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3 477

éponymie a écrit:
chrisor dans son message 3458 a écrit:

Les prénoms sont un programme choisi inconsciemment par les parents selon leurs désirs ou crainte pour leur progéniture.

c'est vrai que maintenant ce sont les parents qui choisissent mais jusqu'à assez avant dans le XIXe siècle voire plus tard selon les familles, le prénom était celui du parrain ou de la marraine selon le sexe de l'enfant, ce dans 95% des cas. Un éventuel changement se faisait avec l'accord du parrain voire à sa demande. Il y avait de plus une hiérarchie des parrains dans une fratrie, n'importe qui n'était pas parrain et surtout pas dans n'importe quel ordre.

Tout content l'inconscient que l'époque contemporaine lui ai laissé le champ libre.

Vous avez raison sur l'évolution de cette attribution du prénom. Mais cela n'affecte en rien que dans le passé n'existait aucun choix mais des règles sociétales alors que désormais le parents français sont en général libres de choisir le prénom qu'ils désirent pour leurs enfants. Je pense alors qu'en effet l'inconscient intervient dans ce choix. Le codon <ar> de Harvard qui marque les sommets hiérarchiques est le codon  dont l'occurence est la plus fréquente dans les prénoms révélant le rêve d'un enfant roi ou empereur: Charles, Edouard, Arthur,  César...

3 476

Chover a écrit:

" Les lettres, reliées à un sens, ne concernent que celles isolées entre les codons de deux lettres:"
Mon QI est sans doute en cause. Je ne comprends à peu près rien à votre première phrase. « Les lettres … concernent […] celles … » signifie-t-il que des lettres concernent des lettres ? Message caché ?
Vous avez parlé du « <c> » de la coupure, de la casse ». Pourquoi n'avez-vous pas signalé à ce moment-là que tous les « <c> » n'étaient pas concernés ?

Je ne mets pas en cause votre QI mais votre lecture superficielle de mes messages.

Depuis le début de ce fil je répète qu'il existe deux types d'unités de l'inconscient:

1. des unités formées de deux lettres:  soit VC (de type ab, ac, ad, ag...) soit C1C2 avec C2 = l ou r  de type bl, cl, gl... et br, cr, dr....). Ces unités ont toutes deux sens. Les unités formées de la suite CV sont des codons non sens
2. Les mots n'étant pas formés d'un nombre pair de lettres ni de la suite constante VcVcVC , il se trouve entre ou à l'extérieur de ces couples des lettres isolées, telle la première consonne à l'initiale des mots.

Lorsque je suis parvenu à décrypter  90% des double sens des codons de deux lettres, il s'est avéré que la résolution des rébus  proposés par les signifiants complets aboutit au  constat de l'existence de 3 sens possibles pour ces lettres isolées.

Exemples :
1.mur = <ur><m> . L'un des deux sens symbolisé par <ur> est limite physique
Dans le mur du maçon devant lequel je vous place au pied, le sens de <m> évoque la notion de matière. Un mur est une limite matérielle. Ce sens matériel se vérifie dans plu de 100 mots. Un coup de marteau sur vos doigts ou de masse sur votre tête est douloureux parce que ces objets sont bien matériels.

2.Dans le mur du son, le sens évoqué par <m> est l'onde (sonore) ce qui se vérifie dans plus de 100 mots et pour tous les sens possibles du mot onde.

3.Enfin dans l'adjectif mûr il s'agit de la limite physique <ur> supérieure <^> de la personne <m> (humaine) ou de la matière <m> d'un fruit arrivé à maturité.


chover a écrit:

Je suis perdu. Qu'est-ce que la « Communion en majuscule » ?
J'éprouve à vous lire là le besoin de savoir si d'autres que moi vous comprennent mieux que moi.

En majuscule ces lettres isolées prennent un sens plus religieux ou sacré. Ainsi le <c> de l'union qui initie le coït ou la copulation ou le congrès  humain, prend le Sens de Communion avec la majuscule : la Cène, le Calice, le Calvaire, le Christ, la Croix, le Chrême....

3 475

chrisor dans son message 3458 a écrit:

Les prénoms sont un programme choisi inconsciemment par les parents selon leurs désirs ou crainte pour leur progéniture.

c'est vrai que maintenant ce sont les parents qui choisissent mais jusqu'à assez avant dans le XIXe siècle voire plus tard selon les familles, le prénom était celui du parrain ou de la marraine selon le sexe de l'enfant, ce dans 95% des cas. Un éventuel changement se faisait avec l'accord du parrain voire à sa demande. Il y avait de plus une hiérarchie des parrains dans une fratrie, n'importe qui n'était pas parrain et surtout pas dans n'importe quel ordre.

Tout content l'inconscient que l'époque contemporaine lui ai laissé le champ libre.

3 474

chrisor a écrit:
Chover a écrit:
chrisor a écrit:

L'agressivité de cet oiseau explique t-il le latin auca avec le <c> de la coupure, de la casse ?

Comme dans « caramel », « copain », « colloque », « colombe », « acteur », « accessoire », « écoute », « écologie », « éclairage », « icône », « monocle », « musical », « cocon », « cocooning », « cordial », « chocolat », « qualificatif », « roucouler »… ?

1. Les lettres, reliées à un sens, ne concernent que celles isolées entre les codons de deux lettres: éliminez donc acteur (codon <ac>) , écoute (codon <ec) comme dans écologie, éclairage (codon <cl>, icône (codon <ic>, etc  Il ne reste que les mots initiés par la syllabe co avec un <c> relié au sens n° 3  et caramel avec <c> relié au sens 1.

Mon QI est sans doute en cause. Je ne comprends à peu près rien à votre première phrase. « Les lettres … concernent […] celles … » signifie-t-il que des lettres concernent des lettres ? Message caché ?
Vous avez parlé du « <c> » de la coupure, de la casse ». Pourquoi n'avez-vous pas signalé à ce moment-là que tous les « <c> » n'étaient pas concernés ?

chrisor a écrit:

2. La consonne <c> évoque trois sens possibles en minuscule : 1.chaleur, 2. coupure, 3.union et 4. Communion en majuscule.

Je suis perdu. Qu'est-ce que la « Communion en majuscule » ?
J'éprouve à vous lire là le besoin de savoir si d'autres que moi vous comprennent mieux que moi.

3 473

chrisor a écrit:

L'étymologie officielle est souvent un leurre pour comprendre la véritable étymologie, qui exprime la vérité sur l'évolution sémantique des mots.

Lévine a écrit:

. Vous y faites pourtant souvent appel ! Et cessez de parler de leurre à propos de la culture savante, dont les détenteurs tenteraient d'aveugler leurs semblables. Il n'y a ici qu'un comploteur enfermé dans son autisme : vous !

Je vous le répète vous avez subi trois refoulements lors de l'acquisition de votre langue maternelle avec un refoulement sémantique majeur puisqu'il est lié au niveau de langue, élevé chez vous.

Ce niveau de langue suggère un QI d'un niveau supérieur et pourtant vous ne parvenez pas à sortir du carcan du savoir conditionné qui a formé votre réflexion. Vous adhérez sans réflexion ni possible remise en cause de l'arbitraire et de la convention tacite des signes verbaux.

Cela impliquerait que vous êtes incapable d'admettre par exemple qu'avec le signifiant "blanc" on puisse désigner un homme à la peau blanche, l'albumine de l'oeuf, un trou de mémoire, voire la cocaIne au féminin (la blanche). Un seul critère, une seule propriété ou caractéristique permet parfois de désigner un référent. Si vous refusez cette évidence, il est certain qu'il faut remettre en cause votre honnêteté intellectuelle ! Ce signifiant ne représente pas l'intégralité du référent, il le désigne par une caractéristique. C'est la loi du cerveau droit qui permet de reconnaître le tout par une partie (pars pro toto).

Quant à l'arbitraire du signifiant <blanc> vous y croyez parce que vous êtes formaté. Lexilogos énonce comme étymologie :  blanc : "rattacher à l'ags. blanca et à l'a. nord. blakkr « pâle, blanc tirant sur le jaune (surtout d'un cheval) » (De Vries Anord.); le germ. est directement passé dans les domaines gallo-rom. (a. prov. blanc, xiies. dans Rayn. t. 1, p. 222) et ital. (lat. médiév. blancus, ca 942 dans Arnaldi, Latinitatis italicae medii aevi lexicon, 1939; it. bianco xiiies. dans DEI); l'a. cat. blanc (1176 dans Alc.-Moll) est de même plus prob. issu directement du germ. qui empr. à l'a. prov.; ainsi l'aire géogr. du mot exclut l'hyp. d'une orig. frq. Cf. les nombreux termes de couleur empr. au germ., v. bleu, blond, brun, fauve, gris; d'apr. Brüch, loc. cit., blanc aurait été comme ces 3 derniers termes, employé par les soldats germains pour qualifier les chevaux. Il a éliminé les 2 adj. lat. albus « d'un blanc mat » et candidus « d'un blanc éclatant ».

Pour vous selon vos précédents messages, on aurait pu désigner cette couleur par n'importe quel signifiant, par exemple <black>, car cela n'aurait strictement aucune importance dans la mesure où ce signifiant se différencie des autres.  Pour vous blanc et black c'est bonnet blanc et blanc bonnet. Je vous suggère de remonter ce bonnet culturel qui couvre vos yeux.

Le codon <bl> qui participe au rébus littéral de blanc et black  ne possède que deux sens comme les autres codons bilittéraux : éblouissement/aveuglement. Un blanc éclatant souligne l'éblouissement induit par la réflexion lumineuse intense de cette couleur comme celle de la blondeur des blés ou du bleu du ciel. Blind en anglais ou en allemand marquent ce caractère aveugle par le <bl> initial qui appartient à une racine indo-européenne.

Mais blanc ou back ne sont pas synonymes des sens inconscients de <bl> comme vous l'extrapolez le plus souvent.
- blanc : surface <ac> dans la durée <an> éblouissante ou aveuglante <bl>.  La séquence a-ble marque le non aveuglement, l'aptitude à : capable, déchiffrable
- black : <ak> action sombre, obscure d'une surface <ac> aveuglante <bl>.

Le français en a perdu son latin albus et candidus, qui reflètent d'autres caractéristiques de la blancheur, retenues par l'inconscient collectif de l'inconscient romain antique. La médecine qui forge son lexique en partie avec des mots latins ne l'oublie pas avec le nom d'un champignon : candida albicans. Le peuple nomme l'affection buccale provoqué par cette moisissure : le muguet, par analogie avec la blancheur de cette fleur. Les lois pars pro toto et l'analogie sont celles qui commandent la genèse des mots à partir de codons idéophoniques primitifs d'origine onomatopéique.

3 472

chrisor a écrit:

4. le mot crustacé :  Empr. au lat. des naturalistes crustaceus (dér. du lat. crusta, v. croûte), mot créé par Th. Gaza dans sa version lat. d'Aristote De Animalibus libri, latine, interprete Theodoro Gaza, 1476 pour traduire le gr. μ α λ α κ ο ́ σ τ ρ α κ ο ς « à coquille molle » (Arveiller, op. cit.)[…]
Les étymologistes, tout comme Lévine,  sont incapables d'imaginer qu'il puisse y avoir quelque rapport dans la création des mots : crustacé, crabe, écrevisse, crevette, chancre, cancroïde, voire Krebs allemand.

Je crois aussi qu'ils en sont incapables, en particulier parce que des rapports que vous voyez entre ces mots sont de votre invention. Par exemple, la parenté entre crusta et « crustacé » est claire, vous le signalez. Vous ne pouvez pas, par conséquent, à la fois faire état de la notion de casse ou de mort à propos de ce mot que vous placez – à tort, donc – sur le même plan que « crabe » et « écrevisse », et expliquer qu'il traduit le grec signifiant « à coquille molle » ! À moins que vous nous expliquiez le rapport entre la casse, la mort d'une part et la coquille molle d'autre part ? !
Vous ne pouvez pas non plus, à propos d'« écrevisse », « crabe » (d'origine germanique) et Krebs, reprocher aux étymologistes de ne pas tenir compte de l'inconscient collectif pour la présence du « codon » cr, car ces mots sont apparentés. Attendez-vous qu'on fasse appel à cet inconscient collectif pour expliquer la quadruple présence de part dans « partir », « partance » « départ » et « repartir » ?

3 471

Alco a écrit:

Et comme votre explication par le codon cr, qui est censé représenter une cassure ou la mort, ne s'applique qu'à une partie des mots le contenant, on peut dire que votre approche est tout sauf scientifique.
On peut toujours faire des pirouettes pour dire que la caractéristique principale du crayon est d'être cassable, tout comme la craie , la cruche ou la croûte, mais on serait bien en peine de casser de la crème, des crêpes, un crachat, du crottin, du cresson, un crapaud. Et quid du crétin, du creux, de la croupe, du créole... ?
Allez, quelques rapprochements hasardeux pour finir d'illustrer votre méthode : le crâne est fait pour être cassé à coups de crosse (qui, tout comme la croupe, a une forme courbe), le crincrin me casse les oreilles, et peut-être aussi le crooner.
Sur ce, je vous laisse à votre créativité, et au lieu de croupir dans cet incroyable écrin qui me sert de logement, je mange un croissant pour casser la croûte et je me casse par la fenêtre en cramponnant  la crémone de la croisée (qui me sert habituellement à accrocher un vêtement), et dans un crissement de pneus j'écrase le champignon.

Votre incompréhension ne reflète que votre conditionnement. La chaîne du signifiant ne représente pas le référent, mais le désigne par  1, 2 ou 3 de ses caractéristiques principales.  Le codon <cr> participe à un rébus chargé de symboliser le référent par ces caractéristiques.

                             cr = notion de casse, schémème de ligne brisée / notion de mort.

Je pourrais reprendre tous vos mots exempts selon vous de l'une de ces deux propriétés. Vous admettez que le crayon casse, que la craie casse. Vous auriez pu ajouter le cristal et le sucre (on casse le pain de sucre et on casse du sucre sur quelqu'un). Votre aveuglement de type saussurien vous pousse à vouloir rendre synonyme le nom du référent et une seule de ses caractéristiques.
Ne vous en déplaise (rapportez-vous au travail du linguiste Chadelat sur le groupe <cr> à l'initiale des mots anglais, mais la notion de ligne brisée est bien l'un des  critères de la crosse, de la croupe. Vous citez aussi le mot cruche. La cruche n'est pas synonyme de casse ! Le mot cruche est un rébus : un mouvement dangereux <ch> produit <uc> la casse <cr>. Le peuple comprend mieux  le sens originel des mots que Saussure et son dicton  affirme que tant va la cruche à l'eau qu'elle se casse. Ainsi la notion de casse est une propriété possible de la cruche qui traduit sa fragilité.  Pour que votre lanterne soit lumineuse je vous invite à regarder cette page de l'un de mes anciens sites :
http://signelinguistique.e-monsite.com/ … cient.html

Je ne me permettrais pas de vous traiter ce ''crétin", car le rébus du signifiant annonce : à l'intérieur <in> le niveau de l'esprit <ét> est cassé <cr>.   Votre totale surdité fait sourire avec le mot crâne : dans le temps <an> suprême <^> de la mort <cr>. Cette interprétation est tellement fantaisiste que le crâne osseux est devenu le symbole de la mort ou de son danger, une tête de mort ! Revenez sur terre avec des yeux d'enfant !

3 470

Et comme votre explication par le codon cr, qui est censé représenter une cassure ou la mort, ne s'applique qu'à une partie des mots le contenant, on peut dire que votre approche est tout sauf scientifique.
On peut toujours faire des pirouettes pour dire que la caractéristique principale du crayon est d'être cassable, tout comme la craie , la cruche ou la croûte, mais on serait bien en peine de casser de la crème, des crêpes, un crachat, du crottin, du cresson, un crapaud. Et quid du crétin, du creux, de la croupe, du créole... ?
Allez, quelques rapprochements hasardeux pour finir d'illustrer votre méthode : le crâne est fait pour être cassé à coups de crosse (qui, tout comme la croupe, a une forme courbe), le crincrin me casse les oreilles, et peut-être aussi le crooner.
Sur ce, je vous laisse à votre créativité, et au lieu de croupir dans cet incroyable écrin qui me sert de logement, je mange un croissant pour casser la croûte et je me casse par la fenêtre en cramponnant  la crémone de la croisée (qui me sert habituellement à accrocher un vêtement), et dans un crissement de pneus j'écrase le champignon.

3 469

Chover a écrit:
chrisor a écrit:

L'agressivité de cet oiseau explique t-il le latin auca avec le <c> de la coupure, de la casse ?

Comme dans « caramel », « copain », « colloque », « colombe », « acteur », « accessoire », « écoute », « écologie », « éclairage », « icône », « monocle », « musical », « cocon », « cocooning », « cordial », « chocolat », « qualificatif », « roucouler »… ?

1. Les lettres, reliées à un sens, ne concernent que celles isolées entre les codons de deux lettres: éliminez donc acteur (codon <ac>) , écoute (codon <ec) comme dans écologie, éclairage (codon <cl>, icône (codon <ic>, etc  Il ne reste que les mots initiés par la syllabe co avec un <c> relié au sens n° 3  et caramel avec <c> relié au sens 1.

2. La consonne <c> évoque trois sens possibles en minuscule : 1.chaleur, 2. coupure, 3.union et 4. Communion en majuscule.

3 468

Lévine a écrit:
chrisor a écrit:

SOYONS PLUS CLAIR ! L'étymologie officielle ne fait que conter une sorte de chronologie des variations d'un signifiant dont le signifié peu varier au fil du temps. Elle est de nature phonologique.

Comment un étymologue pourrait-il ne pas tenir compte du sens ???? Même un pur phonéticien est bien forcé de faire appel à lui pour expliquer tel phénomène d'analogie ou de "contamination".... Mais il est bien évident qu'un étymologue sérieux ne va pas se ridiculiser à gloser sur des assemblages de  lettres ou à tenter de décrypter de prétendus rébus.

que d'affronter la difficulté du doute. Votre culture soi-disant alternative n'est qu'une pacotille.

Une réaapparition agressive de Lévine ! Bien sûr que l'étymologue parle aussi de sens ,mais ses processus d'analogie ou de ''contamination'' sont le plus souvent fantaisistes. L'étymologue fait un constat, mais n'explique pas  le fondement réel du changement phonétique. Il suffit de reprendre les termes désignant trois crustacés : crabe, crevette et écrevisse.

1. le mot crabe :  Le mot crabe, féminin jusqu'au xviiie siècle, serait emprunté par deux voies différentes : d'une part au moyen néerlandais crabbe au masculin, via le picard crabo, crape et le wallon crâbe, masc. ; d'autre part au vieux norrois krabbi au masculin, via le normand crabe, crabbe, nom féminin.  À noter que la variation de genre ne se limite pas aux langues d'oïl : le néerlandais krab et le norvégien krabbe sont admis au masculin ou au féminin. Crabe a remplacé chancre, issu du latin cancer.

2. le mot crevette :  Forme normanno-picarde de chevrette* (1552 au sens de « crevette » ds F. Rabelais, Le Quart Livre, ch. LX, éd. R. Marichal, p. 243), la crevette faisant de petits sauts comme une chèvre en liberté.

3.le mot écrevisse : 1248 escreveice « crustacé d'eau douce » (Relations commerciales entre la France et la Flandre ds R. Hist. litt. Fr., t. 11, p. 494); ca 1265 escrevise (Brunet Latin, Trésor, éd. F. J. Carmody, p. 102). De l'a. b. frq. *krebitja « écrevisse », cf. a. h. all. krebiz (Graff t. 4, col. 588-589), all. Krebs.

4. le mot crustacé :  Empr. au lat. des naturalistes crustaceus (dér. du lat. crusta, v. croûte), mot créé par Th. Gaza dans sa version lat. d'Aristote De Animalibus libri, latine, interprete Theodoro Gaza, 1476 pour traduire le gr. μ α λ α κ ο ́ σ τ ρ α κ ο ς « à coquille molle » (Arveiller, op. cit.).

Au total les français ont adopté crabe à la place du mot chancre, issu du latin cancer : « écrevisse, crabe » (< gr. κ α ρ κ ι ́ ν ο ς), le mot crevette à partir de chèvre, du latin du lat. class. capra, fém. de caper « bouc », le mot écrevisse  l'a. b. frq. *krebitja et le mot crustacé du latin crusta, croûte.

Ainsi les étymologistes nous expliquent des évolutions phonétiques à partir de mots d'origine fort  diverse. Cette vérité  superficielle chère à Lévine ne recherche absolument pas le pourquoi profond de ces nominations originelles  sauf avec une analogie entre la chèvre et la crevette (qui saute aux yeux du commun des mortels !). Bref ils se ''foutent'' du matériau signifiant, de son origine première. Les dictionnaires ne citent même pas l'adjectif cancroïde, composé du lat. cancer, cancri   suff. -oïde*.

Lévine peut se gausser de mes codons, mais comme je l'ai moult fois répété le codon ''cr'' évoque la casse et/ou la mort dans des centaines de mots français. Les étymologistes, tout comme Lévine,  sont incapables d'imaginer qu'il puisse y avoir quelque rapport dans la création des mots : crustacé, crabe, écrevisse, crevette, chancre, cancroïde, voire Krebs allemand.

Un gamin de 7 ans devant ces signifiants remarquerait pourtant qu'ils n'ont en commun que la séquence <cr>. Une coincidence arbitraire pour Lévine, mais une explication motivée pour moi.

Le français aime casser la croûte (du lat. class. crusta « ce qui enveloppe ou recouvre; notamment en parlant du pain, d'une plaie ». Or pour déguster les crustacés nommés : crabe, écrevisse, crevette, il faut casser l'enveloppe dure de leur carapace dont on les vide (codon <ev>. Quant au cancer symbolisé par le crabe, il reste réputé mortel  : <cr> de la mort.
Ce codon <cr>de la mort existait en latin et en grec (nécro.)

On peut ainsi passer en revue des dizaines de mots comportant ce codon  <cr> de casse et/ou de mort. Si l'on se contente de suivre les éminents savants de la langue, on peut par exemple lire  que le mot écraser est un emprunt, avec adjonction du préf. é-* au m. angl.to crasen « briser, mettre en morceaux, écraser » (ca 1440 ds MED), angl. to craze « broyer » d'orig. prob. scandinave (ODEE), un verbe à l'origine  du nom crash, « chute, écrasement, accident » entré récemment dans la langue française. Ce que refuse de comprendre Lévine ou d'autres et que cet emprunt à l'anglais est motivé par deux codons : <cr> de la casse/mort et <ash> du mouvement dangereux. Rien d'arbitraire dans cet emprunt.

Au total, si l'on examine le corpus des mots français comportant ce codon <cr>, et qu'on est pas enfermé dans sa bulle saussur-ienne, on ne peut qu'admettre que sa présence dans un mot signe une caractéristique pertinente du référent : la casse ou la mort. Pour moi voilà la vérité, la raison profonde de ces signifiants qui ne sont pas apparus au hasard d'un arbitraire, mais sont tous motivés par une caractéristique du référent. Ce <cr> de la casse et de la mort provient probablement d'une onomatopée primitive de type "crac", similaire encore dans de nombreuses langues européennes.  Mais c'est un crime pour Lévine de penser autrement, un massacre de l'étymologie savante, le crépuscule du savoir, le sépulcre de la connaissance. Je  crois sincèrement que c'est l'inverse et que le mot défini par Saussure, c'est la mort de la science sans en avoir l'r, une science aves l's superficiel de la surface des choses et non du S Sacré du Savoir.

Je peux établir une liste de plus de 100 mots dans lesquels la présence du codon <cr> évoque une caractéristique saillante du référent qui pour Lévine n'ont aucun lien commun. Les eaux croupies du Cours de Saussure, ne charrient que des flots de mots infondés, ballotés au gré de l'arbitraire du signe et de la soi-disant convention tacite des peuples. Saussure est le croque-mort de la linguistique qu'il déshumanise et désincarne. Son erreur flagrante sur sa conception d'un mot factice qui représenterait le référent par l'ensemble de sa chaîne signifiante est une faute princeps, gobée par ceux qui ont mordu au leurre de cet arbitraire insensé. Non le mot désigne le référent par deux ou trois de ses propriétés saillantes grâce à des codons idéophoniques forgés depuis des siècles.  Crac !