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Le forum d'ABC de la langue française

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2 222

Lévine a écrit:

"Lévine avec ses multitudes de lois d'évolution phonétique part en tout sens, il progresse comme un aveugle qui ne chercherait pas la lumière alors qu'il devrait revenir au départ; il s'en moque car seul le comment parcellaire et complexe l'intéresse."

Il y a du vrai dans ce que vous dites là. Je ne poursuis pas de thèse : je n'en suis pas capable, et je vous jure que ce n'est pas de la fausse modestie. Je me suis passionné depuis la fac pour la linguistique générale sans aller au-delà de mes lectures, et je fais de la phonétique et de la morphologie historiques par jeu, pour voir "comment ça marche", en effet. Enfant, j'aimais démonter les vieilles horloges (pas seulement les vieilles, hélas pour mes parents !), c'est un peu le même plaisir. Et quand une étymologie est incertaine, je m'en détourne. Non possumus.

D’abord merci pour votre message. Vous êtes passionné par le jeu phonétique historique  de la langue pour voir ‘’comment ça marche’’ et j’accepte vos explications phonétiques qui révèlent votre culture dans ce domaine que je respecte et même sollicite parfois.
Vos confidences témoignent que nous avons des points communs car lorsque j’étais enfant, je ne démontais pas les objets mais je suivais l’évolution qui me paraissait extraordinaire des œufs de batraciens : grenouilles, crapauds, tritons, salamandres que j’ai tous élevés dans des bocaux de fortune. Hélas je ne voyais que le comment de cette évolution et n’appréhendait pas le pourquoi. L’une des motivations inconsciente du choix des études de médecine est sans doute à rechercher là car je voulais d’abord être chercheur en embryologie,  mais mon immaturité et ma timidité à 20 ans ne m’ont pas permis d’oser partir seul à Paris sans financement pour réaliser cet idéal.



Lévine a écrit:

En réalité, vous faites comme si la langue moderne écrite avait toujours existé sous sa forme actuelle. Si vous croyez par là mener une étude synchronique, vous vous trompez.

Je ne crois pas et je ne pense pas malgré nos désaccords que la phonétique historique soit en désaccord avec ma théorie. Et si je vous tiens tête aussi, c’est que j’ai acquis certaines certitudes que j’ai validées par l’expérimentation sur le lexique français.
La langue n’étant pas née par génération spontanée il est évident que n’ose mots actuels dérivent de mots antérieurs mais ce qui m’intéresse c’est les séquences de signifiants qui ne varient pas au cours de cette évolution. Et vous aurez beau me présenter l’étymologie de nombreux mots avec l’explication de leur évolution phonétique selon plusieurs lois, vous ne pourrez m’empêcher de constater que justement, seules certaines parties du signifiant ne subissent pas d’évolution, restent une constante présente dans chacun des ascendants évolutifs du mot actuel. En résumé votre jeu est cventré sur ce qui bouge et le mien sur ce qui est stable, ce qui reste comme vestige du signifiant. Vous recherchez comment cela évolue et je recherche pourquoi c’est resté stable. Mais ces deux ‘’jeux » ne peuvent-ils pas être considérés comme complémentaires plutôt que comme opposés et contradictoires ?

Lévine a écrit:

Si l'on compare votre liste et celle d'Alco - hélas non argumentée - , je suis obligé de constater que votre p a plusieurs valeurs.
L'homophonie - ou l'homographie existe-t-elle dans vos "codons" ?


J’ai répondu à votre premier constat en répondant à Alco : 3 sens dont un quatrième, la petitesse issu par analogie de la notion de bassesse exprimée par le mépris.

La synonymie existe dans ‘’mon’’ code, la plus forte est celle qui désigne l’eau : n, b, on, eau
L’homophonie existe aussi : ph/f, ss/c(e) ou ç , j et g suivi de e ou i
L’homographie n’existe pas  mais la lettre désigne 3 sens possibles et même un 4ème avoir la Majuscule qui appartient à un registre que j’ai fini par appeler Sacré.

En génétique la ‘’synonymie’’ est appelée dégénérescence du code génétique mais dans la genèse de la langue je pense qu’il existe une lutte sélective entre la prévalence des codons : la notion française de fermeture attachée au submorphème cl et  accessoirement au codon ‘’er’’ qui désigne plus précisément un domaine fermé, est présente en anglais avec cl, représenté par KL et schl en allemand, par cl et surtout chi en italien mais est représentée surtout par er en espagnol et accessoirement ll.

2 221

chrisor a écrit:

Je me demande parfois si les lettrés de ce forum savent lire ! Pourtant j’ai écrit en gras deux caractéristiques de la langue de l’inconscient:
1. le MOT est un RÉBUS LITTÉRAL, une miniphrase chargée de désigner le référent par quelques caractéristiques saillantes

C'est bien ce que je disais : vous ne prenez en compte que la langue moderne écrite faute de ne rien connaître d'autre.

chrisor a écrit:

2. La consonne /p/ porte 3 sens inconscients = PROGRESSION -  MÉPRIS, généralisé à PETITESSE  - et COUP EXPLOSIF

Mais vous ne faites ainsi - au mieux - que classer le vocabulaire selon des champs lexicaux, mais cela partiellement et abusivement, à cause de la prétendue prééminence du submorphème dans le sens !
Dans une certaine mesure, vous enfoncez des portes ouvertes.

Au fait, on écrit  "porte" parce qu'une porte :
- claque ?
- s'ouvre ?
- est petite ou méprisée ?

2 220

@Alco

Je me demande parfois si les lettrés de ce forum savent lire ! Pourtant j’ai écrit en gras deux caractéristiques de la langue de l’inconscient:
1. le MOT est un RÉBUS LITTÉRAL, une miniphrase chargée de désigner le référent par quelques caractéristiques saillantes

2. La consonne /p/ porte 3 sens inconscients = PROGRESSION -  MÉPRIS, généralisé à PETITESSE  - et COUP EXPLOSIF

La langue française a été manipulée par des clercs a priori des mâles qui se sont arrogé le P majuscule du Progrès pour l’affubler à la Personne Humaine (M) masculine et aux fonctions et lieu qu’ils président alors que ce p marque inconsciemment seulement la progression et le progrès technique. Ainsi, dans votre liste, on peut classer avec ce sens de Progression : Père, Papa, Papy, Parent,  Patrie,  Pape,  Pasteur, faire le Paon, Patron et Patronage, Parole ou parler, Pensée, Paris, Parrain, Paradis, Panthéon, Palmarès, Palme, Patronyme, Parfait, Palais, Parquet, Palatinat, Pavillon, etc. La langue française n’a pas adopté par hasard le nom ‘’poubelle’’ à partir du nom du Préfet Poubelle descendu de son Piédestal en bas de casse (ou de cave) comme récipient d’ordures inspirant le dégoût pour ne plus aspirer à l’égout. Cette antonomase motivée n’est pas isolée car le mot pipelette est -un nom commun issu de Pipelet, patronyme d'un concierge dans les Mystères de Paris. Je pense qu’il existe des dizaines de noms de concierges bavards dans la littérature mais seul le nom de celui-là a donné lieu à cette antonomase. L’inconscient collectif langagier ne retient que ce qui concorde avec son code : on a retenu le prénom de Madame Claude qui régissait des réseaux de prostitution parce que le codon cl qui initiait son prénom entrait en résonance sémantique avec ‘’cl’’ de maison close nommée claque et clandé en argot.

Les mots sont des rébus dont le sens peut-être manifeste ou plus difficile à saisir par notre conscience d’un seul coup d’œil puisqu’ils sont la succession de schémas, émotèmes, élèmes, esthésièmes dans un ordre de lecture inverse de celui de la lecture consciente.
Un exemple peu simple : parfum =  um-af-ar-p soit  transformation subtile qui volatilise (en le répandant)  la manifestation de la menace de la répugnance ce qui laisse entendre que ‘’se parfumer’’ c’était pour masquer ses mauvaises odeurs corporelles.

La notion de petitesse (qui découle de la bassesse méprisable) est  représentée dans votre liste : particule, page, part, pagne (grande petitesse !), papille, pastille, paille (/poutre), parcelle, parfois (petitesse de fréquence, de nombre de fois)...

La progression se trouve dans pagaie, palme,  parcourir, passer, passeur,  passage (vous vous répétez), patte, patin, parvis, parterre,  palier, parsemer, palefroi,...

Nombre de vos mots commencent par le préfixe d’origine grecque ‘’para’’ qui correspond au rébus : menace - explosée ou  plus exactement arrêt de la menace d’explosion : paratonnerre, parapluie, parer les coups, parachute, parasol,...

Si vous avez lu mes deniers messages : ar = arrêt (avec menace)/ prééminence sommet. D’où  « Se parer est marqué par la prééminence qui peut donner un second sens à se parfumer.

Panser se lit « as-an-p « soit le rébus : destruction - dans la durée - des coups explosifs :  panser une plaie (ouverture avec ‘’aïe’’ du plan avec pl qui est sous entendu cutané).
Au lieu de donner des exemples pour tenter en vain de nier l'un des trois sens inconscients de la consonne /p/ désignant le mépris, la répugnance, une critique saine aurait été de prouver qu’il n’existait aucun sens de mépris ou de répugnance dans les 150 mots présentés ! Vous auriez pu certainement en ajouter d’autres.

Mais reconnaître ce lien est contre votre conception de l’arbitraire des mots. Ce serait accepter que vous êtes dans l’illusion que le mot (ou le morphème pour le formuler avec la précision du linguiste) est la plus petite unité d’expression de la parole humaine alors que le phonème que vous étiquetez imprudemment insensé, possède des sens précis même seul, quand il est placé entre ou à l’extérieur des codons de deux phonèmes/lettres, telle toute consonne en début de mot.

Vous pouvez exclure ‘’prairie’’ qui  commence par le codon ‘’pr’’ et non ‘’p’’ : ‘’pr’’ est  à classer parmi les sèmes primitifs.

2 219

"Votre surdité semble définitive et je crains qu'il n'y ait aucune thérapeutique pour que vous entendiez."

C'est exactement ce que j'ai envie de vous dire.

"Lévine avec ses multitudes de lois d'évolution phonétique part en tout sens, il progresse comme un aveugle qui ne chercherait pas la lumière alors qu'il devrait revenir au départ; il s'en moque car seul le comment parcellaire et complexe l'intéresse."

Il y a du vrai dans ce que vous dites là. Je ne poursuis pas de thèse : je n'en suis pas capable, et je vous jure que ce n'est pas de la fausse modestie. Je me suis passionné depuis la fac pour la linguistique générale sans aller au-delà de mes lectures, et je fais de la phonétique et de la morphologie historiques par jeu, pour voir "comment ça marche", en effet. Enfant, j'aimais démonter les vieilles horloges (pas seulement les vieilles, hélas pour mes parents !), c'est un peu le même plaisir. Et quand une étymologie est incertaine, je m'en détourne. Non possumus.
Si je vous tiens tête, c'est surtout parce que je ne supporte pas les grossières erreurs de raisonnement ou de logique et votre ignorance apparente de la perspective historique. En réalité, vous faites comme si la langue moderne écrite avait toujours existé sous sa forme actuelle. Si vous croyez par là mener une étude synchronique, vous vous trompez : il s'agirait de tout autre chose : mais je pense que le fonctionnalisme ou l'approche proprement structurale vous hérisseraient.

Si l'on compare votre liste et celle d'Alco - hélas non argumentée - , je suis obligé de constater que votre p a plusieurs valeurs.
L'homophonie - ou l'homographie existe-t-elle dans vos "codons" ?

2 218

Père, papa, pape, papy, paon, pain, pale, paix, paie, page, pâte, pâté, pause, patte, patin, passer, part, parmi, parme, parler, parka, Paris, parer, parc, paon, panty, panier, palme, palan, paire, pagne, pacte, pâtre, pâlir, Pâque, patrie, patère, pastis, pastel, parvis, parure, parole, paridé, parfum, parent, pareil, pardon, parage, paquet, papier, panser, penser, poncho, panama, panais, pampre, palme, palier, palais, pagode, prairie, paella, pacte, patine, pasteur, passeur, parure, partout, partita, partage, parrain, parquet, parole, parité, parfois, pareil, parasol, paraphe, paradis, paprika, papille, paille, piano, pianoter, palette, paletot, paleron, palatin, papillon, pagaie, pavillon, paupière, paturon, patience, patelle, pastille, pastèque, passion, passage, parution, partition, parterre, parsemer,  parpaing, paroisse, parmesan, pariétal, parfait, parcelle, parasol, paquebot, panthéon, pantalon, panoplie, panneau, pancarte, palustre, paludier, palourde, palmarès, palefroi, paléosol, paléographie, pavillon, paupiette, paumelle, patronyme, patience, passereau, passager, parution, particule, participe, parcourir, parapluie, paraffine, pansement, panorama, palpébral, palmipède, palmier, palissade, palatinat, patronage, parmentier, papillotes, palombe, palindrome, parturiente, partenaire, pachyderme, paracétamol, parallèle, pamplemousse...

2 217

Votre surdité semble définitive et je crains qu'il n'y ait aucune thérapeutique pour que vous entendiez. J'adresse donc ce message à ceux qui cliquent et lisent sans a priori culturel : que ceux qui ont des oreilles entendent.

Bien sûr que le sens inconscient de mépris de la consonne /p/ provient d'onomatopées identiques ou similaires à celles des pouah et pouih actuelles et que le sens inconscient de détonation provient d'onomatopées du type paf, pam, pan pan, pan, patapoum, patatrac ou patatras, pif, pif, paf, pim (surtout dans le midi de la France), ping, pinpon, poc, pof, pom, pop, pouet-pouet, pouf...

Il est évident qu'entre le p de pouah et le p de pan, le sens inconscient de ces consonnes est sous-tendu par leur trait articulatoire. La science essaie de trouver des invariances, des phénomènes qui se répètent à l'identique et de proposer une théorie qui permet une généralisation pour en faire si possible une seule loi. Votre science de l'évolution phonétique repose sur des dizaines de lois particulières qui ne décrivent que l'évolution sonore des mots sans aucun lien avec une évolution sémantique,  tout cela parce que vous marchez la tête en bas et les pieds dans les nuages. Les mots ont certes une histoire personnelle donc quasiment autant d'histoires que de mots mais ces histoires, toutes éloignées qu'elles peuvent être, repose sur une sémantique submorphémique généralisable d'un ou deux phonèmes qui permet d'appréhender la corporéité, l'incarnation du lien son/sens qui a permis de désigner les référents.

J'ai déjà affiché sur ce fil les différents sens de la consonne p dans la langue de l'inconscient, fondatrice de la consciente.

Je reprendrai celle d'un des 3 sens de p qui marque le sens péjoratif du mépris, le dégoût, la bassesse, dont témoignent les onomatopées pouah et pouih, sens dont Lévine, sourd, se gausse parce que son formatage lui interdit d’entendre!

Le phonème [p], consonne labiale occlusive, s'articule dans pouih ou pouah en retroussant la lèvre inférieure, la lippe, qui s'abaisse comme pour amorcer un crachat : c'est la moue du mépris. L'homme du petit peuple, celui de la populace (c'est un secret de polichinelle), n'est qu'un pion méprisable repoussant. "T'es vilain comme un pou, sale comme un peigne, bête comme un pied". Quelle peute (vilaine en comtois) !

         Il suffit d'écouter une liste de mots où l'écho redondant de [p] retentit et rebondit comme dans une caisse de résonance du mépris avec un symbolisme phonétique qui détruit le dogme de l'arbitraire des mots. Si l'on récite à haute voix cette série de mots avec la moue du dédain méprisant, il devient licite d'avoir quelque doute sur l'absence de motivation des mots, dont il faut remettre en cause un dogme millénaire, celui de leur attribution de plus petite unité de sens des langues.
_________________________________________________________________________________________________________ puant, pustuleux, putride, pourriture, pestilence, pus, pet, pisse, pine, pipe, pompier, pute, poule, porno, purin, pourceau, pécore, porc, poubelle, dépotoir, empester, répugnant, repoussant, pernicieux, turpitude, crapulerie, pouilleux, parasite, pou, puce, morpion, punaise, poison, pétasse, pimbêche, pipelette, pie, chipie, peste, pouffiasse, pisseuse, pondeuse, tapineuse, gaupe, femme publique, poule, paillasse, lupanar, tripot, pègre, pervers, perfide, sacripant, crapule, fripouille, pékin, pingouin, pédale, pédé, tapette, pédant, péteux, picrate, pinard, piquette, picoler, poivrot, pochtron, pochard, pinté, peureux, paniqué, poltron, pétochard, carpette (une vraie), serpillière, péquenaud, paysan, pedzouille, pétrousquin, pignouf, paltoquet, piteux, panné, perdant, sur la paille, piétaille, penaud, épave, poisse, manque de pot, panade, purée (être dans la), pépin (il m'est arrivé un), pis (pire), pipeau (artifice), pouacre,  potron, pétrus, popotin, pétard, panier, panard, patte (enlèves tes pattes de là), pieu (lit), pageot, pucier, paresseux, clampin, pantouflard, pinailleur, gagne-petit, pacotille, pingre, rapiat, pisse-vinaigre, cupide, pouacre, salopé, pagaille, pollué, éclopé, estropié, patraque, pantelant, poussif, piètre, passable, pataud, empoté, paltoquet, dépité, potiche, potache, poireau (faire le), ventripotent, patapouf, pénible, pitre, turlupin, pasquin, impie, péché, punition, pénitence, pendable, coupable, inculpé, pécheur, possédé (du démon)...
________________________________________________________________________________________________

Quelle pitié, j'en passe et des pires ... dans le pétrin, dans la purée, la panade, tout ça c'est du pipeau, c'est le pompon...  et pouih, quel pathétique répertoire du mépris, de mal en pis !

   Que des poux (individus méprisables, vils ou très laids) qu'on ne veut plus voir en peinture ! Allez, au piquet les partisans de l'arbitraire comme Lévine, cela lui permettra de changer de rôle ! Cette liste  de plus de 150 mots à la connotation méprisante, est bien un pavé (avec le p explosif) dans la mare de l'arbitraire des mots. Ce mépris incarné par la consonne /p/ permet d'expulser de manière explosive ce que l'on juge vil ou répugnant. Ce phonème /p/, cette lettre p n'est donc pas insensée comme la linguistique classique a tenté de nous le faire croire. A l'initiale des mots (pied), en consonne redoublée (frapper) ou comme consonne portant l'accent tonique (empoté), cette lettre peut évoquer trois sens : progression, mépris généralisé au sens de bassesse, petitesse et coup explosif.

Lévine avec ses multitudes de lois d'évolution phonétique part en tout sens, il progresse comme un aveugle qui ne chercherait pas la lumière alors qu'il devrait revenir au départ; il s'en moque car seul le comment parcellaire et complexe l'intéresse.

2 216

C’est vous qui êtes coincé dans vos certitudes acquises. La sémantique inconsciente de la consonne p est orientée vers trois notions  1. Celle de dégoût, bassesse qui s’est généralisée à la petitesse, 2. celle de coup explosif et  3.celle de progression que le bébé connaît dès ses premiers pas quand il avance les pieds ou les petons. Quand on dit en français actuel, je pars à la campagne, on ne sépare pas de la campagne on progresse vers.

- Mes certitudes, comme vous le dites, sont fondées sur l'ÉVIDENCE.
- Quand on part à la campagne, il est évident qu'on quitte la ville, non ? Qu'est-ce que c'est que ce raisonnement tordu que vous prétendez m'opposer ?
- Mais il sûr que quand on quitte un lieu, on gagne un autre lieu (Lapalissade que je suis bien obligé de formuler pour vous obliger à conduire votre raisonnement comme il le faut). D'où votre idée de progression. En fait, vous refaites à votre manière l'histoire du mot au travers de détours parasites et spéculatifs. En fait, toute pensée est issue du langage et y retourne.

La submorphémie ouvre certainement des pistes intéressantes à frayer, mais je ne vous fais pas confiance pour m'y conduire.

Oh ! Je n'avais pas vu celle-là :

"Ce sens de la consonne p provient des onomatopées pouah et pouih !"

Trop drôle !

Tenez, je ne veux pas être trop négatif : il suffit d'écrire "Cette valeur de [p] se retrouve peut-être dans les onomatopées...".
Là, on n'a plus envie de rire, on trouve que vous soulevez un problème intéressant qui offre matière à discussion.

2 215

Lévine a écrit:

  Sémantique historique : comme le verbe latin partiri > *partire, partir signifie partager en AF (cf. le fabliau la houce partie (=la couverture partagée)) ; de là on passe à séparer (pour partager) (sens attesté), puis, par le biais du pronominal se partir (encore vivace dans l'Ouest), se séparer d'un groupe, d'où partir.
J'ai encore l'impression que vous mélangez tout.

C’est vous qui êtes coincé dans vos certitudes acquises. La sémantique inconsciente de la consonne p est orientée vers trois notions  1. Celle de dégoût, bassesse qui s’est généralisée à la petitesse, 2. celle de coup explosif et  3.celle de progression que le bébé connaît dès ses premiers pas quand il avance les pieds ou les petons. Quand on dit en français actuel, je pars à la campagne, on ne sépare pas de la campagne on progresse vers. La séparation est marquée par le codon ep dans départ, être déporté, éparpiller, épeler, dépecer, et s’inscrit dans trépas, dépouille mortelle, repos éternel...  ‘’Se partir’’ équivaut sémantiquement au français populaire : se tailler avec le risque de douleur aïe  alors que votre sens de partage dérive du p de la petitesse: car quand on coupe des parts ou des portions elles sont toujours plus petites que le tout initial, quand elles ne sont pas congrues ! On repartit !

Si l’on examine la notion de coup explosif, on remarque que le peuple dit :  recevoir ou envoyer  une pêche, une patate, un pain, un poing, un ramponeau, une peignée, un pet, mots qui renvoient au sens de p rencontré dans punch, pugilat, percussion, pistolet, impact, piocher... Pif, paf, poum ! Pan sur bec ! Patatras ! l’arbitraire de Lévine est totalement incapable d’expliquer pourquoi on ne dit pas « envoyer une baguette ou une miche, des tomates, un melon, une courge, un caillou » pour exprimer ce même geste de coup explosif porté. On envoie sur les fraises, on jette des œufs, on appuie sur le champignon avec le p de progression, des expressions qui ne correspondent pas au geste du puncheur ou du pocheur d’yeux. Quand le peuple dit : « se foutre de sa poire ou prendre pour une pomme, c’est le p de la bassesse et du mépris qu’évoque la consonne p de ces fruits.
Dans l’expression « faire le poireau », si vous avez quelque souvenir sur l’un des deux sens du codon ‘’or’’ = limite et le sens de r de la rigidité , le rébus formé par ce mot permet recouvre une rigidité qui limite la progression teinté » de crainte ‘’oi’’. Les premiers mots font partie du langage populaire et n’ont absolument aucune étymologie commune. Pas de chance pour votre raisonnement qui se réduira comme d’habitude au hasard, à des métaphores non motivées phonétiquement . Vous ne voulez rien entendre pourtant c’est de la phonétique d’abord.

La consonne p est une occlusive, en phonétique articulatoire, dont le mode d'articulation se réalise par un blocage bilabial complet de l'écoulement de l'air, suivi d'un relâchement soudain de ce blocage qui provoque cet effet explosif. Ce sens inconscient est né des onomatopées suscitées. Pour le mépris, le dégoût, le p devient sourd car dans la moue qui accompagne  cette répugnance on abaisse la babine inférieure et l’air fuit vers le bas sans détonation.  Ce sens de la consonne p provient des onomatopées pouah et pouih !

2 214

chrisor a écrit:

Vous ne dites rien qui modifie ma conception de la langue de l’inconscient. Je disais simplement que les mots ne changeaient pas sans exception avec l’évolution phonétique

Je dois être fatigué, car je comprends mal votre phrase.

chrisor a écrit:

et votre exemple ne fait que le confirmer : ph en grec, puis f en latin puis ph en France avec une modification des clercs pour y remettre une pincée de grec. Je disais simplement que pharmacie et farmacia étaient différents par leur orthographe et il est sans doute de même pour des emprunts français à l’anglais avec fleur, fleureter et flirter avec des allers retours entre les deux langues.

Non : [φ] en grec, [f] en latin, [f] en moyen français] [ph] en français moderne. Il faut de la rigueur.
Mais je ne vois pas ce qu'on peut en déduire d'intéressant.

chrisor a écrit:

Il semble que le verbe « pharmakaô » signifiant « avoir l’esprit troublé par un breuvage empoisonné » et  « avoir besoin de remèdes ». « Pharmakeus » désignait aussi bien le spécialiste des médicaments que l’empoisonneur », non ?

Oui, mais je ne vois pas ce que vous voulez montrer. Avec vous, on procède toujours "par sauts et par gambades", mais je préfère la manière de Montaigne.
NB : pharmakô ; en attique, on fait toujours la contraction et je déteste qu'on prononce des formes non contractées, sauf en poésie. Mais bien sûr, je ne vous en tiens pas rigueur, vous ne pouviez pas savoir.

chrisor a écrit:

Pour revenir à la notion de constance submorphémique que vous n’avez pas intégrée avec les ascendants de glisser, peut-être pourriez-vous mieux l’entendre avec la consonne p de pied ? Il dérive à l’origine de ce qu’on nomme la racine indo-européenne *ped (mais le mot racine est un découpage qui n’est pas une constante) qui est passée au sanscrit pat, au grec pous-podos et au latin pes-pedis,  puis pied en français, pie en espagnol, pé en portugais et piede en italien. La filiation est évidente mais le seul  élément constant est la consonne p qui dans la langue de l’inconscient évoque pour l’un de ses 3 sens la notion de progression, un schème dynamique qui me semble adapté; Le mot patte pour l’animal est initié par cette même consonne qui peut évoquer le même critère. Dans certains mots on remarque le codon ‘’ed’’ qui indique le sème ’’ l’esprit dirige ’’.

Tout ce que vous voulez, mais moi, je constate simplement que le p initial se maintient derrière voyelle dans les langues romanes : pater/père/padre/pai , perdere/perdre/perdere/perder, etc...
Vous ne savez pas encore ce qu'est la phonétique historique.

Le verbe partir qui dérive de pars est initié par ce p de progression alors que le p de pars désignait le schème de petitesse qu’on entend dans partager. L’étymologie n’explique pas le changement sémantiquement de /p/.

Quoi ? Vous vous voulez de la sémantique historique, en voilà : comme le verbe latin partiri > *partire, partir signifie partager en AF (cf. le fabliau la houce partie (=la couverture partagée)) ; de là on passe à séparer (pour partager) (sens attesté), puis, par le biais du pronominal se partir (encore vivace dans l'Ouest), se séparer d'un groupe, d'où partir.

J'ai encore l'impression que vous mélangez tout.

2 213

@Lévine
Vous ne dites rien qui modifie ma conception de la langue de l’inconscient. Je disais simplement que les mots ne changeaient pas sans exception avec l’évolution phonétique et votre exemple ne fait que le confirmer : ph en grec, puis f en latin puis ph en France avec une modification des clercs pour y remettre une pincée de grec. Je disais simplement que pharmacie et farmacia étaient différents par leur orthographe et il est sans doute de même pour des emprunts français à l’anglais avec fleur, fleureter et flirter avec des allers retours entre les deux langues.

Il semble que le verbe « pharmakaô » signifiant « avoir l’esprit troublé par un breuvage empoisonné » et  « avoir besoin de remèdes ». « Pharmakeus » désignait aussi bien le spécialiste des médicaments que l’empoisonneur », non ?

Pour revenir à la notion de constance submorphémique que vous n’avez pas intégrée avec les ascendants de glisser, peut-être pourriez-vous mieux l’entendre avec la consonne p de pied ? Il dérive à l’origine de ce qu’on nomme la racine indo-européenne *ped (mais le mot racine est un découpage qui n’est pas une constante) qui est passée au sanscrit pat, au grec pous-podos et au latin pes-pedis,  puis pied en français, pie en espagnol, pé en portugais et piede en italien. La filiation est évidente mais le seul  élément constant est la consonne p qui dans la langue de l’inconscient évoque pour l’un de ses 3 sens la notion de progression, un schème dynamique qui me semble adapté; Le mot patte pour l’animal est initié par cette même consonne qui peut évoquer le même critère. Dans certains mots on remarque le codon ‘’ed’’ qui indique le sème ’’ l’esprit dirige ’’.

Le verbe partir qui dérive de pars est initié par ce p de progression alors que le p de pars désignait le schème de petitesse qu’on entend dans partager. L’étymologie n’explique pas le changement sémantiquement de /p/.