¶ vanne

vanne & vane ; faire un vanne ; balancer un vanne ; lancer un vanne ; lancer des vannes ; lancer des vanes ; faire des vannes ; sortir des vannes ; envoyer des vannes ; lancer une vanne ; balancer une vanne ; jeter une vanne ; □ pas des vannes n.m., n.f.

Définition

■ (ancien, nm) Discours, boniment ; fausseté : mensonge, boniment ; ■ (moderne, nf) parole désagréable, insulte ; raillerie : méchanceté, pique, sarcasme, pour tourmenter, se moquer de qqun ; humour, plaisanterie, répartie amusante ; □ vrai, sans mentir

fréquence : 053
registre ancien : 8 registre moderne : 6

synonyme : raillerie, moquerie, blague, mensonge, insincérité, plaisanterie, blague, farce

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1883.

1889 1894 1897 1899 1901 1901 1904 1907 1915 1918 1922 1925 1946 1947 1947 1950 1953 1953 1954 1954 1955 1955 1955 1955 1957 1957 1959 1960 1965 1966 1966 1967 1966 1968 1973 1974 1974 1976 1977 1979 1979 1980 1981 1983 1994 1995 1996 2007 2009 2011 2016 xxxx xxxx

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Citations

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Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Pop., fam. A. − 1. Propos désobligeant, voire insultant. Synon. pique3, vacherie. Lancer, envoyer des vannes à qqn. Encore une vanne comme celui-là, mec, et je te claque le beignet ! (Pt Simonin ill., 1957, p. 289). Ils s'envoient des piques. Ils se balancent des vannes. Ils se traitent de tous les noms (Le Monde, 12 déc. 1985, p. 24). V. parlote ex. 2. Sens affaibli a) Propos fantaisiste, mensonge. Synon. bobard, boniment. Dire des vannes. Qué que c'est ces vannes que tu m'balances, t'es touché, mon pauvre gonce [gars] ! (Dussort, Preuves exist., 1927, dép. par Esnault, 1938, p. 20). b) Repartie spirituelle et souvent moqueuse. Synon. blague2, plaisanterie.Au déjeuner, le gros, pour les vannes marrants, il a mis en veilleuse. Le cœur y était pas (Simonin, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 164). 3. Mauvais tour, farce. Faire une vanne à qqn. Nous cherchâmes (...) quelle vanne nous pourrions lui faire [au comédien] (...) et nous allâmes corrompre l'accessoiriste (Trignol, Pantruche, 1946, p. 116). B. − P. antiphr. Occasion favorable, événement heureux, chance. C'était une vanne que la maison Poulaga n'ait pas donné signe de vie. Avec tous ces morts qui s'entassaient ! (Le Breton, Rififi, 1953, p. 209). Rem. L'empl. du mot au masc. tend à vieillir. Prononc. et Orth.: [van]. Homon. et homogr. vanne1. Étymol. et Hist. 1884 subst. masc. (Moreau, Souv. Pte et Gde Roquette, t. 1, p. 233 : Vanne. − Mensonge. Récit fantaisiste) ; 1893 subst. fém. ici, au sens de « remontrance, semonce violente » (Martellière, Gloss. Vendômois, p. 321) ; 1901 (Rossignol, Dict. arg., p. 109: Vanne. Faire gagner quelqu'un à un jeu arnaqué est lui faire un vanne [cf. p. 6: ... arnaqués parce qu'il y a des trucs qui empêchent de gagner]) ; 1936 subst. fém. (Céline, Mort à crédit, p. 270 : Toutes les vannes qu'on peut vous filer avec des paroles). Déverbal de vanner3* ou directement issu de vanner1* à partir du sens de « tourmenter, harasser » et « berner, se moquer de » (v. étymol. et hist. 3 et 4). (tlfi:vanne)

  • De vanner au sens métaphorique de « tourmenter ». (GR)
  • 1883 : mensonge ; 1928 : qqchse de désagréable (GR) /

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