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Le forum d'ABC de la langue française

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Revue du sujet (plus récents en tête)

724

Excellentissime ! Encore meilleur que d'habitude !

723

Pour cause de coronavirus l'année 2020 est reportée en 2021.
On tourne en rond sans pouvoir prendre la tangente, c'est la quadrature du cercle qui nous fait tourner en bourrique.
Quand on en a plein le dos mieux vaut vider son sac.
Lutter contre le souffle court est un travail de longue haleine.

Confiné de connard aux truffes

•    Aujourd’hui je vous propose ma recette de rentrée, très utile pour les jours où vous ne pouvez pas sortir
•    A noter avant de vous lancer que cette recette est très prisée par les femmes d’intérieur et les Ministres de l’Intérieur quand ils ne sont pas de sortie
•    L’’essentiel de cette recette tient dans la qualité du produit de base, le connard
•    Vous me répondrez qu’il n’y a rien de plus facile à trouver, et bien non ! Un connard de base ne suffit pas, il vous faut un beau connard difficile à confiner, de préférence qui en tient une belle couche, pour la quantité en plus de la qualité
•    Pour accompagner le connard, il vous faut des truffes. Si vous avez un chien truffier ça aide, si vous avez un berger allemand vous êtes une truffe
•    Plumez le connard en vous aidant de prunes et d’amandes, je sais ce n’est pas simple. Si vous n’y arrivez pas, appelez un poulet
•    Une fois plumé, commencez à gaver le connard. Quand le confinement l’a bien gavé, il devient plus tendre et la suite est moins dure
•    Placez-le alors dans un faitout. Il fera tout pour en sortir, mais insistez en lui chantant Ne me quitte pas. S’il n’aime pas Brel, assommez-le sans Trenet
•    Dès que vous êtes certain qu’il ne sortira plus, faites-le revenir
•    Coupez les truffes en quatre. Si vous coupez les cheveux en quatre, cuisinez plutôt une raie
•    Laissez mijoter le tout pendant 30 jours minimum, c’est long mais si vous ne voulez pas rendre malade vos convives, ce qui est de mauvais goût, c’est le minimum.
•    Servez avec un Château Ducon 1er cru, à température ambiante si vous ne voulez pas passer pour un con

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

722

Plus on se sent à l'étroit, plus on a envie de prendre le large.
Il suffit d'une lettre et de quelques mots pour passer de solitaire à solidaire.
Pour rompre le charme il n'est pas nécessaire de se casser le tronc.
A force de ne pas avoir de bol on finit par boire la tasse.

Pas libéré, pas délivré !

Le monde entier est assigné à résidence. Des résidences transformées en prisons de la santé pour espérer la conserver et échapper au tueur en série qui n’a pas fini d’arpenter les rues camouflé en chauve-souris. Le problème est qu’il est difficile de s’en sortir quand on ne peut plus sortir.
Le confinement est un combat de tous les jours, un véritable close-combat pour lequel les entrainements ne s’effectuent qu’à huis clos.
On ne rit pas cantonné, à Pékin ou partout ailleurs, même quand on est enfermé avec l’oncle Ben’s ou Mamie Nova. Se faire mettre en boîte n’est jamais très agréable sur la durée, et ne parlons pas des noctambules contraints de faire une croix sur les sorties en boîte pour ne pas multiplier les entrées dans d’autres boîtes ornées d’une croix. Pour ne rien arranger, la promiscuité peut rapidement engendrer des promesses de cuites pour oublier que nous sommes plus consignés que les bouteilles. Commencer serrés pour finir bourrés, ce n’est vraiment pas la solution. La vie de moine cistercien ou de nonne de la congrégation catholique du bon pasteur peut rapidement tourner en chemin de croix et finir en curé, pardon, en curée. Allez, j’ouvre un Châteauneuf-du-Pape pour garder la foi.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! Et prenez soin de vous ! wink

721

Du pure génie.  -beurre pasteurisé - plaque - ouah.  Pour les séquestrés, un moment de liberté.

720

Le plus étonnant est qu'on ne s'étonne plus de rien.
Pour percer les secrets de l'infiniment petit et de l'infiniment grand, il faut du matériel infiniment cher.
Il y a des ventes à la criée et des achats très décriés.
Celui qui pense que le beurre pasteurisé est un fils d'immigré maghrébin converti au protestantisme est à côté de la plaque.

Déprime d’abord

En cette période d’euphorie généralisée proche de celle ressentie lors d’un pincement de doigts dans une portière, faisons une pause et penchons-nous sur les événements susceptibles de déclencher une bonne déprime. Laissons de côté le licenciement, la séparation, la perte d’un proche ou de ses clés de voiture qui constituent des événements dramatiques, certes, mais d’une banalité déprimante. Examinons plutôt les causes plus sournoises d’une chute soudaine d’allégresse. La météo en est une. L’enchaînement des jours de pluie en période de congés payés, à défaut d’anticyclone, engendre un état dépressionnaire dont seul un Breton ou un Normand depuis plusieurs générations parviendra à passer entre les gouttes. Le sport et plus particulièrement le football en est une autre. L’hypothèse de l’annulation de la Ligue des Champions l’année où son club se qualifie pour les quarts de finale provoque chez le supporter du PSG une sidération qui n’a d’égale que les ricanements du supporter de l’OM. De longue date, les impôts ne sont pas en reste dans les causes potentielles d’abattement par leurs prélèvements manifestes à la source de la liesse. La rupture de stock peut également engendrer chez le consommateur frénétique une prostration soudaine associée à une pénurie évidente de joie de vivre. Je pourrais aller plus loin dans l’énumération de ces déclencheurs de déprime mais je préfère m’arrêter là pour vous éviter le cafard, qui comme chacun sait est très difficile à éradiquer.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

719

On peut rire de tout, mais quand c'est drôle.
Il est parfois ennuyeux de se tromper mais il est toujours agréable de tromper l'ennui.
Nous vivons dans un monde de violence ou même le Champagne est brut.
Il y a des jours où l'affliction se confond avec la réalité.

Quoi de neuf docteur ?

Dans cette période où la psychose de la maladie devient virale et le virus psychotique, un diagnostic du rapport de l’Homme à la maladie me paraît aussi vital que la carte du même nom. Un constat partagé par l’Ordre des Médecins et l’Association des Praticiens contre le Désordre de Magnac-sur-Touvre montre que l’Homo Medicalus passe une bonne partie de sa vie à se demander s’il ne couve pas quelque chose et s’il n’est pas sur le point d’y laisser des plumes. Est-ce par peur de mourir en bonne santé ou par recherche masochiste des coups de patraque, les experts sont partagés et sous calmants. Un rhume qui dure un peu n’est-il pas un cancer généralisé tapi dans l’ombre, prêt à surgir ? On ne sait pas si la vie est bien faite mais l’Homme est mal foutu. Il court, il court l’amour de la maladie et il n’est pas près de s’essouffler, surtout avec une bonne ordonnance de Ventoline. Depuis la Révolution, la prise de la pastille est devenue une institution. L’idée même d’être malade rend malade et certains font une jaunisse rien qu’en évaluant le risque d’attraper une hépatite. Alors vous pensez bien que l’annonce d’un nouveau virus et c’est l’hallali, à côté duquel se retrouver prisonniers d’un vaisseau pirate ravagé par le scorbut au beau milieu de l’océan relevait de la croisière s’amuse.
Ce diagnostic peu rassurant terminé, je vous laisse j’ai une bouteille de Médoc à ouvrir.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

718

Le cygne d'étang ne nage pas dans le passé.
Quand on part tout feu tout flamme on a toutes les chances de rapidement se griller.
La prise de tête n'est pas exclusivement réservée aux personnes branchées.
A force de se serrer la ceinture, on finit par être à cran.

Ah les vaches !

Le Salon de l’Agriculture est une institution, un incontournable du calendrier, au même titre que Noël et sa crèche mais avec le bœuf en vedette et le plateau de fromages à la place des rois mages. Un lieu où le rural et le citadin communient dans un même élan mystique pour célébrer le Reblochon fermier AOP et le Munster au cumin. Où le politicien faux-cul rejoint le cul-terreux pour tâter le cul des vaches qui n’ont rien demandé d’autant qu’elles ne votent pas. On y rencontre des beaufs venus voir des chèvres et des chèvres venues voir des bœufs. Le seul endroit où l’on est prêt à payer pour se retrouver sur la paille. On peut lire parfois dans un canard que des agriculteurs mécontents se prennent le bec et volent dans les plumes de nos dirigeants qui s’aventurent sur le pré. Heureusement, les poulets veillent au grain. Des réactions hostiles dues au sentiment de passer pour les dindons de la farce, certainement. Hormis ces fausses notes, l’événement reste la symphonie pastorale du beurre pasteurisé et de la saucisse de Morteau, allegro ma non troppo si on veut tenir jusqu’à la dernière mesure. Et même si paradoxalement le slogan mort aux vaches relève d’une allergie certaine aux poulets, on a plutôt envie de crier longue vie aux vaches si on aime le poulet de Bresse.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

717

Travailler d'arrache-pied, ça ne peut pas marcher bien longtemps.
Ceux qui en voient de toutes les couleurs finissent par tout voir en noir.
Je n'arrive jamais à l'heure, elle change tout le temps.
Certains ont vraiment des noms à coucher dehors, Annabelle Etoile par exemple.

A table !

La tradition de la gastronomie française reste au goût du jour. Même quand il n’est pas dans son assiette, le Français n’hésite pas à en faire tout un plat. Chez nous quand on pense à s’éclater on s’éclate la panse. Tout a rapport à la bouffe. On commence par mettre les pieds dans le plat, à jeter de l’huile sur le feu, et ça tourne au vinaigre. C’est la raison pour laquelle beaucoup marchent sur des œufs. Vous me direz que marcher sur des œufs n’est pas le meilleur moyen de tirer les marrons du feu. Mieux vaut éviter d’être dans le potage si on veut mettre du beurre dans les épinards. Végan ou pas, si tu végètes t’as rien et tu risques de te viander. Faut-il pour autant mettre les petits plats dans les grands, en faire trop quitte à passer à la casserole et être à ramasser à la petite cuillère ? Non bien sûr. Néanmoins mettre les grands plats dans les petits est encore plus gratiné. Mais méfiance tout de même. Combien ont eu l’impression de vivre comme des coqs en pâte avant de se faire rouler dans la farine et finalement se retrouver les dindons de la farce ?
Quoiqu’il en soit et comme disait Rabelais qui avec son appétit de Gargantua ne détestait pas faire ripaille, le grand Dieu fit les planètes et nous faisons les plats nets.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

716

Etre acteur de sa vie ne veut pas dire se donner en spectacle.
Si vous avez peur de vous lier, prenez un air détaché.
Quand on se résout à prendre de bonnes résolutions, mieux vaut le faire en affichant un air résolu.
Il faut avoir l'esprit tordu pour ne jamais reconnaître ses torts.

Mouchons les mouchards

L’être humain est-il fondamentalement délateur ? L’Homme n’a pas attendu de se prénommer Judas ou Bertrand pour revêtir les habits de l’indicateur et casser la baraque de son prochain. Il est historiquement plus prompt à dénoncer un voisin qui travaille au noir qu’à dénoncer les injustices en Afrique subsaharienne.
Le donneur est très souvent aussi un donneur de leçons, les petits mouchards n’hésitant pas à faire leur cinéma. Mais intérieurement le rapporteur n’est jamais d’équerre avec sa conscience même si sous l’angle de la législation il respecte les règles.
Le délateur essaiera mollement de se justifier en vous interrogeant d’un « Qui un jour de déprime n’a pas su retenir une envie irrépressible de cafarder ? ou d’un « Et qui n’a pas connu dans sa jeunesse les joyeuses calomnies de vacances ? », dérivatifs fallacieux qui ne tiennent pas la route si cafter n’est pas votre tasse de thé.
En fin de compte le sycophante, délateur professionnel de la Grèce antique qui dénonçait le voleur de fruits en lui chantant survolté « tu as volé, as volé, as volé l’orange du marchand » nous a laissé un héritage peu recommandable. Vous n’en aviez jamais entendu parler auparavant ? Ne craignez rien, je ne vous dénoncerai pas.

A suivre, pour que l’humour réponde encore et toujours à l’horreur ! wink

715

Pierre de Jade a écrit:

Dans la vie il faut toujours chercher à s'élever, sauf pour aller chercher une bouteille à la cave.

Je dirais même plus: "même pour aller chercher une bouteille à la cave"!