Définition de : envoyer dinguer

envoyer dinguer & aller dinguer ; dinguer

Définition

■ Éconduire, chasser, congédier, refuser, rejeter ; ■ bousculer, pousser, envoyer à terre, envoyer au loinjeter, faire tomber

fréquence : 031
registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme : chute, chuter, tomber, tombé, faire tomber, jeter, refuser, éconduire famille : envoyer/aller + éloignement

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1833.

1870 1885 1894 1899 1900 1901 1904 1907 1909 1911 1920 1926 1927 1927 1930 1935 1938 1945 1951 1952 1952 1954 1955 1955 1956 1957 1957 1979 1981 1982 2004

Citations

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

DINGUER, verbe intrans. Fam. Tomber, s'effondrer brutalement. A. [Princ. à l'inf., après le verbe faillir ou un verbe de mouvement intrans. (aller, venir)] Il a failli dinguer. J'eus un éblouissement et m'en allai dinguer au pied d'un marronnier (GIDE, Si le grain, 1924, p. 408). Le type alla dinguer contre le mur (SARTRE, Mur, 1939, p. 207). Rare [Le suj. désigne un inanimé concr.] Les livres dinguaient (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 90). B. Emploi factitif. [À l'inf., après le verbe faire ou un verbe de mouvement trans.] Il fit dinguer sa chemise. Envoyer dinguer qqn ou qqc. J'attrape Toucheur par le col et je te l'envoie dinguer vers la porte (AYMÉ, Jument, 1933, p. 58) : 1. ... j'étais bien mort ou tout au moins en train de crever pour de bon, lentement, sûrement, et je tournais de l'oeil quand une douleur fulgurante m'a fait revenir à moi. C'était ce bondieu d'obus qui m'a emporté la jambe qui m'avait déterré et envoyé dinguer à 100 mètres. CENDRARS, La Main coupée, 1946, p. 96. Au fig. Repousser vivement, se débarrasser de quelque chose ou de quelqu'un sans ménagement. Synon. envoyer promener, envoyer paître. Un mauvais sujet qui quitte ses parents, qui envoie « dinguer » sa mère (GONCOURT, Journal, 1863, p. 1301). J'ai eu ce matin ton télégramme, vieux. J'ai tout envoyé dinguer pour te recevoir (L. DAUDET, Mésentente, 1911, p. 9) : 2. ... Joliot gisait, la mâchoire inférieure fracassée (...) on se répétait (...) Où diable! Joliot s'est-il fait arranger comme ça? Les Prussiens, peut-être (...) insinua un conscrit. On l'envoya dinguer. L. HENNIQUE, Les Soirées de Médan, L'Affaire du Grand 7, 1880, p. 234. Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1540 « vaguer (?) » (Vie de S. Hermantaire ds R. Lang. rom., 3e série, t. 15, 172), attest. isolée; 1833 fam. envoyer dinguer qqn (VIDAL, DELMART, Caserne, p. 90 ds MAT. Louis-Philippe, p. 94); cf. 1863, juill. (GONCOURT, loc. cit.). Dér. du rad. onomat. ding-, prob. issu par dissimilation de dind- var. de dand- exprimant le balancement d'une cloche, v. dandiner. Fréq. abs. littér. : 12. Bbg. MAT. Louis-Philippe. 1951, p. 94. SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 44; Lang. par. 1920, p. 113, 303, 387. (tlfi:dinguer) /

Expression généralisée d'après le jeu de la toupie (SAINXIX) / Idée de jeter dehors en imprimant au bras le balancement du battant de la cloche (ding!) (AYN) / D'un rad. onomat. din-, ding-, exprimant le balancement (des cloches, etc.) (GR) / Dér. du rad. onomat. ding-, prob. issu par dissimilation de dind- var. de dand- exprimant le balancement d'une cloche, v. dandiner (TLFi) /

  • 1833 (GR) / 1833 fam. envoyer dinguer qqn (VIDAL, DELMART, Caserne, p. 90 ds MAT. Louis-Philippe, p. 94) ; cf. 1863, juill. (GONCOURT, loc. cit.) (TLFi) /

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