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Le forum d'ABC de la langue française

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Revue du sujet (plus récents en tête)

22

P'tit prof a écrit:

Mais  mais... ce n'est pas Eric-Emmanuel Schmidt qui profère cette phrase, c'est son personnage ! Prière de ne pas confondre : un personnage peut faire des fautes de français que l'auteur ne se permet pas. A ce compte, vous allez dire que Molière jargonnait comme un paysan ?


Il faut arrêter avec les paysans. Il y en a qui parlent très bien, mieux que certains journalistes, voire politiques ; vous remarquerez que je ne mets pas la barre très haute.

21

Ce débat me rappelle l'époque où je donnais régulièrement à mes étudiants des sujets de dissertation française sous la forme de citations tirées des « grands auteurs ». Je faisais toujours mention du nom de l'auteur. Il n'était pas rare de me voir infliger une dissertation sur l'auteur cité (p. ex., sur Flaubert et non sur ce qu'il avait dit ou ce qu'il avait fait dire à un de ses personnages), de sorte que je me vis souvent dans la nécessité d'expliquer que la citation n'était jamais qu'un point de départ. Pour la dissertation littéraire, par contre, la citation représentait un aspect de l'œuvre de l'auteur en question, à discuter par rapport à cette œuvre.

20

Car, en réalité, nombre de pièces de théâtre sont citées en exemple dans les grammaires, ce qui, si l'on s'en tient à la règle proposée ici selon laquelle les répliques “ne reflètent ni la langue ni la pensée du dramaturge” ne devrait pas se concevoir, étant donné qu'en cas de litige, on ne peut plus savoir avec précision si c'est le personnage qui trébuche ou l'auteur.

Mais on s'en moque bien !
D'un pur point de vue grammatical, d'une phrase donnée, on observe la structure, on décortique le mécanisme, le cas échéant on s'interroge sur sa canonicité, et peu importe qu'elle soit de Pierre ou de Paul !
Ma remarque ne visait qu'à demander un peu de rigueur : une phrase est de Paul si elle figure dans un écrit fonctionnel ou un essai expressément signé du moi social Paul ; une phrase qui figure dans une fiction, dramatique ou romanesque de Paul est une phrase du moi auteur Paul et ne saurait être attribuée à son moi social.
C'est tout.

19

Pour éviter un tel dialogue de sourds dont on a là un cas d'école et contourner la chicane, inévitable d'ailleurs dans les sites de ce genre, il faudrait peut-être prendre des précautions oratoires dans l'énoncé d'un problème relativement aux propos d'un personnage romanesque du genre “indépendamment du fait que ce sont là les mots d'Untel qu'on ne peut en principe pas attribuer à l'auteur...”

Mais est-ce bien cela ?

Car, en réalité, nombre de pièces de théâtre sont citées en exemple dans les grammaires, ce qui, si l'on s'en tient à la règle proposée ici selon laquelle les répliques “ne reflètent ni la langue ni la pensée du dramaturge” ne devrait pas se concevoir, étant donné qu'en cas de litige, on ne peut plus savoir avec précision si c'est le personnage qui trébuche ou l'auteur.

Comme certaines répliques sont citées en exemple pour leur correction reconnue par les grammairiens, on ne peut plus affirmer que l'auteur est dégagé de toute responsabilité dans ses répliques, sauf en cas d'erreur manifeste dont on ne peut que conclure qu'elle est volontaire.

Dans les romans traduits en français, on trouve souvent des erreurs dans les répliques qu'on attribue spontanément au locuteur dans un premier temps mais on retrouve souvent ce même type d'erreurs dans la narration pure du fait d'une connaissance insuffisante de la langue du traducteur, sauf à imaginer une erreur dans la langue d'origine maintenue dans la traduction.

Le débat n'est donc pas clos par l'autorité autoproclamée d'un seul.

Bien à vous

18

On tourne en rond car manifestement, vous ne voyez pas ce que je tente de  faire comprendre.
De toutes façons, ma remarque est d'une portée générale et ne s'adresse à personne nommément.
J'ai apporté une précision, non seulement utile mais indispensable, en fasse son profit qui veut...

17

On tourne en rond, inutile que je reprenne la démonstration.

16

On examine une construction grammaticale, c'est tout.

Ben  tiens...

J'ai du rêver qu'un intervenant avait écrit :   

Donc rassurez-vous, Schmitt ne commet pas de faute ici.

,
confondant ainsi l'auteur et son personnage.
Ce qui n'a rien à voir avec la question de la correction de la tournure.

15

Qui parle d'analyse littéraire, hormis vous ? On examine une construction grammaticale, c'est tout.
L'analyse littéraire ne répond pas à la question générale posée en tête de ce fil : "Plutôt que ou plutôt que de?"

14

Mais Schmitt n'est pas Dieu et quand il fait parler ses personnages, on peut toujours se poser la question de ce qui, dans une réplique, revient de manière voulue au personnage et de ce qui revient de manière non voulue à Schmitt. Cet examen serait à faire s'il y avait une faute contre la langue : est-elle "placée" délibérément dans la bouche du personnage, s'est-elle glissée subrepticement sous la plume de l'auteur ? En l'occurrence, je le répète, il n'y en a pas : la question ne se pose pas.

Si ! La question se pose toujours, quel  que soit l'auteur, romancier  ou dramaturge, faute ou pas faute.
Cela porte un très beau nom, femme Narsès, cela s'appelle l'analyse littéraire.

13

Merci pour toutes vos réponses, bien évidemment je ne cherche pas d'erreur chez E.E. Schmitt, je ne me permettrais pas...
Il s'agissait de curiosité et d'une coquille de copie aussi !
Dans tous les cas merci encore pour vos réponses!
S