paf

paf (tableau rapide)
paf Ivre, soûl, en état d'ébriété
synonyme ivre
date 1806
fréquence 37

paf

& être paf ; être paff ; paffe ; pafe ; paff ; paffé

adj.

Ivre, soûl, en état d'ébriété ALL : betrunken / ANG : drunk

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Morphologie : e/é-et-ez Usage : alcool, ivrognerie, boire

1884 il est au Petit Four, et rien paff ! source : 1884. Le Boul' Mich'
1956 Avec les matafs, dès qu'ils sont un peu pafs, vaut mieux planquer son pèze source : 1956. Marie la française
1932 Quand je suis paf (titre, refrain) source : 1932. Quand j'suis paf
1870 y faudrait pus que ça, que le pipelet de sa turne lui fasse un sermon parce qu'il est paf source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
1854 C'est Poussard le maraîcher qui est paf et qui fait le méchant. source : 1854. Les rues de Paris. Mélodrame populaire en 6 actes et 8 tableaux
1861 faut croire tout de même que ce matin tu étais paf ou maboul, – ivre ou fou, – que tu t'es fait pincer par le capitaine. source : 1861. Le 13e hussards. Types, profils, esquisses et croquis militaires... à pied et à cheval

<6 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

PAF, adj. inv. Pop. Ivre. Au bout de trois verres, elle cria : je suis paf ! Et elle partit d'un éclat de rire (Goncourt,G. Lacerteux, 1864, p. 127). Pardi ! murmura Augustine, dont la tête roulait sur les épaules, ils [les enfants] sont paf ; ils ont chanté comme les grandes personnes (Zola, Assommoir, 1877, p. 593). Rem. On relève toutefois qq. rares ex. où cet adj. est accordé: Gervaise en vit deux autres devant le comptoir en train de se gargariser, si pafs, qu'ils se jetaient leur petit verre sous le menton, et imbibaient leur chemise, en croyant se rincer la dalle (Zola, Assomoir, 1877, p. 704). Prononc. et Orth.: [paf]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1806 être paff (Frédéric et Roset, M. Rikiki, p.14 ds Quem. DDL t.19). De paffé, part. passé de se paffer « se gaver » (1827-1948 d'apr. Esn.), synon. de s'empaffer « se gaver d'aliments et de vin » (1790, ibid.), l'un et l'autre étant des apophonies de se piffrer (v. piffre) et s'empiffrer* (v. Esn.). Bbg. Quem. DDL t.19. (tlfi:paf) /

Association d'idée avec bruit figuré d'une arme à feu, du 'plomb' de la balle et de la sensation des jambes lourdes comme du plomb (explic. lointaine et laborieuse) (AYN) / Abrév. de paffé, p. p. de se paffer, syncope de s'empaffer «se gaver d'aliments et de vin», 1790 ; onomat. véhiculant l'idée du gonflement → Pouf (GR) /

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