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3 431

chrisor a écrit:

Pour une fois je citerai Saussure : une diphtongue est un chaînon implosif de deux phonèmes dont le second est relativement ouvert (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 92).

L'étymologie même de diphtongue dérive du grec et signifie double son.

Vous avez extrait une citation d'un ensemble de deux pages ! En philologie romane, on a des diphtongues à second élément fermé aussi bien qu'ouvert ; cela dépend souvent de la place de l'accent. Ex. de diphtongue descendante à second élément fermé : [ęi̯]

chrisor a écrit:

Si l'on reprend le mot ''boite'' il s'agit d'un rébus inconscient : <it> <ot> <b>. qui peut se traduire comme mouvement de saut d'une extrémité (ici le pied et notre b minuscule est une sorte de hiéroglyphe dessiné par les petits enfants pour figuter la jambe gauche de leurs bonshommes.

Non : c'est ce que vous suggèrent les sons qui composent le mot boîte, rien de plus, ce n'est pas un principe qui peut entrer dans la genèse du mot.

chrisor a écrit:

L'étymologie de 'boîte'' et ''boiter'' est très différente, mais le double sens inconscient des codons de deux lettres et le triple des codons d'une lettre intercalés permet cette homophonie sans équivoque entre le substantif et le verbe.

Ces mots sont homophones du fait que le même son peut avoir plusieurs origines ; c'est même une caractéristique du français.
Que boîte vous suggère boiter, c'est normal, du fait de la proximité des séquences phoniques. A partir de là, libre à vous de jouer sur les mots, comme l'eût fait R. Devos, ou de créer des néologismes par submorphémie, et après ? Il n'y a rien d'autre.

3 430

Pour une fois je citerai Saussure : une diphtongue est un chaînon implosif de deux phonèmes dont le second est relativement ouvert (Saussure, Ling. gén.,1916, p. 92).

L'étymologie même de diphtongue dérive du grec et signifie double son.

Je n'aurais pas du parler de diphtongue d'ailleurs car pour mi le digramme de voyelles  est plus important pour l'inconscient collectif langagier actuel.
Si l'on reprend le mot ''boite'' il s'agit d'un rébus inconscient : <it> <ot> <b>. qui peut se traduire comme mouvement de saut d'une extrémité (ici le pied et notre b minuscule est une sorte de hiéroglyphe dessiné par les petits enfants pour figuter la jambe gauche de leurs bonshommes.

L'un des 3 sens de la lettre <b> évoque la bouche à laquelle on la compare familièrement : "ferme ta boite".
Enfin le codon <it3 est un énantiosème qui renvoie soit au mouvement (ite missa est) soit au contraire à la fixation : une boîte pour l'inconscient français évoque  une  fixation, un assemblage qui ôte  (protège des) les coups.

L'étymologie de 'boîte'' et ''boiter'' est très différente, mais le double sens inconscient des codons de deux lettres et le triple des codons d'une lettre intercalés permet cette homophonie sans équivoque entre le substantif et le verbe.

3 429

Les signes uniques entre crochets ne concernaient que les Diphthonge des mots d'origine française que j'ai cités.
J'essaie de retenir [ai̯] !

3 428

Merci. Je ne comprenais pas du fait que vous avez mis un yod après la voyelle ou un signe unique entre crochets. Les diphtongues se notent usuellement [ai̯], par exemple.

3 427

À ce que j'ai indiqué ci-dessus, je ne peux guère ajouter que ceci : dans la diphtongue allemande, les deux sons qui la composent sont ressentis comme fondus l'un dans l'autre, inséparables et n'en constituant plus qu'un, quand bien même un linguiste (ce que je ne suis pas !) y voit deux phonèmes. Et c'est vrai même pour au, que, faute de mieux, j'ai noté [ao] en API, dans le seul but de montrer qu'il ne s'agit précisément pas de [au] comme dans le français « caoutchouc » !
Je n'ai jamais vu que la séquence ie, qu'on trouve deux fois dans die Familie, la famille, serait appelée Diphthong :
• pour die, où le e ne se fait pas entendre, l'affaire est claire, je crois,
• quant à Familie [familjə], cette voyelle y est produite oralement comme elle le serait si le i qui la précède n'était pas là : on dirait [familə].

3 426

Mais, si l'on excepte [au] quelle est la définition de la diphtongue en allemand ?

3 425

Très intéressant échange sur les diphtongues. En allemand, on appelle Diphthong tout groupe graphique de deux voyelles dont souvent, mais pas forcément, au moins une n'est pas prononcée comme elle le serait si elle était seule. Les diphtongues allemandes traditionnelles non dialectales sont äu, eu et oi* [ɔ:j], ai et ei [a:j], au [ao].
Mais ai [ɛ] dans Brumaire, au [o] dans Fauteuil, eu [ø] dans Exporteur, ou [ u ]** dans Patrouille… , mots allemands d'origine française prononcés à la française, sont aussi des Diphthonge.

* Rare et parfois ressenti comme dialectal.
** Entre crochets, cette voyelle n'est pas acceptée ici sans espaces avant et après elle, du fait de la concurrence avec l'outil de soulignement.

3 424

Beaucoup d'étymons ont abouti à [wa], mais le résultat est le même : cette séquence ne forme plus une diphtongue en français moderne.

3 423

Pour rester sur les diphtongues:

http://platier.free.fr/histoire_nom_oye_4.php

3 422

En ancien français, on parle de diphtongue à partir du moment  où le premier élément vocalique est accentué, et ou la voix "glisse" sur le second élément qui ne peut devenir centre de syllabe.
Quand l'accent passe sur le second élément, comme c'est la tendance en français, la diphtongue se résout de deux façons :
a) ou le premier élément devient une demi-consonne : pié > pyé (pied) ou soe > swé > swa (soie) (en simplifiant) ;
b) ou ce premier élément disparaît : maer > maer > mer.
Cette évolution est la même pour les diphtongues spontanées (ex ci-dessus) et pour les diphtongues coalescentes.
En français moderne, il n'y a que des hiatus, entre les éléments desquels passe la frontière syllabique.