se pieuter

se pieuter (tableau rapide)
se pieuter Se coucher, se mettre au lit, dormir ; coucher ; □ se recoucher ; □ coucher avec qqun (sexuellement)
synonyme sommeil, sieste, dormir, se coucher
date 1888
fréquence 50

se pieuter

& pieuter ; □ se repieuter ; □ pieuter avec

Définition

Se coucher, se mettre au lit, dormir ; coucher ; □ se recoucher ; □ coucher avec qqun (sexuellement)

registre ancien : 8 registre moderne : 7

Synonyme : sommeil, sieste, dormir, se coucher Famille : pieu

Citations
1935 Cette femme et moi, nous ne venons pas de nous pieuter source : 1935. Mer Noire
2015 Il est 14 heures et le boiteux roupille toujours. Il s'est repieuté en sanglotant. source : 2015. Phi Prob
1994 Il s'était pieuté à l'aube source : 1994. La ballade de Willy Brouillard
1955 Quant à la dorme… je peux pieuter dehors ; il ne neige pas source : 1955. Les rats de Montsouris
1956 C'est celle qui pieute avec Gil Andréa, hein ? source : 1956. M'as-tu vu en cadavre ?
1918 Deux jours après qu'on était installé, le pierrot pieutait déjà dans les draps blancs avec la fermière source : 1918. Loin de la rifflette
1953 Sept heures et demie, dit Fajal, les yeux sur son bracelet-montre. C'est pas drôle de se pieuter si tôt source : 1953. Allons z'enfants
1973 Mollo. Tu charries, môme ; j'ai jamais pieuté avec cette souris… source : 1973. Le Savoyard et la Vaudoise
1953 Sans boulot depuis trois mois – bonniche de profession – elle en est réduite à pieuter avec celui qui lui ouvre son lit. source : 1953. Alors, pommadé, tu jactes ?
1953 pieutait avec les deux hommes qui, jaloux, s'entretuaient un jour ou l'autre source : 1953. ...et ça continue !

<10 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Pieuter, verbe, (dans l'article PIEU2, subst. masc.) DÉR. Pieuter, verbe, pop. Se mettre au lit, se coucher. a) Empl. intrans. C'est peau d'balle, balai d'crin et variétés diverses; tiens, v'là comme nous irons pieuter à la caserne ! Et ce disant, il eut cette mimique tout à la fois expressive et distinguée, qui consiste à se caresser la naissance de la gorge avec le revers de la main (COURTELINE, Train 8 h 47, 1888, 1re part., 7, p.78). b) Empl. pronom. Edmond Barbentane (...) a été tout simplement se balader, puis sagement, sur les dix heures trente-cinq, il est rentré chez lui se pieuter (ARAGON, Beaux quart., 1936, p.470). Allez ! Allez ! On va se pieuter ! Maintenant tu dis plus que des sottises, demain nous en reparlerons (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p.696). [pjøte], (il se) pieute [pjø:t]. 1res attest. 1888 (COURTELINE, loc. cit.), 1901 se pieuter (BRUANT 1901, p. 293); de pieu2, dés. -er. (tlfi:pieuter) /

De pieu = lit (GR) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

  • 1888 (GR) / 1888 (Courteline, Train de 8h47), 1901 se pieuter (Bruant 1901) (TLFi) / 1888 (gb) /

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