¶ pincer

pincer & se faire pincer ; se laisser pincer ; faire pincer ; pincer sur le fait ; pincer en flagrant délit v.tr.

Définition de pincer

■ Prendre, saisir (qqchose) ; ■ prendre qqun, le surprendre, arrêter, interpeller, et particulièrement avec idée de flagrance : prendre en flagrant délit, prendre sur le fait ; ■ attraper (une maladie) ; recevoir (une punition) ; □ se faire prendre

fréquence : 140 registre ancien : 8 registre moderne : 5

synonyme de pincer : arrêter, arrêté, se faire arrêter, interpeller, se faire prendre, prendre, saisir, emporter
en usage dans : Argot de la police

Chronologie (aide)

1725 1725 1726 1735 1801 1815 1823 1827 1827 1828 1829 1829 1829 1835 1840 1845 1846 1849 1849 1849 1850 1851 1854 1861 1861 1862 1866 1870 1870 1875 1878 1880 1882 1882 1884 1884 1885 1885 1887 1887 1888 1889 1890 1892 1892 1893 1894 1895 1898 1899 1899 1899 1899 1899 1900 1900 1901 1901 1901 1903 1905 1905 1908 1909 1909 1910 1910 1911 1911 1911 1912 1915 1915 1916 1916 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1919 1920 1921 1923 1926 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1929 1929 1930 1930 1932 1932 1933 1933 1933 1934 1935 1935 1938 1939 1942 1945 1947 1948 1949 1950 1951 1952 1953 1955 1956 1957 1957 1959 1960 1961 1969 1971 1972 1973 1974 1976 1977 1978 1981 1985 1985 1997 1999 2006 2008 2012 2015

Citations (aide)

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Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

PINCER, verbe trans. C. P. anal., pop., fam. 1. [Le suj. désigne une pers.] a) [Le compl. dir. désigne une pers.] Arrêter. Maintenant il faut pincer notre gredin (A. FRANCE, Dieux ont soif, 1912, p. 214): 5. Iszakovitch a failli se faire pincer ce matin dans une rafle, à Puteaux. Fuzet, lui, est coffré: on l'accuse d'être l'auteur des mains sanglantes, tu sais, l'affiche contre l'état-major... MARTIN DU G., Thib., Été 14, 1936, p. 545. Prendre en faute, sur le fait. Que je te pince à te balader encore, avec tes yeux en coulisse! (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 571). C'est une pauvre petite, étriquée et chétive, qui s'est fait pincer un double-décimètre entre les mains (COLETTE, Cl. école, 1900, p. 211). b) [Le compl. dir. désigne une chose matérielle] Prendre, voler. Que vous avais-je demandé?... de reprendre la jupe de la Torpille pour six mois, pour six semaines, et de vous en servir pour pincer un million... (BALZAC, Splend. et mis., 1844, p. 246). La blanchisseuse, sur les conseils de Madame Boche, allait bien parfois guetter son homme à la sortie de l'atelier, pour pincer le magot tout frais pondu (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 684). Étymol. et Hist. D. 1. Fin du XIVes. « arrêter (quelqu'un), appréhender » (EUSTACHE DESCHAMPS, OEuvres, éd. G. Raynaud, t. 9, p. 157, 4784); de nouv. 1732 [éd.] (LESAGE, Hist. de Guzman d'Alfarache, t.2, p. 261); 2. 1798 « prendre en faute » (Ac.). Dér. du rad. expressif *pints-, qui évoque une saisie rapide et brusque; dés. -er (cf. aussi l'ital. pinzare « piquer (d'un insecte) » et l'esp. pinchar « piquer ». V. FEW t.8, pp.541b-542a et 547a- (tlfi:pincer)

  • Fin XIVe : arrêter, appréhender ; surprendre : 1798 ; attraper (un rhume) : 1900 (GR) /

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