait peut-être alors un professeur de latin car en latin on met volontiers les relatives au subjonctif qu'on appelle d'ailleurs logiquement “relatives au subjonctif”. En thème, il ne faut pas en abuser mais on en trouve souvent en version, parfois justifiées grammaticalement par l'attraction modale.

Le latin dirait par exemple “Nihil pejus est quam quod in nobis moriatur cum vivimus” avec moriatur au lieu de moritur au sens légèrement différent de “ce qui est susceptible de mourir en nous”.

En français, tout cela a disparu, l'indicatif est nécessaire comme expliqué plus haut.

Bien à vous

5

(6 réponses, dans Écriture et langue française)

Tous les littérateurs ont utilisé ce pronom qui fait partie de la langue française.

Je m'étonne qu'on réponde à autre chose en cherchant à savoir sa signification dans un cas particulier, comme si certaines acceptions de ce pronom étaient autorisées et d'autres non, alors qu'il est clairement demandé "si l'emploi du pronom on est recommandé dans un texte littéraire soutenu".

La réponse est oui car ce qui est français est forcément recommandé.

Je relis en ce moment “Le curé de village” de Balzac, “on” en trouve plein :

toutes avaient du terreau apporté on ne sait comment...

Depuis un temps immémorial on glissait de grossiers volets dans cette rainure, on les assujettissait par d’énormes bandes de fer boulonnées ;

on doit lui rendre la justice de dire qu’il ne connut jamais ni la célébrité...

Bien à vous

Dune a écrit:

Lorsque le nom est neutre

Ce nom n'est pas neutre, il est épicène, ce qui signifie qu'il a la même forme au masculin qu'au féminin.

Si donc ce mot est employé comme féminin, l'accord est nécessaire, et l'on devrait dire “des seniors élégantes”.

La difficulté vient du fait que ce mot vient du latin mais cette origine ne devrait pas modifier la règle grammaticale de base.

Bien à vous

7

(2 réponses, dans Écriture et langue française)

yoomi a écrit:

Bonjour à toutes et à tous. J'ai besoin de votre aide s'il vous plaît. je suis étudiant en première année dans une faculté d'économie au Maroc. On vient de terminer le module de droit public et l'examen sera  de traiter un sujet de dissertation. Le professeur nous a dit que pour traiter un sujet il faut impérativement respecter  les 5 étapes suivantes à savoir : 1) La définition 2) l'historique 3) la délimitation du sujet 4) l'intérêt du sujet 5) la ou les problématique(s). J'ai essayé de traiter le sujet suivant  " Le contrôle de constitutionnalité ". Ce qui me pose problème, c'est la troisième étape, je ne sais pas comment délimiter le sujet. Voilà ce que j'ai fait :


Le contrôle de la constitutionnalité désigne les différents mécanismes prévus pour garantir le respect de la conformité à la constitution par les pouvoirs publics
Historiquement, c'est en Angleterre qu'est née la première idée de contrôle de constitutionnalité grâce au juge anglais Sir Edward Coke qui a appliqué au début du 17e siècle la notion de "loi supérieure". Cette doctrine est très vite abandonnée en Angleterre. Un siècle plus tard , aux USA, les théoriciens de la révolution vont mettre en place un système de contrôle de constitutionnalité garantissant ainsi le respect de la constitution.

Que ce soit au Maroc ou ailleurs, la question de la protection des droits et le respect des lois est toujours d’actualité, il est important d’analyser, de comparer les systèmes de protection et de contrôle, et de penser à une amélioration institutionnelle suivant ce qui se fait de mieux.

Merci d'avance

Je ne suis pour ma part ici qu'un simple intervenant occasionnel mais ce site de langue française ne semble pas être dédié à des corrections de ce genre, il faudrait vous adresser à des pages plus spécialisées d'études littéraires. J'ai revu votre ponctuation : le point et la virgule doivent se coller au dernier caractère du mot précédent. De toute façon, les sites répondent en général à des questions précises et ne rentrent pas trop dans des considérations trop particulières, d'autant plus qu'on ne peut jamais savoir si l'objet est de poser une vraie question ou d'en profiter pour importer une propagande quelconque.

Bien à vous

8

(4 réponses, dans Réflexions linguistiques)

C'est dans la syntaxe “en plein” que le problème peut se poser.

Si le mot suivant est au féminin, l'accord est obligatoire pour des raisons d'euphonie, on dit donc par exemple “en pleine rue”, “en pleine nuit”, on ne peut pas faire autrement.

Mais comment orthographier “en plein(s) courants d'air” ?

Pour ma part, je préfère “en plein courants d'air” sans accord (donc ne considérant pas plein comme un adjectif mais comme une sorte d'expression au neutre “en plein”) car cela signifie par ellipse “en plein <dans les> courants d'air”.

En effet, ce ne sont pas les courants d'air qui sont pleins mais la chose dont on parle qui se trouve être au milieu des courants d'air. De même par exemple “j'étais en plein travaux de déménagement quand il est arrivé”.

Google donne à ce jour mille quatre cents occurrences avec absence d'accord (en plein courants d'air) et trois cents seulement avec l'accord (en pleins courants d'air). Je sais que ce n'est pas une preuve mais c'est un indice intéressant de grammatologie populaire si l'on veut bien admettre que le bon peuple participe à l'évolution de la langue.

De toute façon, plein peut être préposition, et donc invariable, dans des expressions du genre “plein les poches” e.g. “elle s'en est mis plein les poches”, de même que sauf dans e.g. “sauf l'erreur signalée plus haut” qui ne s'accorde évidemment pas.

Bien à vous

9

(2 réponses, dans Réflexions linguistiques)

La même question avait été posée dans un autre forum : les deux sont possibles.

http://forum.wordreference.com/showthre … p;langid=6

Bien à vous

10

(2 réponses, dans Réflexions linguistiques)

On doit dire “ce dont” parce que la syntaxe est “avoir besoin de”, dont correspond à de.

Cela dit, le si le “de” se trouve avant, on dit “que” ensuite pour éviter une redondance, par exemple “c'est de cela qu'il s'agit”. On dirait “c'est de tout cela que vos amis ont besoin” mais “tout ce dont vos amis ont besoin”.

Bien à vous

11

(43 réponses, dans Écriture et langue française)

On ne s'en lasse pas, on en veut d'autres.

Une seule lettre vous manque et tout est dépeuplé...

Bien à vous

Rami a écrit:

Bonjour
j'ai un rapport de stage et j'ai besoin d'aide parce que je ne connais pas bien la langue française, svp est-ce qu'il y a quelqu'un peut m'aider pour corriger les fautes linguistiques qui se trouvent dans mon rapport ?
Merci d'avance.

Ce site n'est pas dédié aux corrections sauf parfois pour de petits textes que des âmes serviables revoient. Dans votre cas, étant donné votre syntaxe plus que chancelante, ce serait un travail de très longue haleine, un service gratuit de ce genre n'a pas de raison d'être. Le mieux est de trouver un site spécialisé sur Internet qui corrigera votre rapport moyennant rémunération.

Bien à vous

13

(5 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Nous pourrions dire ceci par exemple :

A l'attention de Monsieur X du X étage de l'immeuble

Monsieur,

nous vous avertissons que si vous vous avisez d'écouter une nouvelle fois de la musique très fort pendant la nuit comme cela s'est produit tout récemment et empêchez de ce fait les habitants de l'immeuble de dormir par ce vacarme inapproprié, nous serions dans l'obligation d'appeler immédiatement la police et de contacter le propriétaire de votre appartement.

Pour éviter ce différend avec les locataires, nous vous invitons à modifier vos habitudes nocturnes et à respecter les règles de vie collective.

Les habitants de l'immeuble

Notez que le numéro de l'étage est un nombre ordinal, par exemple “troisième étage”.

14

(5 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Cette expression étant une invention populaire non encore dûment référencée en tant que telle, je crois qu'on peut dire les deux sans distinction significative.

Les prépositions “à” et “de” sont souvent très proches, en latin on trouve également une hésitation de même nature entre le génitif (de) et le datif (à), ce dernier étant considéré en général comme plus expressif, “le chapeau à mon père” moins courant en principe pour cette raison signifiant par ellipse “le chapeau <qui appartient> à mon père”.

Bien à vous

15

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Puisque j'ai dit que j'ai lu pas mal de romans allemands, je profite de ce fil pour dire quels sont mes meilleures lectures dans ce domaine (au risque d'être ridiculisé avec la fameuse culture-confiture) car ça peut donner des idées à certains lecteurs, et je crois au partage.

Un de mes romans préférés est “Der Tod in Venedig” de Thomas Mann, qui a été mis en film (sans l'article) avec quelques approximations, notamment le petit Tadzio n'a que quatorze ans dans la fiction littéraire d'origine (mais le film eût probablement été censuré avec un garçon mineur, le risque était trop grand) et Gustav Aschenbach est un écrivain et non un musicien. Notez que Thomas Mann a enregistré sur le tard son lieblings roman (son roman préféré) à savoir “Tonio Kröger”, pour les amateurs de curiosités, le CD de sa lecture existe, une petite merveille à écouter.

De Heinrich Böll, j'ai aimé “Der Zug war pünktlich”, la présentation est aimable car il n'y a que le titre suivi du texte au kilomètre sans séparation ni par chapitres ni par paragraphes.

Un troisième et dernier sera “Schachnovelle” de Stefan Zweig, auteur intéressant du fait de sa sincérité évidente, ce qui rend ses textes psychanalysables.“Vingt-quatre heures de la vie d'une femme” est assez formidable à cet égard car il s'agit de trouver la seule petite phrase qui résume tout, ainsi bien sûr qu'Amok (l'histoire d'un orgueil réciproque, on préfère la mort à un aveu simple).

Je n'oublie pas le reste, Also sprach Zarathustra de Nietzsche (Ecce Homo, Zur Genealogie der Moral, et tout le reste), le Werther de Goethe, Kafka, Rainer Maria Rilke (Dieses vor allem: fragen Sie sich in der stillsten Stunde Ihrer Nacht: muß ich schreiben ?), et tout le reste.

http://www.rilke.de/briefe/170203.htm

Ich danke Ihnen

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(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Abel Boyer a écrit:

C'est un cliché, un peu comme "Omar m'a tuer".
Je n'y connais rien au football, mais apparemment Willi Lippens fut un joueur très populaire. Un jour qu'un arbitre lui avait signifié un carton jaune en lui disant, avec un faute de grammaire: Ich verwarne Ihnen! (datif à la place de l'accusatif), Lippens répondit de manière sarcastique: Herr Schiedsrichter, ich danke Sie!, avec un accusatif à la place du datif attendu. Ça n'a pas plu à l'arbitre.
Mais ça a plu au public allemand, et Lippens a même, en fin de carrière, ouvert un restaurant portant ce nom "Ich danke Sie".
https://de.wikipedia.org/wiki/Willi_Lippens

On peut penser que l'arbitre parlait une langue dont la syntaxe est proche du français et contraire de l'allemand
donner un avertissement à + COI
remercier + COD
alors que
verwarnen + accusatif
danken + datif

Merci bien de votre réponse très documentée.

C'est un Allemand qui m'a repris dans une conversation en prétendant qu'il fallait dire sie. Je n'ai pas su répondre n'étant pas allemand et n'ayant que des connaissances apprises, même si j'ai dû lire une centaine de romans dans cette langue, ça s'oublie très vite sans pratique régulière. Je lui ai offert ce dessin.

http://fr.wikihow.com/dire-Merci-en-allemand

Je ne sais plus qui a dit “il faut une semaine pour apprendre l'anglais, trois mois pour apprendre le français, et trente ans pour apprendre l'allemand”. C'est forcément exagéré mais il doit y avoir un zeste de vérité dans cette plaisanterie.

Bien à vous

17

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Y a-t-il quelqu'un qui sache un peu d'allemand ? ça m'ennuie de m'inscrire dans un autre forum juste pour une question.

Pour remercier quelqu'un, on dit en tutoyant “ich danke dir” et en vouvoyant “ich danke ihnen” (ou peut-être Ihnen avec majuscule).

Dans ces conditions, que signifie “ich danke sie” ou avec majuscule à Sie “ich danke Sie”, est-ce à dire qu'on remercie une femme ? La phrase est-elle correcte ou est-ce une erreur admise ?

Merci à celui qui éclairera ma lanterne.

18

(10 réponses, dans Histoire de la langue française)

Verbum a écrit:

l'auteur des Pensées devrait se prononcer Montagne.

L'auteur des Pensées a bien essayé.

Bien à vous

Une langue se définit plutôt par sa syntaxe et ses points de vue dans les relations entre personnes.

Par exemple, dans le magnifique film “Sixième sens” que j'évoque dans mon blog,

http://contrelabienpensance.blog.fr/201 … -18290066/

Cole dit en VO “tell me the story about why you're sad” quand la VF dit “racontez-moi pourquoi vous êtes triste”, “dites-moi pourquoi vous êtes triste” a été évité parce qu'il est question de raconter des histoires donc le scénario a logiquement utilisé le verbe raconter.

Petite incidence : de plus en plus de Français copient ce genre de syntaxes (about why) d'une préposition suivie d'un interrogatif du genre “de comment”, “sur pourquoi”, ce qui est horrible, et à mon avis carrément incorrect.

Le docteur demande ensuite “what makes you think that ?”, le littéral “qu'est-ce qui te fait croire ça ?” est acceptable mais pas la réponse “your eyes told me” car le Français se place de son point de vue, et non du point de vue du regard de l'autre, sans même parler du prétérit : je le vois dans vos yeux.

Pour les amateurs, la scène commence la quarante-cinquième minute, le lien du film visible en streaming se situe à la fin de l'article.

Bien à vous

Je ne crois pas qu'il existe de règle pour déterminer le groupe d'un verbe autre que le fait de le savoir d'avance.

Comme l'a très bien vu Coluche, pour apprendre le français, il faut savoir le français.

En latin, on est dans l'obligation d'apprendre les temps primitifs des verbes (e.g. amo, as, are, avi, atum ; moneo, es, ere, ui, itum ; etc.) pour en déduire toute la conjugaison avec un certain nombre d'exceptions à connaître comme moriturus (participe futur de morior, mourir) irrégulier puisque le participe est mortuus, et bien d'autres.

Ça n'empêche pas bien des littérateurs, même parmi les plus avertis, de faire des erreurs, par exemple, certains oublient que départir se conjugue comme partir, en conséquence de quoi on dit “se départant”.

Bien à vous

21

(21 réponses, dans Pratiques linguistiques)

En vertu de cette injonction bien connue de Cyrano (que je traficote quelque peu ici) :

Je me les sers moi-même avec assez de verve
Et je n'ai pas besoin que d'autres me les servent

les personnes à mobilité réduite se nomment elles-mêmes ainsi, il suffit de parcourir “Le guide du chaisard” pour le comprendre.

Cela dit, ce vocable est signalé comme manquant dans le lexique français.

http://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionna … n%C3%A7ais

Ce n'est pas le mot en lui-même qui est péjoratif, c'est la vérité “brute de décoffrage” qui est telle.

Bien à vous

22

(5 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Il y a peut-être l'influence de l'anglais qui évite souvent le passé, au moins dans le langage parlé, avec le gérondif, on dit par exemple “thank you for sending...” aussi bien pour “merci de m'envoyer” dans le futur que “merci de m'avoir envoyé” dans le passé, “for having sent” est probablement correct mais c'est considéré comme lourd, ce qui n'est pas le cas du français, plus précis ici, pour une fois.

Bien à vous

23

(2 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Je ne mettrais pas sur un même plan “ils vous inventent un prétexte” où le pronom vous est un datif expressif, et “vous, vous êtes généreux” qui est un redoublement du pronom pour insister.

Tout cela vient du latin, “vous êtes généreux” se dira “es generosus” si le vous ne renvoie qu'à une seule personne en français à titre de vouvoiement, et “estis generosi” si c'est un vous pluriel, et ce, parce que la forme latine es signifie à elle seule “tu es” et estis “vous êtes”. On n'emploie le pronom tu ou vos que pour insister : tu es generosus, toi, tu es généreux (traduction tutoyante), vous, vous êtes généreux (traduction vouvoyante), et vous êtes généreux (pluriel) vos estis generosi (ou generosae si l'on ne s'adresse qu'à des femmes).

Le datif expressif existe aussi en français : le bandeau lui retombe sur les joues, on vous l'a suspendu de ses fonctions...

Les deux emplois ne sont pas comparables, il faudrait corriger la page Wiki.

Bien à vous

24

(5 réponses, dans Pratiques linguistiques)

En principe, on ne met des majuscules qu'aux ressortissants de pays, par exemple les Français, et au pays lui-même (la France) mais ni l'adjectif de langue ou de pays ni le substantif ne prennent de majuscule : les Français c'est-à-dire les citoyens français parlent français en France.

Donc on devrait écrire “pays catalan” sans majuscule aucune.

Bien à vous

25

(3 411 réponses, dans Réflexions linguistiques)

P'tit prof a écrit:

Vous pouvez m'expliquer comment vous faites pour découvrir un sens inconnu ?

La question est de savoir si la binarisation parfaite est pertinente, entre ce qui est connu et ce qui ne l'est pas, ce qui est conscient et ce qui ne l'est pas, et ainsi de suite.

L'informatique, la mathématique, et bien d'autres domaines, sont essentiellement binarisés mais est-ce le cas de la vie humaine et de ses connaissances ?

Il semble bien qu'il y ait des zones intermédiaires ou floues qu'on appelle intuition, vague sentiment ou autres, lesquelles qui permettent de passer “paulatim” (comme disait le bon Titus Lucretius Carus, petit à petit, par degrés) du pensé au perçu (e.g. de l'atome pensé à la matière perçue).

http://www.thelatinlibrary.com/lucretiu … ius1.shtml

C'est ce qui explique qu'on parle avant de savoir ce qu'est le langage, et que tout nourrisson qui n'accepterait de boire son biberon qu'après avoir eu une démonstration ordine geometrico selon laquelle il doit le faire, mourrait de faim.

Bien à vous

Dans le négatif, il est préférable de se contenter d'un seul mot, donc “particulièrement maladroit” n'est pas très bon, dites plutôt “ambiguë” (si c'est ça que vous voulez dire sinon trouvez le bon adjectif) et n'oubliez pas d'argumenter cette opinion par la suite.

Bien à vous

27

(1 réponses, dans Réflexions linguistiques)

StephTcg a écrit:

"Ce pouvoir d’investigation et de contrôle pourra s’exercer sans qu’aucun préavis ni autorisation préalable soient nécessaires, pas même celle du juge si l’on s’en tient aux termes de la loi".

L'accord est bon mais la syntaxe “sans que” ne souffre en principe pas de négation explétive, ainsi qu'expliqué dans un article que j'ai proposé ici même. Cette règle est controversée mais je vous l'indique à tout hasard.

http://www.languefrancaise.net/forum/vi … p?id=11090

Bien à vous

28

(3 réponses, dans Réflexions linguistiques)

StephTcg a écrit:

"Le fondement légal de l'administration provisoire demeure malaisé à cerner. La référence à l’article 8 de la loi du 8 août 1997 sur les faillites est loin d’être suffisante. Et de devoir admettre que le seul fondement raisonnable gît dans l’article 584 du Code judiciaire et dans l’interprétation qui en a été faite par les cours et tribunaux".

Connaissez-vous un synonyme à l'expression "et de devoir admettre que"?

J'avais pensé à réécrire cela comme suit : " La référence à l'article 8 de la loi du 8 août 1997 sur les faillites étant loin d'être suffisante, nous sommes forcés de reconnaître que (...)" . Mais, j'ai l'impression que cette expression alourdit ma phrase.

Je préfère votre seconde formulation à votre infinitif de narration plus précieux, je ne vois pas trop en quoi cela alourdit votre énoncé. Il s'agit apparemment d'un mémoire très technique, vos lecteurs-correcteurs doivent s'attendre à un minimum de style.

Privilégiez le sens pur et rompez avec des syntaxes trop alambiquées ou ampoulées. Des phrases courtes et informatives percutent plus.

Bien à vous

29

(3 réponses, dans Jeux de mots...)

Les graffitis ont parfois une sorte de fulgurance littéraire en quelques mots.

En voici trois qu'on m'a racontés :

Deux à propos du service militaire quand il existait en France, vus sur les murs de casernes :

À dix ans, je demande un fusil, on me donne une quille.
À vingt ans, je demande une quille, on me donne un fusil.

Si l'armée est une grande famille, je préfère être orphelin.

Sinon, vu sur un mur de métro à Paris à la mort de Pompidou :

C'est chouette que Pompom soit mort.

Bien à vous

Emaelqc a écrit:

un coordonnant en début de phrase n'est d'aucune utilité.

Il peut avoir une utilité expressive, ce qu'a par exemple montré Rimbaud dans “Les poètes de sept ans”.

http://www.youtube.com/watch?v=N5kT7n9h … e=youtu.be

Professionnellement c'est très différent, encore que vous puissiez étonner votre monde par quelque syntaxe particulière mais c'est très mal vu en général de se faire ainsi remarquer, surtout si vous vous adressez aux hiérarchies qui n'aiment pas trop qu'on leur tienne la dragée haute, sachant qu'on ne s'élève socialement qu'à hauteur de son propre écrasement.

Bien à vous

31

(22 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

éponymie a écrit:

Cette force qui vous dépasse pourrait gâcher les vacances que vous nous avez concédées. Et puis garder pour soi en prenant bien soin de faire savoir qu'on se le tient et que, nananère, personne ne saura relève d'un exhibitionnisme tordu (quoique assez répandu).

Que de malveillance alors que je faisais un simple compliment sur l'érudition du fil.

Bien à vous

32

(22 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

P'tit prof a écrit:

Comme quoi il faut parfois se passer d'écrire...

C'est à moi que vous vous adressez, je ne vois franchement pas le rapport.

Écrire est une chose, garder pour soi ce qu'on écrit en est une autre.

Sur le fond, je suis d'accord, et j'irai même plus loin, il faudrait ne pas écrire du tout. Mais nous y sommes poussés par une force qui nous dépasse.

Bien à vous

33

(22 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Quel fil érudit !

Merci aux savants contributeurs.

Ma longue réponse est trop violente et trop hors sujet, je la garde donc par-devers moi, ce qui vous fera des vacances gratuites bien méritées.

Bien à vous

34

(54 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Il faut aussi remarquer que les pronoms me, te, se, nous et vous sont aussi bien compléments directs (je te vois, tu nous vois, il se voit...) qu'indirect (tu me donnes, nous te donnons, ils se donnent...) où me signifie aussi bien moi qu'à moi, te toi qu'à toi, se lui qu'à lui ou eux qu'à eux etc.

Dans ces conditions d'égalité de formes entre le direct et l'indirect, on privilégie l'indirect quand les deux sont en présence d'où : je te le donne, nous vous les donnons.

En revanche, s'agissant de la troisième personne non réfléchie (le pronom réfléchi étant se : il se voit, ils se donnent...), cette égalité disparaît, le direct étant le, la, les, et l'indirect lui et leur.

Cette distinction claire est probablement de cause de la remise en ordre normal des pronoms c'est-à-dire le direct avant l'indirect quand les deux sont en présence : il le lui donne, elles les leur donnent.

Bien à vous

Depuis le très fameux “belle marquise” de Molière, nous ne nous posons plus du tout ce genre question, chaque formulation a son charme, c'est à l'auteur de choisir l'effet voulu, si effet recherché il y a.

Bien à vous

Les deux formules me paraissent correctes, je préfère pour ma part le gérondif avec tout : tout en restant...

Bien à vous

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(54 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Comme les langues se construisent sur la base d'une certaine musicalité, on peut peut-être dire que si le complément indirect a une forme aussi facile (me, te, nous, vous) que le complément direct toujours facile (le, la, les), l'indirect est privilégié pour cette raison-là : il me le donne.

Si le complément indirect a une forme plus difficile (lui, leur), cette antéposition n'est plus utile par le fait même, et l'on en revient à l'ordre normal qui veut qu'on cite d'abord le complément direct et ensuite le complément indirect : il le lui donne.

Il se trouve simplement par hasard qu'à la troisième personne, les pronoms indirects sont plus recherchés.

À égalité de difficulté, on privilégie l'indirect.

Sinon, comme le direct ne peut pas être plus difficile que l'indirect mais au contraire l'indirect plus difficile que le direct, cette rareté de forme de l'indirect le remet à sa place normale c'est-à-dire après le direct : il le leur donne.

Ce n'est qu'une hypothèse de travail, j'ai l'impression que ça fonctionne.

Bien à vous

Une des apocopes les plus pénibles est celle qui concerne la philosophie.

Car la question à se poser est unique : tel philosophe a-t-il été professeur de philosophie ?

Si oui : poubelle.

Donc poubelle pour la quasi-totalité, incluant les antiques qui ont créé des écoles.

Socrate n'était pas professeur, il parlait pieds nus gratuitement aux gens dans la rue, ce qui a défrisé la bien-pensance de l'époque qui l'a assassiné légalement.

Pour tous les autres, étant qu'il sont rémunérés par l'État, une vérité sera toujours supérieure à toute vérité à savoir l'État.

Or, autre exemple, Nietzsche a été professeur de philo certes mais de philologie, il était professeur de grec ancien à Bâle et à aucun moment professeur de philosophie, ce qui l'eût mis directement à la poubelle comme tous les autres dans ce cas.

Quand on est payé par l'État, on ne peut pas être philosophe car alors on n'est pas libre de sa pensée puisque l'État est une vérité indépassable.

La philosophie est le lieu où aucune tyrannie ne peut pénétrer : l'État n'a rien à y faire.

Nietzsche suppliait les États de cesser d'enseigner la philosophie dans les écoles mais les arrivistes cherchent une carrière et se soumettent à la bien-pensance des écoles qui les nourrissent.

Que ne feraient pas ces minus habentes pour un salaire, pour une situation sociale, insultant de ce fait la grande et belle philosophie dont ils sont évidemment incapables ?

Donc cette apocope-là est particulièrement scandaleuse ici car on peut être professeur de philo sans être professeur de philosophie.

Depuis les nuit des temps, les vrais philosophes se comptent, pour cette raison, sur les doigts de la main gauche de Django Reinhard.

Bien à vous

39

(7 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Dans les lycées ou collèges un peu sérieux et non ravagés par des sauvageons qui pourrissent la vie de tous comme c'est souventes fois le cas dans ce qu'on appelle “la zone”, les élèves sont souvent appelés par leur prénom et vouvoyés par les professeurs.

Du fait de leur jeune âge, il difficile de dire monsieur ou madame accompagné du nom de famille (car le nom de famille seul est inconcevable), il faut donc bien les appeler par leur prénom tout en les vouvoyant.

Cette politesse élémentaire se perd de plus en plus, y compris dans les scénarios de films récents e.g. “Dans la maison”, le professeur tutoie son élève, ce qui est très choquant.
http://streamcomplet.com/dans-la-maison/

Idem dans la version française de “L'art du système D” (The art of getting by) bizarrement traduit “le jour où je l'ai rencontrée”.
http://streamcomplet.com/le-jour-ou-je-lai-rencontree/

mais ce n'est pas le cas dans e.g. “Les amitiés particulières” (le petit Alexandre est parfois tutoyé par son confesseur mais ce n'est pas la règle générale du film qui date de 1964)

http://www.dpstream.net/film-les-amitie … 74533.html

Bien à vous

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(7 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Abel Boyer a écrit:

même si les deux tours sont admis.

Il est erroné de dire que les deux tours sont admis.

Si l'adverbe jamais est utilisé au sens positif, il ne s'accompagne pas de la négation explétive : c'est la plus belle musique que j'aie jamais entendue.

http://chouxdesiam.canalblog.com/archiv … 27331.html

Bien à vous

Dans toutes les langues, c'est le sens qui fait l'appoint en fonction du contexte.

Sinon, la répétition ou la précision sont des moyens de contourner le problème mais ça alourdit très péniblement le style : la tarte que j'ai mangée, tarte de la boulangère...

À l'écrit, l'ambiguïté disparaît si les deux mots reliés par la préposition sont de genres différents : la tarte du boulanger que j'ai mangée, le gâteau de la boulangère que j'ai mangé.

À l'oral, ce n'est possible qu'en cas de prononciation différente du participe au masculin et au féminin : la tarte du boulanger que j'ai prise, le gâteau de la boulangère que j'ai pris.

Bien à vous

42

(4 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Il semble que la préposition “sur” soit en deux dimensions (surface) et “dans” en trois (espace).

On marche sur le trottoir mais on est dans la rue.

D'aucuns, assez doués, marchent sur l'eau mais on plonge dans la piscine.

Est-on sur un forum ou dans ? Les deux sont possibles car en tant qu'espace virtuel, libre à nous de l'imaginer en tant que page (surface) ou livre (volume).

Bien à vous

43

(12 réponses, dans Réflexions linguistiques)

yd a écrit:

On ne commet pas un nombre

Je veux bien savoir où vous avez trouvé le verbe commettre dans ce qui précède, il est question de “faire” dans le message d'origine, et il semble bien qu'on puisse aussi bien faire un nombre (au sens de réaliser un score ou le considérer comme tel) que des erreurs.

Le nombre d'erreurs que vous avez fait s'élève à un certain nombre depuis votre participation au blog.

Bien à vous

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(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Erreur de manipulation : dommage qu'on ne puisse pas supprimer un  message.

45

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Abel Boyer a écrit:

« N’hésitez pas à poser les questions dont vous avez besoin d’entendre les réponses » ne me choque donc pas trop

Je m'associe à vos explications et votre conclusion : à partir du moment où “desquelles” est correct, même si un peu trop littéraire pour la vie ordinaire, “dont” est forcément correct.

Pour le sens que vous évoquez, je regrette qu'on ait besoin d'entendre une réponse, on a plutôt besoin d'une réponse tout court, ce qui donnerait : n’hésitez pas à poser les questions dont vous avez besoin de réponses.

La formule a l'air fautive mais elle ne l'est pas, besoin s'accouple avec de (avoir besoin de réponses) et dont relie questions et réponses (réponses des questions).

Les trois autres possibilités restent correctes :
n’hésitez pas à poser les questions desquelles vous avez besoin de réponses.
n’hésitez pas à poser les questions auxquelles vous avez besoin de réponses.
n’hésitez pas à poser les questions pour lesquelles vous avez besoin de réponses.

Bien à vous

46

(15 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Vous faites une confusion dans votre explication entre “avoir besoin de” et “les réponses des questions”, ce sont deux problèmes différents.

Cela dit, la phrase est structurellement fautive car le verbe entendre prétend avoir deux compléments d'objet direct, ce qui est impossible.

Si vous enlevez le faux deuxième complément du verbe entendre à savoir “les réponses”, on dit bien : les questions que vous avez besoin d’entendre.

À partir de là, on voit bien que le verbe entendre ne peut plus avoir de complément d'objet direct puisqu'il en a déjà un, à savoir le pronom relatif “que” dont l'antécédent est “questions” : ce sont les questions que vous avez besoin d’entendre.

Si ce sont les réponses aux questions (ou les réponses des questions) que vous avez besoin d'entendre, il faut utiliser auxquelles (réponses aux questions) ou desquelles (réponses des questions) : les questions desquelles vous avez besoin d’entendre les réponses. À partir de là, le substantif questions étant libre, il peut aussi bien être sujet qu'objet, et l'on peut dire : n'hésitez pas à poser les questions desquelles vous avez besoin d’entendre les réponses.

Il est logique que ce soit difficile à exprimer étant donné que vous imbriquez en une seule formule “poser les questions” et “avoir besoin d'en entendre les réponses”, chaque verbe a un complément et les compléments sont liés : les réponses des questions, ou, les réponses aux questions.

Proust dit bien dans “Sodome et Gomorrhe” : des questions (desquelles il n’écoutait pas la réponse).

Bien à vous

Le français fait la distinction entre l'objectif et le subjectif, ce qui explique que l'adjectif a deux places possibles, l'expression “bonnet blanc et blanc bonnet” pour dire la même chose est, à ce titre, approximative et n'a qu'une valeur anecdotique comique.

Placé devant, blanc bonnet, vous indiquez que le bonnet est blanc selon vous et que vous estimez de surcroît que c'est là une qualité, toujours selon vous : subjectif.

Placé après, bonnet blanc, vous exprimez que le bonnet est objectivement blanc, ce n'est pas votre opinion : objectif.

Voilà pourquoi on dit la maison blanche et non la blanche maison.

Un grand homme : valeur morale subjective.
Un homme grand : valeur objective de hauteur en centimètres.

On dit un homme intelligent, un homme riche car l’intelligence et la richesse se quantifient objectivement, le degré de richesse s'aperçoit vite, le degré d'intelligence (qu'on confond souvent avec le niveau culturel car c'est souvent lié) se voit également rapidement étant donné qu'à la seule façon de marcher, vous distinguez le niveau mental d'une personne. Les hommes politiques marchent le plus souvent comme des crabes, Nietzsche a remarqué quelque part le jugement par la seule marche, ce qui explique que Zarathoustra est un danseur.

Mais on dira un bel homme, un grand homme parce que la beauté et la grandeur morale sont subjectives.

Avec les deux qualités accolées, on dit donc de préférence un bel homme intelligent, et non un intelligent homme beau.

Donc c'est à vous de savoir si vous exprimez de l'objectif ou du subjectif.

Bien à vous

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(1 réponses, dans Écriture et langue française)

racbat a écrit:

"d'abord c'est tout de même plus de 30% de l'enveloppe budgétaire consacrée au financement des partis qui est un jeu"

svp c'est quoi le rôle de consacrée dans cette phrase ? c'est un adjectif ou quoi ?

C'est un participe passé utilisé adjectivement : enveloppe [qui a été, est, sera] consacrée à...

Bien à vous

49

(7 réponses, dans Réflexions linguistiques)

On trouve néanmoins des futurs ou des conditionnels après “si”, on considère alors que la supposition porte sur un verbe sous-jacent e.g. “s'il est vrai que”.

Victor Hugo, Les contemplations, livre VI, n°8
Qui donc attendons-nous s'ils ne reviendront pas ?
http://damienbe.chez.com/contemp6a.htm#r8

Racine, Phèdre II/5
si d'un sang trop vil ta main serait trempée.
https://sites.univ-lyon2.fr/latin/bilal … i02-3.html

Vous pouvez donc écrire : Je me tiens à votre disposition si vous souhaiteriez me rencontrer. Ce qui signifie “s'il est exact que dans le futur vous souhaiteriez...”.

Le Grevisse (prononcer Greuvisse, ce monsieur a passé sa vie à expliquer qu'il n'y a pas d'accent sur l'e de son nom) traite de cette question au n°2703.

Je vous le déconseille malgré tout car dans un cas simple de la vie ordinaire, il n'y a pas lieu de forcer la langue. Si vous voulez employer le conditionnel, utilisez “pour le cas où” : Je me tiens à votre disposition pour le cas où vous souhaiteriez me rencontrer.

Bien à vous

50

(9 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Ma remarque additionnelle se voulait simplement informative, ce qui explique l'absence d'un début de démonstration.

Dans l'absolu, je sais bien que vous avez raison, et que la plupart des occurrences avec “en plein” s'accorde avec un nom pluriel suivant parce que “plein” est clairement ressenti comme un adjectif.

Mais dans certains cas comme “en plein courants d'air”, plein n'est pas ressenti comme un adjectif.

Faites avec Google “en plein courants” vous avez 15 300 propositions.

Mettez plein au pluriel, vous en aurez que 2700.

Je sais bien que ce n'est pas une preuve, c'est un indice de sensibilité grammaticale citoyenne.

Bien à vous

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