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Le forum d'ABC de la langue française

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Messages trouvés [ 1 à 50 sur 796 ]

Ma noaz ar yezou rannvroel ouz ar galleg ez eo diouz lezenn ar brezel.

(Si les langues régionales nuisent au français, c'est de bonne guerre.)

2

(16 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Il y a quelques petites différences entre l'espagnol et le portugais:

le verbe ESTAR en espagnol sert à exprimer l'endroit où se trouve une construction/adresse...

"Dónde ESTÁ la Torre Eiffel?"

En portugais: "Onde FICA (esp: QUEDA), onde É (esp: ES)... "

"Onde ESTÁ a Torre Eiffel" signifirait que celle-ci a disparu, qu'elle n'est plus là où elle était, comme dans "onde está o seu carro?" (Où est-ce que tu as garé ta voiture?)

La question est justement que le français a été longtemps et officiellement et est encore joué contre d'autres langues. Les langues régionales, les langues européennes des régions conquises, les langues des colonies et protectorats... Puis cédant du terrain devant des concurrents autrement puissants, elle est entrée en résistance, contre les langues internationales auxilaires comme l'espéranto, puis contre l'anglais...

Le jacobinisme est tellement ancré dans la mentalité française, que ne pas promouvoir sa langue est jugé scandaleux...

Ce que moi je considère comme scandaleux, c'est qu'un État qui, de façon constante et implaquable, n'a eu de cesse de poursuivre son objectif de détruire le breton ainsi que d'autres langues de l'hexagone (mais le breton avec un acharnement tout particulier) se permette de poser à l'international comme le champion de la pluralité culturelle et linguistique, de la liberté et des droits de l'homme...

Il va bien falloir que les Français acceptent de n'être que 2% de l'humanité, même si la France a encore de beaux restes (pour combien de temps encore?...)

Très bien. Laissons parler les chiffres:

Français:
Petit Robert: 60 000 mots
Grand Robert: 75 000 mots

Portugais (Brésil):
Aurélio Buarque de Holanda: 345 000 mots

La catégorie retenue, c'est/ce sont les charges fixes.

Je le dis pour connaître les deux. Il suffit de comparer la partie breton-français avec celle français-breton d'un dictionnaire bilingue relativement complet (klok) pour voir que la première est plus épaisse que la seconde, encore que dans certaines éditions les entrées sont sélectionnées de façon à avoir un équilibre...
Le français est également déficitaire en nombre de mots lorsqu'on le compare à d'autres grandes langues comme l'anglais, l'espagnol ou le portugais... Ceci dit, je reconnais qu'il est souvent plus précis, comme si la sélection du vocabulaire s'y était mieux faite que dans les autres langues... Disons qu'à ce niveau, ainsi qu'au niveau phonétique, c'est une langue assez économe, mais hélas pas pour l'orthographe...

Mi opinias ke ankaù esperanto estis kaj daùre estas viktimo de la franca jakobenismo/ Je pense que l'espéranto aussi a été et continue d'être la victime du jacobinisme français...

Cependant, je rajouterai qu'à son tour l'espéranto réserve le même traitement à ses concurrents et prédécesseurs. Ainsi, le volapük est systématiquement présenté comme une langue dépassée dans sa conception et donc vouée à l'insuccès, tout comme le breton et les langues régionales par les partisans de la langue nationale, et ceci afin de se donner bonne conscience et d'éviter de  se poser trop de questions...

Pourtant, le volapük est plus performant que l'espéranto pour ce qui est des éléments d'universalité (neutralité du vocabulaire, logique de la syntaxe et originalité dans la forme)... Quant au breton, il est beaucoup plus apte que le français à exprimer les nuances affectives et la richesse des détails, en plus d'une plus grande souplesse et de sa totale phonéticité et régularité...

En fait, les gens se persuadent facilement des prétendues qualités de la langue dominante, comme pour l'anglais, dont la grammaire simplifiée serait à l'origine de son succès auprès des masses, sans se soucier de savoir si c'est fondé ou non. Nul doute qu'on ne tardera pas à nous louer (on le fait déjà, en fait) les qualités du mandarin...

Il ne faut pas sousestimer les difficultés du français, ni celle de l'anglais d'ailleurs... Mais pour l'anglais, les gens n'ont pas le choix, et ce qui peut être dissuasif pour une langue étrangère quelconque ne l'est plus pour la langue globale. Bien au contraire, maîtriser les difficultés est une marque d'intégration de distinction, comme jadis pour le français...

Rilate esperanton, oni povus argumenti samdirekten / Pour ce qui est de l'espéranto, on pourrait argumenter dans le même sens...

Cette compilation est extraite du "livre noir et blanc de la langue bretonne". On y touve aussi des élements positifs en défense de la langue à côté de déclarations hostiles (qui dominent) et d'autres traduisant le pessimisme ou la résignation...

Si je l'ai postée ici, c'est pour exprimer mon indignation, qui fait que je n'ai pas du tout envie de promouvoir la langue française, tant que le mal causé à la langue bretonne ne sera pas dûment réparé.

Pour ce qui est du français dans le monde, je pense que les francophones européens et canadiens voient de plus en plus le français comme leur langue et non plus comme une langue internationale, et passent systématiquement à l'anglais lorsqu'ils s'adressent à des non-francophones, comme tout le monde, en fait... 

Quant aux africains, il ont à peu près le même comportement, le français n'étant pour eux que la langue officielle/commune de leur état et de certains états voisins, mais ils n'attendent que l'occasion de passer à l'anglais pour communiquer et surtout commercer avec le reste de l'Afrique et du monde (la Chine notamment)...

Enfin les "chinoiseries" (ou plutôt les françaiseries) de l'orthographe de notre langue suffisent à dissuader de l'apprentissage la plupart des interressés...

Une incursion ? Une mouche ? un paf ?

FRANÇAIS, LANGUE DE LA CLARTE
Le français, par un privilège unique, est seul resté fidèle à l'ordre direct {...} la syntaxe française est incorruptible. C'est de là que résulte cette admirable clarté, base éternelle de notre langue. Ce qui n'est pas clair n'est pas français.
Antoine Rivarol, 1782, Discours sur l'Universalité de la langue française.


LA SUPERSTITION PARLE BRETON
Parmi les idiomes anciens, welches, gascons, celtiques, visigoths, phocéens ou orientaux, {...} nous avons observé que l'idiome appelé bas-breton, l'idiome basque, les langues allemande et italienne ont perpétué le règne du fanatisme et de la superstition, assuré la domination des prêtres, des nobles et des patriciens, empêché la révolution de pénétrer dans neuf départements importantsnote, et peuvent favoriser les ennemis de la France.
Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton; l'émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur.

Barrère, 1794, Rapport au comité de salut public


DESPOTISME ET VARIETE LINGUISTIQUE
Le despotisme maintenait la variété des idiomes.
Barrère, 1794, Rapport au comité de salut public


JARGONS
D'ailleurs combien de dépenses n'avons nous pas faites pour la traduction des lois des deux premières assemblées nationales dans les divers idiomes parlés en France! Comme si c'était à nous à maintenir ces jargons barbares et ces idiomes grossiers qui ne peuvent servir que les fanatiques et les contre-révolutionnaires !
Barrère, 1794, Rapport au comité de salut public


IGNORER LA LANGUE FRANCAISE C'EST TRAHIR LA PATRIE
Laisser les citoyens dans l'ignorance de la langue nationale, c'est trahir la patrie; c'est laisser le torrent des lumières empoisonné ou obstrué dans son cour; c'est méconnaître les bienfaits de l'imprimerie, car chaque imprimeur est un instituteur public de langue et de législation.
Barrère, 1794, Rapport au comité de salut public


LA MEME LANGUE POUR TOUS
Citoyens, la langue d'un peuple libre doit être une et la même pour tous.
{...} Tandis que les peuples étrangers apprennent sur tout le globe la langue française {...} on dirait qu'il existe en France six cent mille français qui ignorent absolument la langue de leur nation {...} il n'appartient qu'à elle {la langue française} de devenir universelle

Barrère, 1794, Rapport au comité de salut public


DES MAITRES POUR ENSEIGNER LA LANGUE FRANCAISE ET LES DROITS DE L'HOMME
Article I.
Il sera établi {...} un instituteurs de langue française dans chaque commune de campagne des départements du Morbihan, du Finnistère, des Cotes du Nord, d'Ille et Vilaine, et dans la partie de la Loire Inférieure dont les habitants parlent l'idiome breton.

{...}

Article IV.

Les instituteurs seront tenus d'enseigner tous les jours la langue française et la Déclaration des Droits de l'Homme {...}

Décret de la Convention sur les langues, 1794.


PATOIS BRETON, LANGUE FRANCAISE
Nous n'avons plus de provinces, et nous avons encore environ trente patois qui en rappellent les noms.
Peut-être n'est-il pas inutile d'en faire l'énumération: le bas-breton, le normand, le picard, le rouchi ou wallon, le flamand, le champenois, le messin, le lorrain, le franc-comtois, le bourguignon, le bressan, le lyonnais, le dauphinois, l'auvergnat, le poitevin, le limousin, le picard, le provençal, le languedocien, le velayen, le catalan, le béarnais, le basque, le rouergat et le gascon {...}

Au nombre des patois on doit placer encore l'italien de la Corse, des Alpes Maritimes, et l'allemand des Haut et Bas Rhin, parce que ces deux idiomes y sont très dégénérés.

{...}

Ainsi avec trente patois différents, nous sommes encore, pour le langage, à la tour de Babel, tandis que, pour la liberté, nous formons l'avant-garde des nations.

Henri Grégoire, 1794, Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française


LA LIBERTE EN UNIFORME PARLE FRANCAIS
{...} on peut uniformer le langage d'une grande nation {...} Cette entreprise qui ne fut pleinement exécutée chez aucun peuple, est digne du peuple français, qui centralise toutes les branches de l'organisation sociale et qui doit être jaloux de consacrer au plus tôt, dans une République une et indivisible, l'usage unique et invariable de la langue de la liberté.
En général, dans nos bataillons on parle français, et cette masse de républicains qui en aura contracté l'usage le répandra dans ses foyers.

Henri Grégoire, 1794, Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française


ENSEIGNER, PERSUADER, FRANCISER
{...} la Convention nationale décréta {...} qu'il serait établi des instituteurs pour enseigner notre langue dans les départements où elle est le moins connue. Cette mesure très-salutaire {...} doit être secondée par le zèle des citoyens. La voix douce de la persuasion peut accélérer l'époque où ces idiomes féodaux auront disparus. Un des moyens les plus efficaces peut-être pour électriser les citoyens, c'est de leur prouver que la connaissance et l'usage de la langue nationale importent à la conservation de la liberté.
Henri Grégoire, 1794, Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française


MORT DU BRETON
Aujourd'hui le bas-breton, le basque, le gaélique, meurent de cabane en cabane, à mesure que meurent les chevriers et les laboureurs.
Chateaubriant, 1822. Mémoires d'Outre-Tombe (publiées en 1848).

BRETAGNE COLONIE
La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Exceptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français.
Auguste Romieu, sous-préfet de Kemperle, 1831


LANGAGE DUR
Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au dessus de l'homme sauvage. Le paysan y est d'une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d'Hottentots{...} En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.
Malte Brun, Les jeunes voyageurs en France, 1831


BRETON PIRE QUE LE CATALAN
Croyez-moi, Monsieur, le catalan qui me faisait tant enrager n'est qu'un jeu d'enfant auprès du bas breton. C'est une langue que celle-là. On peut la parler fort bien, je crois, avec un bâillon dans la bouche, car il n'y a que les entrailles qui paraissent se contracter quand on cause en bas breton. Il y a surtout l'h et le c'h qui laissent loin derrière la jota espagnole. Les gens qui parlent cette belle langue sont bons diables, mais horriblement sales{...} On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier, et la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou.
Prosper Mérimée, lettre à Jaubert de Passa, 1835.


APPRENEZ LE BRETON
Sachez qu'il y a quatre manières de conjuguer un verbe breton: ci 4.
Plus une cinquième au moyen du verbe auxiliaire ober faire, lequel se conjugue aussi de quatre manières: ci 4x4

Plus qu'il y a quatre dialectes différents à savoir celui de: Tréguier, Saint-Pol-de-Léon, Cornouaille, Vannes: ci, 4 x 4 x 4 x 4 = 64

Apprenez (sic) ensuite le breton si le c\oeur vous en dit.

Prosper Mérimée lettre à un ami, 4 septembre 1835.


LANGUE DIABOLIQUE
Vous saurez d'abord que c'est vers la Bretagne, la douce et la bretonnante, que se sont dirigées mes courses cette année{...} Quant aux naturels du pays hélas! c'est la province sans soleil. Croiriez vous que j'ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincette les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieux (sic), Rennes, Vannes, Quimper. Ce n'est qu'à Nantes que la Providence m'a envoyé soulagement{...} Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents. Lavarèt d'in pélèc'h azô ünenbennak ago zéfé gâllec? Voilà tout ce que j'ai pu apprendre à dire m'écorchant le gosier: Dites moi où il y a quelqu'un qui parle français. Jamais, à moins qu'on ne lui fasse une opération chirurgicale, un Provençal ne prononcera pélèc'h. Mangez une olive crue, et en crachant, vous ferez un bruit approchant ce c'h. Par dessus le marché, ces sauvages ne m'ont-ils pas persécuté dans leurs journaux, m'accusant d'avoir enlevé d'autorité à leur province un manuscrit d'un certain barde du Vè siècle, Guiclan ou Guinclan, manuscrit que j'ai cherché partout inutilement et dont j'ai appris l'existence à la plupart de leurs doctes!
Prosper Mérimée lettre à Requien, 1836.


TUER
Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne.
Un sous-préfet du Finistère Discours aux instituteurs, 1845.


SUBSTITUER
Nos écoles, dans la Basse-Bretgne, ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton et ce serait incontestablement un bienfait. C'est en breton, par l'exigence de MM. les Recteurs, qu'on y enseigne le plus généralement le catéchisme et les prières: c'est un mal. Nos écoles dans la Basse Bretagne ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton.
Préfet des Cotes du Nord, 1846. Lettre à l'évêque de Saint-Brieuc. (Annales de Bretagne, novembre 1912)


BRETON, LANGUE MORTE
Si l'on veut comprendre la Vendée, qu'on se figure cet antagonisme: d'un côté, la Révolution française, de l'autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables, menace immense de tous les bienfaits à la fois, accès de colère de la civilisation, excès du progrès, amélioration démesurée et inintelligente, qu'on place ce sauvage grave et singulier, cet homme à l'\oeil clairet aux longs cheveux, vivant de lait et de châtaignes, borné à son toit de chaume, à sa haie et à son fossé, distinguant chaque hameau du voisinage au son de sa cloche, ne se servant de l'eau que pour boire, ayant sur le dos une veste de cuir avec des arabesques de soie, inculte et brodé, tatouant ses habits comme ses ancêtres les Celtes avaient tatoué leurs visages, respectant son maître dans son bourreau, parlant une langue morte, ce qui est faire habiter une tombe à sa pensée, piquant ses b\oeufs, aiguisant sa faux, sarclant son blé noir, pétrissant sa galette de sarrasin, vénérant sa charrue d'abord, sa grand-mère ensuite, croyant à la Sainte Vierge et à la Dame Blanche, dévot à l'autel et aussi à la haute pierre mystérieuse debout au milieu de la lande, laboureur dans la plaine, pêcheur sur la côte, braconnier dans le hallier, aimant ses rois, ses seigneurs, ses prêtres, ses poux ; pensif, immobile, souvent des heures entières sur la grande grève déserte, sombre écouteur de la mer.
Et qu'on se demande si cet aveugle pouvait accepter cette clarté{...}

Victor Hugo, 1874. Quatre-Vingt Treize


BRETON, LANGUE D'ARRIERES MENTAUX
Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu'il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l'écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas{...} S'il a huit ans d'âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel. Y a-t-il lieu, dans ces conditions, de tenir compte des quelques mots bretons qui lui ont suffi pour traîner jusque là une vie rudimentaire ? Je ne le crois pas. Mieux vaut admettre qu'il ne sait rien et commencer avec lui par le commencement, comme on fait à l'école maternelle.
Poitrineau, inspecteur d'Académie à Vannes, 1888. cité par Ar Falz, n°1, 1959


PAS DE BRETON A L'ECOLE
Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation.
L'inspecteur d'académie Dausimont, 1897. Discours aux instituteurs.


LANGUE COURANTE
L'école ni le régiment n'ont encore sensiblement atténué l'emploi du "brezoneck" qui reste la langue courante usuelle de toute la Basse-Bretagne.
Séris L'enseignement du Français dans les écoles bretonnantes du Finistère, in La Revue Pédagogique, 15 Mars 1902.


LANGUE ETRANGERE
À la campagne, parler français c'est se faire remarquer et passer pour un étranger. De fait, c'est en breton que le recteur (curé) prêche, confesse, donne ses instructions, en breton que sont faites les annonces à la fin de la grand'messe, en breton que se traitent les affaires au marché, en breton que délibèrent la plupart des conseils municipaux {...} le breton reste la langue du foyer.
Séris op. cit.


COMMUNION
{...} Que l'Eglise n'accorde la première communion qu'aux seuls enfants parlant français.
L'inspecteur d'académie Dantzer, 1902, Discour devant le Conseil Général du Morbihan.


INTERDICTION
Les prêtres bretons veulent tenir leurs ouailles dans l'ignorance en s'opposant à la diffusion de l'enseignement et en n'utilisant que la langue bretonne dans les instructions religieuses et le catéchisme. Les Bretons ne seront républicains que lorsqu'ils parleront le français.
Emile Combes, 1902, président du Conseil.


LANGUE VAINCUE
(La langue bretonne), cette vaincue qui n'a pas su créer un chef d'\oeuvre et qui va nécessairement s'effacer, comme s'effacent et meurent les vieilles choses usées.
Yves Le Febvre La Pensée Bretonne, janvier 1920


LE BRETON, DOUBLE MAL
Le maintien de la langue bretonne n'est pas seulement une erreur, c'est un double mal pour la France et pour la Bretagne. C'est un mal pour la France dont cette survivance retarde l'unité et amoindrit par contrecoup le pouvoir d'expansion et de rayonnement. C'est un mal pour la Bretagne qu'elle prive d'hommes qui eussent été utiles et glorieux.
Le jour viendra, nous l'espérons, où tous les Bretons sauront écrire et parler le français. Ce jour-là la langue bretonne aura vécu.

Yves Le Fèbvrenote, 1920, La Pensée Bretonne


UNITÉ LINGUISTIQUE
Pour l'unité linguistique de la France la langue bretonne doit disparaître.
Anatole de Monzienote ministre de l'Instruction Publique Inauguration de pavillon Bretagne à l'Exposition Universelle de Paris, le 19 juillet 1925.


HONTE
Langue de honteux, voilà la vérité. Et par suite, langue honteuse. Le Breton conserve précieusement, jalousement, indéfectiblement, comme ses pères, l'héritage le plus cher et le plus sacré : la honte de sa langue.
Tangi Malmanchenote, 1926, La vie de Salaun qu'ils nommèrent le fou



BRETON ANÉMIQUE
Vous êtes vous demandé pourquoi le paysan, qui faisait le beurre autrefois dans un ribot de bois, emploie actuellement une écrémeuse mécanique ? La question ne se pose même pas. Le Breton a maintenant a sa disposition, pour baratter ses pensées, un outil moderne et perfectionné qui est le français. Le vieux ribot il n'en a plus besoin.
Tangi Malmanche op. cit.


EMPRISONNER LA REVENDICATION LINGUISTIQUE
La seule réponse à faire aux revendications linguistiques bretonnes, c'est d'emprisonner tous ceux qui les formulent.
Albert Dalimier, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale (et futur ministre de la Justice) Discours, le 11 septembre 1932 à Tréboul.


LANGUE PATAUDE
Ils vivaient dans leur langue pataude et leurs vêtements grossiers comme des espèces de bas bretons.
Raymond Cartier Les 19 Europes, Plon, 1960.


COQUILLE D'OEUFS
Le combat pour la survivance est noble et estimable. Il est un peu fou quand il est sans espoir: comme celui des bretonnants, des Basques, des Occitans, des Corsisans brandissant leurs costumes, apprenant leur langue ``maternelle'', battant à la recherche des vestiges humains de leur ``patrie'' une lande ou une montagne prise d'assaut par les antennes de télévision! Ce sont les coquilles d'\oeufs de l'omelette française; leurs plaintes sont sincèrement touchantes.
H. de Montera La francophonie en marche. La guerre des cultures. Préface de Michel Debré. Editions Sédimo. Paris 1966 (p 125-126)


VIE PUBLIQUE, VIE PRIVEE
Notre civilisation bretonne est notre vie privée à l'intérieur de la civilisation générale de la France, qui commande notre vie publique.
Per-Jakez Heliaz "Lettre aux étudiants bretons sur les perspectives d'une culture bretonne", Ar Studier, 1966


LANGUE DE COLONISE
Muni de sa seule langue, le colonisé est un étranger dans son propre pays
Albert Memmi, 1966, Portrait du Colonisé


PAS DE PLACE POUR LE BRETON
Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau.
Georges Pompidou, 1972, Président de la République Française.

Mersi braz Neant!
Set ortograf è vrèman "neant" (absurde, en breton)...

Moi, j'appelle ça une "lacune"...

14

(7 réponses, dans Promotion linguistique)

Quand les bretonnants sont passés au français, c'était au nom du progrès et par ce c'était plus pratique... C'est du même mal dont est frappé aujourd'hui le français (entre autres) par rapport à l'anglais et c'est de bonne guerre donc...

15

(7 réponses, dans Promotion linguistique)

Autrefois  au Brésil, les mots anglais étaient brasilianisés par les locuteurs eux-mêmes:

Team > time
Snooker > sinuca
Sandwich > sanduíche

ou par les professionnels:

Copyright > copirraite

Aujourd'hui,  la tendance est de laisser le mot tel quel, les gens étant sensés savoir le prononcer, ce qui n'est pas sans poser des problèmes:

R initial = à H
E = A
E final = I
Certaines finales muettes (ING / Y...)
Et confusion entre les deux registres : "time" = team et "time" = temps...

C'était en attendant de retrouver le fameux poème... Pas de quoi fouetter une chatte...

Je reluquais sa jambe gauche,
Sans rien perdre de la droite.
Et bien qu'aucune ne fût moche,
Elle me suggéra sa chatte.

18

(4 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Aux 18-30 ans = à ceux qui ont de 18 à 30 ans. Donc: auX.

Vou ne m'avé toujour pa répondu... Pourkoua "succion" avek un deu "c" ?

Je voua ke vou vou konplézé dan le konservatizme radikal mè j'i voua pluto une fèblese, un repli sur soua fase a un monde an mouveman...

An tou ka, vou pouvé ètre sur ke biento plu persone ne voudra aprandre le fransè...

Je bège votre pardon de Ste Anne, mè je sui tradukteur é se mo aparè dan la litérature chiantifike... é je ne konpran toujour pa pourkoua ilia dé mo an "tion" é d'otre an "cion" aprè une konsone... (j'ème bien lé konsone: s'è kon, mè o mouen sa sone... Sof kant ele son muete évidaman...)

Pourkoua "succion" é non pa "suction" ?

Colline d'or a écrit:

Je profite de ce fil pour signaler une page labyrinthique sur les règles d'orthographe : je ne pense pas que c'était l'intention de l'auteur mais je trouve assez ludique de se promener là-dedans. Et c'est richissime en informations.

Ce que tu trouve "ludique" et "richissime" me semble plutôt désespérant et absurde... Quiconque tombe là dessus renonce à apprendre (ou enseigner) le français...

(mais c'est pas grave, il nous restera toujours l'anglais, l'espagnol, l'espéranto... et même le breton, merveille de (vraie) richesse, de simplicité et de régularité...)

...

Red vo dastum, bretoned
Torhad ar brezel
Eost du ar re vo daoned
Eo treh Breiz-Izel
Bugaligou ha tud kaled
A raio beh da chaseal
Da vounta 'maez ar hallaoued
Da reiza hent, da voud feal

...

23

(32 réponses, dans Histoire de la langue française)

C'est qui l'ahuri de chaillot (pour rester poli...) qui m'a censuré ?...

Commençons par écrire "examin" au lieu de  " examen"... (examiner etc...)

A moeñ keu vou neu choazisiae d' ekrir leu frañsae an breutoñ... Dañ seu ka, il vou fodra ekrir "egzameñ"...

Breton: "labourad" = travailler... Et si le latin venait du breton?... Ça vous en boucherait un cidre!...

Pourquoi le français viendrait-il du latin et pas le contraire?... Après tout les gaulois ont bien envahi et occupé l'Italie, pour finalement s'intaller dans sa moitié nord...
Le français pourrait très bien être du gaulois, latinisé par des légions romaines parlant à la longue un latin celtisé puis germanisé, surtout au Nord de la Loire avec les invasions  franques, normandes et bretonnes, ainsi que des Burgondes à l'Est et les Visigoths au sud (francien, franco-provençal et occitan)...

Naïf a écrit:

Mais patoiglob comprend-il qu'on aimerait distinguer deux questions:
1) Combien de mots y a-t-il dans la langue française?
2) Combien de mots y a-t-il dans tel dictionnaire?...

Vous connaissez le "mot le plus long", "des chiffres et des lettres"... Un mot qui n'est pas dans le dictionnaire n'est pas français... Et c'est justement ce qui rend la langue (dite) française plus pauvre pour ce qui du nombre de mots (le sujet du fil) que ses concurrentes. cqfd...

Mais "notre" problème n'est pas le nombre de mots, car "nos" mots quoique peu mombreux nous sont sans cesse "empruntés" par d'autres langues plus "riches"...

"Notre" problème, c'est lortograf... C'est elle qui nous mène tout droit dans le mur. Mais comme pour le breton, il est déjà trop tard...

Ce site continue à marcher sur la tête... On demande combien de mots il y a en français et on y parle de tout sans répondre à la question...

Sachez que le français a environ 100 000 mots tandis que l'espagnol et le portugais près de 500 000 et l'anglais autour d'un million...

Dans mon dico breton-français/français-breton, la première partie est bien plus épaisse que le seconde...

29

(30 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Bloavez mad d'an oll ! e um feliz ano novo pros demais...

Si quelqu'un réussit à mettre la culture française en pillules, il va devenir le numéro un mondial... sur le marché des vomitifs... 

Aujourd'hui le français, demain l'anglais, après-demain le chinois?... La voix de son maître...

Comme dirait l'autre (Bakounine): et si vraiment elle existait... il faudrait s'en débarrasser!

Et comme dit la chanson:

Komzit brezoneg gand ho pugale,
La culture française passera après...

31

(7 réponses, dans Réflexions linguistiques)

Seule la troisième phrase est correcte.

32

(2 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

É verdade. Personnellement je suis servi... Mais on dit "França". "Francia" es en español... Aquele abraço!

33

(2 réponses, dans Parler pour ne rien dire)

Françoise est brune, bien sûr, elle ne saurait être blonde ni rousse, elle y perdrait tout son charme, mettant à mal sa réputation de belle brune, comme Barbara, souvenez-vous: la longue dame brune...

(ABC de la Longue Françoise)

34

(10 réponses, dans Pratiques argotiques et familières)

Si (Lonjourbem = Bonjour) alors (Léfanstouf = Stéphane)...

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(12 réponses, dans Pratiques linguistiques)

MONSIEUR JOURDAIN: Je vous en prie. Au reste, il faut que je vous fasse une confidence. Je suis amoureux d'une personne de grande qualité, et je souhaiterais que vous m'aidassiez à lui écrire quelque chose dans un petit billet que je veux laisser tomber à ses pieds.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Fort bien.

MONSIEUR JOURDAIN: Cela sera galant, oui.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Sans doute. Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire?

MONSIEUR JOURDAIN: Non, non, point de vers.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Vous ne voulez que de la prose?

MONSIEUR JOURDAIN: Non, je ne veux ni prose ni vers.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Il faut bien que ce soit l'un, ou l'autre.

MONSIEUR JOURDAIN: Pourquoi?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Par la raison, Monsieur, qu'il n'y a pour s'exprimer que la prose, ou les vers.

MONSIEUR JOURDAIN: Il n'y a que la prose ou les vers?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Non, Monsieur: tout ce qui n'est point prose est vers; et tout ce qui n'est point vers est prose.

MONSIEUR JOURDAIN: Et comme l'on parle qu'est-ce que c'est donc que cela?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: De la prose.

MONSIEUR JOURDAIN: Quoi? quand je dis: "Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit" , c'est de la prose?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Oui, Monsieur.

MONSIEUR JOURDAIN: Par ma foi! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet: Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour; mais je voudrais que cela fût mis d'une manière galante, que cela fût tourné gentiment.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Mettre que les feux de ses yeux réduisent votre coeur en cendres; que vous souffrez nuit et jour pour elle les violences d'un...

MONSIEUR JOURDAIN: Non, non, non, je ne veux point tout cela; je ne veux que ce que je vous ai dit: Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Il faut bien étendre un peu la chose.

MONSIEUR JOURDAIN: Non, vous dis-je, je ne veux que ces seules paroles-là dans le billet; mais tournées à la mode; bien arrangées comme il faut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les diverses manières dont on les peut mettre.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: On les peut mettre premièrement comme vous avez dit:
Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

Ou bien:
D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux.

Ou bien:
Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir.

Ou bien:
Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font.

Ou bien:
Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d'amour.

MONSIEUR JOURDAIN: Mais de toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Celle que vous avez dite: Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.

MONSIEUR JOURDAIN: Cependant je n'ai point étudié, et j'ai fait cela tout du premier coup! Je vous remercie de tout mon coeur, et vous prie de venir demain de bonne heure.

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(12 réponses, dans Pratiques linguistiques)

Tout ce passe comme si la France était condamnée par l'Histoire à un futur clash avec le monde musulman, dont les causes remonteraient peut-être à Charles Martel et les étapes intermédiaires seraient les Croisades, la campagne d'Égypte, la crise de Suez, l'Algérie, le Liban, l'Afghanistan...

L'Europe était unie en l'an 800. Elle avait un empereur et une langue commune (le latin)... Mais la Basse  Bretagne n'en faisait pas partie... Les choses se sont bien détériorées depuis... ARGAD!

Le français, je suis tombé dedans quand j'étais petit...
(Patoiglobélix)

Mi volonte parolus esperante sed la forumo tion ne permesas... (...tamen tiukaze mi ankaù parolus malfavore...)

Dois-je conclure qu'on ne peux parler du français qu'en bien ?

Il en ressort que la France est plus une vision de l'esprit qu'un sentiment enraciné dans les tripes de ses habitants/otages, le résultat d'un long bourrage de crâne mené tambour battant par le pouvoir central (monarchiste puis républicain, mais sans changement sur l'essentiel) et qui est en passe d'être conquise, comme le fut jadis la Gaule, par les nouveau seigneurs de la guerre...
Sa capacité de résistance est d'autant faible qu'elle s'est elle-même assises sur les droit légitimes de ses sujets...

On éclate les Serbo-croates en 5 états (Croatie, Serbie, Monténégro, Bosnie et Kosovo), mais on refuse d'accorder à la langue bretonne le même statut qu'au français... L'angleterre, la France et l'Espagne sont toujours des puissances coloniales jusque dans leur métropole, des états monarchistes et impérialistes qui vont bientôt éclater à leur tour, victimes de leur maladies infantiles...

Hier on a imposé le français, aujourd'hui l'anglais... et demain ?... l'espéranto ?

Permettez-moi de choisir mes langues :

Pour le travail: le français, le portugais, l'espagnol, (l'anglais abandonné...) ;

Pour le quotidien: le portugais ;

Pour le combat: le breton ;

Pour l'étude: le russe (en dormition);

Pour la création: la lingua franca nova...

Ça a le mérite d'être clair...

À la Révolution, il suffisait de se trouver sur le territoire national pour être citoyen français... Que de chemin parcours depuis... dans le mauvais sens, bien entendu !

Malheureusement, je crois que la langue française est soluble dans l'UE:

En favorisant une langue commune qui peut difficilement ne pas être celle  déjà étudiée et pratiquée par tous, l'anglais... (Le français est en perte de vitesse en Europe...)

En établissant des barrières entre La France, ou l'Espagne, ou le Portugal, et leur anciennes colonies où se trouvent la majorité des locuteurs des langues de ces mêmes états...

En fragilisant les structures étatiques de ces mêmes états (ce qui n'est pas un mal en soi...) et de la langue imposée pour forger cette construction étatique, au profit des (justes) aspirations et revendications régionalistes, féféralistes, autonomiste, indépendantistes... 

Avez-vous déjà imaginé cette scène terrible:  Bretons, Normands, Bourguignons, Alsaciens, Flamands, Corses, Occitans etc. tenant un congrès en anglais ?!... (Ne serait-ce qu'à cause de leur équivalents européens non francophones...)

On ne peut pas vouloir à la fois le beurre et l'argent du beurre, le français et l'Europe... cool

C'est à eux de créer leur emploi...

La Grèce au bord de la faillite... L'UE va payer ? et tous les autres qui vont suivre...

On pourrait choisir le grec comme langue européenne pour créer des emplois pour les Grecs comme profs de langue et assistants... (Eureka!)

Afin de compléter notre première leçon, il convient de faire un petit tour du côté de la prononciation...

Il y a en breton plusieurs orthographes en concurrence et la plus répendue (unifiée/peurunvan) est également la moins phonétique... Mais celle que j'utilise est plus simple et plus logique (universitaire/skolveurieg)...

En breton, on prononce toutes les lettres, donc pas de lettre muette en principe...

Les consonnes sont à peu près les mêmes qu'en français, sauf que le H est légèrement aspiré, lorsqu'il n'est pas muet, et le C'H est encore plus aspiré (Jota espagnole), du moins, en graphie universitaire...

En fin de mot les sonores se durcissent pour se prononcer comme des sourdes :
B > P, D > T, G > K, H > C'H, J > CH, V > F, Z > S.

Inversement pour les liaisons avec des voyelles...

Les voyelles sont : A, E (é/è), I, O, U (comme en français), OU (comme en français) et EU (également comme en français)...

Toute ces voyelles se nasalisent si elle sont suivies de N et M, mais l'on doit quand-même prononcer le N et le M :

AN = ã + n , OM = õ + m,  etc.

Lorsqu'il y a nasalisation sans prononcer la consonne nasalisante, on écrit Ñ :

BREMAÑ (bré-man), en nasalisant aussi le "é" en "in" mais plus fermé = Maintenant / On entend aussi "brema"...

Ainsi notre phrase de la première leçon :

KOMZ A RAN BREZONEG  (Je parle breton)

se prononcera : 

['K-Õ-M-Z-A-'R-Ã-N-B-R-E-'Z-Õ:-N-E-K]

Komz brezoneg n'eo ket dïêz ! / Ce n'est pas difficile de parler breton !

(Négation : ...NE (verbe) KET...

Comme j'ai déjà posté trois fois de suite, je ne continuerai ces leçons que s'il y a des réactions... KENAVO !

Vous parlez de l"EU et des résistances nationales...

Il n'y a ni Europe (voir mes posts plus haut) ni nations (sauf peut-être en France où la nationalisme jacobin continue de sévir pour que le pays n'éclate comme une vulgaire yougoslavie)... Les gens ne veulent savoir que ce qu'on mettra dans leur assiette...

L'anglais est une illusion. Un congrès international en anglais (je suis interprète de conférences) n'est qu'une insupportable cacophonie où le contenu de la communication est pratiquement nul... L'anglais ne se maintient que par singerie et à-plat-ventrisme devant les puissants (ceux que l'on croit puissants)... Dans les colonies anglaises, après 100 ans de massacres et de tea parties, les locaux ignorent encore pratiquement tout de la langue des Wasps...

L'anglais est une langue insulaire, donc idiotique et par définition anti-internationale... On ne pourra jamais en faire une langue universelle...

La langue universelle existe déjà dans toute les langues y compris l'anglais, grâce aux sciences dont le vocabulaire est essentiellement gréco-latin... D'où l'avantage incontestable des langues latines qui sont déjà parlée par un milliard de personnes dans le monde et probablement le double ou le triple à la fin du siècle...

La langue internationale sera une langue créole latine parlée par les peuples les plus métissés...

Même en espéranto les concessions faites depuis sa création aux langues latines est flagrant, surtout au niveau du vocabulaire de préférence aux formes espérantistes, mais aussi dans la syntaxe...

Éqrivé le francé plu sempleman é vou lui doneré un élan fantastiqe...

En breton, nous avons plusieurs conjugaisons suivant ce que nous voulons mettre en relief dans la phrase...

Soit le verbe LENN (lire) et le pronom personnel ME (première personne du singulier), nous aurons :

Me (a) lenn (eul leor) = moi, je lis (un livre)

Lenn a ran (eul leor) = lire (que) je fais (un livre)

Eul leor a lennan = (c'est) un livre (que) je lis

Bez e lennan (eul leor) = Je lis (un livre) : phrase neutre

De même on dira :

Bez e komzan brezoneg (je parle breton)
Me a gomz brezoneg (moi, je parle breton)
Brezoneg a gomzan (c'est le breton que je parle)
Komz a ran brezoneg (parler je fais le breton)

La transformation du K en G après la particule A est un phénomène courant dans les langues celtiques, dit mutation consonnantale. Il y en a trois types :

par adoucissement : Komz (parler  > me a gomz (je parle)
par durcissement : Dalvez (valoir) > E talvez (cela vaut)
par spiration : Kouer (paysan) > Eur houer (un paysan)

Un même mot subira différentes mutations en fonction du mot qui le précède:

Kouer (paysan) / ar houer (le paysan) / ar gouerien (les paysans)

Gwechall e Breiz-izel e komze ar gouerien brezoneg (Autrefois, en Basse Bretagne, les paysans parlaient le breton)

Ken a vo ar gentell genta ! (À la prochaine leçon!)

La francisation de l'Algérie (entité née de la colonisation) semble avoir été plus efficace que son arabisation... Au Maroc, où la population berbère est majoritaire, le français s'est très bien implanté malgré la brièveté de la présence française... La France étant partie, l'attachement au français n'a plus rien avoir avec une quelconque colonisation/impérialisme, l'arabisation, par contre, est aussi une forme de colonisation, puisqu'il s'agit d'une langue autre que celle que les gens parlent... tout comme l'islamisation radicale...

Défendons le droit pour chacun de parler sa langue, et de pratiquer sa religion, ou de n'en pratiquer aucune, ce qui est encore mieux...

Quant à l'adoption massive d'un langue véhiculaire internationale, elle ne peut se faire que par opportunisme, d'où l'anglais (pour l'instant)...

Pour ma part, je pense qu'il est plus utile d'apprendre le français, l'espagnol et le portugais, car une de ces trois langue remplacera l'anglais à plus ou moins brève échéance, les autres langues ne servant plus à rien où presque, n'étant pas suffisament internationale et difficilement assimilables par des allophones, surtout l'arabe, le chinois, l'hindi, voire la russe, l'allemand, le japonais (alphabet ou absence d'alphabet, prononciation, vocabulaire etc.)...

Le portugais du Brésil est déjà majoritaire en Amérique du Sud et l'espagnol est majoritaire sur l'ensemble du continent... De plus, il dépasse l'anglais dans le monde comme langue maternelle... Le français pourrait se développer en Afrique, mais le refus de simplifier l'orthographe est un handicap... Il faudrait que les africains se l'approprient est le transforme en une langue africaine...

Skirlet me copie... Je rajouterai : ni même une langue construite...

C'est vrai. Au Brésil, il n'y a pas de problème de langue: tout le monde parle portugais, des indiens, qui sont arrivés les premiers, aux derniers immigrants... Du moins depuis que la lingua geral (une espèce d'espéranto des dialectes tupi guarani) a été remplacée par un décret royal par le portugais, au bout de trois siècles de colonisation...

Le seul (?) problème avec l'anglais global, c'est que ça ne marche pas et qu'une autre langue ferait mieux l'affaire...

Il y a aussi la dimension politique qui fait de toute langue un outil de domination, et qui dans le cas de l'anglais est plus qu'évident (d'autant plus que les esprits faibles le prennent volontiers pour un instrument d'émancipation)...

Mais il se pourrait que les choses changent soudainement lorsque l'Amérique aura montré son vrai visage (Obama > Mabo >Mabus > le troisième antéchrist de Nostradamus)... Alors notre vieux Bush fera figure d'amateur inofensif et on se souviendra de lui avec tendresse... et tous les adulateurs du demi-noir de la maison blanche en seront pour leur frais...

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