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Le forum d'ABC de la langue française

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Revue du sujet (plus récents en tête)

2 761

Vous êtes victime des mots.

2 760

Je m'absente une semaine et n'ai pas le temps de vous répondre  mais le r de violence à l'initiale des mots ou en seconde consonne redoublée marque bien la violence dans de nombreux mots : rage, rixe, ruée, ravage, ruine, rossée, raclée, roulée, rouste, révolte, insurrection, bagarre, guerre, tonnerre, horreur, terreur, courro, abhorrer ... etc, etc

Pour "rendre" c'est mon traitement de texte qui a transformé reddere en reddare. Mais c'est le même r que renvoyer même dans la connotation  de vomir ou de régurgiter, rejeter, voire renarder comme disent les belges.

Comme vous ne lisez même pas ce que j'écris depuis des lustres, vous n'avez pas encore compris le découpage des mots en deux types de codons :

Pour "froufrou" il ne s'agit pas de la consonne r mais du codon <fr> qui évoque la notion de vague ou ondulation (frisette, frire, froid, frisson...).

Pour "clitoris" il s'agit des codons is et or.

Pour "rare" le codon <ar> marque l'arrêt avec menace possible que l'élément ou l'événement ne se répète plus.

je peux vous renvoyer l'ascenseur : sotte répétition d'un savoir superficiel appris.

2 759

chrisor a écrit:

Vous inversez l'ordre évolutif du langage, car si la notion de répétition ou de tour, retour est accordé au préfixe re ou ré ou ra c'est parce que la consonne ''r'' possédait ce sens bien avant.

Affirmation totalement gratuite

chrisor a écrit:

C'est le même processus inconscient pour le préfixe rétro- qui marque un retour, tour en arrière.

Non : la comparaison avec intro vous montrera aisément que retro est formé de re- et d'un élément -tro obscur, sans doute une base nominale (cf. inter/intra/extra...).

chrisor a écrit:

La consonne r de seriner et itérer possède ce sens inconscient de répétition. C'est le r seul de rendre qui évoque le retour. Certes il est issu de reddare latin, re-donner, mais ce préfixe s'est réduit à la seule consonne r en français car elle suffit à évoquer lanotion de retour.

Les sens de seriner "instruire un oiseau en utilisant la serinette" (Robert) ne tire évidemment pas son sens d'une harmonie imitative mettant en jeu le r.

rendre ne provient pas de *reddare, qui n'existe pas, mais de *rendere, qui représente reddere influencé par pre(he)ndere > prendre. Sans quoi, d'où viendrait le n ? La phonétique historique est une science rigoureuse, figurez-vous.

chrisor a écrit:

Quant au r de violence il est évident dans de nombreux mots : rage, rixe, ruée, ravage, ruine, bagarre, guerre, tonnerre...

Et dans froufrou, roumain, sourire, ru, clitoris, rare, etc...

Sotte manie des apparences.

2 758

Vade retro !

2 757

Je me répète Lévine
D'autres onomatopées comme ronron sont marquées par la consonne /r/ à l'initiale :
"ron"  ou "rrr'" miment le bruit de ronflement d'un dormeur
"rou rou" , bruit du roucoulement de la tourterelle ou de la colombe

"ra'' le plus souvent associé à "fla"pout évoquer un roulement de tambour, tout  comme "rantaplan''

Pour vous, les mots : ronflements, ronronner, râle, roucoulement, roulement, rafale, respirer, rengaine ont une étymologie commune ?

Vous inversez l'ordre évolutif du langage, car si la notion de répétition ou de tour, retour est accordé au préfixe re ou ré ou ra c'est parce que la consonne ''r'' possédait ce sens bien avant. C'est le même processus inconscient pour le préfixe rétro- qui marque un retour, tour en arrière.

La consonne r de seriner et itérer possède ce sens inconscient de répétition. C'est le r seul de rendre qui évoque le retour. Certes il est issu de reddare latin, re-donner, mais ce préfixe s'est réduit à la seule consonne r en français car elle suffit à évoquer lanotion de retour.

Quant au r de violence il est évident dans de nombreux mots : rage, rixe, ruée, ravage, ruine, rossée, raclée, roulée, rouste, révolte, insurrection, bagarre, guerre, tonnerre, horreur, terreur, courroux...

2 756

Je comprends maintenant pourquoi tant de missionnaires ont mal fini !

2 755

chrisor a écrit:

Pour vous, les mots : ronflements, râle, roucoulement, roulement, rafale, répétition, tout comme refrain, ritournelle, rengaine n'ont aucune étymologie commune. Mais, bien sûr, vous omettrez de me répondre.

Pour moi, tous ces mots n'ont phonétiquement et graphiquement qu'un seul point commun: la consonne r à l'initiale, comme deux et deux font quatre pour reprendre votre comparaison.  Pour vous, sans étymologie commune, il ne s'agit que du hasard de l'arbitraire. Pour moi, l'étymologie, la science de la vérité, doit se rechercher dans la sémantique...  jusqu'alors inconsciente. Or la consonne r à l'initiale des mots n'évoque que trois sens inconscients : répétition, violence, rigidité.

Mais votre sémantique est bien mal employée, vu que vous ignorez apparemment l'existence du préfixe re-, le plus employé en français au point de pouvoir former des néologismes à l'infini.

Répétition : juste, c'est la raison d'être de ce préfixe venu du latin !!!
violence : faux
rigidité : faux

De ce fait, rafale, ritournelle, rengaine, etc... ont nécessairement un air de famille.
Comment nier que la sémantique et les images entrent pour une bonne part dans la création des mots ? Mais cela ne prouve en rien que les éléments qui les constituent soient motivés au sens où vous l'entendez.

Je crois que je n'arrive pas à me faire comprendre.

2 754

Lévine a écrit:

Le ronron se voulait un contre-exemple, et en même temps une perche tendant à prouver que pour vous, le doute n'existe pas. Quelle belle vie doit être la vôtre !


Voici d'autres onomatopées qui comportent la consonne /r/ à l'initiale :
"ron"  ou "rrr'" miment le bruit de ronflement d'un dormeur
"rou rou" , bruit du roucoulement de la tourterelle ou de la colombe

"ra'' le plus souvent associé à "fla"pout évoquer un roulement de tambour, tout  comme "rantaplan''

Pour vous, les mots : ronflements, râle, roucoulement, roulement, rafale, répétition, tout comme refrain, ritournelle, rengaine n'ont aucune étymologie commune. Mais, bien sûr, vous omettrez de me répondre.

Pour moi, tous ces mots n'ont phonétiquement et graphiquement qu'un seul point commun: la consonne r à l'initiale, comme deux et deux font quatre pour reprendre votre comparaison.  Pour vous, sans étymologie commune, il ne s'agit que du hasard de l'arbitraire. Pour moi, l'étymologie, la science de la vérité, doit se rechercher dans la sémantique...  jusqu'alors inconsciente. Or la consonne r à l'initiale des mots n'évoque que trois sens inconscients : répétition, violence, rigidité.

Pour les onomatopées ronron, rrr, ra, rou rou et tous les mots cités (ronflement, râle, rafale, roulement, roucoulement et autres ritournelles), la consonne r est chargée d'exprimer inconsciemment la notion de répétition que la conscience ne reconnait qu'au préfixe "re" ou "ré". Mais pour ces préfixes ce n'est que la consonne r qui apporte ce sens de répétition.

Le <on"> de la résonance,  traduisant les accords ronflants de musique populaire, est inscrit dans"flonflons".

Voici un extrait de mon dernier livre paru en juin, L'hystérie tombe à l'O. , fin ou renouveau de la psychanalyse , qui traite de la séquence signifiante <on>:

""La sonnerie de nos téléphones lorsque nous passons des coups de fil est marquée aussi par cette répétition comme nos coups de doigts ''toc toc'' sur la porte. Mais si en général nous sommes réactifs à ces sons répétés, nous avons perdu, hormis les Poètes avec leurs rimes, allitérations et assonances, la conscience de sons qui résonnent à longueur de phrases dans nos mots.

    Cette résonance elle-même semble être une notion évoquée par les mots : tonner, sonner, claironner, carillonner, klaxonner, corner, sermonner, tonitruer, bourdonner, canonner, ânonner, fredonner, chantonner, entonner, ronchonner, zonzonner qui portent en commun la séquence sonore /one/ que l’on retrouve dans phonème, phonétique... à partir du suffixe grec -phone : son (de la voix), du téléphone au saxophone. Homonyme, synonyme, antonyme, paronyme, patronyme, questionner, ovationner, auditionner, résonnent de cette même sonorité /one/ témoignant d’un phonosémantisme dont on ne saurait nier la nature inconsciente.

Il faut résonance garder pour entendre ce langage jusqu’alors caché aux hommes de raison, alors que les mots ''alpha...bêtisés'' sont classés dans des dictionnaires dont le nom même se fait l'écho. Cette amorce de détonation devrait faire voler en éclats le caractère immotivé des sons de nos mots ? Notre surdité, engendrée par un conditionnement lié à un apprentissage privilégiant le sens par rapport au son, est si profonde que nous n'entendons même plus les cris de douleur encore inscrits dans nos mots ! ....""

cf : https://www.bod.fr/librairie/lhysterie- … 2322182633

Lévine a écrit:

Je ne me situe pas au même niveau que vous ; ce que je crois (pour paraphraser Don Juan), c'est que "deux et deux sont quatre", rien de plus. Vous venez de dire que l'évolution historique est sous-tendue par une action de l'inconscient, cela signifie que vous admettez cette évolution, c'est ce qui m'importe car moi, je reste à ce niveau.

Vous écrivez Lévine que pour moi "le doute n'existe pas" ! Je crois que vous inversez les rôles. Si je n'avais pas douté de l'arbitraire du signe que vous gobez sans le moindre doute comme le dogme d'une vérité absolue, vous croyez que je serais parvenu à établir une grille du code de l'inconscient qui, au contraire des lois d'évolution phonétique qui n'expliquent que la superficialité consciente de certains processus linguistiques, permet de psychanalyser tous les mots pour en extraire la substantifique moelle. Je ne détiens pas la vérité mais j'essaie simplement de comprendre le pourquoi des mots, leur essence. Si ma grille de décryptage permet une analyse sémantique satisfaisante et parvient à analyser tous les mots c'est qu'elle vérifie ma théorie pour chaque mot ''décrypté". Une tentative d'analyse automatique par programme informatique basé sur ma grille de décodage  sera d'ailleurs initiée à la rentrée universitaire par quelques linguistes qui me traitent différemment que les gens emplis de certitudes de ce forum.


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence"
                                                                                     Arthur Schopenhauer

Pour l'instant, d'après les réactions sur ce forum, je n'ai atteint que les deux premières étapes qui traduisent les défenses de la conscience victime d'un triple refoulement linguistique.

2 753

Le ronron se voulait un contre-exemple, et en même temps une perche tendant à prouver que pour vous, le doute n'existe pas. Quelle belle vie doit être la vôtre !

Vous me direz que pour moi non plus, puisque vous parlez de croyance. Mais croyance en quoi au juste ? Je ne me situe pas au même niveau que vous ; ce que je crois (pour paraphraser Don Juan), c'est que "deux et deux sont quatre", rien de plus. Vous venez de dire que l'évolution historique est sous-tendue par une action de l'inconscient, cela signifie que vous admettez cette évolution, c'est ce qui m'importe car moi, je reste à ce niveau.

2 752

chrisor a écrit:

Dans rang et ring c'est la lettre ''r'' qui donne le caractère saillant le plus spécifique du référent à savoir principalement la rigidité et accessoirement la violence. (r= rigidité/violence/répétition).

Levine a écrit:

Comme dans le ronron du chat.


Vous ne saurez mieux dire !  Le codon « on » évoque la résonance et <r> la répétition, deux caractères saillants du ronronnement  quoique vous puissiez en dire!
Le codon ''ac'' évoque l'action ou le transport/transfert. Le signifiant ''rac'' est un rébus qui associe les deux sens possibles du codon <ac> , les deux sens possibles du codon <an> (dans la durée/ au présent) aux 3 sens possibles de la consonne ''r'' soit au total : action/transfert - dans la durée - avec rigidité.  Le changement de graphie a fait évoluer la notion d'action à celle de passage (potentiellement dangereux) avec le codon <ag>.

levine a écrit:

Mais les mots ne se forment pas comme cela : la langue moderne ne saurait naître d'un "rébus" tout ern respectant les lois naturelles de l'évolution phonétique !!!!


C’est votre croyance. La langue moderne ne peut pas échapper aux lois ontologiques inconscientes du langage et l’évolution phonétique les respectent.