Définition de : bath

bath & bathe ; bat ; bât ; bate ; batt ; batte ; baths (pl.) ; □ c'est bath ; □ c'est rien bath ; c'est rien bat ; il est rien bath ; □ de bath ; □ le plus bath ; □ bath ! ; □ du bat ; □ rebath ! ; □ bath comme tout n., adj.

Définition

Bien, beau, bon, agréable, admirable, supérieur, de qualité supérieure soigné, joli, élégant, magnifique, splendide ; bien, gentil, aimable ; > étonnant, expression d'étonnement admiratif ; □ le mieux ; □ du vrai, de l'authentique ; □ qqun de bien

ALL : schön, prächtig, das ist sehr schön / ANG : good, fine, he dresses like a dude [sic]
fréquence : 153
registre ancien : 9 registre moderne : 8

synonyme : étonnement, interjection, exclamation, bien, bon, beau, joli, neuf, nouveau, gentil, aimable, sympa morphologie : apocope famille : bath (bien)

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1804.

1844 1850 1857 1872 1872 1872 1876 1885 1885 1888 1888 1889 1894 1895 1896 1897 1897 1897 1897 1897 1897 1898 1898 1899 1899 1900 1901 1901 1901 1903 1904 1904 1905 1907 1908 1909 1910 1911 1911 1911 1911 1912 1914 1914 1914 1914 1915 1915 1915 1916 1916 1916 1916 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1918 1918 1919 1919 1920 1921 1921 1922 1924 1924 1925 1925 1926 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1928 1929 1930 1931 1932 1933 1935 1935 1935 1936 1938 1939 1939 1939 1942 1942 1943 1946 1946 1947 1947 1947 1947 1949 1951 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1954 1954 1954 1954 1955 1955 1955 1956 1957 1960 1960 1961 1961 1963 1963 1967 1968 1969 1969 1975 1976 1976 1977 1978 1979 1979 1981 1981 1982 2002 2003 2007 xxxx xxxx

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Citations

<30 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BATH, adj. et subst. masc. A. Adj. inv., pop. Se dit de tout ce qui est beau, joli, bon ou agréable : 1. Quand il sut qu'ils appartenaient au 22e, caserné à Commercy, il manifesta une curiosité excessive : ah bah! une bath garnison, hein ? COURTELINE, Le Train de 8 h 47, 1888, 2e part., 4, p. 134. 2. I' n'a pas pipé. « C'est bon, c'est bon », qu'il a dit en foutant le camp, et après, il a été bath comme tout avec moi. BARBUSSE, Le Feu, 1916, p. 44. 3. J'ai même reçu un coup de flingue... et vise la bath jumelle que j'ai prise à un macchabée boche, un officier... DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 167. Loc. Bath à faire. ,,Bon à voler`` (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., 2e Suppl., 1883, p. 12). Bath au pieu. ,,Bon au lit`` (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., 2e Suppl., 1883, p. 12). Être fait bath : 4. Quand un grasdoublier pomaquera sa camelotte, qu'il ne la repige pas, il serait fait bath. Quand un voleur de plomb perdra le produit de son vol, qu'il ne le ramasse pas, il serait arrêté. HOGIER-GRISON, Les Hommes de proie, Le Monde où l'on vole, 1887, p. 299. Étymol. ET HIST. 1. 1846 adj. pop. « beau » (Féval dans ESN. : Si c'est possible de voir un plus joli montant [pantalon!]... c'est bath ... mais bath pour de bon) ; 1887 faire bath « arrêter un voleur » supra; 1878 être bath (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., p. 368 : bath être : Être arrêté, Ironie) ; 2. 1897 « papier à lettre de qualité » (Nouv. Lar. ill.). Orig. discutée, aucune des hyp. proposées n'étant pleinement satisfaisante : soit du nom de la station angl. Bath, très prisée par la haute société angl. au XVIIIe s. (A. Rigaud dans Vie Lang., no 144, p. 179; BL.-W.5), cette hyp. étant la seule à rendre compte de la forme bath; soit forme apocopée de l'arg. batif « joli » 1837, VIDOCQ, Vocab. dans SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 114 (FEW t. 1, p. 297a, note 14), lui-même considéré comme issu, avec chang. de suff., de battant dans le syntagme battant neuf « (d'un tissu) fraîchement battu, tout neuf » v. battre; soit emploi adj. de l'interj. onomatopéique bath exprimant l'étonnement (1804, STENDHAL, Filosofia nova, 2, 276 dans QUEM.); la désignation de 2 semble plutôt dér. du sens « beau » (1) que directement issue du nom de Bath, ville où l'on aurait fabriqué cette sorte de papier. STAT. Fréq. abs. littér. : 67. BBG. DUCH. 1967, § 9. DUCH. Beauté 1960, p. 143. RIGAUD (A.). Consultation (La) permanente de l'Office du vocab. fr. Vie Lang. 1964, p. 179. (tlfi:bath) /

  • Forme abrégée de batif, parallèle à battant (SAINXIX)
  • Cité dans VIR à batif, bative (VIR)
  • On écrit bath dans le sens de beau ; l'explication sous-entendue c'est qu'en voyant le mot bath sur le papier à lettres commun on s'est imaginé que ça voulait dire : de bonne qualité, cela fait anecdote (Le Temps, cité par DEL)
  • Vient de batif = neuf au début XIXe (PN-c)
  • Il ne faut pas y voir le verbe batîr comme le dit Ascoli : battant neuf correspond à flambant neuf ou flambant signifie beau, superbe : battant a donc signifié neuf et joli et bat, formé par apocope n'a gardé que le second sens (SCHW1889)
  • Orig. discutée, aucune des hyp. proposées n'étant pleinement satisfaisante : soit du nom de la station angl. Bath, très prisée par la haute société angl. au XVIIIe s. (A. Rigaud dans Vie Lang., no 144, p. 179; BL.-W.5), cette hyp. étant la seule à rendre compte de la forme bath ; soit forme apocopée de l'arg. batif « joli » 1837, VIDOCQ, Vocab. dans SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 114 (FEW t. 1, p. 297a, note 14), lui-même considéré comme issu, avec chang. de suff., de battant dans le syntagme battant neuf « (d'un tissu) fraîchement battu, tout neuf » ; soit emploi adj. de l'interj. onomatopéique bath exprimant l'étonnement (1804, STENDHAL, Filosofia nova, 2, 276 dans QUEM.) ; la désignation de 2 semble plutôt dér. du sens «beau» (1) que directement issue du nom de Bath, ville où l'on aurait fabriqué cette sorte de papier (TLFi)
  • P.-ê. apocope de l'argot batif « joli », de battant (neuf) ; → Battre ; la toile neuve «sort du battant du tisserand» (Guiraud) ; ou d'une exclamation admirative bat' ; → Bah ; l'orthographe bath a fait évoquer (sans doute à tort) la ville anglaise de Bath (GR) / N'est plus guère en vogue aujourd'hui (FrançoisPléiade)
  • Nous vient de l'Angleterre, de la ville d'eau de Bath, célèbre par son élégance il y a plus d'un demi-siècle (Dech1918)
  • Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc)
  • interj., 1804, Stendhal ; 1846 dans Hugo (GR) /

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