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Le forum d'ABC de la langue française

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2 986

chrisor a écrit:
Alco a écrit:

Le codon br, dites-vous, est associé à l'idée de ligne brisée, on peut trouver nombre de mots qui le contiennent et qui n'évoquent aucune brisure, ce qui montre que vous ne pouvez pas ériger vos théories en système. Que pensez-vous de la Bretagne et des Bretons, des brus, du brou de noix, du brio, de la couleur brune, des brocs, des brides, de la bravoure, des brosses, du bronze, des briques, des brevets, des brebis, des braises, de la bruyère, des brugnons, du brocoli, etc. ?

Depuis le début de ce fil j'insiste sur la duplicité sémantique des codons à laquelle <br> ne saurait échapper. Mais j'avoue n'avoir pas insister sur la recherche du second sens. La liste de mots que vous proposez témoigne de la difficulté à trouver la caractéristique commune des référents désignés, qui pour Lévine est estimée enfantine. Le schème de brisure, bris, débris n'et cependant pas étranger à un certain nombre de mots de votre liste. Lorsqu'on brûle des branches il se forme des braises que l'on peut considérées comme des résidus de bois brisé, non ?

Bien sûr, et vous pourrez toujours imaginer une brisure associée à chacun de ces mots : les brides peuvent évidemment se casser, le bronze et les briques aussi, pourquoi pas ? La bru casse la lignée en apportant de nouveaux gènes, le brave brise le cocon de sa zone de confort, je brise le brocoli en fleurettes pour le faire cuire... il suffit de laisser aller son imagination.

chrisor a écrit:

intérieur effacement de la cassure de la direction de l'esprit de la Personne

J'ai beaucoup de mal avec vos énoncés abscons.

chrisor a écrit:

Le premier mot de votre liste, Bretagne , est issu de breton, qui proviendrait d'une racine indo-européenne *mŗ-to- « mort » > voire « mortel, humain ». Cette séquence *mrito- a ensuite régulièrement évolué en brito-, thème qui est à la source du nom des tribus belges Brittī, Britannī qui ont envahi la Grande-Bretagne, se désignant donc comme « Les Hommes ».
Cela rappelle l'origine du mot Allemagne , issu du latin Alemannia (pays des Alamans), du vieux haut-allemand Alemanni (tous les hommes).

Bien essayé, mais les Brittōnēs seraient plutôt une version latine d'un mot grec emprunté au brittonique *Pritani , d'un celtique ancien *Kʷritanī, qui a donné en gallois Prydyn et en irlandais ancien Cruthne, suivant l'évolution bien connue du  Kʷ indoeuropéen en P et K, respectivement en brittonique (et celtique continental) et en gaélique.

chrisor a écrit:

Le sens caché du mot Bretagne peut indiquer un grand degré de brisure que peut faire évoquer un trait de littoral découpé de façon fractale.  Il peut aussi indiquer la brisure entre le continent européen et la mer comme le rappelle le mot Finistère et comme le souligne l'expression « de Brest à l'Oural », pour délimiter l'Europe.

Mais ces définitions font fi du <B> majuscule qui pour l'inconscient représente le Verbe. La transcription par l'inconscient français de Bretagne devient alors : grand degré de brisure du Verbe. Peut-être que l'inconscient collectif français indique la coupure entre la langue brittonique et la langue romane ?

Votre imagination galope mais je ne vous suis pas dans vos divagations.

2 985

chrisor a écrit:

En français on emploie l'adjectif cancroïde qui dérive bien du latin cancer, cancri « cancer, chancre " avec le suffixe  -oïde.

Selon vous, donc, le mot latin cancer aurait au génitif (cancri) une connotation qu'on ne trouve pas à son nominatif.

chrisor a écrit:

Le grec karkinos  a donné carcinome, carcinoïde et carcinomateux, des mots médicaux où la mort n'est pas inscrite comme caractéristique, mais où il est question de menace d'arrêt <ar> et de coupure, chute. Le médecin est aussi nommé un homme de l'art (Der Arzt en allemand) car, outre qu'il doit maîtriser son métier, son objectif est la suppression de ce qui menace ses patients (la liste des maladies dont le nom est porteur de ce codon <ar> est impressionnant!)

Je ne sais plus si vous avez parlé du mot art lui-même. Quoi qu'il en soit, l'idée de mort m'en paraît absente.

chrisor a écrit:

Pour vous, l'inconscient collectif français n'envisagerait pas la mort en le symbolisant par un crabe.

Je n'ai pas dit cela. Le crabe est l'un des nombreux symboles de la mort. Mais je n'en tire aucune conclusion à propos des deux premières lettres du mot, eu égard, par exemple, à son étymon *g(e)rebh-.

chrisor a écrit:

tumeur (homophone de "tu meurs")

Ne m'en veuillez pas : je me demande si vous plaisantez.

chrisor a écrit:

On peut noter que la langue germanique inscrit la mort dans malade (krank) et bien sûr dans Krieg (littéralement pour l'inconscient = dangereux passage de l'un à l'autre qui propage la mort). Cependant le codon <kr> de krank évoque d'abord la casse : <ak> <an> <kr> = action dans la durée brisée,

Krank remonte à l'indoeuropéen *ger-, qui signifiait s'enrouler, tourner, se tortiller (dictionnaire Wahrig, entrée krank).

2 984

Lévine a écrit:

Que répondre à ce délire paranoïaque qui refait l'histoire des mots, et bientôt sans doute l'Histoire tout court ?

tumeur/tu meurs est amusant, sauf pour ceux qui en ont une.

Reiser ,dessinateur bien connu et plein d'humour  , à un degré avancé de son "crabe"  avait déclaré   : Plus cancéreux tu meurs!

2 983

Que répondre à ce délire paranoïaque qui refait l'histoire des mots, et bientôt sans doute l'Histoire tout court ?

tumeur/tu meurs est amusant, sauf pour ceux qui en ont une.

2 982

Chover a écrit:

« Cancer » vient du latin. Je ne sais pas si l'étymon, germanique, *g(e)rebh-, de « crabe » et de Krebs désignait aussi la maladie. En tout cas, je constate que ni cet étymon *g(e)rebh- ni « cancer » ne comportent /kr/ Et, pour le grec, que fait-on du a, intercalé entre le k et le r, de karkinos ?.

En français on emploie l'adjectif cancroïde qui dérive bien du latin cancer, cancri « cancer, chancre " avec le suffixe  -oïde.

Le grec karkinos  a donné carcinome, carcinoïde et carcinomateux, des mots médicaux où la mort n'est pas inscrite comme caractéristique, mais où il est question de menace d'arrêt <ar> et de coupure, chute. Le médecin est aussi nommé un homme de l'art (Der Arzt en allemand) car, outre qu'il doit maîtriser son métier, son objectif est la suppression de ce qui menace ses patients (la liste des maladies dont le nom est porteur de ce codon <ar> est impressionnant!)

  Pour vous, l'inconscient collectif français n'envisagerait pas la mort en le symbolisant par un crabe. Mais si l'on écoute la langue consciente qui parle de tumeur (homophone de "tu meurs"), il parait  difficile d'éliminer ce pronostic pour une maladie qu'on évoque beaucoup par euphémisme : il est mort des suites d'une longue maladie.

On peut noter que la langue germanique inscrit la mort dans malade (krank) et bien sûr dans Krieg (littéralement pour l'inconscient = dangereux passage de l'un à l'autre qui propage la mort). Cependant le codon <kr> de krank évoque d'abord la casse : <ak> <an> <kr> = action dans la durée brisée, comparable à la transcription du mot français maux : barre la production de l'action de la personne. Or si la maladie est parfois une épreuve invalidante, sa cause première pour Henri Laborit est l'inhibition de l'action. Les circuits neuronaux de l'inhibition et les neurotransmetteurs impliqués sont responsables d'une diminution de l'énergie vitale du sujet, d'une baisse de son humeur allant jusqu'à la dépression avec une immuno-dépression secondaire. Fuir ou se battre sont pour Laborit le meilleur moyen de ne pas tomber malade.

2 981

Alco a écrit:

Le codon br, dites-vous, est associé à l'idée de ligne brisée, on peut trouver nombre de mots qui le contiennent et qui n'évoquent aucune brisure, ce qui montre que vous ne pouvez pas ériger vos théories en système. Que pensez-vous de la Bretagne et des Bretons, des brus, du brou de noix, du brio, de la couleur brune, des brocs, des brides, de la bravoure, des brosses, du bronze, des briques, des brevets, des brebis, des braises, de la bruyère, des brugnons, du brocoli, etc. ?

Depuis le début de ce fil j'insiste sur la duplicité sémantique des codons à laquelle <br> ne saurait échapper. Mais j'avoue n'avoir pas insister sur la recherche du second sens. La liste de mots que vous proposez témoigne de la difficulté à trouver la caractéristique commune des référents désignés, qui pour Lévine est estimée enfantine. Le schème de brisure, bris, débris n'et cependant pas étranger à un certain nombre de mots de votre liste. Lorsqu'on brûle des branches il se forme des braises que l'on peut considérées comme des résidus de bois brisé, non ?

Vous remarquerez que pour broc de nombreux étymons sont proposés sans emporter une conviction définitive et que ce mot a désigné un encrier. Dans ma ''lecture'' ce mot s'appréhende comme "efface le choc de la brisure''.  Ce récipient est en général en métal et se brise rarement au contraire de la cruche en terre cuite (mouvement dangereux <c> produit <uc> la casse <cr> ).
La notion d'effacement est liée à la non prononciation du c terminal (au contraire de l'expression de bric et de broc), qui est semblable au sens inconscient de "c" prononcé "s'' comme dans Médecine (intérieur effacement de la cassure de la direction de l'esprit de la Personne), une définition bien éloignée de la fonction médicale moderne. Cependant le verbe grec μήδομαι / mêdomai « méditer » est lié à la racine médique -med : comprendre, concevoir.

Le brou de noix est une enveloppe végétale arrondie (<ou>) qui se brise soit sur l'arbre à maturité soit lors de sa chute au sol avec la noix qu'il renfermait.

Le premier mot de votre liste, Bretagne , est issu de breton, qui proviendrait d'une racine indo-européenne *mŗ-to- « mort » > voire « mortel, humain ». Cette séquence *mrito- a ensuite régulièrement évolué en brito-, thème qui est à la source du nom des tribus belges Brittī, Britannī qui ont envahi la Grande-Bretagne, se désignant donc comme « Les Hommes ».
Cela rappelle l'origine du mot Allemagne , issu du latin Alemannia (pays des Alamans), du vieux haut-allemand Alemanni (tous les hommes). 

Mais si le passage de *Mrit- à Brit s'explique phonétiquement, il n'est pas sans conséquence pour la sémantique inconsciente.
Dans Bretagne ou Allemagne, la séguence "agne" renvoie au codon <gn> = rien, petit et -agn  qui signifie à l'inverse pas rien, grand (en taille ou en nombre). La consonne <m> indique la personne (Charlemagne ou Charles la grande Personne)  ou indique les personnes dans Allemagne.

Le sens caché du mot Bretagne peut indiquer un grand degré de brisure que peut faire évoquer un trait de littoral découpé de façon fractale.  Il peut aussi indiquer la brisure entre le continent européen et la mer comme le rappelle le mot Finistère et comme le souligne l'expression « de Brest à l'Oural », pour délimiter l'Europe.

Mais ces définitions font fi du <B> majuscule qui pour l'inconscient représente le Verbe. La transcription par l'inconscient français de Bretagne devient alors : grand degré de brisure du Verbe. Peut-être que l'inconscient collectif français indique la coupure entre la langue brittonique et la langue romane ?

Plus ésotériques sont les interprétations des mots Brocéliande et Broca (nom du neurologie allemand attribué à la zone du langage conscient ). Le nom de Broca suggère le choc de la brisure du Verbe (et je m'évertue depuis le début de ce fil de tenter d'expliquer que Saussure  a focalisé sa conception de la langue sur l'aire de Broca, qui enregistre des mots ''tout faits'' transmis lors de l'acquisition de la langue maternelle comme s'ils y avaient été injectés directement, sans aucun lien avec les aires sensorielles associatives, sans lien avec le système limbique ou cerveau affectif et sans lien avec l'hémisphère controlatéral qui  maîtrise la mélodie, la prosodie de la parole et la géométrie dans l'espace. Le nom ''Brocéliande'' marque au contraire l'effacement de ce choc de brisure du Verbe ... Dans la Légende, Merlin l'Enchanteur et les Chevaliers de la Table Ronde se sont lancés dans la Quête du Graal qui, pour l'inconscient est : la suppression du mal par l'explosion et la dissémination de la Langue Sacrée... qui résonne aussi dans le Grand Soir et le G symbolique des Francs-Maçons.

2 980

chrisor a écrit:

Le crabe et le Krebs allemand sont des symbole du cancer, un mal qui n'annonce pas vraiment la vie.

« Cancer » vient du latin. Je ne sais pas si l'étymon, germanique, *g(e)rebh-, de « crabe » et de Krebs désignait aussi la maladie. En tout cas, je constate que ni cet étymon *g(e)rebh- ni « cancer » ne comportent /kr/.

Par ailleurs, Krebs n'est pas exactement ou n'est pas que le symbole de la maladie, c'est le mot qui, en deuxième sens, la désigne en allemand. Or, comme on le voit ici, dans les trois premières lignes sous le titre Namensgeschichte*, Histoire du nom, il semblerait que, lorsqu'il s'agit de ladite maladie, Krebs ne soit que la traduction du grec karkínos (καρκίνος), crabe ou cancer, ce qui accréditerait l'idée que son étymon *g(e)rebh- n'ait pas désigné la maladie, qu'il n'ait pas comporté l'idée de mort, de destruction, de casse… Et, pour le grec, que fait-on du a, intercalé entre le k et le r, de karkinos ?

* Traduction : En allemand, la désignation de certaines tumeurs et de certains ulcères par « Krebs » (du moyen haut allemand krëbez, tumeur qui ronge, carcinome, cancer) provient du grec ancien, qui nommait pareillement karkínos (καρκίνος) aussi bien l'animal (crabe) que la maladie (tumeur cancéreuse, carcinome).

2 979

Le codon br, dites-vous, est associé à l'idée de ligne brisée, on peut trouver nombre de mots qui le contiennent et qui n'évoque aucune brisure, ce qui montre que vous ne pouvez pas ériger vos théories en système. Que pensez-vous de la Bretagne et des Bretons, des brus, du brou de noix, du brio, de la couleur brune, des brocs, des brides, de la bravoure, des brosses, du bronze, des briques, des brevets, des brebis, des braises, de la bruyère, des brugnons, du brocoli, etc. ?

2 978

Lévine a écrit:

Si branche, arbre et bronche avaient une étymologie commune, on pourrait éventuellement se poser des questions, or ce n'est pas le cas : c'est donc un hasard...
Sa méthode sera toujours inductive, jamais il ne pourra établir de lois vérifiables par déduction, car il y aura toujours des mots qui ne "rentreront" pas dans le cadre défini pour chaque codon, et qu'il faudra tenter de classer ailleurs. Jamais il ne pourra arriver à une théorie du langage qui soit autre qu'un promenade dans le lexique des langues constituées. 

Que déduira le phonéticien à propos des trois mots précités ? Que le groupe br-, comme tout groupe associant une occlusive et une liquide, surtout [r], est particulièrement solide dans de nombreuses langues. Évidemment, ça ne fracasse pas les murs...

Quand je donne seulement 3 mots en exemple, c'est le hasard et quand je donne des listes, on ne les lit pas.
Le schème de ligne brisée ou la notion de brisure est-elle pour vous absente des mots de la liste suivante :bric à brac, sabrer, embrocher, brocarder, broyer, braquer, soubresaut, broussaille, broderie, débraillé, timbré, zèbrer, vibrer, ébranler, brutalité, brusquerie cambrure, encombrement, etc   

Pas d'étymologie commune pour ces mots divers,  mais une seule séquence signifiante commune, le même codon <br>.

Le mot "zèbre", le substantif désignant l'animal et le verbe sont intéressants. Pour l'animal est évoqué des lignes brisées <br> noires <eb> qui font des va-et-vient <z> alors que pour l'éclair qui zèbre le ciel il s'agit de lignes brisées <br> <projetées <eb> qu se créent <z>.  Malgré la création métaphorique du verbe zébrer à partir du zèbre on remarque le chagement de sens de certains codons : l'éclair ne zèbre pas le ciel nocturne de lignes brisées noires !

Le codon <eb> = noir, obscur /projeter. La lettre z est un hiéroglyphe qui évoque le va-et-vient Z et il n'est pas absent du nez dans les narines duquel passe le va-et-vient respiratoire.

2 977

P'tit prof a écrit:
chrisor a écrit:

Or if est un codon dont l'un des deux sens est aigu, pointu. Pour l'inconscient français le pif peut évoquer une pointe qui progresse rappelant celui de Pinocchio et celui de la tirade de Cyrano.

Vous nous faites rougir, Chrisor ! Aucun Français ne pense à un nez, en ces circonstances...

Pour rester dans le domaine impudique, on peut citer le mot d'argot "bite" qui associe le codon <it> du mouvement avec la consonne <b> de l'extrémité, comme je l'ai déjà indiqué avec ''bout'' , un autre synonyme... qui rougit ! 

Les dictionnaires racontent que l'hypothèse d'un rattachement de bite avec bitte, terme de marine. (Sjögren dans Romania, t. 54, p. 384; hyp. reprise par EWFS2) fait difficulté du point de vue sémantique. C'est sûr !

L'étymologie officielle est en effet bien perdue ! L'inconscient français sait lui que le codon <it> évoque deux sens énantiosémiques : mouvement/fixation. Ces deux mots bitte et bite n'ont donc aucune étymologie commune et ils diffèrent essentiellement par les sens opposés du codon <it>. Une bitte d'amarrage par définition est bien un billot de bois  fixé sur le pont des navires alors que l'autre mot se caractérise par des mouvements nécessaires à la reproduction du primate humain... qui n'est pas de bois !