Définition de : peigne-cul

  • peigne-cul
    • Terme de mépris : individu nul, minable, sans importance, expression de mépris social ; terme de mépris, personne grossière, peu éduquée ; homme vil, bas, hypocrite, flatteur, terme de mépris pour qualifier ouvrier qui toujours du côté du patron
    • fréquence : 019
    • id : 5555

peigne-cul& peignes-cul (pl.) ; peignes-culs (pl.)

Définition

Terme de mépris : individu nul, minable, sans importance, expression de mépris social ; terme de mépris, personne grossière, peu éduquée ; homme vil, bas, hypocrite, flatteur, terme de mépris pour qualifier ouvrier qui toujours du côté du patron

fréquence : 019
registre ancien : 7 registre moderne : 6

synonyme : individu, type, quidam, terme de mépris, formule de mépris, hypocrite

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1790.

1894 1907 1937 1950 1950 1952 1953 1953 1954 1956 1965 1969 1969 1974 1977 1980 1982 2001 2015

Citations

1965 Le plus dur, dans notre cas, c'est pas d'être prisonniers, c'est d'être obligés de supporter un tas de peigne-culs sans éducation. source : 1965. La débâcle
2015 Je rote pour emmerder la table voisine, bordée de peigne-culs bouffeurs de patates. source : 2015. Phi Prob
1969 Il y a des peigne-culs, dans les environs, qui ne laissent pas passer de si belles occases de se fournir à bon marché. source : 1969. L'humour dans les prisons
1980 Y se recrée l'Indochine dans sa petite vie de peigne-cul source : 1980. Dans mon HLM
1950 Il se cassait pas la tête, instantanément il avait saisi la coupure. Avec un peigne-cul aussi fleur que moi, pas nécessaire de mettre des formes, de prendre des gants pour chatouiller le clito de sa femme. La main au panier… franco source : 1950. Ainsi soit-il
1950 gardez vos distances, peigne-cul ! mon cerceuil n'est pas le vôtre source : 1950. Ainsi soit-il
1950 des matérialistes sordides, si offusquants, des empêcheurs de digérer en rond, si frustes, si vulgaires, peignes-cul source : 1950. Ainsi soit-il
1952 On attendit donc que le car soit plein à craquer de peignes-culs qui sortaient du cinéma source : 1952. Rencontre dans la nuit
1952 Il se servit, alluma sa sèche à un briquet de prix et jeta le paquet sur la table en nous invitant du geste à nous servir. Il avait dû apprendre la courtoisie dans une écurie de peigne-culs source : 1952. Rencontre dans la nuit
1969 Un peigne-cul du tribunal les coiffe source : 1969. Au décarpillage
1982 on change de clientèle. Finis les ringards de peigne-culs ! On rentre dans le beau monde, Paco. source : 1982. Qui vous parle de mourir ?
1950 On a toute chance de devenir un gagne-petit, un économiquement faible, un peigne-cul, pour parler comme Muguette. source : 1950. Monsieur Paul
1954 « Quand on est invité chez les gens, on porte un bouquet », qu'elle insistait, « ou bien une boîte de sucreries, ça se faisait », qu'elle reprenait, sinon on passait pour un peigne-cul bien grossièrement malappris. source : 1954. Les portes de l'aventure
1953 Il m'a drôlement sonné, ce peigne-cul. source : 1953. ...et ça continue !
1956 on se croirait plongé à l'heureuse époque du muet. En ce temps-là, lorsqu'on jouait les Croix-de-Bois, y avait un peigne-cul qui imitait le bruit du canon en martyrisant une grosse caisse en bas de l'écran. source : 1956. Fais gaffe à tes os

<15 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

PEIGNE-CUL, subst. masc. inv.

Pop. Individu méprisable, grossier, sans moyens, avare. Je ne me vois pas corrigeant des copies. Et à la première minime difficulté que j'aurais avec l'administration, ou avec une famille, je sens que je m'écrierais très bien: « Oh! ça va! Assez comme ça de peigne-cul pour moi ! (...) » (ROMAINS, Hommes bonne vol., 1938, p. 209). Le cinéma a pour lui tout ce qui manque à leurs romans: le mouvement, les paysages, le pittoresque (...) !... les crimes à la veux-tu voilà !... des orgies de voyages ! comme si y était! tout ce que ce pauvre peigne-cul d'écrivain peut qu'indiquer (CÉLINE, Entretiens avec le professeur Y, éd. revue et corrigée, 1955-1976, p.26 ds CELLARD-REY 1980). REM. 1. Peigne-chose, subst. masc. inv., synon., p. euphém. À qui appartient-elle [une perle] ? À qui ? Est-ce que je sais ? À un syndicat de peigne-chose! À des sauvages, à des gens sans foi, ni sensibilité (COLETTE, Gigi, 1944, p.146). 2. Peigne-zizi, subst. masc. inv., synon. C'est du Mac Herrel [le whisky] (...). Une marque pas très connue. Je le fais observer à Petit-Littré qui rosit de confusion derrière ses hublots. Il se disculpe devant ses invités encore valides, soucieux de ne pas passer pour un peigne-zizi à leurs yeux sévères (SAN ANTONIO, San Antonio chez les Mac, Paris, Fleuve Noir, 1961, p.25). Prononc.: [], [pe-]. Étymol. et Hist. 1790 (Journal des Halles ds QUEM. DDL t.19). Comp. de la forme verbale peigne (peigner*) et de cul*. (tlfi:peigne-cul)

De peigne(r), et cul (GR) / Comp. de la forme verbale peigne (peigner) et de cul (TLFi) /

  • Fin XVIIIe : 1790 d'après DDL (GR) / 1790 (Journal des Halles ds QUEM. DDL t.19) (TLFi) /

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