Définition de : farniente

  • farniente
    • Oisiveté, temps libre, temps passé à ne rien faire, ne rien faire, flemmardise, paresse
    • fréquence : 027
    • id : 16956

farniente & far niente ; far-niente n.m.

Définition

Oisiveté, temps libre, temps passé à ne rien faire, ne rien faire, flemmardise, paresse

fréquence : 027

Chronologie

1836 1845 1860 1863 1881 1882 1896 1896 1899 1899 1901 1902 1914 1925 1927 1935 1935 1935 1953 1954 1959 1969 1972 1978 1987 2002 2003

Citations

<5 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

FARNIENTE, subst. masc. Douce oisiveté, état d'heureuse inaction. Se livrer aux douceurs du farniente (Ac. 1932). Je m'enfonce ici dans le « farniente » et les délices de l'insouciance. Ne m'envie pas cette molle vie, elle est exquise (M. DE GUÉRIN, Corresp., 1834, p. 164). Une flâne majestueuse et décidée; un farniente sans la conscience de lui-même, sans le remords; la paresse sur la fumée des pipes et des mots (GONCOURT, Journal, 1856, p. 282). Un « refus » de la moindre activité (farniente), voire de penser, de réfléchir, de prévoir, d'ouvrir un journal (DEFERT, Pol. tour. Fr., 1960, p. 44) :

La journée est vouée au farniente. Les bœufs vagueront ou rumineront couchés au bord du bois, le chien chassera le mulot le long du ruisselet, les hommes entre deux manipulations du foin deviseront, museront, s'ébattront sous le chêne ami. PESQUIDOUX, Chez nous, 1923, p. 79.

Rem. 1. Le mot est gén. employé en bonne part et s'oppose ainsi à fainéantise. On rencontre cependant qq. emplois ayant une valeur péj. Je crains le « farniente » dans la solitude (BARB. D'AUREV., Memor. 1, 1837, p. 181). Lu par « farniente » et ennui tout un volume (ID., ibid., p. 106). 2. La docum. atteste aussi les graphies far niente et far-niente. Mérigneux qui, contre son habitude de « far niente » intellectuel (PÉLADAN, Vice supr., 1884, p. 258). Mais il est dit que le soleil qui baise les rideaux roses ne veillera point le doux far-niente de Minne (COLETTE, Ingénue libert., 1909, p. 294). Olivier, au contraire, adorait le « far niente » des femmes (ROLLAND, J.-Chr., Maison, 1909, p. 1013). 3. On rencontre ds la docum. une attest. du verbe intrans. farnienter. En Kabylie aussi (...) la femme (...) est exténuée de maternité et de basses besognes, tandis que l'homme farniente et, drapé dans son burnous, s'absorbe en de longues contemplations (LORRAIN, Heures Corse, 1905, p. 88). Prononc. et Orth. Plusieurs prononc. plus ou moins francisées : [] ds BESCH. 1845, DUB., Pt ROB., WARN. 1968; [] ds Lar. Lang. fr.; [] ds LITTRÉ, DG, BARBEAU-RODHE 1930; [] ds PASSY 1914, BARBEAU-RODHE 1930, DUB.; [] ds Pt ROB. Le mot est admis ds Ac. 1878 et 1932. Var. graph. far-niente ds GATTEL 1841, BESCH. 1845, LITTRÉ et Lar. 19e (qui admet en rem. la graph. en un mot); cf. aussi rem. 2 supra. Étymol. et Hist. 1676, 16 sept., (Mme DE SÉVIGNÉ, Lettres [à Mme de Grignan], éd. R. Duchêne, t. II, p. 396 : far niente [en it. dans le texte] des Italiens). Mot ital. signifiant proprement « ne rien faire », composé de fare (faire*) et niente (néant*). Fréq. abs. littér. : 32. Bbg. HOPE 1971, p. 286. (TLFi) /

"de trop donner au dolce far niente" (MA Bayeux, Paris qui s'en va, p.114) / dolce farniente (Lac) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.