tubard

tubard (tableau rapide)
tubard Malade des poumons, tuberculeux ; pâle, sans force (fig.)
synonyme tuberculeux, malade des poumons
date 1920
fréquence 19

tubard

& tubarbe (fém.) ; tubard

n., adj.

Malade des poumons, tuberculeux ; pâle, sans force (fig.)

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Morphologie : -ard

1965 Tu ne trouverais pas que j'ai pas l'air d'un éclopé si tu voyais mes poumons. Non, j'irais fort si je te racontais que je suis tubard : j'ai simplement les poumons voilés, voilés de naissance. source : 1965. La débâcle
1965 Il toussait comme un tubard qui va rejoindre le four crématoire dans la nuit. source : 1965. Le Tigre aime la chair fraîche
1950 Anna de Nice, qui trichait si bien aux cartes et était tubarbe… syphilo aussi, ce qui faisait une honnête moyenne source : 1950. Ainsi soit-il
1950 Elle était tubarbe jusqu'aux os, juqu'à la moelle source : 1950. Ainsi soit-il
1942 Moi, je suis tubard au dernier degré, disait un petit maigriot. source : 1942. Le bouquet
1957 Un lumignon tubard – ce qui ne veut pas dire à tube – éclairait comme il pouvait la salle basse de plafond source : 1957. Les eaux troubles de Javel
1954 il avait même demandé à rempiler, mais vu ses mauvaises notes et sa santé – il aurait fini tubard – on l'a réformé source : 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville
1985 Les rires fondirent en quintes tubardes dans le sous-bois du Park. source : 1985. Manila Black
2004 L'un d'eux, au teint pâle, crachait de temps en temps un glaviot de sang : un tubard en plus. source : 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne
2004 Nous l'avons mis torse nu, un torse creusé d'intellectuel tubard qui l'aurait fait refouler d'un conseil de révision quelconque source : 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne

<10 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

TUBARD, -ARDE, adj. et subst. Pop. Tuberculeux. Hoederer (...): Dans vingt ans. C'est marrant! (...) Hugo: C'est loin. Hoederer: Pourquoi ? Tu es tubard ? (Sartre, Mains sales, 1948, 4e tabl., 3, p. 142). Vaut peut-être mieux pas [que je voie ton môme souvent] (...). Un tubard [comme je le suis], tu sais (Le Breton, Rififi, 1953, p. 22). Prononc.: [tyba:ʀ], fém. [-aʀd]. Étymol. et Hist. 1927 (Dussort, loc. cit.). Prob. par apocope de tuberculeux* (bien qu'Esn. signale tube « tuberculose pulmonaire » en 1952); suff. -ard*. (tlfi:tubard) /

De tub(erculeux), et suff. -ard (GR) / Réduction syllabique (George, FM48) /

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